• BETROUNI OMAR un joueur d'exception

     

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    BETROUNI Omar

    l'empreinte des géants

     

    Il demeure l'un des footballeurs Algériens au palmarès le plus fourni depuis l'indépendance:6 fois Champions d'Algérie (avec le MCA), 2 fois coupe du Maghreb (MCA), 4 fois détenteur de la Coupe d'Algérie (3 MCA + 1 USMA), 1 fois Champion d'Afrique (MCA), 2 Fois Champion de D2 (MCA + USMA), 1 fois Champion Régional (JSEB), Double médaillé d'or avec l'EN aux Jeux Méditerranéens 1975 et aux Jeux Africains 1978, 3 fois Champions du Maghreb avec l'équipe Nationale Algérienne de Police,  vainqueur du Tournoi de Roubaix avec l'EN Junior en 1966.

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    C'est au sein du Mouloudia Club Algérois qu'il s'est fait un nom grâce à ses prouesses et ses buts décisifs.Coté équipe nationale d'Algérie c'est aussi une longue carrière jalonnées de sacres et de distinctions.Malgré qu'il soit à chaque fois sous les feux des projecteurs, il a su gardé cette simplicité qui le caractérise et son sens de l'humour pour rendre le contact plus humain.

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    Démarche preste, accélérations rapides, sourire permanent dominé par une gentillesse de tous les jours, pas très grand, ni trop musclé, Betrouni faisait partie de cette catégorie d'ailiers capables de faire la pluie et le beau temps d'une équipe.familière silhouette que celle de Omar qui se détachait nettement de celle des autres par ses sautillements et ses crochets devenus célèbres jusque chez les enfants.Qui ne se souvient pas de ses deux buts légéndaires qui ont donnés les premiers titres au football Algériens (1975 avec l'EN et 1976 avec le MCA) ?.

    Jugé comme "vieux" par le ministe des sports Djamel Houhou, il voit sa carrière basculé avec 5 de ses coéquipiers du Mouloudia forcé au départ du par un circulaire douteux en 1978, il rebondit au sein de l'USMA sans difficultés car omar avait du football plein les jambes.Il n'a pas suivi le cheminement habituel du footballeur.Lui, c'est l'exception minime, il était avec les cadets.Cadet il jouait Junior.Junior il était déja en équipe première depuis 1968 à 19 ans déja avec le MCA et l'EN d'Algérie.Il faut être de la graine des grands footballeurs pour s'imposer avec le fracas qui fut le sien lors de son premier match avec les seniors.

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    h

    Depuis ce lointain début, Omar a participé aux joies et aux peines du onze national.Il a même été le prodigieux finisseur des grandes actions dans les grands moments.Les jeux Méditeranéens restent aux yeux de tous l'apothéose d'un garçon qui a su saisir sa chance au bon moment sans prendre la grosse tête.En ce 6 septembre 1975 alors que les gradins se vidaient et que le public se mettaient à crier son désespoir, une flambée du petit ailier algérien allait démolir la défense française qui préparait déjà son triomphe.Un but qui valait de l'or et l'amour de tout un peuple.La légende de l'homme providentiel est né ce jour là, et le surnom de l'homme de la dernière minute est devenu un mythe puisqu'il récidivera le 18 décembre 1976 en finale de la coupe d’Afrique des clubs avec le MCA, même stade, même angoisse et même délivrance.délivrance. Hafia Conakry seigneur africain de la balle ronde, fier de deux coupes continentales et prêt à fêter le troisième sacre, apprit à connaitre les échappées meurtrières du numéro sept Mouloudéen.Ce jour là, devant les super-athlètes guinéens, Betrouni choisit d'utiliser ses propres armes qui se résumaient en un crochet et une échappée irrésistible ponctuée par un centre lobe.Le "minuscule" Betrouni entama dès lors un ballet dont il est seul à connaitre les rouages.Il reprit son ballon au centre du terrain, piqua vers le centre , revint à droite "empaqueta" tout le monde dans un superbe dribble et s'en alla assommer les joueurs de Hafia avec un but d'une pureté technique inégalable.On faillit l'étouffer ce jour là, lui, devant le résultat, se mit à courir à la Usain Bolt le bras levé vers le ciel. Sacré Omar.

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    Exemple de courage, d'assiduité et d'abnégation dans le travail, Betrouni est resté un modèle de sérieux et d'application.Exemple pour les jeunes mais également pour les athlètes, il a su donner une leçon de modestie et de persévérance durant toute sa somptueuse carrière.

    Djamel SAIFI

     

    Deux importantes dates ont marqué sa vie.Il réussira d'abord à hisser sur le podium, l'équipe nationale drivée par Rachid Mekhloufi en finale des J.M 1975.Une année plus tard, il récidive lors de la coupe d'Afrique des clubs champions version 1976.Les buts qu'il avait marqués sont restés dans la légende qui lui vaudra la réputation d'homme de la dernière minute.

    Hassaine

     

    Betrouni Omar
    Ancien joueur du Mca, de l’Usma et de l’équipe nationale 
     L’homme de la dernière minute
     

     

    « Il n’y a pas d’endroit dans le monde où l’homme est plus heureux que dans un stade de football. » Albert Camus .

    Il n’affiche pas la mine harassée de celui qui a passé une longue nuit de célébration. La veille, au stade du 5 Juillet qui a vibré à ses exploits jadis, Omar a eu droit à son jubilé au milieu des siens.

    Les Vert et Rouge ont fêté joyeusement un double événement, la consécration de leur club éternel et l’hommage rendu à l’un de ses dignes représentants : celui qu’on se plaît à qualifier d’homme de la dernière minute... Pourquoi ? Parce que, à maintes reprises, Betrouni a été décisif, faisant basculer le sort d’un match in extremis, redonnant espoir à des milliers de fans résignés et désemparés. Les mystères du foot, c’est ça aussi. Omar Betrouni est ainsi. Aujourd’hui, il est heureux. En se prêtant sans ciller au jeu du photographe, il continue à converser sur le foot, thème qui, apparemment, le passionne et sur lequel du reste il est intarissable.

    Le règne des ingrats

    Betrouni a rendu d’énormes services au foot. La contrepartie n’a pas toujours été au rendez-vous. L’ingratitude, nous dit le petit lutin qui a porté le maillot national à dix-huit ans, qui a grandement pris part aux performances du mca et donné de la joie à des milliers de supporters. Celui qui a tant fait vibrer l’enceinte olympique n’a pas de mots assez tranchants pour qualifier ceux qui se sont ingéniés à le décourager, à lui mettre les bâtons dans les roues pour que ce jubilé tombe à l’eau. Il a failli foirer. « Les décideurs, qui m’avaient donné leur accord, se sont ravisés en usant de subterfuges pour que j’aille me faire voir ailleurs. Quelle hypocrisie ! On m’a exigé 150 millions pour le stade du 5 Juillet, puis on m’a proposé une remise de 30%. J’avais fait des pieds et des mains pour réunir le maximum de joueurs de ma génération, des internationaux marocains et tunisiens, mais la date a été avancée, et le match qui était prévu en ouverture, s’est joué en baisser de rideau. Tout cela n’est pas fortuit. je suis outré, en faisant une comparaison avec d’autres manifestations organisées par ces mêmes décideurs à coups de milliards, en faisant venir des étrangers qui ont eu droit à des sommes mirobolantes et auxquels les officiels zélés font des courbettes en déroulant le tapis rouge. Quel gâchis ! »

    Betrouni mérite tous les égards : « l’enceinte du 5 Juillet, qu’il a fait sortir de sa triste solitude à maintes reprises, lui est redevable », tente de justifier Zouhir Bestandji, un vieux mordu du Doyen. Figure de légende du Mouloudia, Omar n’éprouve cependant ni rancune ni rancœur, connaissant à fond le « système ». Son mariage d’amour avec le ballon rond dure depuis de longues années. Il préfère s’y retremper : « J’ai commencé au collège de Notre Dame d’Afrique à la fin des années cinquante, et comme poussin à l’asse sous la houlette de l’entraîneur Idzou qui officiait au stade de Saint Eugène, où mon oncle Kayas Mohamed faisait de l’athlétisme. Un jour, au lendemain de l’indépendance, en fouinant dans les dossiers laissés par les Français au niveau des vestiaires, on tombe sur ma licence. ‘‘Mais c’est un arabe !’’, s’est exclamé le coach. C’est ainsi qu’en 1962 il y avait un match amical entre le mca et Hamam Lif à Saint Eugène. On nous avait convoqués pour jouer en ouverture. Tous mes camarades ont été alignés sauf moi. ‘‘Il est trop petit, trop frêle’’, a expliqué l’entraîneur ». Djazouli, un dirigeant, a insisté : ‘‘c’est le dernier, il faut l’essayer’’. « Je n’étais pas plus haut que trois pommes. Je tremblais... Je suis rentré en deuxième mi-temps. Là, ils ont découvert que j’avais du talent. On perdait 1 à 0. Hassan Tahir était arrière central. J’avais égalisé. Les supporters m’avaient réservé une exceptionnelle ovation. Depuis, les entraîneurs qui se sont succédé au mca, El Kamal, Foula, Lemoui, Khabatou me faisaient même jouer en catégorie supérieure malgré mon jeune âge. Parallèlement, j’étais au lycée El Mokrani et je me rappelle d’une flamboyante finale remportée à Oran face au lycée de Guelma. Je me souviens que le trophée nous a été remis au stade Ouaguenouni par Bouteflika. » Betrouni participe positivement au concours du jeune footballeur. Il remporte le 10e tournoi international juniors de Roubaix en 1966 avec les Allili, Taouti, Kaoua, Sellami Koffi, Mokrani, Zerouk, Chaoui, Hadefi, Ghomari...

    Premier match à Témouchent

    Mais le baptême du feu aura lieu à Témouchent en 1968 où Omar joue son premier match senior avec le mca. Deux ans après, il remporte la première Coupe d’Algérie avec le mca, vainqueur au stade du 20 Août de l’usma. Lucien Leduc, alors sélectionneur national, déclarait en technicien avisé en désignant Betrouni : « Vous avez là un joyau, surtout prenez-en grand soin », aux journalistes qui critiquaient la présence d’un jeune pas très athlétique dans la cour des grands, comme Lalmas, Selmi, Atoui... Petit gabarit, Omar compense par une grande vivacité et des débordements spectaculaires qui laissent impassibles et pantois des défenseurs dépassés. A la suite de la débâcle de 1974, et la déconfiture face à la Tunisie, les décideurs se rabattent sur l’équipe militaire dirigée par Mekhloufi qui fera office de sélection nationale. « Tous les joueurs étaient militaires. Comme ils n’avaient pas d’ailier droit, ils m’ont fait appel, je ne faisais pas partie du contingent. J’étais officier de police ».

    khabatou le meilleur

    Cela n’empêcha pas les coachs de lui attribuer le brassard de capitaine avec comme objectif faire un bon parcours aux jm d’Alger de 1975. « Il y avait de gros calibres, la Turquie, la Yougoslavie, la Tunisie... le déclic s’est produit après la victoire contre l’Egypte sur un but de Draoui. On avait gagné le public et les autorités qui en demandaient toujours plus. On est arrivés en finale, et devinez contre qui ? Contre la France. C’était la veille du Ramadhan et le k.o était dans l’air. Il fallait à tout prix gagner. A la mi-temps, on perdait 2 à 1. Zerguini, dans les vestiaires, était en contact avec Boumediène dont le message porté à la connaissance des joueurs disait en substance ‘‘Il n’est pas question que la Marseillaise soit jouée au 5 Juillet’’. On a ouvert les Jeux avec Qassaman. Ils se termineront avec l’hymne national. Bon courage. Il en fallait une bonne dose dans de pareilles circonstances. J’étais capitaine. Il nous restait 45 mn. J’ai dit à mes coéquipiers qu’il fallait y croire jusqu’au bout. Je crois qu’à deux minutes de la fin, Boumediène partait lorsqu’il entendit une énorme explosion, 80 000 supporters qui retenaient leur souffle avaient laissé libre cours à leur joie. Comment cela s’est-il passé ? J’ai débordé et centré. J’avais entendu le cadran lumineux qui avait fait un bruit en s’éteignant. J’ai vu le gardien partir dans la bonne direction mais un de ses équipiers a mis son pied en détournant la balle dans l’autre sens. Je n’y ai pas cru. C’était un flash. Mais j’ai vu les filets trembler, c’est là que j’ai réalisé. Les policiers, les agents, les journalistes sur la main courante se sont rués sur moi. Les Français avaient l’impression d’avoir reçu le ciel sur la tête. » Les prolongations deviennent une affaire algérienne. Quand la victoire est proclamée, tout Alger est en extase. La clôture des 7e Jeux méditerranéens se transforme en véritable carnaval. « Je me souviens qu’en guise de prime, nous avions reçu un carnet cnep garni de 2000 DA ! Mais plus que l’argent, la communion avec les gens dans la rue n’avait pas de prix. »

    L’épopée de la coupe d’Afrique

    Puis il y a eu la coupe d’Afrique des clubs de 1976 : « C’était un défi réussi avec Abdelkader Drif. Cette victoire a ouvert la voie à d’autres clubs. C’était une période formidable. Le pays était fort par ses joueurs mais aussi par ses responsables qui ont réussi à faire plier la caf, celle-ci avait pardonné à Bencheikh suspendu qui a pu jouer la finale face à Hafia Conackry. » Omar a, eu lui aussi, sa traversée du désert. Il évoque son plus mauvais souvenir sans en rajouter, lorsque les joueurs de sa génération avaient été renvoyés comme des malpropres au lendemain de la réforme sportive. « J’avais tout juste 28 ans et je pouvais encore donner. Je devais jouer à Nice où Mustapha Zitouni m’a orienté aux côtés de Bijovic et Bousdira. je voulais terminer ma carrière en apothéose, mais le ministère a refusé de me délivrer l’autorisation. Je suis resté une année sans jouer jusqu’au jour où Benfadah est venu me solliciter pour jouer à l’usma qui venait d’être reléguée en deuxième division. Après plusieurs approches, j’ai cédé. On a terminé le championnat avec 7 points d’avance et offert à l’usma sa première coupe d’Algérie après 7 finales ratées. Ça a été deux années pleines de satisfaction que je ne regrette pas », dit-il avec assurance bien que des irréductibles mouloudéens n’avaient pas digéré son passage chez le frère ennemi et mal apprécié cette escapade. Les sages du vieux club algérois se contenteront eux de cette boutade lorsqu’ils sont interpellés par les Rouge et Noir. « Avec Omar, nous vous avons envoyé la baraka.

    C’est grâce à nous que vous avez effacé le signe indien. » Lundi, Betrouni avait le même sourire et le même enthousiasme après le sacre des Vert et Rouge. « J’ai souhaité cette victoire et cette consécration pour les jeunes qui se sont bien battus durant toute la saison. Mais je demeure perplexe pour l’avenir du mca. Je persiste à dire que c’est l’arbre qui cache la forêt. Il faut mettre le holà. Il faut un changement radical au niveau des dirigeants. Le club qui n’a pas d’infrastructures propres est dirigé à distance sinon par la rue. Comment voulez-vous évoluer dans un environnement aussi hostile. » quant à l’en, Omar pense qu’« on a accusé du retard pour constituer cette équipe qui a subi trop de changements et qui se retrouve avec 7 blessés. Aujourd’hui, nous n’avons pas d’équipe prête à jouer le 1er match contre la Slovénie. Je leur souhaite un bon départ, car c’est cela qui compte. Mais je dis qu’il y a des interrogations. Pourquoi ramener Guedioura et ne pas le faire jouer à son poste ? Et puisque le coach dit que le résultat importe peu contre l’Eire, pourquoi ne pas titulariser d’emblée Mbolhi puisqu’on connaît la valeur de Chaouchi ? Beaucoup reste à faire en attaque marquée par sa stérilité. » Le professionnalisme pour Betrouni n’est pas une panacée. Il faut un cahier des charges qui impose des infrastructures adéquates, des centres de formation, quitte à commencer avec 4 ou 5 clubs seulement. « Il n’est pas honteux de suivre l’exemple des autres... »

     

    Parcours :
    Omar betrouni est né le 9 janvier 1949 à Alger. Formé au MC Alger, il reste plus de 10 ans dans ce club. Il termine sa carrière à Dellys à 40 ans en passant par l'USMA et le JSEB. Il fut le héros de la finale remportée des Jeux méditerranéens en 1975 et a fait parler de lui, l’année suivante en 1976, à la finale qui a opposé le MCA au Hafia de Conakry pour le compte de la Coupe d’Afrique. Betrouni compte 82 sélections avec l’équipe nationale. Il est champion d’Algérie (1972-1975-1976. 78 et 79 avec le MCA, vainqueur de la coupe d’Algérie en 1971, 73 et 76 toujours avec le MCA et en 1981 avec l’usm alger, vainqueur des Jeux africains en 1978.  il a inscrit 59 buts en équipe nationale. Il considère Ismaïl Khabatou, son entraîneur, comme l’un des plus compétents sur la scène sportive algérienne.

    Hamid TAHRI

    El Watan du 3.6.2010

    « MADIOU Noureddine: MCA Volley BallBETROUNI OMAR ses buts avec le MCA »

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