• BENCHEIKH ALI le surdoué

     

     

     

    Coupe d'Algérie 1973 son 1er Titre

     

     

     

     Il était une fois... Ali Bencheikh. C'est le conte des milles et un dribbles, des milles et une feintes, des milles et une tribulations d'un ROI dont la couronne est le ballon et le royaume un terrain de football.C'est l'histoire d'un enfant que son milieu condamnait à l’échec et que le ballon a conduit au succès.

    Encore ? C'est le mythe d'un footballeur qui est au supporter ce que la muse est au poète, sa source d'inspiration et sa raison d'être.Oh! Alilou. Il est tout ça à la fois.Et même plus :c'est un puzzle dont chaque fan possède une pièce. Car, il n'appartient à personne, tant il est à tout le monde.

    Encore ? Trêve de littérature.Mieux vaut nous plonger profondément dans l'histoire.L'histoire de Ali Bencheikh.

    Elle commence par un drame dans le décor gris d'un Sétif hivernal, l'abandon de la famille par le pére, parti en France alors qu'Ali était encore à l'était de fœtus. Raison pour laquelle il ne faut surtout pas demander à la jeune maman qui met au monde le 9 Janvier 1955 son premier bébé, pourquoi elle n'a pas bondi de joie.Gageons qu'elle n'a pas versé de larmes.Et ce n'est déjà pas si mal.Après six mois de misère noir, et comme aucun espoir de retour du père ne pointait à l'horizon, le grand pére maternel vint d'Alger pour prendre dans les amples plis de son burnous, sa fille et son chétif bébé.C'est à Telemly qu'on débarquera.Et mal. Telemly en 1956 ? c'était le fief des ultras de tous bords.Autant alors envoyer au suicide toute la famille "indigènes" qui y élisait domicile.Sous le fouet des quolibets et des menaces, le grand pére emmènera les siens se réfugier à la Casbah.Une odeur de poudre, de sang et de youyous les accueillera.La bataille d'Alger faisait rage.Un jour un petit garçon aux cheveux frisés et aux petits yeux noirs assista à l'assassinat d'un citoyen.Il en garde le souvenir.Le traumatisme "cette vision m'a hanté durant toute mon enfance.Parfois, je me réveillais en pleine nuit en hurlant".Vingt ans plus tard,il fera lui même hurler tout un peuple.Mais de joie.

     

    A six ans, il connaîtra les bancs de l'école Mailles qu'il traversera comme un météore "Je vois mal comment on peut être originaire de la Casbah et réussir dans les études".

    Traduction:le gosse avait d'autres chats à fouetter que de passer le plus clair de son temps enfermé entre quatre murs gris et une institutrice raide et revêche. C’est la paix dans l'âme et la joie dans le cœur qu'il dira adieu à ses camarades qui bouffaient des pâtisseries alors que lui se suçait les doigts d'envie.Mais malheur à eux, s'ils le retrouvait sur le minuscule terrain mitoyen de l'école:ils s'en mordaient les doigts de rage.Ils étaient ridiculisés, tellement tournés en bourrique qu'il vomissaient toutes les belles choses qu'ils avaient mangées le ventre vide, ils trouvaient enfin grâce aux yeux de celui qui ne se nourrit que de croûte de pain et de morceaux de sucre.La justice du ballon est toujours implacable.D'où lui vient son incroyable virtuosité dans le dribble ? "Aucune idée.C'est peut être le fait de jouer en très grand nombre sur un petit terrain".Aussi simple ? Erreur.Regardez plutôt les ruelles qui serpentent en pente la Casbah.Donnez à votre fils un ballon et dites lui défaire balle au pied, presque quotidiennement une visite des lieux. Si au bout du compte,il ne sera pas un autre Bencheikh - le génie ne se fabriquant pas -il aura tout de même la satisfaction d'avoir emprunté le chemin de l’idole.

     

    A Douze ans, quand il voit les portes de l'école se fermer devant lui Ali est tenaillé par la faim et le doute:comment faire pour gagner son pain à cet âge ? Travailler ? D'accord ! mais où quand on a ni relation,ni instruction ? Heureusement "Ouled El Houma" sont là "Tu as des pieds qui peuvent t'apporter une fortune.Viens avec nous à l'USMA et tu seras roi".Après un match de présélection, Guedioura - lui aussi enfant de la Casbah - sera retenu alors que le gosse au pantalon rapiécé et au short délavé se heurtera à un mur.

    "J'étais terriblement déçu.D'autant que le choix des dirigeants ne se faisait pas selon des critères techniques.C'était le piston qui jouait.N'étant le fils ni de flen ni le frère de felten, on m'a renvoyé.C'est dans ces moments que j'ai senti le besoin d'avoir un père".L'absence du père est une mutilation qu'Ali traînera toute son adolescence "Je me sentais diminué devant tout le monde.Ce n'est qu'en jouant au football que j'oubliais ma peine" sublime sublimation.

    Contrairement à d'autres, les refus les brimades ne font que décupler sa volonté "La saison suivante je suis retourné à l'USMA où l'on m'a cette fois-ci accepté.J'ai joué avec les minimes durant cinq mois et puis je suis reparti dégoûté. On n'avait de considération et de mots doux que pour les fils des amis.Quant aux inconnus comme moi, ils étaient tout simplement marginalisés".

    Ou avaient-ils la tête ces dirigeants pour ignorer jusqu'à pousser au départ le numéro huit qui était non seulement leur meilleur joueur mais aussi le plus spectaculaire.Ce qui ne l'ecoeurera pas au football.L'espoir ne se conjugue -t-il pas au vert ? Alors direction le Mouloudia."C'est mon grand père qui m'a conseillé d'aller dans ce club.Après plusieurs tets de sélection.J'ai été accepté.Mais comme les cadets étaient apparemment tous des Juniors qui fraudaient, j'ai signé sous le nom d'Oudina (un ami)  - une licence avec les minimes deuxième année alors que j'étais en première année cadet.Coté dirigeant, il y avait un abîme de différence avec l'USMA. Au Mouloudia, l'équipe dirigeante s'occupait que des gosses qui étaient dans le besoin.On nous achetait les habits et des provisions pour nos familles.Parfois on nous donnait une prime.En un mot, avant une équipe de football, j'ai d'abord trouvé une famille".Et un père en la personne de son entraîneur El Kamal Mustapha.Très vite celui-ci se rendit compte que le maigrichon Oudina n'avait pas son pareil dans les dribbles et les ouvertures.Il le titularisa alors en cadet.

    Moralité:quand on est doué, le talent nous fait toujours faire ce qu'on a voulu éviter.Au début de la nouvelle saison, Ali avoua tout.Et c'est avec une main tremblante qu'il signa sous son vrai nom une licence en cadet deuxième année.Là aussi il brûla sa catégorie, en évoluant en juniors.Mieux encore: il fera même partie de l'équipe seniors "C'était à l'occasion d'un tournoi à tlemcen. Je pensais que j'étais titulaire d'entrée, mais voilà que les responsables ont voulu essayer un autre joueur du nom de Tlemçani.J'ai vu rouge".

    Et quand il voit rouge, Ali devient un taureau qui défonce tout sur son passage.Comme en témoigne le but qu'il marqua dès son entrée en seconde mi-temps, des vingt-cinq mètres à Markovic, le gardien yougoslave du WAT.Il est comme ça Ali: plus il est contesté et plus il prouve qu'il est incontestable.C'est dans l'adversité qu'il puise ses forces et dans ses pieds son meilleur avocat.

     

    En 1973, après avoir été sélectionné en équipe nationale juniors, il fît sa première apparition officielle avec le Mouloudia en fin de saison contre Hamra Annaba.

    Khabatou son entraîneur de l'époque, ne lui donnera qu'une seule consigne:"à partir des vingt-cinq mètres tu pénètres, car ta force c'est le dribble".Autant mettre un poisson dans l'eau.Ce jour là les défenseurs d'Annaba ont eu des yeux de merlans frits.Ce qui est un moindre mal en comparaison de ce qui aurait pu leur arriver.A l'instar du MCO "C'était notre premier match de la saison 1974/1975.Il fallait coûte que coûte le gagner.Et par le plus grand score encore pour laver l'affront des cinq buts qu'ils nous ont passés en fin de la saison écoulée.L'ampleur du score avait à l'époque impressioné tout le monde.Pourtant l'explication est simple et même cocasse.Comme nous étions toujours en course pour le titre et le MCO au milieu du tableau, nous pensions tomber sur une équipe complètement démobilisée.En guise de quoi, nous nous sommes empiffrés à Chlef de "Bouzellouf" et de "Hrissa".Conséquences:à l'heure du match, on avait beaucoup plus envie de faire la sieste que de jouer.La raclée qu'on a reçu nous mis définitivement hors-jeu pour le titre.Pour toutes ces raisons on s'était juré de leur régler leur compte à Bologhine.Le jour dit, les Oranais ouvrirent d'entrée le score avant de se retrancher en défense..." Pour pulvériser ce béton, il fallait au Mouloudia de la dynamite.

    En seconde mi-temps, Khabatou en fit usage en faisant entrer Bencheikh et Draoui: et Pataboom ! Hadefi, Belabbès, Frèha et Belkedrouci furent secoués à quatre reprises.Faut-il décrire ce que nos deux lascars firent subir aux Oranais ? Est-il vraiment nécessaire de rappeler les crochets dévastateurs de Draoui et les dribbles diaboliques de Bencheikh ? Toujours est-il que depuis ce jour-là, le numéro huit fut la propriété de l'enfant de la casbah.Telle était la volonté du ballon et de Khabatou.D'oncle Smain, Ali n'a que de bon souvenir.

    "En dehors de sa qualité d'excellent technicien, il en avait une autre encore plus rare: sa générosité de cœur. Un exemple entre mille: Il partageait sa prime entre les joueurs les plus démunis.Depuis, les coaches bouffeurs à tous les râteliers, m'ont encore mieux faire apprécier Khabatou".Le contraire nous aurait étonné.A 18 ans il remporte sa première coupe d'Algérie, c'était en 1973.

     

     

    Voici Bencheikh à vingt ans.Le frêle cadet a cédé la place à un robuste sénior tout fier d'avoir décroché son premier championnat avec le Mouloudia en 1975.A partir de là tout va aller très vite pour lui et pour son club.Grâce avant tout à Drif son président en 1976.

     

    "Ayant raté de justesse aux pénalties la coupe maghrébine des clubs vainqueurs de coupe, devant le club africain à tunis, notre président nous consola en nous promettant qu'il allait nous engager en coupe d'Afrique.Il tint parole".En route pour la gloire et les découvertes.Non pas de pays, mais d'hommes.D'un seul, Drif, toujours "Il est à mes yeux le modèle de président exemplaire, toujours près de ses joueurs même au détriment de sa santé.Lanecdote suivante le résume tout entier: avant notre départ au Kenya, Drif avait un abcès à l'oeil qu'il était tellement enflé qu'on avait du mal à le regarder sans détourner les yeux.Au lieu d'aller se faire opérer en France ou en Italie -ses moyens le lui permettaient, il vint avec nous au Kenya pour ne pas faillir à sa promesse de nous accompagner partout.Comme son état a empiré, le bloc opératoire d'un hopital de Nairobi l'accueillit.Après le match contre Luo qu'on avait battu par un but à zéro, on lui a rendu visite.En le voyant, nous avions envie de chialer de gratitude".

    A chaque match, les joueurs se donnaient à fond pour justifier la confiance de leur président.Contre le Ahly du Caire qui fut liquidé par 3 buts à 0, Ali disputa son meilleur match.Tout ce qu'il entreprit, il le réussit.Il dribblait comme d'autres respiraient.S'enfonçant au coeur des Égyptiens comme un couteau dans le beurre, il n'entendait que des "Allah Akbar !". Bencheikh  fut grand ce jour là par son talent.Plus que quiconque.De succès en succès, voilà le Mouloudia en finale de la coupe d'Afrique.Le match aller s'est soldé par 3 buts à 0 en faveur du Hafia de Conakry.Les carottes sont elle cuites ? Oui, si l'on voit le palmarès du club guinéen.Oui, si l'on voit sa brochette d'internationaux.Pourtant ce jour là, le miracle sortit des pieds de Benheikh, Bachi, Betrouni et autre Bachta.A quoi Ali attribue cette victoire historique ? "A l'esprit de groupe, au talent des joueurs, à l’entraîneur et surtout à Drif qui mettait tous les joueurs sur le même pied d'égalité".

     

    Un exemple ? "Au Nigéria, Zouba énervé avait manqué de respect à Ait-Mouhoub.L'ayant seulement appris au retour, le président convoqua l’entraîneur à deux heures du matin ! Je ne sais pas ce qu'il lui a dit, mais depuis ce jour Zouba n'a plus récidivé".Dans l'euphorie de la joie Ali n'oublie pas sa condition.Jamais.Combien même l'aurait-il voulu, le studio qu'il habitait à cinq est là pour lui remettre chaque soir sous les yeux sa triste réalité.C'est pour cette raison qu'il ne participera qu'une seule fois aux fêtes, soit d'anniversaire de joueurs, soit de circonstance qu'organisait en ce temps là le club à l'hotel Alletti (essafir) "Javais du mal  à assurer la transition entre le luxe tapageur de l'Aletti et la pauvreté de ma famille".

    Avec les siens, pour le meilleur et pour le pire.En Novembre 1976, il disputa contre la Lybie son premier match avec l'équipe nationale d'Algérie.On rentre ici de plein pied dans les amours tumultueuses de Bencheikh avec les "verts" ou plutôt avec ses entraîneurs "Prenez Mekhloufi, qui fut mon premier sélectionneur.J'avais ne énorme considération pour lui jusqu'au jour ou il me manqua de respect.Et de la manière la plus surprenante encore, après une très bonne prestation avec l'équipe nationale militaire à Amsterdam, on fut invité à une reception. Là, un général hollandais fit mon éloge publique en me proposant de rester dans son pays.C'est alors que Mekhloufi se tourna vers moi pour me dire...vous devinez la suite, hein ? car je n'ose point le répéter.Depuis le fossé s'est creusé entre nous".Bencheikh a t-il entendu des voix ou bien Mekhloufi a t-il réellement eu cet écart ? Que chacun choisisse selon son cœur. Et sa connaissance des protagonistes.Il faut simplement retenir qu'entre Ali et Rachid rien désormais ne sera plus comme avant.Pour le plus grand malheur de l'équipe Nationale.Marquons un arrêt pour signaler qu'entre le Bencheikh du terrain et celui de la vie, i y a une énorme différence.Presque une contradiction. Autant le premier aime les dribbles parfois jusqu'à l'excès, autant le second préfère  le langage direct, voir brutal "Si on me cherche, on me trouve" avec lui il n'y a pas de solution de compromis.Il ne se cabre que pour mieux ruer.Et tant pis pour ceux qui encaissent.Ils n'avaient qu'à ne pas le chercher.Hélas, cette démarche pure et dur lui vaudra plus de désagréments que de satisfactions. La suite de sa carrière en atteste.Ayant tout connu et n'ayant rien eu - Sa - famille ne vit-elle pas toujours dans un studio minable ? Bencheikh décida en 1978, à la veille des jeux africains, d'aller tenter l'aventure professionnelle à Nantes qui avait l’œil sur lui depuis la coupe d'Afrique des clubs.

     

    C'est sous le nom de Rachid - pour tout garder dans l'ombre - qu'il disputera deux rencontres contre Sparta de Rotterdam et la Lazio de Rome.Essai concluant.Pourtant, il ne restera pas.De l'Algérie, on lui fera savoir que son retour en équipe nationale était plus que souhaité:c'était un devoir national.Et quand le devoir l'appelle, Ali répond toujours présent:"je suis revenu en laissant en France une carrière pro qui s'ouvrit à moi et un merveilleux campagnon en mla personne d'Omar Sahnoun.Dès l'aterrissage à l'aéroport d'Alger, bonjour les surprises.Et les bonnes.On me proposa de choisir le lieu où je voulais avoir un logement.J'ai opté pour Chéraga.Cet empresement à me loger laisse penser qu'en haut-lieu, on a mis mon départ vers Nantes sur le manque de logement".

    La seconde surprise - mauvaise celle là -  attend le joueur au stage bloqué."En voulant m'informer sur les horaires de l'entrainement, j'ai eu la part de Harb, mon copain de chambre une extraordinaire révélation.J'appris tout d'abord qu'il y avait un footing à 6h du matin à Delly Brahim.Et comme je lui disais ma surprise de voir Mekhloufi se réveiller si tôt, il m'asséna la nouvelle qui me mit Ko, ce n'était pas l’entraîneur qui assurait le décrassage matinal, mais un haut responsable avec qui j'ai eu maille à partir en tant que dirigeant de la tutelle de mon ASP.Bien entendu, j'ai refusé de me prêter à cette mascarade.Après deux grasses matinées et pour faire plaisir au soigneur de l'équipe, j'ai accepté d'aller de bonne heure galoper avec les autres.Je vous le dis, je n'ai pu faire que deux tours et puis dégoûté, je suis rentré aux vestiaires prendre une douche.Ma conduite a tout de même été profitable à tous les autres joueurs, puisqu'on ne revit plus notre bourreau, obligeant ainsi Mekhloufi à changer de programme".Il ne baisse la tête devant personne, l'enfant de la Casbah.Si son milieu l'a privé d'études, il lui a, en revanche, inculqué une qualité primordiale pour l'homme:le sens de l'honneur.Et quand on n'a que son "Nif", on est prêt à tout pour le sauvegarder.

    Comprendre cela, c'est comprendre Bencheikh. Et l'oublier c'est passer totalement à côté de lui.Revenons aux jeux africains.Non seulement, i fut le meilleur joueur du tournoi, mais également celui qui marqua pour l'Algérie le but victorieux en finale contre le Nigéria.

     

     

    Qui de nous a oublié ce Bencheikh ? C'est ce jour-là que Alilou est devenu vraiment "dialna".Et dans ce mot, c'est toute la passion, toute la dévotion - le culte - que lui voue le peuple, Amour réciproque, car le joueur lui rend en ...dribblant, en assurant le spectacle."C'est vrai que parfois je fais des trucs pour le public.Il a payé pour voir un spectacle et non 22 robots figés.Pour moi, un footballeur est un artiste, non un tâcheron.Il doit soulever les applaudissements, non les sifflets.Vous êtes vous demandé pourquoi le public vient moins souvent qu'avant au stade ? Pensez au football spectacle des Lalmas, Frèha, Amirouche et vous aurez réponse".Le regard de Bencheikh se fait soudain pensif.Il se revoit au lendemain de la liesse des jeux africains:une médaille d'or sur une poitrine qui bouillonnait de rage et de dépit.On ne veut pas le laisser partir à Nantes , A la bonheur ! Il va châtier tout le monde en refusant de signer dans un club algérien.Ce châtiment pour les autres est en fait un suicide pour lui.Il se retrouve terriblement seul et sans ressources "Je n'ai trouvé que ma mère et mon bras.Tous ceux qui passaient pour mes amis m'évitaient comme la peste.Hier c'était à qui me prendrait dans sa voiture et puis, sans transition, je me retrouvais entrain de me taper le train "11" ou le stop.Cette expérience m'a été salutaire.Elle m'a permis de prendre du recul sur les choses et les gens.La vie n'est que vanité et sans le dinar, tu es bouffé ya khali".

     

     

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