• MCA-INTER: canular et intox?

    Canulars de novembre

    MC Alger-Inter Milan : de qui se moque-t-on ?

    De belles blagues. Ce n’est pas un poisson. Le 1er avril, c’est loin. En novembre, c’est un peu froid comme tour de passe-passe. Le doyen des clubs algériens bat le champion d’Algérie en match de gala mais ne connaît pas le montant de la prime et sait encore moins s’il jouera contre les Italiens de l’Inter qui ont d’autres chats à fouetter jusqu’à
    la fin de 2007

    Mardi 7 Novembre 2006

    Par Abdelaziz Azizi

    Nostalgiques. Un petit effort de mémoire, une petite remontée dans le temps.
    Machine-arrière et de belles images pasées à la postérité.
    A jamais. Dix-neuf ans plus tôt, dans la capitale espagnole, onze petits lutins venus d’Alger, tout de rouge vêtus, venaient défier le tout-puissant Real dans son jardin de Santiago Bernabeu.
    Les Juanito, Del Bosquet et autres Santillana, de véritables stars scintillantes dans le ciel européen et parmi la fine fleur du football mondial de l’époque, sont ébahis par le talent étalé sur le terrain par les inconnus Bachi, Bachta, Betrouni et autres Bencheikh ou Bousri, qui venaient à peine de se poser sur le toit du continent et d’offrir le premier titre interclubs majeur au football algérien. Ils éprouvent du mal à prendre la mesure d’une formation sûre de son art. Les tout frais champions d’Afrique tiennent la dragée haute à un des grands noms de la discipline et concluent ce test inédit sur une défaite prévisible. Honorable. Surtout. Une année plus tard, le sport roi national entame une refondation (la fameuse réforme sportive) et s’en retourne, le temps d’un mandat olympique, quatre ans plus tard, en terre ibérique où sa vitrine, l’EN, va défier le gotha mondial à l’occasion du Mondial de 1982. L’histoire retiendra qu’il accrochera à son tableau de chasse un monstre allemand un peu trop sûr de son armada. De bons moments à raconter aux nouvelles générations. Sans modération. Juste pour se convaincre qu’on peut faire largement mieux que le tableau actuel que nous offrent une élite à la dérive et des dirigeants en panne d’imagination. Dépassés par les événements. 1977. C’est déjà loin. Ceux qui n’ont pas connu la joyeuse bande à Kaoua, le gardien volant, et ses petits artistes qui finiront par une belle soirée de décembre 1976 leur fabuleux parcours par une mémorable consécration, ne peuvent forcément pas connaître Nostalgia. On y revient. Pour mieux souligner notre frustration. Ceux des milliers de fans du Mouloudia qui n’auront pas la chance de voir leurs nouvelles idoles de la cuvée 2006 donner la réplique au grand Inter Milan. Des Intéristes qui ne connaissent pas le bricolage et dont le calepin affiche complet.
    Le MCA alors ? Des initiales qui ne disent rien et pas dans leurs projets immédiats. Pas avant 2008. En attendant, il continueront à les voir défiler sur le petit écran. Ici s’arrête le rêve. Elle est bien bonne la pilule qui veut que le «super» champion d’Algérie (les Mouloudéens nous excuseront bien les guillemets) hérite de l’honneur de jouer avec des équipes européennes (italiennes dans le cas présent) de légende. Benguesmia, à l’occasion de la fête de la Révolution, bat un Roumain. On lui colle une couronne qui ne veut rien dire. Nous reviendrons dans nos prochaines éditions sur ce canular avec plus de détails.   

    A. A.

    « Un trio à la tête de la section footballles juniors du mouloudia euphoriques »

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