• Le mal est profond

     

    Dar Khali Moh

    Battez-vous entre vous maintenant !

     

    C’est terrible ce qui arrive au Mouloudia. Vraiment terrible. Un cauchemar qui semble avoir mis le club en état de somnambulisme  et l’avoir  poussé du bord d’une falaise. Une chute libre qui a abouti à un impact inattendu face à cet «OS» d’El Ouenza. Le MCA s’est fracassé jeudi dans la seule épreuve qui pouvait lui sauver cette saison incroyablement pourrie. Et dire que les dirigeants du Mouloudia avaient affiché de grandes ambitions en début de saison. Le doublé…Tarrrrrrrrrr et re-tarrrrrrrrr ! Ceci pour ces déclarations pitoyables qui ressemblent plus à de la poudre aux yeux qu’à des promesses fondées sur un sérieux travail d’évaluation d’avant-saison. Promettre pour paraître. C’est plutôt cela la stratégie du début de saison. Floués, les Chnaoua n’en reviennent pas. Leur Mouloudia, ce double détenteur de la Coupe d’Algérie au palmarès et au prestige incommensurables, se fait balayer de l’épreuve populaire par une "minuscule" équipe d’Inter-Régions qui se bat contre la relégation de surcroît. Ce n’est pas vrai, on croit rêver tellement cela frise l’incroyable. Les dirigeants disent avoir tout tenté, sauf… la démission collective peut-être.

    Dar Khali Moh


    Remplacement de Fabbro par le plaisantin Thissen, avant de faire revenir le même Fabbro qui n’a rien pu rattraper à ce jour. L’histoire est, certes connue, mais il est toujours important de la faire rappeler à ses auteurs, tellement elle est révélatrice de la mauvaise gestion du club. Il n’est pas question de juger le travail des dirigeants du MCA dont la responsabilité leur a été confiée par l’AG. Mais force est de constater que les résultats ne plaident pas pour eux. La gestion des différentes affaires qui ont entaché l’honneur du Mouloudia depuis le début de saison sont encore là pour montrer les limites des capacités de la composante actuelle dont les qualités humaines et intellectuelles sont pourtant indéniables. C’est l’amalgame qui n’a pas pris. Et là, on n’y peut rien. La direction du Mouloudia vient donc de montrer les limites de la gestion passionnelle. De trop fortes personnalités gèrent et digèrent le Mouloudia. Tous les boss ont pratiquement un supérieur qui peut les contredire à tout moment et restreindre leurs manœuvres. Une hiérarchisation des esprits qui  a laissé libre court aux dépassements les plus dangereux entre clans opposés au sein de la même famille. L’exemple le plus frappant de cette guéguerre est cette pitoyable histoire de puce téléphonique entre Aïzel et les autres membres du bureau, révélatrice de la gravité des problèmes pourtant futiles qui gangrènent le Mouloudia. Les joueurs, qui vivent cela de l’intérieur, ont compris que désormais, les intérêts personnels passent devant ceux du club. C’est le cas de ceux qui ont menacé de boycotter les entraînements pour des histoires de sous sans dessous et ceux qui l’ont envoyé paître, au moment où l’équipe avait besoin de tous ses éléments. Bouguèche n’en a cure, lui qui  est allé voir s’il pouvait augmenter son capital dollars ailleurs, avant de revenir et de rentrer sans frapper. Comme on le fait chez Dar Khali Moh.

    Une seule victoire leur reste
    Non, le Mouloudia va trop mal pour le laisser s’embourber et s’enterrer de la sorte. Une réaction d’ensemble s’impose dans la semaine. On parle d’une assemblée générale extraordinaire élective ou d’un directoire pour assurer le reste du parcours. Pas trop mal pensé au vu de la gravité de la situation. Le MCA jouera sa survie parmi l’élite et rien d’autre. On est loin de ce doublé et des promesses de début de saison. Bien loin encore des attentes du peuple du Mouloudia qu’on a poignardé dans le dos. Un dos qu’on l’a obligé de présenter à force de cumuler les échecs et les humiliations. Cette dernière du genre est d’autant plus affligeante qu’elle survient devant une plus que modeste équipe issue d’un coin du pays que la majorité des Chnaoua découvraient pour la première fois. Le joker que constituait la Coupe d’Algérie qui sauvait la face depuis deux saisons a été piètrement utilisé. Le Mouloudia, qui espérait s’offrir un septième titre de champion qui le fuit depuis huit ans, se retrouve sans autre espoir que celui de voir ses meubles sauvés. Le MCA ne bat même plus les équipes de la division Inter-Régions, ce qui a dégoûté les supporters au point de nous appeler pour faire passer le message suivant : «Aujourd’hui qu’on sait que vous n’êtes même pas capables de battre El Ouenza, battez-vous donc entre vous et offrez-nous au moins une victoire cette semaine.» C’est peut-être par une telle victoire que viendra le salut du Mouloudia.


    Nacym Djender

     

    MC Alger. Du doublé au maintien

    Les objectifs tracés par le Mouloudia d’Alger en début de saison sont revus à la baisse.

    Si au départ le club algérois visait le doublé, il se retrouve aujourd’hui à faire le forcing pour assurer son maintien. Une situation que l’on croyait inimaginable à l’entame de la saison tant, sur le papier le Doyen présentait le meilleur effectif. Aujourd’hui, le club algérois présente les résultats que l’on sait pour aboutir à une véritable crise qui risque de faire date. Plusieurs dirigeants ont annoncé leur démission suite à cette humiliante élimination de la coupe d’Algérie face à une modeste formation de Ouenza qui évolue en Interrégions Est, et qui cravache dur, elle aussi, pour assurer son maintien. Entre l’équipe de Ouenza et le Mouloudia d’Alger existe une différence de plusieurs milliards de dinars mais cela n’a pas pour autant pesé sur le cours de la rencontre de coupe. Le Mouloudia est rentré bredouille d’un déplacement qui vient accentuer le malaise qui existe dans ses rangs. Des dirigeants veulent partir, d’autres ne savent plus quoi faire, l’entraîneur italien est sur le point de faire ses valises et a déclaré qu’il était « dégoûté » par cette élimination au point où il lui est difficile de boucler la saison, une section football qui saute en éclats, des joueurs qui dribblent plus avec l’argent qu’avec le ballon, etc. Bref, des tiraillements qui ne pouvaient qu’aboutir à une situation de crise alors que le club possédait tous les atouts pour faire de cette saison un parcours exceptionnel. Il n’en est rien puisque la formation mouloudéenne se contentera de sauver les meubles. Pour ce faire, une réunion était prévue hier soir afin de trouver les meilleures voies de sortie de crise à commencer par le maintien qui devient difficile à réaliser tant le moral de la troupe n’est pas au beau fixe. Le club algérois devra d’abord faire face au vide laissé par l’entraîneur Fabbro. Le staff technique devrait revenir au duo Meguelati-Mekhazri. Le président mouloudéen, Sid Ahmed Kercouche, qui avait annoncé dans un premier temps sa démission, semble revenir sur sa décision pour assumer ses responsabilités, sachant aussi que le club est appelé à participer dans peu de temps aux éliminatoires de la coupe de la CAF.

    A. H.

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