• BENCHEIKHA Abdelhak

     

    BENCHEIKHA Abdelhak

     

    Le travailleur de l'ombre

     

    Le sélectionneur national, Abdelhak Benchikha, a hérité d’une lourde responsabilité qui consiste à redonner de la joie au peuple algérien, et cela passe par la réalisation de bons résultats. Pour ceux qui l’ignorent, Benchihkha est né un certain 22 novembre qui coïncide avec le jour de l’assassinat du défunt président américain John Fitzgerald Kennedy. Une carrière courte faite de bons et mauvais souvenirs. Benchikha se rappelle de ses premiers pas à l’école de football du CABBA, de son transfert à l’USMA puis au MCA des Bencheikh, Bousri et Bouiche et de ses passages en sélection nationale juniors, Espoirs, universitaire et l’EN B. Il nous raconte son histoire à travers des photos inédites.


    «Je suis originaire de Kabylie et j’ai vécu une enfance difficile»
    «C’est une photo prise à l’âge de 7 ans. Mes origines sont de Kabylie, des Issers, plus précisément de Timezrith, le village de Sidi Abderrahmane. Mon père est de La Casbah, ma famille habitait à Soustara et nous possédons toujours un logement dans ce quartier. Franchement, je ne veux pas trop m’étaler sur mon enfance, c’est la période la plus difficile dans ma vie. J’ai été orphelin très jeune. Ma mère n’avait pas les moyens de prendre soin de moi à cause de la pauvreté, suite à quoi je me suis retrouvé chez une famille à Bordj Bou Arréridj. Je n’oublierai pas tout ce qu’a fait cette famille pour moi. Je suis d’ailleurs toujours en contact avec elle. Je crois que cette envie de réussir, je l’ai puisée de cette période difficile. Mes premiers pas dans le football, je les ai faits dans une école à Bordj où je suis resté jusqu’à la catégorie juniors. Je suis revenu chez ma famille à Soustara où on habitait à côté du cinéma Djamel. Les gens m’appelaient Nabil à l’époque. Rares ceux qui connaissaient mon vrai prénom, Abdelhak.»

    «J’habitais Soustara, j’ai logiquement joué à l’USMA et j’ai réalisé une saison exceptionnelle avec Aksouh, Keddou et Hadj Adlène»
    «Du moment que j’habitais Soustara, il était donc naturel que tous les membres de ma famille supportaient l’USMA, y compris moi. Porter les couleurs des Rouge et Noir était mon objectif. A l’instar de tous les jeunes du quartier, je suis allé tenter ma chance. J’ai passé des tests concluants en catégorie juniors. Je me suis retrouvé avec des joueurs extraordinaires qui ont fait parler d’eux, comme Nourine, Osmane, Bellemou, Dahmani qui a rejoint le CRB, Indja, Bengana et Hadj Adlène, comme vous le voyez ici sur la photo. Alors que d’autres n’ont pu percer en dépit de leurs grandes potentialités, comme le frère de Medane qui était gardien de but, Agar et Bensafi. Cette photo a été prise avant le match contre la JSK, lors d’une saison durant laquelle on n’a pas perdu le moindre match. Hadj avait déjà les qualités d’un grand buteur, alors que le frère de Medane s’est éclipsé.»


    «Je n’oublierai pas la visite de Yamaha à Bologhine où je l’ai pris en photo avec un maillot de l’USMA»
    «Je n’ai pas trop joué à l’USMA, mais j’ai gardé de bons souvenirs avec certains amis, comme Merzak Dahmani. On était inséparables, d’autant que le bus nous déposait ensemble, moi à Soustara et lui à Chevalley. Je garde aussi de bons souvenirs de mon entraîneur Aksouh qui m’a beaucoup aidé. Bachelier, je me suis inscrit à l’ISTS. Il n’hésitait pas à se déplacer pour m’accorder des séances supplémentaires. Je n’oublierai pas Keddou qui, après avoir mis fin à sa carrière de footballeur, s’est reconverti en entraîneur avec Aksouh. On a réalisé un parcours exceptionnel en terminant la saison champions sans la moindre défaite. Parmi les souvenirs que je garde de mon expérience avec l’USMA, la visite de Hocine «Yamaha», que Dieu ait son âme. Ce jour-là, je lui ai donné mon maillot de l’USMA et j’en ai profité pour me prendre en photo avec lui et Dahmani. J’ai appris la nouvelle de son décès en Tunisie. J’ai été très choqué, comme ce fut le cas suite à l’assassinat de Tahanouti et Herraïgue.»


    «J’ai joué avec hargne et j’ai toujours regretté la blessure de Assad»
    «C’est une photo avec le Mouloudia en D2. J’ai l’air d’un joueur timide et calme, alors que c’est tout à fait le contraire sur le terrain. Je n’étais pas un excellent joueur sur le plan technique, je le reconnais, mais je compensais cela avec beaucoup de hargne. Je me chargeais de surveiller plusieurs joueurs, comme Bellahcène, Tlemçani, Guemri Redouane et j’en ai blessé certains, chose que je regrette d’ailleurs, surtout Assad. C’était lors de la saison où il est rentré de France et il jouait avec le RCK. Alors que moi, je jouais à la JS El Biar. Assad a démarré sur le côté droit et je n’avais pas d’autre choix que de le tacler pour le stopper. Tout le stade Bologhine avait grondé, même les supporters de la JSEB. J’ai regretté ce geste toute ma vie.»

    «Ajaccio est derrière mon transfert au Mouloudia» 
    «C’est une photo de ma première apparition avec l’effectif mouloudéen contre l’équipe de Bordj Menaïel. En 1984, on a décidé de relancer les équipes Espoirs au niveau des clubs. Et le MCA a décidé d’envoyer à l’époque son équipe Espoirs en Corse pour participer à un tournoi amical. C’était suffisant pour moi pour quitter l’USMA et rejoindre le Mouloudia. J’ai suivi deux camarades à moi. Et j’ai retrouvé les Yacef, Boualem, Cherfaoui et d’autres amis qui m’ont convaincu. Je ne vous cache pas que ce voyage était la seule raison qui m’a poussé à jouer pour le Mouloudia. Je n’ai pas beaucoup joué avec les Espoirs. Juste après mon retour de La Corse, j’ai été convoqué pour participer à un tournoi de la capitale animé par le MCA, l’USMA et le CRB entre autres. Les entraîneurs Ahmed Arab et Bourayou avaient besoin d’un joueur de couloir. Ils m’ont choisi moi et j’ai réalisé un bon match. Zenir, qui était dans le staff technique, m’a demandé de rester dans l’équipe première. Et je me suis retrouvé avec des stars. Ce n’était pas facile, les critiques des anciens ne s’arrêtaient pas. Je me souviens un jour que Meghichi m’a étranglé devant tout le monde pendant un match.»

    «Alilou est comme un frère pour moi et j’ai beaucoup appris de lui»
    «Jouer avec l’équipe première du Mouloudia était un rêve qui s’est réalisé. Je ne cache pas ma fierté d’avoir joué avec des stars comme Bouiche, Gherib, Aït Mouhoub et surtout Bencheikh. J’ai côtoyé la meilleure génération de notre football, celle des années 80. Ali Bencheikh était un frère pour moi. On avait beaucoup de choses en commun, non pas parce que nos noms sont presque les mêmes, mais on a vécu tous les deux une enfance difficile. Il nous emmenait souvent chez lui à Chéraga. Il m’a pris sous son aile. Cette photo a été prise lors du match contre le CRB avec son armada de joueurs, Yahi à leur tête. Le stade était archi comble. Alilou était une idole pour moi et restera parmi les meilleurs joueurs que j’ai connus. Je dois dire qu’il est passé à côté d’une grande carrière internationale.»

    Bencheikha passa deux saisons au Mouloudia avant de rejoindre la JSEB en 1987, la JSBM

     

    Bencheikha Entraineur

    1999-2001 CRB  (Double Champion d'Algérie)

    2001-2002 MCA

    2002-2003 ESMBA (Vice Champion D2 derrière le MCA 2003)

    2003-2004 USMH ensuite CABBA

    2004-2005 EN Espoir

    2005-2006 Oum Salal QATAR (Champion de Qatar D2)

    2006-2007 Zarzis Tunisie

    2007-2009 Club Africain Tunisie (Champion de Tunisie)

    2009-2011 EN' et EN A

    Bencheikha Bordj Ménaiel
    Bencheikha Zarzis Tunisie

     

    bencheikha Zarzis

     

     



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