• CASONI Bernard

    CASONI Bernard

    CASONI Bernard

    "Un Champion d'Europe chez le Doyen"

     

    Bernard Casoni commence sa carrière de défenseur au tout début des années 1980 en deuxième division avec l'Association sportive de Cannes.

     

    Il rejoint Toulon en 1984 et débute en première division le 17 août de cette année-là, au tout nouveau Stade de la Beaujoire face au FC Nantes (défaite 1-3). Il s'y construit une excellente réputation, lui ouvrant les portes de l'Équipe de France le 2 février 1988 lors d'un France-Suisse à Toulouse (victoire 2-1).

     

    Quelques mois plus tard, il signe un contrat avec l'ambitieux Matra Racing de Paris de Jean-Luc Lagardère. Il n'y reste qu'une seule saison, puisque Lagardère se retire du football à la suite des mauvais résultats de son équipe.

     

    Amer de ce fâcheux épilogue, Bernard retourne à Toulon. Après une bonne saison, les portes de la plus grande équipe française de l'époque s'ouvrent à lui. C'est ainsi qu'il signe en 1990 à l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie. La concurrence en défense est forte entre Boli, Mozer ou encore Amoros.

     

    Bernard connaît alors la consécration en atteignant la finale de la coupe aux grandes oreilles, finale perdue contre l'Étoile Rouge de Belgrade le 29 mai 1991. Pendant cette période, il s'octroie définitivement une place de titulaire en équipe de France, dirigée alors par Michel Platini. Il joue d'ailleurs l'Euro 92 la saison suivante.

     

    Mais la saison 1992-93 va annoncer le déclin de sa carrière. Une bénigne fracture au pouce gauche lui fait perdre sa place de titulaire dans le onze olympien, ainsi qu'en équipe de France, où il joue son dernier match le 14 novembre 1992 face à la Finlande (victoire 2-1). Il ne joue pas non plus la finale victorieuse de la Ligue des champions face aux Milanais le 26 mai 1993 et doit même se contenter d'une place de remplaçant jusqu'à la rétrogradation de l'Olympique de Marseille en Division 2 à l'orée de la saison 1994-1995.

     

     

    Mais pendant les deux saisons que l'équipe olympienne reste au purgatoire, il prouve qu'il n'est pas fini et permet à son équipe, aux côtés de Marcel Dib et d'autres, de retrouver l'élite en 1996. Il décide de mettre un terme à sa très bonne carrière professionnelle à cette occasion..

    Olympique de Marseille : Il deviendra par la suite entraîneur des moins de 15 ans de l'Olympique de Marseille durant deux ans (de 1996 à 1998). Il entraînera ensuite l'équipe réserve jusqu'en décembre 1999, date à laquelle il prend les rênes de l'équipe fanion. Il y succède à Rolland Courbis, lequel démissionne après les mauvais résultats de l'automne 1999, et commence réellement sa carrière d'entraîneur professionnel. Il restera sur le banc marseillais jusqu'à la fin de l'exercice 1999-2000 où l'équipe, après une calamiteuse saison, terminera 15e, évitant de très peu la relégation en Ligue 2.

     

    Evian TG :Le 20 janvier 2010, il est nommé à la tête de l'Evian Thonon Gaillard FC alors que le club est co-leader de National mais connait une période creuse de résultats, n'ayant récolté que 9 points sur 24 possibles lors de ses dernières rencontres1. Il y vivra deux promotions successives, en Ligue 2 puis en Ligue 1.

     

    Club Africain : Il rejoint au 1er juillet 2012 le Club africain pour un contrat de deux ans. Auprès de Slim Riahi, le président du club, il déclare son désir de remporter tous les titres possibles avec ce club. Il arrive en cours de saison, celle-ci s'étendant de novembre 2011 à septembre 20121. Sur les 7 matchs qu'il dirige, il totalise 2 victoires, 4 nuls et 1 défaite. Le 2 octobre 2012, il est limogé pour insuffisance de résultats. Il fait part de son incompréhension, lui qui avait vécu la fin de saison précédente comme préparation du nouvel exercice en vue...

     

    AJ Auxerre : Le 2 décembre 2012, il s'engage avec l'AJ Auxerre pour 18 mois à la suite du départ de Jean-Guy Wallemme4. L'AJA est alors seizième de Ligue 2 et éliminée des deux coupes. Sa mission y est simple : maintenir le club. L'alchimie y prend plutôt bien avec 4 succès en février 2013. Casoni y prend en main un effectif prometteur, composé des jeunes Christopher Jullien, Willy Boly, Sébastien Haller, Paul-Georges Ntep, Yaya Sanogo accompagnés des plus expérimentés Sorin, Hengbart, Adama Coulibaly, Oliech, Le Tallec ou autre Olivier Kapo. Il mène ainsi le club à une honnête neuvième place. Il lie également une relation intime avec Ntep qui le considère comme l'un des meilleurs coachs qu'il ait eu, le faisant passer le cap de "gamin à jeune homme"1.

    En août 2013, le seul horizon de l'AJA et de son nouveau président Guy Cotret est, de nouveau, le maintien. Bernard Casoni doit alors composer avec un budget en constante diminution. De 40M€ lors de la dernière année en Ligue 1, il n'était plus que de 21M€ en 2012-2013 avec comme objectif de tendre vers les 14M€... Jusqu'en janvier 2014, le plan se déroule comme prévu, le club végétant entre la 13e et la 10e place. Il est alors porté par Ntep (10 apparitions dont 7 titularisations, 5 buts, 1 passe décisive), vendu pour 5M€ en janvier au SRFC. En février, l'édifice s'écroule, l'AJA tombe 17e et une série de 5 matchs sans victoire sonne le glas de l'expérience bourguignonne de Casoni1. Le 17 mars 2014, il est démis de ses fonctions d'entraîneur.

     

    Valenciennes FC : Le 17 juillet 2014, après 8 saisons dans l'élite, le VAFC débute en Ligue 2. En plein marasme économique et sportif, Bernard y est choisi par Jean-Louis Borloo pour remettre sur pied le club nordiste et y paraphe un contrat s'étendant sur deux saisons. Un défi de taille, à 2 semaines et demi de la reprise, il prend en main un effectif composé de 15 éléments, attendant alors pas moins de 6 à 8 renforts pour constituer un effectif compétitif. Il déclare alors que son équipe, en déficit de foncier et sans repères tactiques, peut très bien terminer le mois d'août avec 0 point. Elle en prendra finalement 4, le club pointant à la 19e place. Le bilan entre septembre et décembre est, par la suite, plutôt bon : sur 13 rencontres de Ligue 2, les valenciennois s'en tirent avec 6 victoires, 1 nul et 6 défaites, de quoi remonter jusqu'à la 9ème place.

     

    Entre la 18e et la 25e journée de championnat, le club nordiste n'engrange qu'un seul point et est alors premier non-relégable à un point du 18e. Du fait de ces résultats, il est remercié le 24 février 2015 et est alors remplacé par David Le Frapper, entraîneur des U19. À la suite de ce licenciement, il réclamera 1,3M€ d'indemnités au club en difficultés.

     

    FC Videoton : Le 11 juin 2015, il signe un bail de deux ans avec le club hongrois, champion en titre, du Videoton FC9. Le club participe ainsi aux tours préliminaires de Ligue des Champions. Sorti au troisième tour par le BATE Borisov après être difficilement venu à bout des gallois de New Saints, le club patauge également en championnat. Il y enchaîne notamment 3 défaites consécutives, ce qui n'était plus arrivé au Videoton FC depuis octobre 20071. À la suite de ces mauvais résultats (10 matchs officiels, 2 victoires, 2 nuls et 6 défaites dont 4 en 5 journées de championnat), il est démis de ses fonctions dès août 201510.

     

    FC Lorient : Le 8 novembre 2016, après dix-sept jours sans coach, le FC Lorient le choisit pour remplacer Sylvain Ripoll, démis de ses fonctions compte tenu des mauvais résultats du club11. Alors que Rolland Courbis, Rémi Garde, Elie Baup, Éric Roy et Hubert Fournier avaient été pressentis pour occuper le poste, c'est finalement lui qui, contre toute attente, arrive au chevet de l'équipe, 20e de Ligue 1, à 4 points du premier non-relégable. Sa réputation d’entraîneur défensif, tactique, au jeu peu flamboyant ne semble alors pas correspondre aux valeurs de jeu incarnées par Christian Gourcuff puis Sylvain Ripoll dans le Morbihan 12. Alex Hayes, directeur sportif du club breton, ne cache pas qu'il a été retenu pour ses qualités de leadership, de meneur d'hommes et sa base défensive importante, le club prenant alors près de 2 buts par match. Avec un contrat s'étendant jusqu'à la fin de la saison avec une option d'une année supplémentaire, il arrive ainsi comme "pompier" afin de pérenniser le club en Ligue 113. Il est démis de ses fonctions le 30 mai 2017 à la suite de la relégation du FC Lorient en Ligue 214.

    MC Alger : il accepte de prendre en main le Doyen des Clubs Algériens en entamant de fort belle manière le championnat après une dizaine de jours de travail, en allant s'imposer à Biskra sur un but de Nekkache le vendredi 25 Août 2017.

    CASONI Bernard

    Vendredi 25.8.2017, premier match officiel avec le MCA à Biskra 

     

    Palmarès

    En club
    Vainqueur de la Ligue des Champions en 1993 avec l'Olympique de Marseille
    Champion de France en 1991, 1992 et en 1993 avec l'Olympique de Marseille
    Champion de France de Division 2 en 1995 avec l'Olympique de Marseille
    Finaliste de la Coupe d'Europe des Clubs Champions en 1991 avec l'Olympique de Marseille
    Vice-Champion de France en 1994 avec l'Olympique de Marseille
    Finaliste de la Coupe de France en 1991 avec l'Olympique de Marseille
    En équipe de France
    30 sélections entre 1988 et 1992
    Participation au Championnat d'Europe des Nations en 1992 (premier tour)
    Entraîneur
    En club
    Champion de France de Ligue 2 en 2011 avec Évian Thonon Gaillard
    Champion de France de National en 2010 avec Évian Thonon Gaillard
    Distinctions personnelles
    Trophée UNFP du meilleur entraîneur de Ligue 2 en 2011

    CASONI Bernard

    Casoni avec le Mouloudia 

     

    Bernard  est venu au MCA avec un sac plein de détermination et de conviction pour faire du Doyen une équipe capable de produire un très beau jeu tout en assurant la gagne, comme c’est le cas depuis en coupe de la CAF (malgré l'élimination) et en Championnat. Casoni a gagné le respect des fans et même des dirigeants.le Mouloudia d’Alger a recruté Bernard Casoni, qui a rencontré des soucis dès son arrivée, comme une préparation qui n’était pas au top et le manque de matches amicaux. Tout cela n’allait pas l’aider à transmettre son savoir-faire à ses protégés. Casoni n’a pas baissé les bras pour autant et il a déclaré dès le début que les premières journées du championnat vont lui servir de matches de préparation, car il n’a pas eu de matches amicaux. Il a longtemps cherché son équipe-type et depuis le match face au MCO, il a trouvé ce qu’il voulait et depuis, c’est la belle vie pour les Vert et Rouge. Ils ont arraché le point d’Oran et ils auraient pu prétendre à plus. Ils ont battu la JSK dans un clasico à Bologhine et ont arraché la gagne à Brakni face à l’USMB. Le MCA gagne avec l’art et la manière. Les fans chantent : Casoni, Casoni, le Mouloudia Campionné. 

     

     

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