• DRAOUI Aissa l'artiste du ballon s'en est allé

    Draoui (dernier assis à droite) avec le MCA 76
     
    Il est décédé hier à Skikda des suites d’une maladie
    Draoui Aïssa, l’artiste du ballon s’en est allé
     

    Alors que les préparatifs allaient bon train pour son transfert pour des soins en France, Aïssa Draoui nous a quittés hier dans sa ville natale après une longue maladie. Sa silhouette restera gravée à jamais dans les mémoires des puristes du football algérien, qui ont eu le plaisir et privilège de le voir dans ses œuvres sur un terrain de football. Que ce soit au sein de la JSM Skikda, du Mouloudia d’Alger où il a brillé de mille feux, ou en équipe nationale, Draoui aura laissé un souvenir impérissable. Au sein du doyen, l’on se rappellera toujours de ses déboulés sur l’aile gauche, suivis de dribbles et de crochets, qui désarçonnaient le plus solide des défenseurs. Demandez à Akkak (NAHD), Keddou et Abdouche (USMA), pour ne citer que ceux-là, ils vous diront combien il les faisait souffrir quand il démarrait balle au pied. L’on a encore en mémoire sa passe lumineuse après une série de dribbles, qui avait permis à Bachi d’égaliser en finale de coupe d’Algérie, en 1973 face à l’USM Alger au stade du 5-Juillet, lui a valu une grave blessure. Avec le MCA, il a grandement contribué à la victoire en coupe d’Afrique des Clubs Champions en 1976, aux côtés des Betrouni, Bencheikh, Bachta, Kaouah et autre Zenir, pour ne citer que ceux-là.
    En équipe nationale, nul ne pourra oublier son rôle dans le succès de la sélection nationale lors des Jeux méditerranéens de 1975 à Alger, compétition durant laquelle il a marqué cinq buts. Avec son compère Naïm, natif également de Skikda, Aïssa Draoui a terrassé l’illustre gardien tunisien Attouga en demi-finale. Une combinaison entre les deux joueurs a permis à Naïm de crucifier Attouga sur balle arrêtée en première mi-temps, avant que Draoui ne s’en aille en seconde période planter une deuxième banderille, permettant à l’Algérie d’atteindre la finale. Le reste, la finale remportée contre la France, tout le monde s’en souvient. Rachid Mekhloufi, qui était à la tête de cette sélection, disait de lui qu’il n’avait jamais vu un joueur contrôler le ballon aussi bien. Bien que sa carrière n’a pas été très longue, du moins pas à la mesure de son immense talent, Aïssa Draoui aura marqué le football algérien de son empreinte. Il faisait partie de cette lignée de footballeurs hyper-doués, capables de tout faire avec un ballon et qui, malheureusement, se font de plus en plus rares en Algérie, au grand dam du football algérien au bas de l’échelle aujourd’hui. Adieu l’artiste du ballon, repose en paix.K. ABDELKAMEL


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