• La crise au MCAlger:Du déja vu!!!!!!!

    MC Alger : la sempiternelle crise
    Par A. Salah Bey

     

    Crise n Au moment où l’équipe, tout auréolée de sa Coupe d’Algérie, s’apprête à reprendre le chemin des entraînements, le président de l’association El-Mouloudia, le Dr Messaoudi, et ses proches collaborateurs décident de démissionner en bloc.

    Dans un communiqué adressé à notre rédaction, ainsi qu’à plusieurs autres organes de presse, nous apprenons que le président de l’association El-Mouloudia des anciens sociétaires du Mouloudia d’Alger et du club du même nom, accompagné de six de ses proches collaborateurs, dont deux membres du comité directeur, Ahmed Gaceb et Kamel Longar, et le président de la section football, Chabane Louanes, ont décidé de se retirer de la gestion du club.
    Une démission en bloc qui intervient le jour de la reprise des entraînements de l’équipe au centre sportif de Tikjda, jetant ainsi le trouble parmi les joueurs et l’opinion du Doyen déjà désabusé par une crise interminable qui secoue le club depuis des années.
    Dans ce communiqué, le Dr Messaoudi accuse ouvertement huit membres du comité directeur et pas des moindres, en l’occurrence Mohamed Rachedi, Messaoud Tourqui, Chakir Kara Terki, Saïd Boukerrou, Rafik Balamane, Ahmed Kerkouche, Meziane Haddad et Sid Ali Aouf, d’être derrière son départ et celui de son équipe. Selon Messaoudi, ces membres n’ont pas cessé de le harceler par «des allégations tendancieuses et mensongères tant lors des réunions que par courrier ou par le biais des médias.» Ces agissements ont, selon le même auteur, semé «la confusion et la suspicion dans l’environnement du club et jeté le discrédit sur le Mouloudia et ses dirigeants, engendrant par là même une réaction des plus négatives de la part de ses partenaires financiers et de ses sponsors.»
    Pour Messaoudi, dont la démission était attendue et espérée par la majorité des membres du comité directeur depuis longtemps, cette nouvelle situation «fait craindre le pire pour l’avenir et la préparation dans toutes ses composantes de l’intersaison, décourageant ainsi les meilleures volontés parmi les collaborateurs les plus efficaces occupés à trouver les ressources nécessaires.»
    Un peu plus loin, le président Messaoudi traite ses opposants de pseudodirigeants et se dit «épuisé mentalement et physiquement par sa lutte incessante contre la bêtise, la médiocrité, les intérêts personnels et la protection des clans» et qu’il s’attellera désormais à préparer son bilan financier en prévision d’une assemblée générale qui s’annonce d’ores et déjà houleuse.
    Il faut dire que le président du Mouloudia, qui n’avait pas cessé d’annoncer son départ avant la fin de l’année, a été vraiment acculé par ses opposants malgré la victoire en coupe, mais surtout par le commissaire aux comptes qui, selon les membres du comité directeur, aurait dénoncé la gestion «occulte» et douteuse du toubib, sans oublier le lâchage officiel de Messaoudi par Marif, le président d’honneur d’El-Mouloudia et homme fort de cette association.
    Du coup, le Doyen s’apprête à vivre, comme nous l’avions prévu, l’un de ses étés les plus chauds. C’est la (triste) tradition dans ce club depuis 2001, année de reprise du club par l’association El-Mouloudia et à sa tête, quelques mois seulement après le décès de Mustapha Katrandji, le Dr Mohamed Messaoudi.

    Le Doyen en fracas
    Le Mouloudia d’Alger n’en est pas à sa première crise existentielle ni à sa dernière apparemment. Le mauvais feuilleton de l’été, que vient de relancer cette démission collective du Dr Messaoudi, président du club et de l’association El-Mouloudia, et de ses proches collaborateurs comme il les désigne dans le communiqué adressé aux médias, était prévisible depuis longtemps, compte tenu des dissensions et des luttes internes qui déchirent le club. Une crise que l’embellie de façade de la victoire en Coupe d’Algérie ne pouvait cacher. Le mal est tellement profond que la seule issue de secours, souhaitée et exigée par les opposants au Dr Messaoudi, est le départ de ce dernier. Mais malin qu’il est, Messaoudi a choisi le mauvais moment pour quitter son fauteuil, soit au moment où l’équipe s’apprête à entamer sa préparation d’avant-saison, où le club est appelé à honorer ses engagements en matière de paiement des arriérés et des primes de signature des joueurs. Qui va signer les chèques dans un avenir proche, vu que la tenue de l’assemblée générale du club n’est pas pour demain ? Qui remplacera Messaoudi ? Quelle sera la réaction de la rue et des supporters du Mouloudia connus pour leurs prises de position et leur implication dans la vie du club ? Que fera Marif ? Quelle attitude adoptera François Bracci, l’entraîneur du Mouloudia, qui a lié son sort à celui de Messaoudi ? Et puis, et surtout, comment réagiront les partenaires et autres sponsors du MCA vis-à-vis de cette nouvelle situation, certes embarrassante mais qui peut vite être dépassée ? Ce sont autant d’interrogations qui taraudent l’opinion et les supporters du vieux club algérois.

    A.

    « LA CRISEEt les supporters dans toute cette pagaille? »

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