• BOURAS BRAHIM

    BOURAS Brahim

    "Un ailier redoutable"

     

    Né le 13 août 1939 à Alger, c’est à Rennes, dans un club de première division française que Brahim a connu ses plus belles années comme titulaire à l’âge de 20 ans. Il évoluait au sein de cette association au poste d’ailier droit.
    C’est alors que le Mouloudia club d’Alger est parti le chercher pour former une équipe capable de planer sur le football algérien.
    Joueur infatigable, il ne refusait pas les chocs et savait à l’occasion organiser le jeu malgré que son poste était celui d’ailier de débordement. Rapide, balle au pied il était tout de même limité techniquement.
    Cependant, Bouras Brahim, en portant les couleurs du Mouloudia club d’Alger ne savait pas qu’il allait devenir la coqueluche des vert et rouge au même titre que les Aouadj Zoubir, Tahir Hacène, Bachi Zoubir et Betrouni Omar. Il avait de la vivacité dans le geste. Sa vitesse dans la course et sa clairvoyance ont fait de lui un excellent joueur de football. Brahim Bouras qui était doué dans son poste d’ailier droit se fait remarquer par le trio Ibrir-El Kamel-Firoud qui, sans attendre, lui fait appel pour porter les couleurs nationales. Sa première rencontre officielle s’est déroulée à Alger en 1963 à l’âge de 23 ans pour affronter la Tchécoslovaquie avec les entraîneurs Ibrir, El Kamel et Firoud. Bouras Brahim a participé à divers matchs amicaux. Energique, solide et consciencieux, il continuera sa carrière au club du mouloudia avec lequel, il connut des hauts et des bas avec cette formation la plus populaire d’Alger. Il était pour ainsi dire, rapide, clairvoyant et habile quand il fallait exploiter soit les erreurs défensives adverses soit les sollicitations de ses partenaires près de la surface de vérité. En activité permanente, il était un remarquable équipier et d’une correction exemplaire. Brahim a eu le privilège de traiter d’égal à égal avec les meilleurs joueurs de son temps. Il avait un style de jeu propre à lui. Ibrir, séduit par les qualités de ce jeune joueur du MCA, décide d’incorporer Brahim au poste d’ailier droit. Ce dernier très à l’aise  alimentait en balles transformées en buts, Lalmas, Seridi, Hachouf, Khalem et autres. Ses qualités techniques individuelles et son sens du jeu collectif ont fait de lui, un footballeur complet. Sa dernière rencontre officielle internationale se déroula à Alger en date du 1 janvier 1964 à l’âge de 24 ans contre la RFA avec les entraîneurs Ammi Smaïl, Khabatou et Firoud. Bouras Brahim a eu le privilège de porter plus de trois fois le maillot national. C’était un ailier droit insaisissable, mais d’une clairvoyance au dessus de la moyenne. Il sait s’infiltrer dans les défenses en ondoyant et son tir partait avec aisance et précision sans pour autant bénéficier d’une puissance redoutable. Il était aussi précieux en attaque qu’en défense dans une formation du Mouloudia club algérois qui pratiquait l’un des plus beaux football de la division nationale une. Il savait «provoquer» la défense adverse dont l’objectif évident était de ramasser au passage soit le but soit une compensation. Bouras Brahim fait partie des milliers ailiers algériens, aux déroulants déboulés, vifs, incisifs et qui savent perturber les défenses adverses en les provoquant balle au pied. Certes, il est venu de Rennes (France) mais c’est avec le MCA qu’il s’est épanoui et c’est avec le MCA qu’il a terminé sa carrière.
    Bouras Brahim a fait partie de la meilleure génération de footballeurs que l’Algérie ait connu. Il peut se vanter d’avoir côtoyé les meilleurs de sa génération à l’image de Salah Achour, Aouadj Zoubir, Lalmas Hacène, Meziani Abderrahmane, Boubekeur Abderrahmane et autres. Il a atteint l’âge des 66 printemps, il a connu les plus rudes hivers, goûté aux 66 automnes accompagnés des 66 étés. Le chiffre 60 lui va si bien étant donné qu’il a fait partie de la sélection nationale des belles années 1960 post-indépendance. Oublié de la jeunesse actuelle, il demeure vivace dans l’esprit de sa génération. Sur ce, nous tenons à le saluer pour lui dire qu’il demeure vivace auprès de ceux qui se rappellent de lui. Bonne santé Brahim ainsi qu’à toute ta famille.

     

    Portraits - Brahim Bourras, petit de taille mais grand de talent

    C’est en effectuant son service militaire à Oran que Brahim Bourras fut détecté par les responsables militaires locaux pour défendre les couleurs régionales pour un match amical contre un club français le Stade rennais.

    C’est le début d’une grande carrière footbalistique en Algérie et à l’étranger.

    Brahim Bourras est né le 13 août 1939 à Alger.

    "J’ai commencé le football en retard par rapport à maintenant, enfin je veux dire dans une structure. J’ai pratiqué le football comme tous les gamins sur un terrain vague avant de commencer avec les cadets de Notre - Dame d’Afrique".

    Appelé par l’armée coloniale pour effectuer son service militaire, Brahim s’est
    retrouvé dans la région d’Oran (Marina d’Oran) ou très vite repéré par le service des sports, il fût engagé dans l’équipe locale pour le championnat régional.


    Brahim s’est vite fait de bons copains et surtout la présence de Mahi, une grande figure du football algérien de l’époque, l’a aidé à intégrer facilement le groupe.

    Après quatre ans passés en Bretagne et d’excellents résultats sur tous les terrains français Brahim a été convoqué en sélection algérienne en 1964 pour disputer un match amical contre la Tchécoslovaquie.

    Ce fût un aller simple, car son passeport a été confisqué après le match et Brahim était contraint de rester à Alger. Doué et appliqué, il trouve sa véritable place d’attaquant malgré sa petite taille, rapidité, ouvertures lumineuses et le sens du but avec bien entendu des passes décisives.

    On découvre ainsi un joueur déjà mûr en 1957 lors d’un match opposant la
    sélection régionale d’Oran et le Stade rennais. Les responsables du club breton n’ont pas hésité une seconde pour lui faciliter son départ en France et rejoindre le club entrainé à l’époque par un certain Antoine Cuissard. Le club venait juste de gagner le titre de champion de France.


    Le mouloudia (MCA), le doyen des clubs algériens lui a ouvert ses portes.
    Brahim a connu au sein du club algérois que des moments de joie avec des noms de prestige, les Aouedj, Zerga, Metrah et le stade Saint Eugène (Bologhine).


    Une époque ou le football algérien était dominé par le CR Belcourt avec les
    Nassou, Lalmas, Hamiti, ES Sétif, ES Guelma, MC Oran, JSK Kabylie et le frère ennemi USM Alger.


    Brahim quitte définitivement Alger et son football en 1969 pour s’installer en
    Suisse et plus particulièrement à Genève, une grande ville de football.
    Il n’est pas resté sans activité, puisqu’il rejoint l’équipe Inter Stars70 et termine sa carrière au Servette de Genève avec les vétérans.


    Brahim Bourras vis à Genève depuis 31 ans déjà, père et grand père,
    responsable dans une entreprise de transports internationaux.
    Il aime beaucoup les voyages, le désert algèrien et les palmeraies.


    Par Mohamed Aggoun

     

    Envoyé par Tahir1 du www.mouloudia.org

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