• "Châabi" et le Mouloudia : El Kobbi Abderahmane

    El Kobbi Abderrahmane

     

    Savoir comment Abderrahmane El Kobbi a commencé sa carrière.Savoir aussi ce que le chanteur pense du football et, surtout, du Mouloudia.C'est ce que notre collaborateur Abdelwahab Alioua a tenté de faire en rencontrant Abderrahmane à la soirée organisée par le "Doyen".Je lance un appel à tous les vrais supporters pour une mobilisation autour des dirigeants afin de garantir l'avenir du "Doyen" des clubs, lui a déclaré en substance El Kobbi.
     

    Le Doyen: Peux-tu nous retracer la carrière artistique d'Abderrahmane El Quobbi?

    El Kobbi: Grosso modo, j'ai commencé jeune, inspiré par Omar Mekraza (ALLAH yerrahmou), à chanter au quartier pour les copains.Ensuite, est venue la phase d'apprentissage musical, qui a commencé vers 1965.J'avais, à cette époque, acheté mon premier mandole, chez cheikh Kbayli, sur lequel j'ai débuté mon initiation instrumentale, aidé par mon ami Youssef Bedjaoui, avant d'entrer en conservatoire chez Si Abdelkrim Dali (ALLAH yerrahmou).Celui-ci m'a inculqué une autre dimension de l'interprétation instrumentale et vocale.Entre temps, vers 1966, à partir de la rue Hoche , je suis passé à la radio (en face du lycée omar racim), où, à travers les ondes j'ai eu mon premier contact avec le grand public, le temps d'une chanson 'Elli Aâatah Rabbi".Enfin, après ma sortie du conservatoire, ce fut des années de recherche à travers le territoire national, de quacidates, de répétitions et de tours de chants dans les mariages, avec une préférence de plus en plus  marquée, vers le "medh".Ensuite, j'ai rencontré le poéte Zerrouk Daghfali, qui fait de très belles choses, et qui m'a composé de merveilleuses quacidates.Voila !

    Le Doyen: Est-ce, Abderrahmane El Quobbi supporte une équipe?

    El Kobbi: La question ne se pose même pas.Je supporte le Mouloudia d'Alger, mais avec plus de modération qu'avant.Avant, c'est à dire, l'époque où en groupe acharné, on vivait au rythme du Mouloudia, jusque dans ses déplacements les plus lointains, ou les plus périlleux.Je me souviens du jour où nous sommes allé au stade, très tôt le matin, pour assister à une rencontre que disputait le Mouloudia l'après-midi, un copain de quartier nous a ramené, en guise de casse-croûte, une marmite de "mesfouf" qu'on a mangé sur les gradins.Le Mouloudia gagnait, perdait, on était heureux ou malheureux, mais c'était secondaire.On vivait MCA...Et puis vint la réforme.Le changement du Sigle (MPA)...Le départ massif des joueurs.Enfin, tout à basculé d'un coup.Trop rapidement.Le phènoméne affectif d'identification au club, ne jouait plus.Ajoutons à cela d'autres facteurs, comme la famille, qui s'agrandit, les responsabilités qui s'alourdissent, les exigences du travail, etc...Enfin tout ça a fait, que j'ai pris du recul par rapport au Mouloudia, que je n'ai plus suivi que par les journaux et la TV interposés.

    Le Doyen: En tant que supporter du Mouloudia quel a été ton meilleur souvenir?

    El Kobbi: Incontestablement la finale de la coupe d'Afrique en 1976, contre le Hafia, j'étais ce soir là au stade du "5 juillet" avec un ami, Noureddine Remani (je me souviens) au coup de sifflet final, après les pénalties, j'avais pleuré le sacre.

    Le Doyen: Et ton plus mauvais souvenir?

    El Kobbi: En 1965, lorsqu'à la suite des incidents du match MCA-MCO, le ministre Sadek Batel avait décidé de suspendre le MCA de la compétition.

    Le Doyen: Quel a été le joueur que tu admirais le plus?

    El Kobbi: J'ai supporté plusieurs générations de joueurs de talents qui ont évolué au Mouloudia.Pourtant, sans rien enlever à leur mérite, je dirai que j'étais un admirateur d'Ali Bencheikh.C'était un artiste de génie.Sur un terrain, son dribble inné, imprévisible, aussi efficace à l'arrêt qu'au démarrage, ou en plein mouvement était fabuleux.Il nous faisait oublier les longues heures d'attente, de soif, de faim, de chaleur, de froid...

    Le Doyen: Et dans l'équipe actuelle, quel est le joueur que tu préféres?

    El Kobbi: Pour ce que j'ai vu à la télé, puisque je ne vais plus au stade, c'est Belhouchet, Guettouche, Meraga sans oublier Kadri.

    Le Doyen: Si tu avais un message à transmettre, quel serait-il?

    El Kobbi: A la veille de l'application de la loi relative au "départ" des entreprises, et à l"autogestion" des clubs, je félicite les actuels dirigeants du MCA, et lance un appel à tous les vrais supporters du Mouloudia, et ils sont nombreux, pour une mobilisation effective autour des dirigeants, afin de garantir et d'assurer l'avenir du "Doyen" des clubs, et lui redonner les titres de noblesse auxquels il a droit de par son histoire et celle des hommes qui de génération en génération en ont fait ce qu'il a été et ce qu'il est.

    La revue "Le Doyen"-N° 16-Juin 1990-Pages 18/19

    Abderahmane El Koubi né le 20 Février 1945 dans une famille de mélomanes, il fit ses débuts en 1965 sous la direction de Abdelkrim Dali et durant 2 ans.N'ayant pas put joindre l'école Ankawiya il ne cesse de persévérer avec l'aide de ses deux oncles dont Kadour Lebhiri. Il n'arrête de s'imposer durant les années 68-70 d'où son style propre a lui fut su lors d'une soirée à Rouïba. Issu d'une maman originaire de Azzefoun et comme il le dit lui-même, Azzefoun, rime a azifoun (musiciens) d'où probablement cette lignée d'artistes originaire de cette région.

     

     

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