• BADJI Fayçal l'artiste

     Spectacle et fumigènes
    Fayçal Badji du MCA se dit optimiste quant aux chances de son équipe face à l’USM Alger. - 2.6 ko
    Nom : Badji
    Prénom : Fayçal
    Taille : 176 cm
    Poids : 78 Kg
    Né le : 15-02-73 a Alger
    Carrière :
    2006-2007: MC Alger (D1)
    2005-2006: MC Alger (D1)
    2004->2005 : MC Alger (D1)
    1999->2004 : CR Belouizdad (D1)
    1998->1999 : Erzurumspor (D1, Tur.)
    1996->1998 : CS Constantine (D1)
    1990->1996 : USM El Harrach (D1)

    A 33 ans Badji reste le grand stratège qu’on est aller chercher au CR Belouizdad.
    Malgré toutes ses qualités, Badji est trop confiné dans son couloir gauche pour devenir le leader de ses jeunes coéquipiers. Dans le vestiaire, il peut donner des conseils par-ci par-là, mais n’est pas un leader charismatique. Il lui arrive même de s’oublier sur le terrain pendant de longues minutes.
    Très collectif avec une force de percussion extraordinaire qui lui permet de faire jouer ses coéquipiers et de désarçonner les défenses. Clairvoyant, calme, technique, il peut également s’avérer dangereux sur les balles arrêtées comme il l’a été lors du derby face au CRB (4-3 saison 2006/2007)
     Il n’utilise que rarement, pour ne pas dire jamais, son pied droit et ne fait de la récupération que par à coups. Il a également un mauvais jeu de tête. Badji a parfois tendance à s’oublier sur le terrain.
    En dehors du terrain il est un modél pour ses jeunes coéquipiers par sa modestie et sa politesse, un vrai homme du coeur.
     
     

     

    Badji : Le super champion

    Le 01.11.2007

    Si le football algérien était un art, Badji serait son Léonard de Vinci. Véritable artiste, le n°8 mouloudéen fut incontestablement l'homme du match et l'artisan principal du succès de son équipe jeudi dernier devant le champion en titre.

    Buteur et passeur décisif à deux reprises, Badji a sorti le grand jeu et su surtout comment faire plier les Sétifiens, mais il a surtout  gratifié ses fans par des prouesses, dont lui seul a le secret.
    «On dirait qu'il a vingt ans», commentait l'un des mordus des Vert et Rouge, pourtant à plus de trente ans, il fait encore vibrer les gradins avec son intelligence dans le jeu, sa vitesse, ses dribbles et ses passes - souvent de l'extérieur d'un pied gauche magique. Il donnait ainsi l'impression d'être plus jeune que les autres et hyper motivé de remporter sa troisième Super coupe. «J'ai gagné la première avec le CRB en 1995, celle-ci est la deuxième avec le MCA et j'ai toujours envie de remporter d'autres succès, mais sans l'aide de mes coéquipiers, je ne pourrai pas faire grand-chose», affirme modestement le meilleur élément mouloudéen sur le terrain jeudi dernier.
     
    «Quand Badji accélère, le MCA décolle»


    Transparent devant les Canaris il y a plus d'une semaine, l'ancien Harrachi a ainsi repris sa baguette et su composer une magistrale symphonie, il était même un véritable maestro sur le terrain par ses gestes techniques. Les propos de Maïza en fin de partie ne nous contrediront certainement pas : «Même un grand défenseur comme Beckenbauer a dû souffrir dans certains matches», dira l'international sétifien. Malheureusement pour ses coéquipiers et lui, ils en ont vu de toutes les couleurs devant le stratège mouloudéen. Toutefois, Badji n'a pas uniquement brillé par ses exploits, mais surtout par son influence sur le jeu de son équipe. Coup d'œil aiguisé, passes millimétrées, le milieu de terrain du Doyen a, en un mot, su rendre le jeu de son team plus organisé et attrayant à un moment de la partie, ce qui a fait dire à certains que lorsque Badji accélère, le Mouloudia décolle.
     
    «Je serai encore motivé à l'avenir»


    Cependant, malgré son excellent rendement, Badji préfère rester humble et mettre surtout l'accent sur le collectif. «Aujourd'hui, on était bien, parce que tout le monde a bien joué», dit-il. Quant à savoir ce qui a changé par rapport à la dernière sortie des siens face à la JSK, il explique sans gêne : «Il y a une différence entre un match de championnat et une finale. Aujourd'hui, on était très motivés, mais cela ne veut pas dire qu'on a manqué de volonté face aux Canaris.» Badji insiste par ailleurs sur la détermination qui les animait, ses coéquipiers et lui, avant cette empoignade. «Les joueurs voulaient aussi chasser le doute et réagir positivement pour poursuivre le championnat en toute sérénité», affirme-t-il. Quant à la prestation des jeunes ainsi que le départ de Fabbro, le capitaine mouloudéen nous confie : «J'ai toujours dit aux jeunes que c'est à eux de frapper à la porte : '«Si on vous l'ouvre, faites en sorte de bien vous comporter.» Ils l'ont fait, quelle manière ! Au MCA, la relève existe. Personnellement, je suis là pour encadrer ces jeunes qui montent, je dirai même que je me sens encore motivé en jouant à leurs côtés. Pour ce qui est de Fabbro, je pense qu'on a bien travaillé avec lui, mais c'est ça le football, un jour vous êtes ici, un autre ailleurs.» En somme, Badji s'est montré optimiste quant à l'avenir du club et espère réaliser d'autres chefs-d'œuvre.
    F. C.

    Saâdane à Badji : «Comme Belloumi, continue de jouer jusqu'à 40 ans»

    Rabah Saâdane était présent à la cérémonie de Ring au Sheraton d'Alger. Il a vu le match de supercoupe MCA-ESS et il a particulièrement apprécié la prestation de Badji qu'il a, ensuite, retrouvé face à lui au Sheraton. «J'espère que tu vas jouer jusqu'à l'âge de 40 ans, comme l'a fait Belloumi», a dit le nouveau patron des Verts au capitaine d'équipe du MCA, en lui suggérant de continuer à enchanter les foules le plus longtemps possible. Il faut dire que Badji parait inusable, il sort toujours ses griffes lors des grands rendez-vous.

     


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