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BELLOUMI Lakhdar

Avec le maillot du MCA en 1980

 

 

BELLOUMI Lakhdar

"L'artiste casanier"

 

Il possède une carrière de joueur riche de 24 années. Il a réussi à avoir une renommée internationale en étant cité parmi les plus grands joueurs du monde, alors qu’il n’a joué que quelques matchs à l’extérieur du pays. C’est l’artiste du football à l’état pur, doté d’une technique et d’une feinte des yeux incroyable, il s’appelle Lakhdar Belloumi. Il vient de recevoir, samedi soir, le Prix spécial des trihebdomadaires sportifs algériens Compétition et El-Kora, pour l’ensemble de sa carrière et de son apport au football algérien.

Il est l’un des rares joueurs à avoir joué à un niveau élevé de la compétition alors qu’il était âgé de 42 ans.Il a voulu donner l’exemple aux jeunes qu’avec de la volonté, on joue toujours sur un niveau élevé même  à un âge avancé.

Tout joueur algérien caresse le rêve d’avoir une carrière aussi riche que celle de Lakhdar Belloumi, cet artiste hors pair. Ce jeune qui s’est forgé au maniement de la balle, comme tout Algérien, en tapant dans un ballon de chiffon.
Y-a-t-il meilleure reconnaissance que celle de son premier entraîneur, Cheikh Sadek Lagha, qui dit de lui : « Dès les premiers contacts, j'ai su qu'en matière de gestes techniques purs, je n'avais rien à lui apprendre. C'est plutôt le contraire qui aurait pu se produire... ».
Cette phrase résume, elle seule, ce don que possède l’inusable Lakhdar Belloumi, né dans une famille modeste à Mascara, un certain 29 décembre 1958.

Quelle riche carrière!
Ce fils d’un humble ouvrier agricole signe sa première licence à 14 ans au sein de la catégorie minime de l'O. SEMPAC, l'équipe d'une entreprise nationale évoluant à l'époque en Division d’Honneur.
Un an plus tard, il est déjà repéré pour être sélectionné chez les cadets où il côtoiera Assad et Kouici.
À 16 ans, il est titularisé en équipe senior, son premier match contre El Amria Oran se soldera par une victoire 3-0, les trois buts inscrits par le jeune Belloumi.
À 17 ans il est convoqué en EN Junior aux côtés déjà de Merezkane, Kaci-Saïd et Madjer.
Cependant, il ne tardera pas à rallier l'élite en rejoignant le MC Oran, sous les ordres de Saïd Amara, cet ex-international et éducateur qui lui permet d’apprendre les métiers de la balle ronde.
Il rejoint surtout le grand club de l'Ouest où il évoluera aux côtés de Hadefi, Belkedrouci ou encore Tedj Bensaoula. Cette saison là,  il explosera littéralement, finissant meilleur buteur du championnat avant d'être convoqué en équipe nationale A.
Il n'a pas encore 20 ans quand il s'impose déjà comme un titulaire indiscutable au sein de l'échiquier de Rachid Mekhloufi. Il finira la saison avec 3 buts en 9 sélections.


1979/1980, il entre sous les drapeaux et rejoint par la même occasion le plus grand club algérien de l'époque, le grand MC Alger.


En mars, il emmènera les Verts jusqu'en finale de la CAN pour la première fois de leur histoire et, malgré la défaite face au pays organisateur, il sera élu meilleur attaquant du tournoi entrant dans la légende africaine.
Au début des années 80, il sera honoré par un Ballon d'Or africain remis par France Football.
Alors qu'il pouvait signer où il voulait, il retournera chez lui en signant au modeste
GC Mascara.
Il allait presque signer avec la grande équipe italienne, la Juventus, n’était cette blessure en Libye qui l’oblige à quitter momentanément les terrains.
La volonté de notre footballeur racé lui permet de revenir avec force et damer le pion à une redoutable équipe allemande lors du mondial 1982 où il avait inscrit un but mémorable.


En 1984 et après avoir porté le brassard de capitaine face au Gremio Porto Alegre, viendra en février 1985 le grand match référence que certains estiment être le meilleur de toute sa carrière. Il affrontera au stade du 5-Juillet la grande équipe de la Juventus de Turin de Michel Platini (double Ballon d'Or) et Boniek, entraînée par Giovanni Trapattoni qu'il battra pratiquement à lui seul sur le score de 3-2.
Encensé par la presse internationale et les plus grands techniciens, des clubs français tels le PSG ou Saint-Étienne, le Bayern Munich, le Barça ou encore la Juventus revenaient souvent à la charge pour l’enrôler.
Belloumi tutoie les nuages et va d'exploit en exploit au mois de Mars, enchaînant avec le club de son cœur une victoire 4-0 en Coupe des Clubs Champions puis, à nouveau 4-0,en équipe nationale en éliminatoires de la CAN 1986.


En juin 1986, la Coupe du Monde le verra frôler l'exploit face au Brésil avant de sombrer face à l'Espagne. Une petite année pour un grand joueur qui subira comme toute l'équipe l'après Mexico et son cortège de commérages.
Il tentera sa seule aventure professionnelle en 1986 en s'engageant avec l'équipe de Murcie en première division espagnole, mais il ne restera pas plus d'un mois avant de retourner au pays.
Il continuera encore pendant une dizaine d'années à s'adonner à son plaisir favori. Il jouera pendant trois ans au club d'Al Sadd au Qatar avant de tenter une aventure sans lendemain dans un club français de troisième division. Il reviendra au MC Oran lors de la saison 1993/1994 avant de rentrer définitivement dans sa ville de toujours pour y jouer encore cinq saisons à l'échelon inférieur avant de raccrocher définitivement en 1999 à l'âge de 40 ans aprés un passage à l'ASM Oran.
Il passera ensuite ses diplômes d'entraîneur en Allemagne où il finira major de sa promotion. Il entamera sa carrière  sur les bancs de touche au MCO durant quelques mois avant d'être nommé Manager Général à l'USM Bel Abbés. En 2003 il sera engagé par le club qatari d'El Tadhamoun en deuxième division, mais il ne restera qu'un petit mois alors que son club était en deuxième position. Revenu au pays, il réintègre les rangs du GC Mascara au poste de Manager réussissant la montée, ce qui n'était plus arrivé depuis 1987. On lui confiera la barre technique à l'entame de la saison 2004/2005 avant de la lui retirer. Il ne chômera pas longtemps puisque, deux mois plus tard, il est appelé par Ali Fergani pour le seconder à la tête de l'équipe nationale. Il devient par la suite Manager de l’ES Mostaganem.
Belloumi, était, est, et restera l’un des plus grands joueurs de football qu’a enfanté l’Algérie.

Belloumi a joué son 1er match officiel avec l'EN alors qu'il portait les couleur du MCA en Septembre 1979.
Durant les 2 saisons de Lakhdar Belloumi au MCA (1979/1980 et 1980/1981), il a qualifié le MCA en 1/4 de final de la champions league Africaine, il a remporté le Ballon d'OR, il a emmené l'Algerie en 1/2 finale des JM de Split, il a emmené l'Algérie en finale de la CAN de Lagos 1980, il a emmené l'Algérie en 1/4 des JO de Moscou 1980 et finalement il a qualifié l'Algérie en coupe du monde Espagnole 1982.



Ils ont dit de lui :

Rachid Mekhloufi (Entraîneur de l'EN) : « Lors de sa première sélection contre le Malawi, je lui ai demandé de jouer comme il savait le faire. Je n'avais même pas besoin de le canaliser. Rien n'était superflu dans son jeu ».

Raymond Domenech (Entraîneur de Mulhouse) : « Quel formidable meneur de jeu ce gars là, il vaut bien un quatuor d'attaquants ! » Septembre 1985

Bilima Kigoma (Entraîneur du Zaïre) : » Belloumi est un grand joueur. On ne dirait pas que c'est Africain, on dirait un Brésilien ! »

Mahieddine Khalef (Entraîneur de l'EN) : «  On ne savait plus qui était le Brésilien, Lakhdar ou les autres. Il a été formidable, je suis fier de lui ! » Après le match de Gala de la FIFA en 1982.

LAKHDAR BELLOUMI

(EX-MENEUR DE JEU DE L’EN DES ANNÉES 1980)

Le magicien du ballon

Lakhdar Belloumi, ex-joueur du GCM, du MCO, de l’USMBA, du SCAF, de l’ASMO, du MCA et surtout de l’équipe nationale des années 1980, est une légende du football national.

Aussi d’aucuns le considèrent à bon droit comme le plus grand stratège algérien de tous les temps et parmi les meilleurs n°10 au monde. Il enflammait les foules. A lui seul, il assurait le spectacle. Avec sa technique raffiné, son intelligence, sa clairvoyance, ses passes millimétrées lui donnant toujours un temps d’avance sur ses coéquipiers et adversaires, ses coups de génie, dont lui seul avait le secret, Lakhdar offrait aux puristes de grands moments de plaisir.
Avec ses 147 sélections, il est le plus capé de tous les internationaux algériens (peut-être au monde selon certains spécialistes des statistiques). De 1978 à 1989, l’enfant prodige de Mascara s’est imposé comme le dépositaire du jeu algérien. Avec lui, la joie de jouer, de créer, n’est pas un simple vœu. Elle n’est jamais absente. Son point fort, la déviation de l’extérieur du pied qui déstabilisait les adversaires les plus avertis. Joueur d’exception, l’ancien meneur des Verts a poli un palmarès des plus éloquents.
Participation à quatre coupes d’Afrique, deux coupes du monde (82 et 86), sacré meilleur joueur algérien, arabe et africain, ballon d’or africain en 1981.
Sélectionné dans l’équipe du reste du monde aux côtés des Zico, Socrates, Junior, Falcao, Nikono....et celle de la sélection arabe. Durant la folle épopée de l’EN en coupe du monde de 82 à Gijon, Lakhdar, tout comme les Madjer, Assad, Zidane, Dahleb, Merzekane, Cerbah, Guendouz, Mansouri, Korichi, Fergani, réussit sous les yeux du monde entier à donner davantage de mesure à son déjà immense talent.
Lors de la victoire de l’Algérie (2-1) devant l’ogre allemand des Briegel, Stilike, Rummunige..., le numéro dix des Verts inscrit, suite à une étourdissante action collective, le but de la victoire. Roi du contre-pied et de la feinte et malgré la sûreté du geste, Lakhdar attisait souvent les crampons malintentionnés.
Le 15 mars 1985 à Tripoli, à l’occasion du match de coupe d’Afrique joué entre l’Ittihad local et le CG Mascara, le maître à jouer algérien fit l’objet d’une agression caractérisée qui lui occasionna une blessure au tibia droit. Une blessure qui choquera tous les Algériens et qui privera pratiquement Lakhdar d’une carrière professionnelle tant promise et qui lui tendait merveilleusement les bras. Il ratera de très peu d’importants contrats avec Murcea (Espagne), l’OGC Nice, Bordeaux, l’AS Saint Etienne, et même le FC Barcelone.
Joueur de caractère, Lakhdar n’était pas du genre à avoir la langue dans sa poche, il disait réellement ce qu’il pensait. Notre magicien du ballon était aussi pour ceux qui l’ont connu et approché de près un homme de cœur et d’honneur.
En somme, bien heureux sont ceux qui ont eu la chance de le voir à l’œuvre

Abdenour Belkheïr.

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«Le Barça me voulait»

Que devient Lakhdar Belloumi ?
Je suis toujours dans le milieu du football, même si je me fais un peu discret. En effet, j’occupe le poste de manager général au GC Mascara, le club de mes premières amours.

Avez-vous gardé en mémoire le parcours de votre riche et longue carrière ?
C’est en minimes, en 1972, que j’ai signé ma première licence avec l’équipe de la Sempas de Mascara dont j’ai porté les couleurs durant trois autres saisons. Durant la saison 1976/77, je fais partie de l’EN junior, et j’ai opté, par ou concours de circonstances, au SCAF.
La saison d’après, 1977/78, à l’avènement de la réforme sportive, je retourne à Mascara qui évolue en régionale. Durant l’exercice suivant, je fais mon baptême du feu avec l’élite. Je signe au MCO à l’âge de 20 ans. Ça se précipite pour moi puisque après seulement trois mois de présence chez les Hamraoua, je suis convoqué en EN.
Je n’avais pas encore bouclé mes vingt ans, le 16 octobre 1978. Contraint de changer d’air de nouveau, j’entame mon service national à l’EMEPS de Béni-Messous durant la saison 1979/80 en portant les couleurs du MCA. Je passe deux inoubliables saisons avec les fameux Chnoua qui m’ont vite adopté. Avec le MCA je prends part à la coupe d’Afrique. On est éliminés par le Canon de Yaoundé en 1/4 de finale. La saison d’après, on prend le meilleur Stella Abidjan. J’ai eu l’honneur de marquer le but qualificatif dans le temps additionnel au match retour qui a eu lieu au stade du 20-Août. Mon service national terminé, je retourne au GC Mascara où je passe six années consécutives. En 1988/89, je porte les couleurs du MCO. Avec une équipe homogène et un encadrement compétent, nous sommes sacrés champions d’Algérie. La saison d’après, je tente l’expérience à l’étranger avec le club al Arabi de Doha.
Pas motivé dans ce championnat de faible niveau et ne regroupant que six équipes, je demande ma libération au mercato, au profit du MCO avec lequel je perds la finale de la coupe d’Afrique contre le Raja de Casablanca. La saison d’après, je signe à l’USMBA qui fait partie de la division Une. A la fin de saison, retour à Mascara où je passe deux saisons. En 1994/95, j’allais encore une fois au MCO, que je quitte après une saison au profit de l’ASMO. Je passe une année au CGM avant de retrouver en 1998/99 le MCO. Mon match d’adieu je le joue durant la saison 2000 à Mascara contre l’USMB.

Combien de sélections et de buts comptez-vous avec l’EN A ?
Je comptabilise, de 1978 à 1989, 147 sélections, ce qui constitue le record en Algérie et peut-être même mondial, qui aurait pu être officiellement établi si la FAF envoyait régulièrement les feuilles de matchs à la FIFA. J’ai inscrit pour le compte de l’équipe nationale 34 but. Dans le cadre du championnat national, j’ai porté à plus de 200 mon capital buts.

A votre palmarès vous avez accroché plusieurs distinctions et titres pouvez-vous nous les rappeler ?
J’ai pris part à 4 coupes d’Afrique des nations celles de 80 au Nigéria, 82 en Libye, de 84 en Côte-d’Ivoire et de 88 au Maroc. Avec l’EN, j’étais également présent aux JO de Moscou en 80, à deux phases finales de coupe du monde. J’ai été sacré ballon d’or africain et meilleur athlète africain, toutes disciplines confondues en 1981. J’ai fait partie en 1982 de la sélection arabe qui a battu la Hollande à Doha par 4 buts à 2. J’avais réalisé ce jour là un doublé.
Durant la même année, j’ai l’insigne privilège de figurer dans la sélection du reste du monde qui a été battue à New York par la sélection d’Europe par 3 buts à 2. Là aussi, j’ai réussi à inscrire un but pour la sélection du reste du monde où figuraient d’illustres joueurs tels les Brésiliens Zico, Falcao, Socrates, Junior. Je n’omettrais pas de signaler qu’en 78 j’ai été sacré meilleur joueur algérien, arabe et africain.

Que retenez-vous comme meilleur souvenir ?
La coupe du monde 82 et la victoirecontre le géant allemand. Le but victorieux que j’ai inscrit a été pour moi la cerise sur le gâteau.

Quel est votre plus mauvais souvenir ?
La blessure contractée le 15 mars 1985 à Tripoli à l’occasion du match de Coupe d’Afrique des clubs joué entre l’Ittihad de Tripoli et le GC Mascara. Je remercie au passage les responsables algériens qui ont vite pris la décision de m’évacuer vers Paris où j’ai été opéré.

Vous avez raté une carrière professionnelle qui s’annonçait fort prometteuse
Le jour où j’étais décidé de partir à l’étranger, j’ai contracté cette blessure de Tripoli. Avec l’équipe espagnole de Murcea, j’ai signé un contrat d’une année que j’ai sur place annulé, car ce jour là, les dirigeants de Mascara où j’étais encore signataire, qui étaient hébergés, contre toute attente, avec les dirigeants espagnols à l’hôtel Aurassi, m’ont pris en flagrant délit de négociations. Ils m’ont convaincu d’annuler le contrat et de rester à Mascara. J’ai failli signer avec le PSG, l’OGC Nice, l’AS Saint-Etienne.
Le célèbre entraîneur Helenio Herrera, qui entraînait le Barça, qui m’a supervisé en 1981 à Constantine à l’occasion du match Algérie-Nigéria comptant pour la qualification au mondial de 82, m’a contacté pour signer au Barça. Je n’ai pu répondre à toutes ces offres car nous n’avions pas le droit de quitter le pays à moins de 28 ans.

Quelle comparaison faites-vous entre l’EN des Belloumi, Madjer, Assad,...et celle de ces dernières années ?
L’équipe des années 1980 n’est pas le fruit du hasard. C’est grâce à un travail de longue haleine, des compétences de l’encadrement, et d’une politique stable et cohérente que notre génération a atteint la notoriété qu’on connaît. De nos jours, les compétences sont marginalisées. Pour qu’il sorte de la très mauvaise passe, notre football doit impérativement revenir aux footballeurs. L’Etat doit inévitablement s’impliquer pour mettre terme à cette situation.

Que vous a apporté le football ?
Matériellement pas grand-chose, comparativement à ce qu’il peut apporter aujourd’hui aux joueurs. Sur le plan humain, le football m’a aguerri, forgé. Le football a été pour moi une réelle école de vie. En jouant au football au plus haut niveau, j’ai beaucoup voyagé, connue les différentes couches sociales et vécu décemment avec ma famille.

Et si c’était à refaire ?
Je le referai sans hésitation.

Quel a été le joueur le plus complice avec vous ?
Notre génération était soudée comme les doigts d’une main. Je m’entendais avec tout le monde. Toutefois, j’ai une préférence pour Salah Assad avec qui j’ai partagé le plus de temps. On a joué ensemble en équipe nationale cadet junior, militaire et «A».
J’ai été à maintes reprises invité chez la famille Assad, que je remercie au passage pour toute l’attention qu’elle m’a témoignée.

Quel est le défenseur que vous craigniez le plus ?
A vrai dire, à l’échelle internationale, personne ne m’impressionnait. En Algérie, j’ai toujours fait attention au jeu physique et agressif de Boukadoum de la JSK, de Maïche du NAHD et de Herabi de l’USMH. Ils ne me ménageaient guère.

Y a-t-il un entraîneur qui vous a marqué durant votre carrière ?
Saïd Amara, qui m’a mis dans le grand bain du haut niveau, et m’a permis de compléter mon registre pour m’avoir suivi dès mon jeune âge, est incontestablement l’entraîneur qui a le plus forcé mon respect et ma reconnaissance. Mekhloufi, Mahi, Khalef et Rogov m’ont aussi laissé une excellente impression.

Votre dirigeant modèle ?
Je n’oublierai jamais le président du MCO, Kacem Eliman. C’est un homme de cœur et de parole. Avec lui, le MCO a connu ses meilleurs moments de gloire.

Votre homme politique préféré ?
Le président de la République Abdelaziz Bouteflika pour avoir permis aux Algériens de retrouver le sourire et vivre en paix.
Je profite de l’occasion qui m’est offerte pour lui souhaiter un prompt rétablissement et une longue vie.

Que pense Belloumi de l’apport des joueurs et entraîneurs étrangers ?
Ils ne sont hélas d’aucune utilité pour l’heure actuelle. Qu’ils soient joueurs ou entraîneurs, les locaux sont nettement meilleurs, pour peu qu’ils travaillent plus.

N’êtes-vous pas intéressé pour relancer votre carrière d’entraîneur ?
J’ai déjà entraîné le MCO, le GCM, SBA, l’EN A avec Ali Fergani et deux clubs au Qatar, l’OM Sallal et le Nadi Itifak. Sachez que je suis titulaire d’un diplôme de haut niveau décroché en Allemagne en 2000 et reconnu par la FIFA. Avec ce diplôme de type licence A, je suis autorisé à entraîner n’importe quelle équipe nationale au monde.

Alors Lakhdar Belloumi de nouveau entraîneur national ?
C’est avec un grand plaisir que je mettrais mon expérience au service de notre football. Sachez toutefois que j’ai des contacts avec certains clubs huppés marocains et tunisiens. Je serais fixé d’ici l’été 2007. Pour l’heure je suis à Mascara où j’assure ma mission d’entraîneur-manager.

Choisissez-vous les trois meilleurs joueurs algériens de tous les temps ?
Mekhloufi, Lalmas et Madjer que je rencontre avec plaisir lors des différents matches de gala.

Votre passe temps favori ?
Pas beaucoup de place aux distractions. Le football meuble tout mon temps. Il m’arrive de jouer de temps à autre avec les anciens, comme Drid, Horr, Kouici, Bencheïkh, Fergani, Guendouz, Megharia, Menad, Assad.

Quel est votre joueur étranger modèle ?
Depuis mon jeune âge j’ai eu de l’admiration pour Michel Platini. Le hasard a voulu que je joue contre lui à New York à l’occasion du match reste du monde contre la sélection d’Europe. A la fin du match, il m’a dit qu’il a été impressionné par mes qualités et m’a recommandé de jouer en Europe.

Quel est le journaliste sportif que vous appréciez ?
Mohamed Sellah. Il est expérimenté, professionnel jusqu’au bout des ongles. Il a le sens de l’observation et de la communication.

Etre heureux, c’est quoi ?
C’est être avec sa famille, en bonne santé et vivre dans la tranquillité.

Pour conclure ?
Je remercie le journal Horizons pour m’avoir donné la possibilité de m’exprimer. Je saisis l’occasion pour demander aux anciens internationaux de s’unir afin de reprendre en mains les affaires de notre football. L’exemple de la glorieuse équipe du FLN est là pour nous encourager à prôner l’union sacrée

Entretien réalisée par Abdenour B.

 
Le dimanche 17 décembre 2006 à 19h05 dans Ancienne gloire
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ramdani

ramdani
merci pour ces informations

Mardi 02 Juillet 2013 à 13:20

sebbar

sebbar
Merci pour ton commentaire, un plaisir de partager avec les fans du foot Algérien et avec les amoureux du Mouloudia

Mercredi 03 Juillet 2013 à 08:59

MEGUENNI

MEGUENNI (Visiteur)
Légende de football. Belloumi a été le meilleur joueur de tous les temps en Algérie. Un artiste. Le regarder jouer s'est se faire un tel plaisir qu'en sortant dui stade, on garde en mémoire, tout son jeu, ses passes, ses dribbles, ses gestes, un vai régal.

Je garde précieusement un autographe de Belloumi. Malheureusement, il n'a pas eu tout l'attention qu'il fallait.

Samedi 06 Août 2011 à 03:33

sebbar

sebbar
BELLOUMI est un super joueur, mais son attachement à mascara et son amteurisme ont fait qu'il rate une grande carrière dans de grandes équipes européennes à l'instar de Madjer qui a su gére sa carrière....je me rappel d'un match MCA-ES Guelma ou lakhdar d'une feinte de corps a dribbler toute la défense et la tribune avec, il était un génie en football mais dommage il était casanier, il aimait trop mascara pour la quitter.

Dimanche 04 Décembre 2011 à 14:53

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