• LAZIZI TAREK

     
    LAZIZI Tarek 1988-2003

     

     

    TAREK LAZIZI

     

    (EX-STOPPEUR DU MCA ET DE L’EN)

     

    Une véritable tour de contrôle

     

     

     

     

    Ses Clubs

     

    Débute chez les jeunes de la JSEB

    1987-1996 MCA

    1996-1998 Stade Tunisien

    1998 Gençlerbirligi Turquie (3 mois)

    1998-2002 MCA

    2002- 2003 FC Atlantis Finlande

    2003-2005 MC Bouira

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A 17 ans à peine et il est déjà la véritable clé de voûte de la défense mouloudéenne. Malgré son jeune âge, Tarek Lazizi, mis dans le grand bien de la compétition par Abdelhamid Kermali, apporte très vite à ses coéquipiers confiance et sérénité.

     

     

    Avec son gabarit impressionnant (1,91 m, 92 kg), le jeune Tarek, né le 8 juin 1971 à El Biar où il a fait ses premiers pas de footballeur, constitue une réelle tour de contrôle au point de devenir après seulement quelques apparitions le chouchou des inconditionnels Mouloudéens. Au poste de stoppeur, qu’il affectionne au mieux, il est difficile à passer. Il est quasiment imbattable.
    Il lui arrive même de réussir des montées rageuses pour prêter main forte à ses coéquipiers attaquants. Benjamin de l’équipe durant plusieurs saisons, Tarek Lazizi (affectueusement appelé Baresi, le joueur italien dont il est fan), progresse à pas de géant en raison de son sérieux et de son application, mais aussi grâce aux incessants encouragements de l’entraîneur Kermali. Impressionnant physiquement, il donne l’impression d’être inaccessible à la fatigue. A 8 ans, il est retenu par Kermali en équipe nationale “A”. Malgré sa jeunesse et son manque d’expérience au plus haut niveau, Tarek se montre là aussi intraitable en faisant preuve d’une volonté de fer. Décidé et sans concessions, il gagne la confiance de l’entraîneur au point de faire partie de la CAN 90 d’Alger.
    Il se sert à bon escient de son imposante “carcasse” et étale sa parfaite maîtrise technique du tacle propre. Il quitte le Mouloudia pour le Stade Tunisien. Là aussi, sa notoriété est vite établie, en témoigne son titre de meilleur joueur étranger en Tunisie. Il évoluera également en Turquie, au club d’Ankara et en Finlande.
    Après ces deux virées très courtes, qu’il dit avoir pris par dessus la jambe, “c’était juste pour l’expérience et le changement d’air”.Accusé d’être l’auteur d’une agression jugée par la famille usmiste préméditée sur le joueur Azzeddine Rahim qui contractera une grave blessure au genou (rupture totale des ligaments croisés internes et externes et une pénible intervention chirurgicale et longue convalescence de deux années), lors du derby MCA-USMA de 96, Tarek dira qu’il a la conscience tranquille et qu’il n’avait nullement l’intention de nuire à la santé de Rahim qu’il considère comme un ami et un fils de bonne famille. “C’est le destin.
    J’ai été moi-même gravement blessé à Bel-Abbès avec une double facture au tibia-péroné qui m’a éloigné durant sept mois des terrains”.
    N’ayant pas pris totalement ses distances avec le “milieu”, Tarek s’apprête à entamer sa reconversion en tant qu’entraîneur qui le tient à cœur.

    Abdenour B.

     

    LAZIZI TAREK avec le stade Tunisien 1996

     

    LAZIZI TAREK avec le stade Tunisien 1996

     

    Lazizi à droite 1er debout avec le stade tunisien

     

    LAZIZI TAREK avec le stade Tunisien 1996-1998

    Tarek 1er debout à gauche avec le stade Tunisien

     

     

     

     

     

     

    «Azzedine Rahim a eu une attitude chevaleresque»

     

     

     
     

    Que devient Tarek Lazizi ?
    Même si j’ai officiellement mis un terme à ma carrière de joueur durant la saison 2004/2005 alors que j’évoluais sous les couleurs du MB Bouira, je n’ai à vrai dire pas coupé le cordon ombilical qui me lie au football. Titulaire du diplôme d’entraîneur 1er degré, je m’occupe du poste de coodinateur de l’école de football des jeunes de 8 à 12 ans, implantée au stade d’El Biar et qui entre dans le cadre global du projet initié par la direction des sports de la Sonatrach dirigée par le président Mohamed Djouad et qui a vu la création des écoles de football à travers les 48 wilayas du pays. En parallèle à cette mission qui me passionne au plus point et pour laquelle je mets beaucoup de cœur à l’ouvrage, je prépare le diplôme d’entraîneur 2e degré.

    Pouvez-vous nous rappeler votre parcours footballistique ?
    C’est durant la saison 81/82 que j’ai fait mes premiers pas avec les benjamins de la JS El Biar, mon quartier natal où je passe une année dans la catégrie des minimes 1ère année. En minime deuxième année, je rejoins le Mouloudia d’Alger. Je fais ma première apparition chez les seniors durant la saison 87/88 à 17 ans. C’est Kermali qui m’a mis dans le grand bain de la compétition senior alors que je n’étais que junior 1ère année. J’occupe le poste de stoppeur de manière ininterrompue jusqu’à la saison 95/96. Je quitte le MCA pour des raisons que je ne veux pas énumérer pour le Stade Tunisien dont je défends les couleurs de 96 à 98. Mon passage en Tunisie a été doublement réussi.
    D’abord parce que je signe un intéressant contrat professionnel ensuite parce que je suis désigné meilleur joueur étranger évoluant en Tunisie durant la saison 96/97. Libre de tout engagement, j’opte pour un club truc qui évolue en championnat de 1ère division. Je ne reste qu’une saison en Turquie (98/99) au lieu des trois années comme convenu dans le contrat. En résiliant à l’amiable le contrat en question, j’ai pu retourner au pays et reprendre du service au MCA. Un retour rendu possible grâce à la générosité du président Mohamed Djouad. J’ai repris sans problème mon poste de titulaire et eu le privilège de prendre part au sacre remporté à Oran contre la JSK. Je porte encore les couleurs mouloudéens jusqu’en 2003 avant de m’envoler pour la Finlande où j’atterris au club Atlantis de 1ère division. Grâce au manager Amokrane qui vit en Finlande et m’a longtemps supervisé en Tunisie, je signe un contrat d’une année (2002/2003). J’aurais pu rester encore plus longtemps en Finlande car sportivement parlant j’ai marqué ma présence. Les difficultés liées aux conditions climatiques et la nécessité d’être auprès de ma femme convalescente après la naissance de mon premier enfant m’ont contraint de ne pas prolonger mon séjour en Finlande qui fut pour moi une riche expérience. De retour à Alger, je suis sollicité par les dirigeants du MB Bouira dont je porte les couleurs de 2003 à 2005.

    Et en tant qu’international ?
    J’ai porté les couleurs nationales de la catégorie minimes à celle des seniors en bénéficiant à chaque fois du surclassement car étant nettement plus jeune que mes coéquipiers.

    Quand avez-vous joué votre premier match avec l’équipe nationale ?
    Ma première cape avec l’équipe nationale senior, je l’ai faite sous les ordres de Abddelhamid Kermali, c’était durant la saison 89/90 et j’avais à peine 18 ans. J’étais encore junior et j’ai pris part à l’ensemble de la préparation de la CAN d’Alger de 90. C’est au tournoi du Sénégal qui a regroupé l’équipe locale, le Cameroun avec Roger Mila, le Togo et l’Algérie que j’ai fait mon baptême du feu. Durant la saison en question, j’ai fait partie des équipes nationales junior, espoir et A.

    Combien de sélections comptez-vous avec l’équipe “A” ?
    De 89 à 98, j’ai porté environ 60 fois le maillot de l’équipe senior.

    Par quoi est orné votre palmarès ?
    Un titre de champion d’Algérie senior avec le MCA en 99 à Oran contre la JSK, une coupe d’Afrique avec l’équipe nationale en 90, une coupe afro-asiatique en 92 devant l’Iran. Je préciserai que c’est grâce au but que j’ai inscrit à Téhéran que notre équipe a réussi à décocher le titre en question. J’ai également pris part aux phases finales de la CAN 92 au Sénégal et 94 en Afrique du Sud. Lors de cette dernière édition, nous avons réussi à nous qualifier aux 1/4 de finale devant le pays organisateur qui nous battra par 4-1. Ce jour-là, j’ai été l’auteur du seul but algérien et j’ai réalisé une partie de premier ordre. Ce qui poussera les organisateurs à me faire subir le test antidopage qui s’est avéré négatif. Le président Nelson Mandela qui a assisté à la rencontre m’a félicité pour ma prestation et m’a embrassé. Un geste qui m’a considérablement touché.

    Quel est le meilleur de vos souvenirs ?
    Le sacre de la CAN 90 d’Alger et le titre national remporté en 99 avec le MCA représentent pour moi les plus beaux moments de ma carrière.

    Le plus mouvais ?
    La blessure contractée en 89 à Bel-Abbès qui a occasionné la double fracture tibia-péroné constitue le point noir de ma carrière, d’autant qu’elle m’a éloigné des stades durant près d’une année. La rélégation en division deux du Mouloudia en 2001 m’a elle aussi terriblement affecté.
    Vous avez connu beaucoup d’entraîneurs, lequel vous a le plus marqué ?
    C’est Abdelhamid Kermali qui m’a aligné en senior à seulement 17 ans.

    Votre dirigeant modèle ?
    Mohamed Djouad, le président du MCA représente à mes yeux une réelle référence en matière de gestion et de communication.

    L’arbitre ?
    Oussaci forçait mon respect et mon admiration. Dommage qu’il a été forcé d’abréger sa carrière.

    Avec quel coéquipier avez-vous le plus d’affinités tant sur le terrain qu’en dehors ?
    J’étais très proche de l’ensemble de mes coéquipiers qu’ils soient du Mouloudia ou de l’équipe nationale. Je garde encore avec eux d’excellents liens d’amitié.

    Quel est l’attaquant qui nous posait le plus de problèmes ?
    Je ne faisais pas de fixation particulière sur tel ou tel attaquant. Seul le résultat de mon équipe importait à mes yeux.

    Quelle différence faites-vous entre le football de votre génération et celui de ces dernières années ?
    Le football de mon époque était plus technique, plus performant et plus éducatif. De nos jours, les mentalités ont changé et le niveau a terriblement baissé. Il faut reconnaître que l’enjeu a pris nettement le dessus sur le jeu d’où également la montée de la violence.
    Justement à qui imputez-vous cette bête immonde qu’est la violence ?
    Aux principaux acteurs, les joueurs et les entraîneurs, qui souvent sont de par leur mauvais comportement sur le terrain, les principaux instigateurs. Les dirigeants ne sont pour leur majorité pas indemnes de reproches. Leurs comportement au niveau de la main courante ou par presse interposée sont souvent à l’origine de graves débordements.
    Lorsque sur le terrain, l’ambiance est sereine et le fair-play de mise, le public est lui aussi détendu.

    Vos joueurs préférés au poste de défenseur axial
    Fodhil Magharia et Youcef Meziane. A l’étranger, j’avais un faible pour le Hollandais Koeman et l’Italien Bareski.

    Que pensez-vous de l’apport des techniciens étrangers ?
    Ils peuvent être excellents et avoir un vécu très riche, mais ne peuvent réussir en Algérie, du fait de la mentalité du joueur et des dirigeants algériens et de l’incohérence et des dysfonctionnements de la politique de notre football.
    Que vous a apporté le football ?
    Il m’a permis de vivre décemment sur le plan matériel. Il m’a également forgé et éduqué. Le fait de jouer surtout pour les couleurs m’a obligé de respecter les valeurs essentielles.
    Le football m’a aussi permis de voyager, de connaître beaucoup de monde, d’être connu et respecté à travers tout le pays. Cela n’a pas de prix à mes yeux.

    Et si c’était à refaire ?
    Je foncerai sans réfléchir. J’aimerai quelle soit encore nettement plus longue et plus riche. A l’image de celle réalisée par exemple par Zeghdoud et Dziri qui sont toujours compétitifs à 38 et 36 ans.

    Vos qualités sur le terrain et en dehors ?
    La présence physique, les tacles propres, le jeu aérien constituaient mes points forts. Dans ma vie de tous les jours, je suis quelqu’un de sociable et très patient. J’aime plaisanter et communiquer.

    Vos défauts ?
    Un pied gauche limité. En dehors du terrain, il m’arrivait souvent de m’emporter, mais sans pour autant être agressif.

    Les qualités principales que vous appréciez chez l’homme ?
    La sincérité, la sociabilité et la joie de vivre.

    Les défauts ?
    J’ai horreur de quelqu’un imbu de sa personne, qui profite d’autrui ou qui n’est pas serviable.

    Que pensez-vous de la situation actuelle du Mouloudia ?
    Tout le monde est responsable de la grave situation qui y prévaut. Le club dispose de tous les moyens mais n’arrive pas à se hisser à une meilleure place, celle conforme à ses ambitions et à son histoire.

    Etes-vous branché politique ?
    Je suis à l’écoute de ce qui se passe en Algérie et dans le monde sans plus.

    Votre homme politique préféré ?
    Le président Abdelaziz Bouteflika. C’est l’homme qu’il fallait pour sauver l’Algérie.

    Avez-vous un quelconque passe-temps favori ?
    Il m’arrive de jouer de temps à autre au football avec mes anciens coéquipiers. Le zapping à la télévision pour suivre les émissions sportives, les sorties en famille et les moments partagés auprès de mon fils Oualid et ma fille Faten âgés de 5 ans et 4 mois constituent mes autres distractions préférées.

    Vos plats de cuisine préférés ?
    Je raffole du couscous bien garni de ma mère, de la tchakhtchoukha piquante, des m’hadjeb et des brochettes. Sachez pour la petite histoire qu’il m’arrive souvent de manger 15 à 20 M’hadjeb à la fois, ou 50 à 80 brochettes en même temps.

    Que pensez-vous de la victoire des Egyptiens à la CAN 2008 au Ghana ?
    C’est la victoire des hommes et de tout un peuple. Une telle réussite et une telle solidarité doivent servir d’exemple à tous les sportifs algériens. Abou Trika a été à lui seul un réel symbole de déterminantion, de dévouement, de générosité, de nationalisme.

    Votre équipe préférée à l’étranger ?
    Le Real Madrid.

    Qui voyez-vous champion d’Algérie cette saison ?
    La JSK est la mieux placée pour remporter le titre en question. Cela ferait tellement plaisir à mes amis Saïb et Benhamlat.

    On ne peut ne pas évoquer avec beaucoup de tristesse la blessure de Azeddine Rahim
    Il n’a jamais été dans mon intention d’agresser Azzeddine qui était mon ami et qui le restera pour toujours malgré tout. Beaucoup ont spéculé sur ce malheureux accident qui a eu lieu lors du derby MCA-USMA de 1996.
    Moi, j’ai la conscience tranquille et je l’ai fait savoir à Azeddine lors de la visite que je lui ai rendue à l’hôpital. J’a apprécié son courage et sa grande foi. J’ai moi-même été gravement blessé à la jambe tout comme l’ont été beaucoup de joueurs.

    Le fait que Azzeddine vous ai pardonné ne vous a-t-il pas davantage libéré votre conscience ?
    C’est une attitude chevaleresque qui m’a considérablement touché, d’autant que j’ai été longtemps peiné par la douleur qu’a endurée Azzeddine, un fils de bonne famille et un très grand joueur.
    J’ai suivi avec beaucoup de joie son retour sur le terrain. Il nous arrive aujourd’hui de jouer ensemble des matchs organisés au profit des anciens de l’USMA, du MCA ou de l’EN.

    Le mot de la fin ?
    Je souhaite vivement que le projet d’écoles de football initié par la Sonatrach et qui touche l’ensemble des wilayas du pays, réussisse et soit porteur de promesses les plus réjouissantes pour le football.

    Entretien réalisé par Abdenour Belkheïr.

    « la cacophonie s'amplifie au MouloudiaFaites vos jeux Rien ne va plus au MCA »

  • Commentaires

    1
    visiteur_adjobi
    Mercredi 16 Avril 2008 à 21:20
    bonjour cher autorit?e viens tres respectueusement soliciter de votre de bien vouloir m'aider a intregrer une ecole de football cameroun. veuillez monsieur l'expression des sentiments les plus devoues.
    2
    visiteur_sebbar
    Vendredi 18 Avril 2008 à 19:54
    Salutation cher ami, je vous souhaite tout le plaisir sur ce blog et la bienvenue ?out instnt.J'ai pas bien saisi votre message, vous voulez integrer une ?le de football en Alg?e ou au Cameroun.En tout cas je ne saurai r?ndre ?otre sollicitation du moment que je ne suis qu'un fan et je n'ai aucune responsabilit?ans le domaine du sport.Amicalement
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