• Dimanche à Ilorin (Nigéria): Kwara United – MCA, et commence l’aventure…

    Dimanche à Ilorin (Nigéria): Kwara United – MCA, et commence l’aventure…

    Les regards des fans mouloudéens seront braqués dimanche vers cette inconnue ville nigériane d’Ilorin, où leur équipe fera son entrée en coupe de la CAF.
    Pour ce match aller, plusieurs éléments sont venus attiser les craintes des Vert et Rouge. Péripéties du voyage et préparation de l'équipe sur place au Nigéria.

    Des données d’avant-match défavorables
    Déjà, les 48 heures qui ont précédé le voyage étaient chargées de tension. Et pour cause, les joueurs sont montés au créneau pour réclamer leurs primes de match. Une attitude qui a mis les dirigeants dans tous leurs états. Ces mêmes dirigeants, en dépit des problèmes financiers que rencontre la trésorerie mouloudéenne, ont consenti à calmer le jeu en payant deux des primes réclamées la veille du voyage. Enrico Fabbro était le premier à pousser un ouf de soulagement après ce geste. Le coach craignait énormément la reproduction des scénarios de précédentes rencontres internationales. En effet, les problèmes financiers étaient pour beaucoup dans les mésaventures du Doyen lors des deux dernières participations en coupe arabe.
    Même les assurances des joueurs, après leur montée au créneau, n’étaient pas faites pour dissiper les appréhensions du coach italien ni des supporters.

    Les assurances des joueurs
    Les conditions du voyage ont longtemps hanté les esprits des joueurs. Les échos parvenant des lieux du match, faisant état d’insécurité, ont inquiété les joueurs. Cela a poussé les dirigeants du club à demander, par le biais de la FAF, des assurances aux Nigérians, chose faite, d’autant que le chemin entre la capitale nigériane et la ville d’Ilorin devait être parcouru hier matin par route.
    La fatigue engendrée par le voyage qui a duré 24 heures constitue l’autre élément d’inquiétude pour les Mouloudéens, eux qui ont laissé paraître des signes d’essoufflement lors des trois dernières rencontres qu’ils viennent de disputer depuis la reprise de la compétition nationale. Ajouter à cela, la méconnaissance de l’adversaire par le staff technique. Une équipe qui n’a rien de remarquable dans son palmarès et qui trouve aussi de la peine à suivre le rythme dans le championnat local cette saison, comme en témoigne sa position actuelle au classement du championnat du Nigeria.
    Malgré cela, les poulains de Fabbro devront faire preuve de prudence, sachant que la plupart d’entre eux ne sont pas habitués à ce genre de compétitions, notamment les conditions climatiques du continent noir et le jeu de coulisses.

    Les fans veulent une revanche
    Pour un retour sur la scène continentale, les coéquipiers de Hadjadj sont tenus de faire mieux que leurs aînés de l’année 2000. On fait allusion à l’équipe qui a quitté prématurément la Champions League africaine après avoir été humiliée par les Sénégalais de Jeanne d’Arc dès le premier tour. Un mauvais souvenir que gardent toujours les fans mouloudéens, qui espèrent effacer cette humiliation à l’occasion de cette nouvelle participation de leur équipe à une compétition continentale, et ce, après plusieurs années d’attente. Les joueurs seront-ils à la hauteur ?
    La guerre psychologique a commencé plus tôt que prévu: Le Mouloudia arnaqué au Nigeria
    Si l’arrivée à Lagos s’est faite plus ou moins dans des conditions passables, les choses se sont passées autrement dès qu’on s’est apprêté à rejoindre la ville de Kwara.
    En vérité, il s’agit du début du cauchemar et toutes les assurances fournies par les Nigérians, quelques instants auparavant, furent de purs mensonges.
    Le trajet Lagos – Kwara, qui devait se faire en deux heures au maximum, ou du moins ce qu’avaient assuré les représentants de la fédération nigériane, venus accueillir la délégation mouloudéenne, est finalement parcouru en l’espace de 5 heures. Les choses auraient pu prendre une autre tournure  si le chef de délégation, Khaled Adnane, ne s’était pas rendu compte à temps que les manœuvres des Nigérians ont commencé tôt.

    Quand les 200 kilomètres deviennent 2 000 kilomètres
    En effet, les 200 kilomètres dont parlaient les Nigérians prenaient l’allure plutôt de 2 000 kilomètres. Il était presque midi, heure locale, lorsque le bus mis à la déposition des Algériens a commencé son voyage. Dans une chaleur suffocante et un taux d’humidité très élevé, on devait prendre notre mal en patience pour arriver aux lieux indiqués. La présence des policiers pour escorter les Mouloudéens a quelque peu rassuré tout le monde, mais cela s’est avéré insuffisant.

    Badji : «K’berna en route»
    Et pour cause, les heures passaient sans que Kwara ne se profile à l’horizon. Badji, un habitué pourtant des voyages africains, est allé jusqu’à faire la réflexion suivante «k’berna en route » ; des propos qui ont fait éclater de rire tout le monde dans le bus. Les Mouloudéens ont pris le soin de compter, à leur manière, les kilomètres parcourus, on s’est rendu compte au fil du temps, qu’on avait déjà dépassé la distance dont parlaient les Nigérians.
    Du coup, le doute a commencé à s’installer dans le camp algérois ; c’est le moment choisi par Khaled Adnane de monter au créneau. Il a tout simplement exigé du chauffeur du bus de s’arrêter carrément. Devant le regard médusé des policiers qui accompagnaient, le bus il est descendu pour mettre fin à l’arnaque. Pour ce faire, il n’a pas hésité à interpeller les gens qui passaient ainsi que les services de sécurité du coin. A sa grande surprise, il s’est rendu compte que les Nigérians avaient bien préparé leur coup, histoire d’annoncer la couleur aux Mouloudéens.

    Adnane stoppe le bus et contacte l’ambassadeur…
    La colère s’empare alors de tous ceux qui étaient dans le bus, d’autant qu’on a appris que le chauffeur a fait exprès de rallonger l’itinéraire, comme il aurait, évidemment, été instruit par le club local. Si on avait suivi cet itinéraire, on serait arrivés à Kwara les premières heures de la matinée de samedi.
    Ayant bien compris le manège, le président de la section football du Mouloudia et le secrétaire du club, ont fait le forcing pour obliger le chauffeur à prendre le « droit chemin ». Entre-temps, Khaled Adnane alerte l’ambassadeur d’Algérie au Nigeria qui a piqué une vive colère avant de prendre attache avec les autorités locales concernées.
    On a oublié de mentionner que les représentants de la fédération nigériane qu’on a trouvés à notre accueil à Lagos, n’avaient plus donné signe de vie. Une autre preuve du complot fomenté et préparé pour déclencher la guerre psychologique. Bref, il a fallu parcourir encore 5 heures de route pour arriver à l‘hôtel réservé en la circonstance à la délégation mouloudéenne.

    Un voyage éreintant:
    Ereintant fut le voyage des Algérois pour arriver au lieu de leur rencontre demain face à la formation nigériane de FC Kwara United.
    Tout a commencé dans la matinée de jeudi. Il était 7h lorsque les joueurs du MC Alger, retenus pour ce voyage, commençaient à affluer vers l’aéroport Houari Boumediene. C’est le secrétaire de l’équipe, Dahmane Attalah, ou le «commandant», comme se plaisent à l’appeler les joueurs, qui était le premier à faire son apparition dans le grand hall de l’aéroport international d’Alger. Il s’est occupé tout seul de toutes les démarches administratives d’usage. A leur arrivée, les joueurs n’ont pas trouvé de peine pour gagner la salle d’embarquement. Deux membres du directoire, en l’occurrence le président Ketrandji et son trésorier Hamid Zedek, étaient là pour souhaiter bonne chance à leur bande. L’interprète de Fabbro, même s’il n’était pas du voyage, a tenu lui aussi à marquer de sa présence. C’est lui qui a accompagné le technicien italien jusqu’à l’aéroport.
    Une fois dans la salle d’embarquement, chaque joueur se préparait à sa manière à la grande expédition. La première étape devait les emmener vers la capitale libyenne. Avec un léger retard, la délégation du Mouloudia a pris la destination de Tripoli. Après 1 heure 40 mn de vol, on est dans le pays d’El Kadhafi. C’est le début d’une longue attente, puisque le deuxième avion qu’on devait prendre en direction de la capitale nigériane était prévu pour le début de soirée, à 19h30 heure locale.

    8 heures d’attente à Tripoli
    Là aussi, on a trouvé du mal à meubler tout ce temps, mais dès que l’embarquement vers Lagos commençait à se profiler à l’horizon, tout le monde a poussé un ouf de soulagement. Cependant, ce n’était là qu’une seconde étape à parcourir et pas la dernière. Le trajet vers Lagos s’est avéré, comme attendu, fatigant.

    Arrivée à Lagos dans les premières heures de vendredi
    C’est tard dans la soirée ou plutôt aux premières heures de la journée de vendredi que l’avion transportant la délégation mouloudéenne s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Lagos. Sur place, on devait faire face d’abord à une chaleur suffocante conjuguée à un taux d’humidité extrêmement élevé.
    Les Mouloudéens se sont engouffrés dans deux minuscules bus qui les ont déposés à l’hôtel où ils devaient passer quelques heures avant de passer, enfin, à la dernière étape afin de rallier la ville de Kwara, située au nord de Lagos.
    La présence du représentant de l’ambassadeur d’Algérie au Nigeria était d’une grande utilité pour les Algérois dans un endroit qui laisse croire qu’il est coupé du monde, tellement les moyens de communication sont d’une qualité des plus médiocres.
    Au moment où les joueurs ont pris leurs quartiers provisoirement dans un hôtel de Lagos, le chef de la délégation algérienne, Khaled Adnane, devait trancher concernant le mode de transport pour arriver à Kwara. Il s’agissait de parcourir 200 km que les Mouloudéens avaient émis le vœu de traverser par avion. Mais sur le conseil du représentant diplomatique algérien, il a été décidé de recourir au bus. Selon le même représentant, «les avions utilisés dans les vols intérieurs au Nigeria ne possèdent pas toutes les normes de sécurité».
    Ayant consenti alors à poursuivre le voyage par route, le responsable de la délégation mouloudéenne a exigé toutefois que les bus mis à la disposition de son team depuis son arrivée à Lagos soient changés. Une doléance qui a reçu un avis favorable, puisque le trajet entre Lagos et Kwara a été fait à bord d’un luxueux bus, de quoi rassurer les joueurs qui n’étaient pas au bout de leurs peines, vu les informations faisant état d’une insécurité qui règne sur les lieux. Leurs appréhensions étaient grandes dès qu’ils ont appris qu’ils vont faire le chemin menant vers Kwara par route.

    Départ vers Kwara sous escorte
    Des appréhensions vite dissipées en constatant la présence sur les lieux d’une patrouille de police venue escorter les Vert et Rouge jusqu’aux lieux de la rencontre. Il était 11h (heure locale), lorsqu’on a pris le bus pour partir vers Kwara.
    Quelques heures de route et on est déjà sur place. Nombreux sont les joueurs du Mouloudia qui découvrent l’Afrique pour la première fois. C’est dire que le manque d’expérience dans ce genre de compétition pourrait jouer un mauvais tour au Doyen. Malgré cela, les joueurs du MCA donnaient l’impression d’être armés d’une grande volonté pour réussir une belle performance dans cette première sortie.

    La récupération pose problème
    Il reste à savoir toutefois si les joueurs arriveront à s’acclimater sur place, sachant qu’ils n’ont le temps que pour une seule séance d’entraînement avant le jour J.

    La délégation mouloudéenne avec 27 membres
    La formation algéroise du Mouloudia a rallié la ville d’Illorin jeudi matin forte d’une délégation de 27 membres, composée de 20 joueurs, 2 membres du staff technique et de 2 du staff médical, du secrétaire du club, du garde-matériel et d’un représentant de la Fédération algérienne.

    Deux primes de matches octroyées aux joueurs
    Les coéquipiers du capitaine Kamel Bouacida ont perçu 4 millions de centimes avant leur départ au Nigeria, soit les primes du succès sur l’USMB et le nul ramené de Chlef. Des primes versées par la direction la veille du départ au Nigeria.

    Azzedine, Zedek Hamid et Ketrandji à l’aéroport
    Le président du directoire Omar Ketrandji, le chargé de la trésorerie Hamid Zedek et le portier Sofiane Azeddine, dispensé du voyage au Nigeria en raison de la maladie de son père, ont tenu à saluer jeudi matin à l’aéroport la délégation avant son départ.

    Le médecin et le garde-matériel ont failli rester à Alger
    Le secrétaire du club Dahmane Attalah, le médecin Sofiane et le garde-matériel ont failli être privés du voyage au Nigeria en raison des difficultés financières de l’équipe. Il aura fallu l’intervention de Omar Ketrandji pour imposer les trois hommes et leur permettre d’accompagner l’équipe.

    Fabbro ne rentrera pas à Alger
    Le coach mouloudéen Enrico Fabbro ne fera pas le voyage retour à Alger avec l’équipe, mardi. Il rentrera à Rome, sa ville natale, directement de Tripoli, mardi soir. Il passera quatre jours en Italie avant de revenir samedi prochain en Algérie.

    Au retour, deux jours de repos
    Avant même de faire le déplacement à Lagos, le coach mouloudéen avait tracé le programme de son team pour toute la semaine. L’effectif mouloudéen, qui rentrera mardi soir, bénéficiera de deux jours de repos (mercredi et jeudi), avant de reprendre le chemin des entraînements vendredi sous la houlette de Meguellati.

    Le Mouloudia perdu dans la jungle

    Hier en fin d’après-midi, la délégation mouloudéenne était perdue dans la jungle entre Lagos et Ilorin. Le chauffeur du bus répétait à tue-tête qu’il ne savait plus comment rallier Ilorin. Pourtant, tout avait bien commencé pour les Vert et Rouge avant que les choses ne se corsent jeudi en soirée, à Lagos.
    Au début, on ne se plaignait que de la longueur du voyage puisque le déplacement du Mouloudia en Afrique a été une véritable expédition durant laquelle une seule question revenait sur toutes les lèvres : «Quand est-ce qu’on va arriver à l’hôtel ?» Pourtant, jeudi matin à l’aéroport Houari Boumediène d’Alger, tout le monde semblait prêt psychlogiquement à affronter une telle épreuve. La réalité sera finalement plus amère. Après les formalités d’usage, la délégation du Mouloudia s’est envolée vers tripoli à 9h30, soit avec une demi-heure de retard. Cette première étape du voyage d’une durée de 90’ s’est effectuée dans de bonnes conditions, à la grande  satisfaction des joueurs. Ces derniers ne savaient pas encore ce qui les attendait. Une fois à Tripoli, les membres de la délégation ont pris leur déjeûner dans une ambiance bon enfant.

    Trous d’air, va-et-vient et fatigue
    La deuxième étape, la plus longue du reste, mènera les Mouloudéens de Tripoli à Lagos. Le vol Tripoli-Lagos aura duré pas moins de quatre heures et demie dans des conditions difficiles, car non seulement le trajet était long, mais les trous d’air et les secousses étaient légion empêchant les joueurs de fermer l’œil, ne serait-ce que pour un petit instant. Tout était bon pour tuer le temps, blagues, taquineries et même des va-et-vient à l’intérieur même de l’appareil. C’est dire dans quel état Younès et ses coéquipiers étaient arrivés à l’aéroport Muhamed Muteru de Lagos. Encore une fois, ils n’avaient encore rien vu.

    Un hôtel en plein chantier
    Il était 23h 30 et le seul souci des joueurs était de rejoindre l’hôtel pour tomber dans les bras de Morphée. Coup de théâtre à l’hôtel  Mainland, cet établissement qui se situe à 30 kilomètres de l’aéroport, était en plein chantier. Les joueurs étaient choqués à l’idée de penser qu’ils allaient y passer la nuit. Même les conditions d’hygiène étaient lamentables avec une odeur d’insecticide qui vous prend à la gorge. En plein milieu de la nuit, il était difficile d’aller chercher un autre hôtel. Faisant contre mauvaise fortune, bon cœur, les Mouloudéens ont accepté de passer leur première nuit au Nigeria dans un taudis sachant que le lendemain, ils allaient rallier Ilorin, la ville où aura lieu le match.

    Lagos-Ilorin, voyage au bout de l’enfer
    Non encore remis de leur déception, après avoir passé la nuit dans un hôtel miteux, les joueurs du Mouloudia ont appris qu’ils allaient finalement rallier Ilorin par route. Parcourir 320 km d’une route chaotique ne sera pas pour arranger les affaires du Mouloudia, mais comme c’était un représentant de l’ambassade qui avait conseillé aux Mouloudéens d’éviter les vols domestiques au Nigeria à cause de l’insécurité des avions, ces derniers se sont pliés sans broncher. Mal leur en pris puisque le déplacement à Ilorin a été une véritable catastrophe. Partis vers 11h de Lagos dans un bus plus ou moins potable, la délégation du Mouloudia devait arriver à Ilorin vers 15h. Hier à 16h, nos envoyés spéciaux, joints par téléphone nous ont appris que le bus était au milieu de la jungle et que le chauffeur a perdu son chemin. Dans certains endroits, les joueurs étaient descendus pour enlever les arbres qui jonchaient la route. Le chef de délégation et président de section Khaled Adnane a même décidé de retourner à Lagos pour exiger que le match se joue là-bas.

    Arrivée à 17h dans un hôtel miteux
    Après quelques tergiversations, décision a été prise de continuer la route. Le bus était finalement à 100 km de Ilorin, une distance parcourue en une heure. Les Mouloudéens pensaient que le plus dur a été fait, à savoir l’arrivée à la ville où aura lieu le match, mais ils n’étaient pas au bout de leurs peines puisque sur place, on leur a proposé un autre hôtel miteux. Au moment où nous mettions sous presse, les dirigeants mouloudéens étaient encore en négociations pour changer d’établissement. Ils ne voulaient pas passer une autre nuit comme celle de Lagos qui ne leur guère permis de se reposer.



    « Domiciliation - Le MCA veut opter pour le stade de RouibaKwara Utd To Dismantle MC d'Algers »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :