• MCA:une légende en vert et rouge

    M C A

    "Une légende en vert et rouge"

    Le Mouloudia Club d'Alger naquit le 31.07.1921, à la veille de la célébration du mawlid ennabaoui "naissance du prophète" (que le salut et paix soient sur lui) sous les couleurs de l'embléme national le vert et rouge. Le but était de constituer une société regroupant, uniquement, les algériens voulant pratiquer le football.Les sympathisants augmentaient de jour en jour, apportant soit une aide financiére soit une aide morale pour le bien-être de ce club.Regroupés derrière ses couleurs, tous voulaient faire partie de ce porte-drapeau algérien et offrir, ainsi, un cadeau, authentique de patriotisme à la jeunesse algérienne contre les tentatives de dépersonnalisation de notre potentiel juvénile remarquable. C'est aussi une maniére exaltante de préservation de nos valeurs culturelles arabo-musulmanes.

    Solidarité mutuelle, esprit de corps, gôut de la perfection et don de soi, constituent autant de qualités à cultiver et à murir.C'est en cela que le militantisme nourri à l'Ecole nationaliste du Mouloudia prenait toute sa signification et qu'il a acquis toute sa dimension politique.Ainsi, l'exemple du Mouloudia sera suivi plus tard par la création de d'autres clubs algériens. La ligue, pour mettre les bâtons dans les roues du MCA, exigera, alors, un terrain pour la compétition.Deux stades furent "dénichés" l'un sur les hauteurs d'Alger à Bouzaréah, l'autre au Carroubier.Mais ne répondant guère aux normes, ils seront rejetés.Il fallait coûte que coûte un terrain réglementaire.

    Aouf président du club contacta alors un certain sergent Lamri, trés connu dans le milieu sportif algérois.Ce dernier, aprés quelques dèmarches auprés de des responsables de la ligue et de la municipalité, réussit à "trouver" un stade à Belfort (El-Harrach) demandant quelques réfections.Sans attendre, la famille mouloudéenne s'était mise au travail : nettoyage, clôture...etc le MCA avait son terrain.Il pouvait s'entraîner et reçevoir ses adversaires.Aux entraînements et même à certaines rencontres, la navette Alger-Belfort aller et retour se faisait à pied par quelques joueurs habitant le centre d'Alger.L'esprit et l'amour qu'ils portaient au Mouloudia les poussaient à consentir tous les sacrifices.En cas de victoire, le parcours se faisait dans une ambiance chaleureuse.En cas de défaite, c'est un silence de mort qui régnait.

     Le 21.10.1921, le Mouloudia faisait son entrée officielle à la "FISNA".Pour son baptéme de feu au stade de la Pointe Pescade, le club algérien  rencontra l'Elan de Bab-El-Oued (EBO), un match perdu sur un score fleuve de 8-0.Le Mouloudia était composé de Bouguetache, Hamida et Djender (Gardiens de buts), Malek Mohamed, Meliani Hadj, Souiki, El Ghers, Alliche Youcef, Kouache Slimane ( défenseurs), Djaout Ahmed, Hadjouri Sid Ali, Saâdoune Allal, Dahmoune Rabah et Bencharif (attaquants).Ce jour, certains éléments du MCA disputèrent la rencontre en tenue civile à cause du manque d'équipements, ajouter à cela l'inexpérience de toute la composante jouant pour la première fois sur une grande aire de jeu.En face, l'adversaire était trés bien préparé physiquement en ayant disputé plusieurs rencontres amicales en vue du Championnat. Abattus par cet affront, les dirigeants du MCA essayèrent d'équiper le club avec l'aide des bienfaiteurs par des moyens adéquats, ballons, équipements...et repartir sur de nouvelles bases afin de montrer aux autorités coloniales que malgré cet échec, le Mouloudia ne pliera pas.

     Aouf Abderrahmane apporta tout le nécessaire au MCA et versa ses économies dans la trésorie du club.Son domicile était presque cédé au Mouloudia, réunion d'avant-match, restauration des joueurs...et ce malgré les réprimandes de son pére.Ayant retenu la leçon de la débâcle, les responsables et les joueurs s'organisèrent.L'équipe se reprit merveilleusement grâce au moral retrouvé en réalisant de bons résultats : match nul (1-1), devant le cercle des sports, deux victoires consécutives face au G.S.R (2-1) et le R.S.V (2-0).Il réussit au match retour à arracher le nul à la redoutable formation de Bab-El-Oued (EBO) (0-0), qui l'avait humilié à l'aller (8-0).Malgré les diffucltés rencontrées en ces temps-là, en commençant par les entraves des autorités françaises et des clubs de colons qui essayèrent d'utiliser tous les moyens pour freiner sa formidable ascension, le désir du Mouloudia de réaliser le voeu de toute une population dont il était le porte-parole, l'emporta.

    1921-1966: la longue traversée du Désert

    1921-1922.Le Mouloudia joua à l'ANAFA.Dans ce Championnat de jeunes éléments aguérris par la précédente édition se retrouvèrent sortant victorieux presque à chaque rencontre.Ils terminèrent la fin de saison dans une honorable position. L'année suivante, le MCA s'affilia à la FFF et forgea ses armes en quatrième Division.En plus du manque de moyens financiers et matériels, la décision de "Bordes" d'incorporer des joueurs français déstabilisa le club surtout aprés le départ massif des joueurs et dirigeants au service militaire. Tous ces cas ont retardé l'échéance du Mouloudia qui a failli s'éterniser dans les Divisions inférieures.La ruse coloniale avait joué, elle aussi, son rôle en décidant de ne pas publier les comptes rendus et commentaires du Mouloudia.Les scores n'étaient publié que rarement.Tout ceci dans le but de décourager le MCA.Ce n'est qu'à partir de la saison 1935-36, année de l'accessiondu Mouloudia en Division d'honneur parmi l'élite du football français, qu'étaient publiés les comptes rendus des matchs du MCA dans les journaux.Le MCA, pour son dernier match, devait rencontrer l'AS Dellys, mais le match a été reporté à deux reprises.En effet, les réglements obligeaient toutes les équipes à évoluer avec au moins, trois joueurs non-musulmans.Le Mouloudia qui ne disposait que d'un seul, fut empêché de jouer à Dellys par le commissaire du match (à deux reprises).La rencontre ne put avoir lieu qu'aprés des tractations avec les autorités coloniales qui autorisèrent le MCA à disputer son dernier match qu'il remporta par le score de 3-1. Il a fallu quinze longues années pour que le Mouloudia sorte des ténèbres et accéde en Division d'honneur. C'était en 1935-36 aprés avoir remporté les matchs de barrages sur l'O Marengo en trois fois.Pour la Troisième manche, à El-Affroun, le MCA sortit vainqueur en battant son adversaire par deux buts à un (2-1).Parmi les grands de la Division d'honneur (ASSE, FCB, OHD, RCMC, ASB...), le Mouloudia s'est illustré admirablement aux Championnat départementale d'Alger, terminant presque, à chaque fois, second.Ce qui lui valut le surnom de l'éternel dauphin de la part des journalistes de l'époque.Le MCA participa plusieurs fois en Coupe d'Afrique du Nord, malheureusement, il ne dépassa jamais le cap des huitième de finale.Dans le cadre des rencontres internationales amicales, il s'est mesuré à de grands clubs de renommée mondiale et réussit à rivaliser avec eux.

    Le MCA champion de guerre

    L'année 1939-40 fut marqué par les débuts mouvementés du déclenchement de la deuxième guerre mondiale, ce qui retarda la reprise du Championnat.Cette saison sera disputée sous forme de critérium de guerre avec trois groupes A.B.C et au terme de cette édition, les premiers de ces poules disputeront un tournoi dont le vainqueur sera déclaré champion.Le MCA jouait dans le groupe "C" avec le FC Blida, OHD, USM Blida, ASB, RASA et l'OM Ruisseau.Il termina en tête et affronta pour le titre le Galia et le RVA, premiers de leur groupe respectif.En super forme, les Mouloudéens s'imposèrent facilement 3-1 face au RVA et 3-0 devant le Galia.Tout Alger était ce jour en délire, son voeux était exaucé.

    Les champions avaient pout nom: Kalafat (GB), Dahmani, Bouhired, Bencharif, Abdelaoui, Berzig, Vitielo, Hacéne, Deguerro, Jordan, Chérif, Said Kaci.

     football et réunion politique

    Le club changea, plusieurs fois de locaux, cédant même un, celui du NADI "Etaraqui" au profit des oulamas du cheikh El-Okbi.Une amitié naîtra entre le Mouloudia et les oulamas, unis pour un même idéal.Le Mouloudia élut domicile au cercle de la rue de chartres jusqu'à l'année de la réforme sportive.Ce local était souvent le lieu des réunions des scouts musulmans algériens (SMA) de Mohamed Bouras, lui même ancien joueur du Mouloudia.C'est d'ailleurs là que s'est tenue une importante réunion suite à l'arrestation de Ferhat Abbas au lendemain du débarquement des alliés. Ce local servait aussi d'infirmerie pour soigner les blessés des manifestations d'Alger contre la boucherie du 8 mai 1945.Le Mouloudia contribua à la naissance de plusieurs clubs musulmans, leur apportant une aide financiére et organisa, à leur intention, plusieurs galas artistiques et tournois de football, dont la recette allait à leur trésorerie.En 1945, le nombre de clubs algériens était appréciable.Les massacres du 8 mai 1945 poussérent les joueurs algériens, opérant dans les clubs français, à rejoindre les clubs musulmans.Deux joueurs et non des moindres qui ont portés le maillot de l'ASSE signent au MCA, il s'agit de A.Ibrir et du Dr Maouche. Les formations décidèrent toutes ensembles de se battre avec les "patrons" de la ligue pour supprimer la décision d'incorporation d'éléments européens, qui avait un but de sabotage.Sans être utile au club, ces éléments surveillaient les activités des responsables et des adhérents. Aprés d'incessantes luttes, les dirigeants musulmans eurent gain de cause.A partir de là, toutes les formations musulmanes furent constituées de joueurs musulmans.Le Mouloudia devenait l'équipe à battre par tout les moyens.Les clubs des colons utilisèrent tout ce qui leur permettait de le stopper: désignation d'arbitres en sa défaveur, piéges tendus par les membres de la ligue, supporters réprimés à la moindre occasion par les services de police.Tous ces paramétres n'eurent pas le résultat escompté par ses détracteurs.Au mois de mars 1956, à la suite du fameux match MCA-ASSE (1-1), disputé au stade St-Eugéne, une bagarre éclata pendant et aprés la rencontre et la plupart des fans du MCA furent bastionnés, emprisonnés et certains trouvèrent la mort dans les locaux du commissariat sous la torture.Cette année-là, le Mouloudia se retira de la compétition. joueurs et dirigeants continuèrent la lutte au front face à l'ennemi et plusieurs y laissèrent la vie pour la juste cause.

    1962-1963: Vice champion d'Algérie

    L'indépendance acquise, les quelques joueurs et dirigeants qui restaient de l'ancienne formation s'organisent pour mettre en marche le club.Des réunions et assemblées générales se succédent dans l'ancien cercle de la place Chartres.Les membres du bureau furent désignés.De nombreux matchs amicaux et participation à des tournois permettront à l'entraineur de tester et retenir les joueurs qui porteront le maillot "vert et rouge" auquel vient s'ajouter la signature de deux ex-pros et joueurs de la glorieuse équipe du FLN, le gardien de but A.Boubekeur et A.Oualiken.

    Le 7.10.1962.Reprise footballistique dans l'Algérois sous forme de crétérium d'honneur de cinq groupes de dix clubs chacun: le Mouloudia était en compagnie de la JSK, USMMC, RSA, JSBM, WOR, ESMA, ASD, ESAT, IS Isers.Dans ce Championnat le MCA fut sacré champion de son groupe à l'ultime journée du Championnat aprés avoir battu la JSK.D'ailleurs cette victoire à fait couler beaucoup d'encre à cette période.Ce parcours lui valut d'être vice-champion d'Alger, battu (2-1) par l'USM Alger pour le titre et ensuite (3-0) toujours par son éternel rival l'USM Alger pour la consécration nationale.

    Dix ans de domination puis le déclin

    Le mauvais recrutement de joueurs et la négligence de certains responsables du club qui décidèrent de mettre à l'écart des jeunes éléments, auquels on ne faisait pas confiance, préférant la reconduite des éléments atteints par la limite d'âge, n'apportèrent aucune contribution au Mouloudia qui commençait à battre de l'aile.A cette époque, les juniors du Mouloudia jouèrent les premiers rôles.Un bon parcours en Championnat et en Coupe d'Algérie.L'arrivée de Ali Benfeddah était pour quelque chose dans la métamorphose du vieux club algérien.Il commença par intégrer au fur et à mesure des jeunes qui donnèrent entiére satisfaction au rendement de l'équipe (ces jeunes étaient Betrouni, Chouchi, Maloufi, Berkani, Kaoua, Guedioura Moussa...).

    L'année suivante Benfeddah s'en va.Le relais fut pris par Hahad, grand joueur du club dans les années cinquante.En plus de l'héritage laissé par son prédécesseur et l'arrivée d'excellent joueurs tels que Tahir Hacéne, Cheikh... l'entraîneur Hahad , par son expérience mise à la disposition de ces jeunes, donna plus d'assises au Mouloudia.Accession en Division nationale saison 1967-68 et domination du football algérien pendant une décennie, avec l'arrivée de Smail Khabatou le MCA remporta trois Championnat d'Algérie, trois Coupes d'Algérie, deux Coupes maghrébines et une Coupe d'Afrique des clubs champions (1976).Pour un essai, ce Fut un coup de maître.

    1977-1995

    Avec l'avénement de la réforme sportive, le Mouloudia club d'Alger est parrainé par la Sonatrach et devient ainsi, le Mouloudia des Pétroliers d'Alger (MPA).Durant les deux premières années de cette nouvelle ére, il remporta succesivement deux titres de Champion d'Algérie et représenta l'Algérie en Coupe d'Afrique des clubs champions.Tout le monde se disait que dans cette version , le doyen allait dominer une fois de plus le football national au vu de sa riche composante.Mais en 1979-1980, pour freiner sa formidable ascension, de nombreux joueurs dont Bachi et Betrouni furent écartés, en prétextant que leur âge ne leur permettait pas d'être performant (27 ans et 28 ans !!).Même certains dirigeants subirent le même sort.Et à partir de cette flagrante injustice, le Mouloudia devint un club quelconque se cherchant désespérément dans un Championnat, pourtant d'un niveau faible.

    En 1983, il s'adjugea le trophée en battant une bonne ASC Oran (4-3) aprés prolongations.Cette consécration lui permit de jouer la Coupe d'Afrique des clubs vainqueurs de Coupe.Son apparition pour la joute continentale fut médiocre, il se fait écarter au deuxième tour par le Ahly du Caire (3-1).A l'aller, le MCA avait gagné par 1-0.Ces joueurs ne nous ont pas rappeler le 6 mai 1976 où Ali Bencheikh et consorts firent voler en éclat la défense cairote (3-0).Les années passèrent, les nombreux éléments qui se sont défilés au Mouloudia, ne purent faire oublier les Bachi, Bousri, Betrouni, Bencheikh, Draoui...Ces derniers avaient hissé tout haut les couleurs "vert et rouge".Ensuite, certains problémes se répercutèrent sur le MCA qui rétrograda en Division Régionale.Mais une année aprés,il retrouvera l'élite sans aucun changement pour la suite et le Mouloudia a failli, une fois de plus, gôuter aux affres de l'enfer.Mais heureusement que la victoire (1-0) tiré par les cheveux devant l'ES Sétif l'avait maintenu parmi les ténors.Et dés lors, le vieux Mouloudia termina le Championnat dans une place de non reléguable.Ayant constaté que leur équipe était devenue un simple figurant et ce malgré les moyens mis à sa disposition, des anciens dirigeants étaient de retour aux commandes du club, qui éspéraient redorer son blason terni par cette longue traversée du désert.

    1996 - 2007 

    Dix ans déjà depuis la création de l’association des anciens sociétaires du Mouloudia d’Alger dénommée "El-Mouloudia" et c’est le constat d’échec.

    Il y a dix ans, toute la famille mouloudéenne, toutes tendances confondues (anciens joueurs, dirigeants, membres de l’association El-Mouloudia), fêtait, à l’hôtel Sofitel d’Alger, le vingtième anniversaire du succès du Doyen et du premier club algérien en Coupe d’Afrique des clubs champions. Un beau prétexte pour se réunir et regarder vers l’avenir avec l’espoir de récupérer le club, à commencer par la section football, vitrine et porte-flambeau du club de chez Sonatrach qui continuait à gérer le club et ses quatorze sections. S’ensuivra alors une rude bataille de négociations entre les membres d’El-Mouloudia, notamment ses deux cofondateurs Abdelkader Drif et Rachid Marif, et les dirigeants de l’entreprise pétrolière, à leur tête l’actuel ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil. Ce bras de fer durera cinq longues années et connaîtra, après un premier échec, son épilogue en juillet 2001 avec la signature d’un protocole d’accord entre Sonatrach et "El-Mouloudia". Ce fameux document, qui rétrocède la section football aux dirigeants civils, a été paraphé par le défunt Mustapha Katrandji, côté Mouloudia, et M. Hassani, secrétaire général de Sonatrach.
    Le destin a voulu que le président Katrandji décède après seulement quelques mois de gérance pour que le Dr Mohamed Messaoudi soit investi à l’automne 2001 du poste de premier responsable du club. Dès sa première saison à la tête du doyen des clubs algériens, le Dr Messaoudi commet sa première erreur – qu’il ne reconnaîtra jamais par la suite – en prenant la décision de faire quitter à son équipe le terrain lors du match de Batna contre le CAB après un penalty sifflé en sa défaveur dans les dernières minutes. Cette décision a eu pour effet la défalcation d’un point au MCA qui sera fatidique au club qui rétrogradera en seconde division. Et au moment où tout le monde s’attendait à l’éviction du Dr Messaoudi, celui-ci sera reconduit à la tête du club lors d’une fameuse réunion tenue au stade du 5-Juillet. Ce soir-là, personne n’avait osé défier Rachid Marif et personne n’a osé prendre le club en seconde division parmi tous ceux de l’association El-Mouloudia qui avaient assisté à cette réunion. Seul M. Azef avait quitté les lieux au début des débats.
    Aidé dans sa tâche par son désormais nouveau bras droit, Tourqui Messaoud, les frères Rachedi et autres Kasbadji et Tafat, sans oublier les Longar et Benslimane, le Dr Messaoudi réussit le pari de faire remonter le club en première division à la fin de la saison 2002/2003. Entre-temps, et depuis 2001 et le passage du MCA sous la coupe d’El-Mouloudia, un homme s’est démarqué : il s’agit d’Abdelkader Drif. Le cofondateur de l’association avait une autre vision des choses puisque, pour lui, l’association devait être dissoute après la récupération de la section football en attendant les deux autres sections. Drif défendra avec beaucoup d’acharnement cette position au point de s’en prendre avec virulence (à travers ses sorties médiatiques et l’animation d’une chronique sur le défunt hebdomadaire Olympic) au ministre Chakib Khelil et Rachid Marif, ce dernier passant au poste de chef du protocole à la présidence de la République tout en démissionnant de l’association El-Mouloudia. Sauf que Marif ne quittera qu’officiellement l’association, car officieusement c’était le «maître à bord». L’homme d’influence. Le grand manitou.

    Avant ce marasme, le Mouloudia a pu glaner son sixième championnat d'Algérie en 1999, en terminant premier de son groupe , ce qui lui valut de disputer une finale à Oran contre le premier de l'autre groupe à savoir la JSK, le résultat final fut 1-0 en faveur des "vert et rouge".

    En 2005/2006, le MCA  remporta sa cinquième Coupe d'algérie en battant en finale son éternel rival et voisin l'USM Alger par 2-1 ce qui lui a permis de disputer et gagner la supercoupe d'Algérie en 2006 en battat la JSK par 2-1.

    En 2006/2007, le Mouloudia récidive en remportant sa sixième coupe d'Algérie en venant à bout de son éternel rival, l'USM Alger sur un chef d'oeuvre de son enfant Fodhil Hadjadj.

     

     un club, une histoire et un triplé historique

    Avec ses six titres de champion (1972-1975-1976-1978-1979-1999) ses six Coupes d’Algérie (1971-1973-1976-1983-2006-2007), son titre continental de champion des clubs champions d’Afrique (1976), ses deux coupes maghrébine et la supercoupe d'Algérie (2006/2007), le Mouloudia possède le second plus riche palmarès des clubs algériens, derrière la JS Kabylie (13 championnats, 4 Coupes d’Algérie et 6 Coupes d’Afrique).
    Avec ce bonus que le MCA est le seul club à avoir réussi un triplé au cours d’une même saison (1976). Historique. Mouloudia Club d’Alger. Ce club sportif dont l’appellation est liée à une célébration religieuse (le Mouloud), prend racine dans les premières gestations du nationalisme algérien. Né quelques années avant le premier bastion nationaliste (Etoile nord-africaine), le Mouloudia Club d’Alger (MCA) a, depuis cette date, franchi bien des étapes pour devenir ce qu’il est aujourd’hui : un véritable phénomène de société. Un club dont la popularité est si importante que chacune de ses participations à des rendez-vous majeurs se voit accompagnée de véritables «armées humaines».
    Si Bab El Oued est réellement un fief du doyen (ce qu’affirme lui contester le CS Constantine) des clubs algériens, d’autres quartiers dans d’autres villes du pays lui sont en partie acquis.
    Il n’est donc guère étonnant de voir des manifestations de joie un peu partout à travers le pays lorsque triomphe le Mouloudia. Moments de communion intense entre un club et son large public.    

    Nous espérons que le MCA qui par le passé faisait vibrer les stades d'Algérie et d'Afrique retrouvera son lustre d'antan.

    Ne dit-on pas que les grands clubs ne meurent jamais

     

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  • Commentaires

    1
    visiteur_sidali
    Dimanche 20 Mai 2007 à 15:36
    j'aime tro le mouloudia d'alger je respecte tro l'algerie c mon pays aussi je vie en france et je ve etre footbaleure en algerie je suis n?le 28/12/1992 donce ci vous avez une repose reponder moi sur mon msn s.v.p et vive algerie et pluus moumoudia
    2
    visiteur_sidali
    Dimanche 20 Mai 2007 à 15:38
    mon adresses sidali_chems_347@hotmail.fr
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