• Communiqué de MARIF Rachid

    En tout comportement, il y a un seuil de tolérance au-delà duquel tout responsable, même s’il est astreint au devoir de réserve, se doit de réagir. C’est le cas de le dire, en ce qui me concerne, objet depuis quelque temps, d’une farouche et interminable campagne de désinformation entretenue par de viles intentions, qui touche mon activité au sein du club du Mouloudia, en tant que président d’honneur. Je ne peux, en effet, accepter de subir indéfiniment cette regrettable situation dans laquelle les ragots honnis s’érigent en vérités absolues et que l’ingratitude et l’injustice puissent, d’une part, travestir les réalités objectives et réduire, d’autre part, l’action de ceux qui «apportent» réellement à ce club. Je tiens donc tout d’abord à préciser et à réaffirmer au sujet de ma désignation comme président d’honneur, que lors de ma dernière réunion avec les dirigeants de l’Association du Mouloudia, y compris d’anciens joueurs, à l’Ecole de la Protection civile, je m’étais longuement attardé sur la nécessité de combattre toutes les formes de déviation et mis, moi-même, l’accent sur la nécessaire objectivité et la transparence qui doivent obligatoirement présider dans les travaux consacrés à l’élaboration des projets d’amendement des statuts et des modalités de désignation du président de l’Association. A ce propos, j’ai exprimé de façon claire et non équivoque que la formulation de président d’honneur à vie qui n’est pas d’ailleurs de mon cru, ne repose sur aucune considération objective ni même réglementaire et qu’elle devrait être, à ce titre, définitivement bannie. Lors de mon intervention j’avais également attiré l’attention sur le fait que l’Association avait montré ses limites dans la gestion de la section football, qu’elle s’était en outre totalement écartée de ses principes originels pour lesquels elle avait été créée et qui visaient à redonner au club mouloudéen son essor et son aura, à perpétuer l’esprit de grandeur et de sacrifice légué par nos aînés, à sauvegarder les principes moraux et spirituels pour lesquels tant de martyrs ont donné leur vie, et combattre en permanence la culture de l’oubli. J’avais en outre longuement insisté pour que l’association revienne à sa mission fondamentale : le devoir de mémoire, et préconisé la prise de contact immédiate avec Sonatrach pour la prise en charge de la section de football avec toutes les mesures d’accompagnement de nature à l’amener dans un temps déterminé à s’ériger en véritable entreprise commerciale susceptible de lui assurer la pérennité et de mettre ce grand club définitivement, à l’abri de toutes convoitises de quelque nature qu’elles soient. Cette position fut d’ailleurs solennellement énoncée dans une correspondance que j’avais adressée, en avril 2007, aux instances du pays, aux termes de laquelle Sonatrach a été interpellée à ce propos et appelée à répondre à ses devoirs par la restitution au club de tout son patrimoine (culturel, historique et des infrastructures, etc.) tel qu’il était en 1976. Ceci dit, et au-delà de cette mise au point que je me trouve aujourd’hui amené à faire, à mon corps défendant, je considère qu’il n’est ni dans mon éducation ni dans mes convictions de continuer à me fourvoyer. Je ne peux, en effet, me prêter aux jeux stériles comme je me garde de participer à des polémiques sans issue et de bas étage. Que les âmes bien nées sachent que toutes les gesticulations qui sont à l’origine de ce climat délétère ne peuvent me distraire de ma mission essentielle : mettre mon énergie en permanence au service de mon pays. Le Mouloudia et ses hommes illustres tels que les valeureux Bouras Mohamed, Asla Houcine, Belamane, Derriche, Djaout, pour ne pas les citer, ont écrit en lettres d’or une page de l’histoire glorieuse de l’Algérie, élevant ce club en le hissant au rang de patrimoine national. C’est dans ces principes que je me reconnais. C’est dans le Mouloudia, école de rectitude et de patriotisme, de bravoure et de loyauté que je me reconnais. C’est dans le Mouloudia locomotive du football national que je me sens en en adéquation. Ce n’est pas hélas le cas aujourd’hui au sein de ce club. En conséquence, mû par toutes ces considérations, je décide de remettre, à partir de ce jour, mon mandat de président d’honneur à l’assemblée général qui décidera souverainement des suites à lui réserver. Mon souhait le plus vif est de voir ce club que je continuerai de porter, malgré tout dans les tréfonds de mon cœur, dépasser au plus vite ces contingences dans une totale sérénité, grâce aux nobles valeurs qu’il a toujours véhiculées et desquels seuls les véritables mouloudéens et patriotes sont imprégnés. Je souhaite au Mouloudia qu’il termine sa saison en toute apothéose, pour son grand bonheur et celui de ses supporters, pour la grande joie du football national, et celles de mes Amis, les vrais.

    Rachid Marif

     
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