• BENCHEIKH ALI : le surdoué (la suite)

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    Avec cette expression typiquement sétifienne, Bencheikh tient la main aux origines de son pére.Après cette traversée du desert, il signera en 1979 à la DNCA.Six mois plus tard, il tire sa révérence "On m'avait fait des promesses qui n'ont pas été tenues".La saison suivante, il bénéficiera d'une dérogation au profit de son ancien club le MPA (MCA).Il aura du mal à s'y retrouver "Tout avait changé.A l'esprit d'équipe s'est substitué celui du fonctionnaire qui vient pointer".

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    En retrouvant le MPA, il renou avec l'équipe nationale qui venait d'avoir à sa tête Khalef.Aux universiades de Mexico, comm à split, le courant passera très bien entre le joueur t l'entraineur.Titulair indiscutabl, Ali s'imposa vit comme le créateur et le finisseur de l'équipe.Une nouvelle carrière s'ouvrit devant lui.Encore plus brillante peut être que celle qu'il a déja vécue.Hélas, il était dit quelque part qu le couple Bencheikh-équipe Nationale ne coulerait pas des jours heureux.Par la faute des hommes "On était à l'hotel de Mohammadia, la veille de la rencontre contre le Maroc en 1979.Vers un heure du matin on reçut la surprise d'une fille.C'était certainement un coup monté par les Marocains qui voyaient en moi l'ennemi N°1.Le premier moment d'effarement passé, on l'a renvoyé sans ménagement.Le lendemain matin, Slimani Smail qui partageait avec moi la chambre raconta en tout innocence nos péripéties nocturnes à certains joueurs.Ce n'était pas tombé dans les oreilles de sourds.Ils s'emprèsserent d rapporter la nouvelle en l'emplifiant à Khalef.Sans même nous entendre, celui-ci ajouta au "six" que je devais porter le chiffre "un" qui me reléguait au banc des remplaçants.Quant à Slimani, il fut carrèment mis aux oubliettes.Ce qui m'a touché, c'est le fait que Khalef ne m'ait donné aucun explication.Soyons sérieux, si on voulait coucher avec des filles, Slimani n'aurait pas fait la bétise d'aller le crier sur les toits".

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    Le refus du dialogue de l'entraineur aboutit au refus de la sentence par le joueur.C'est comme ça que se tissent les malentendus.Ce n'est que trois ans plus tard, à l'occasion de la Coupe d'Afrique en Lybie 1982, que Bencheikh revêt de nouveau l'habit vert.Il fut comme toujours l'un des meilleurs.Ce qui ne fera pas de lui un titulaire dans l'équipe qui se couvrira de gloire en Espagne "Cinq ans sont passés depuis, et je ne n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi Khalef ne m'a pas fait jouer contre le Chili.Après coup, il a déclaré à tout le monde que je faisais le carèm.Pourtant, il sait très bien que je n'aurais pas jeuné s'il m'avait dit, comme il l'avait fait pour Larbès, que je jouerai.De plus, ne me voyant pas au repas dee midi, il aurait pu m'envoyer quelqu'un pour me dire de venir "bouffer" en prévision du match de l'après midi.A vrai dire, il a fait comme si je n'existais pas.J'ai essayé de comprendre sa conduite vis à vis de moi, mais il m'a éconduit poliment.Ce qui m'a fait le plus souffrir, c'est de voir mon inutilité alors que j'étais au sommet de ma forme".

    Après le Mondial, il se retrouve sur un autre sommet: celui du dégout.Désormais, il portera sa peine comme une bosse.Comme un blessure difficile à cicatriser.Chagrin d'amour dur toute une vie.

    Atrocement déçu par l'équipe Nationale, il se consacrera corps et âme au Mouloudia avec lequel il gagnera la coupe d'Algérie en 1983.Et ce qui devrait arriver arriva :Zoub: qui a pris le relais de Khalef, le convoqua.Bencheikh fut une fois de plus éblouissant surtout contre le Bénin et l'Ouganda au "5 juillet".Balloté à Kampala par 4 buts à 1, l'équipe Nationale se devait de gagner au retour par au moins 3 buts à 0.Mais voilà, elle ne méne que par 2 buts à 0 et les joueurs smblent bien émoussés.L'élimination est-elle consommée ? Non ! dit Bencheikh.Il part du centre du terrain, dribble en série - à la chaîne - plusieurs adversaires, s'enfonce au coeur de la défense et, et....marque avec ses tripes.Le stade bascule alors dans le délire.La preuve st désormais faite:pour tous, il est le seul joueur qui peut forcer la décision à partir du milieu du terrain et à n'importe qul moment "Je peux mal jouer durant 89 minutes mais dans ls 60 secondes qui restent, je suis capable de changer le cours d'une rencontre" Prétention ? Les changements de situation dont il fut l'auteur disent réalisme. 

    Ali a 29 ans, il est au sommet de son art.Sa popularité dépasse même cell de certains mundialistes côtés.Avec Zouba, comme nouvel entraineur du onze nationale, on pensait que le joueur allait trouver le technicien qui allait le remettre sur rails.N'ont-ils pas gagner ensmble la coupe d'Afrique des clubs champions avec le MCA ? la réalité va encore prouver qu'entre Bencheikh et les entraineurs nationaux, il y'a toujours maldonne "Le jour du match contre l'Egypte, en décembre 1983, Zouba était devant un choix douleureux.Il devait éliminer un joueur parmi les quatres milieux de terrain :Fergani, Belloumi, Tlemçani et moi.Avant la réunion technique, il me convoqua en aparté dans une petit piéce.Il prit alors une craie et commença à tracer des arabsques sur un tableu noir en m disant "quand tu rentreras en seconde mi-temps...." Je le coupais net en lui rétroquant qu'il n'était pas queqtion que je sois remplaçant.Je m'apprêtais à sortir, mais il me barra le passag de la porte.J'ai alors essayé de comprendre pourquoi son choix s'était porté sur moi.Etais-je moins bon que les autres ? il me répondit par la négation.Puis je lui ai fait remarquer que si on devait écarter quelqu'un , c'est bien untel qui était en baisse de forme manifeste.Après quoi, je suis sorti.A la réunion tchniqu, il fit sauter Tlemçani qui était en pleine possession de ses moyens.Allez comprendre quelque chose".

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    C'est apparement Zouba qui n'a rien compris à l'équipe Nationale ou l'inverse puisqu'au lendemain du match contre l'Egypte, la rupture sera consommée.Le retour de Khalef élargira le gouffre entre Bencheikh et l'équipe Nationale.Il refusera de participer à la CAN 1984 en Côte d'ivoire "J'étais ulcéré de n'être que remplaçant avec Khalef en dépit du fait que je n'avais jamais déçu alors que Fergani, parlons de lui puisqu'on me l'oppose toujours, jouait avec "le cigare".Je n'ai rien à reprocher à Ali qui est un grand joueur, je m'interroge seulement sur l'entraineur qui le maintient en faisant fi de sa forme du moment". Frgani, Khalef, Bencheikh.Transposons ce trio dans le championnat et on aura les plus belles empoignades de ces dernières années.Quand Bencheikh veut se venger, balle au pied, il y'a toujours du spectacle.Chaque dribble réussit, chaque but était pour lui le plus sur moyen de démentir Khalef et d'affirmer sa suprématie sur Fergani.Façon de dire au public:qui est le meilleur, lui ou moi ? Pourtant, c'est lui qui est capitaine de l'équipe Nationale.

    Il ne nous appartient pas de juger qui est meilleur que l'autre.Il faut simplement remarquer que les deux joueurs sont parfaitemnt complémentaire sur le plan du jeu.Mais sur ce plan, comme sur d'autres, tout dépend de la vision de l'entraineur et des relations qu'il entretient avec le joueur.Poursuivi par une malédiction - ou la provoquant - Bencheikh claquera définitivement la porte des "verts" sous l'ère de Sâadane "J'étais las de ses tergiversations.De plus, avec lui, c'était à qui ferait jouer son poulain.Il n'avait aucun pouvoir de décision.C'est pourquoi, après le match contre l'Angola, j'ai décidé de me retirer pour de bon".

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    Il sortira par la petite porte.Sur la pointe des pieds.Idem pour le Mouloudia.La raison ? Totale incompréhension entre Kamel Lemoui et lui "A cause des problèmes dans lesquels je me débattais, j'ai demandé l'autorisation de m'absenter aux repas.En refusant, il m'a contraint à partir".Alilou prendra alors la direction de Chéraga en 1986 ou il ne restera qu'une saison avant de retourner au Mouloudia.Le départ de Lemoui et le retour de Zouba ne sont pas étranger à cette réconciliation  qui a fait le bonheur des supporters.Désormais ils pourront crier tout leur saoul "Alilou Dilana": un cri ? Mieux, un appel qui fait du football une fête et de Bencheikh un artiste.Un vrai.Un peu à la manière des gens du cirque.Comme eux, il amuse le public.Et comme eux, personne ne l'amuse.Tara, son berger allemand aboie à deux reprises.Le grand pére, centenaire, comprend le langage des bêtes.Il s'en fait l'interpréte:"Maitre tu es le lus fort ! ".C'est aussi l'avis du ballon et de tous ceux qui ont frédonné la chanson du bonheur:"Alilou Dialna" Et "Dialna"? Il l'est.Pour l'éternité.

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    Hamid GRINE

    Onze Champions dans un Miroir

     

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