• MEKIDECHE SAOUD

    Afin que nul n’oublie…
    Mekideche Saoud 

     "la graine des grands talents"


     

    C’est au football de l’Union sportive musulmane de Sétif (USMS) dans les petites catégories que Mekideche Saoud a débuté pour ensuite devenir un titulaire indiscutable dans la catégorie des seniors. Arrière central et accrocheur à souhait, il pouvait se convertir en demi défensif avec pour mission de prendre en charge l’adversaire le plus dangereux à partir de l’entre-jeu.
    Né le 5 juillet 1944, (quelle coïncidence ? Il avait 13 ans lorsque l’Algérie recouvrait son indépendance le 5 juillet 1962). Il devint par la suite un international et a connu un seul match à l’âge de 23 ans contre la sélection nationale de Libye le 26.11.1967 avec l’entraîneur Lucien Leduc, la rencontre s’était déroulée à Alger. Saoud a participé à divers matchs amicaux avec les vert et blanc et porté le maillot national une seule fois. Sobre dans ses interventions athlétiques. Un élément sérieux tant en match qu’a l’entraînement. Il était également efficace. Accrocheur et de grande corpulence, il était réputé pour ses montées offensives. Mekideche Saoud s’est surtout distingué au Mouloudia, le club d’Alger, par ses tirs puissants sur balles arrêtées. Dans une équipe du Mouloudia rajeunie, il apportera toute son expérience et très vite sans tambour ni trompettes, il deviendra le véritable patron auquel Ammi Smaïl Khabatou, le coach de l’époque du banc de touche s’adressa pour mettre en exécution ses directives et tempérer quelques fois l’ardeur de ses jeunes coéquipiers qui avaient pour noms : Tahir, Bachi, Betrouni et en 1969 le regretté Tayeb Amrous, décédé au cour du match (MCA-USM Annaba). Bon défenseur, habile à se placer et excellent technicien, il fût pendant de longues années, insolent et audacieux au sein du Mouloudia. Tout lui réussissait et des buts il en a marquait.
    Du pied droit, du gauche, de la tête et ce malgré qu’ils occupait le poste de défenseur. Par sa rigueur et sa ténacité, pour son habilité à se dégager de situations dangereuses dans la surface de réparation et par sa joie de jouer, Saoud est incontestablement de la ligne des grands défenseurs algériens connus comme les Belloucif, Zitouni Mustapha et Hadefi Miloud. Pièce maîtresse dans l’échiquier défensif du MCA, il réussit de belles choses qui ont convaincu une grande partie de l’opinion sportive qui voit en lui, un titulaire à part entière dans la formation des vert et rouge du club doyen, le MCA.
    Lucien Leduc le supervise et reste impressionné par ce défenseur qui n’avait pas froid aux yeux et qui imposait le respect de ses adversaires. Mekideche Saoud était le genre de joueurs de grande puissance  et rapidité. Il était rarement surpris balle au pied par ses adversaires. Et il savait porter le danger dans le camp adverse grâce à ses montées offensives.
    Lorsqu’il fut repéré par les dirigeants du MCA dans la ville de Aïn Fouara à l’USMS, il fut découvert par le public algérois et au cours des rencontres de championnat, il y eut un coup de foudre entre lui et les supporters mouloudéens. Il sera très vite adopté à cause de ses qualités techniques et indéniables. Sa gentillesse, sa vision de jeu, son abattage et sa maîtrise en ont fait de lui le maître de la nouvelle vague algérienne… ses coups de pieds arrêtés aux abords de la zone de vérité ont inquiété plus d’un gardien de but. Ses débuts au MCA furent laborieux mais grâce à sa volonté, il est parvenu à s’imposer pour devenir par moment le capitaine d’équipe des Betrouni, Aouadj, Tahir Hacène, Maloufi (Allah ya rahmou) et autres. Polyvalent  et évoluant à droite comme à gauche de la défense, très physique et fougueux, il possédait un volume de jeu très développé. Il était voué au MC Alger aux dures besognes en devenant l’un des meilleurs arrières centraux que l’Algérie n’a  jamais possédé. Il a laissé son empreinte au sein du Mouloudia, le club d’Alger au point où les algérois l’ont très vite adopté oubliant que Saoud est l’enfant du tout Sétif. Il a été de ceux sur qui, malgré la présence de joueurs comme Aouadj Zoubir, Bachi Zoubir, Betrouni Omar et Tahir Hacène  le poids d’une rencontre reposait. Il a personnifié le MCA. Mekideche Saoud a été un monsieur exemplaire dans la vie de tous les jours que ce soit dans les terrains de football qu’en dehors. Un exemple de sérieux. C’était un personnage éduqué et respectueux des  autres.
    Il a donné de belles années au MCA et c’est avec le MCA qu’il terminera sa carrière. Et c’est justement là où le bât blesse. Personne ne sait ce qu’il est devenu.
    Est-il revenu à la ville natale ? Habite-t-il toujours Alger la blanche ? nous n’en savons rien. Il a atteint 62 ans, l’âge de la sagesse. Nous le saluons pour les services qu’il a rendus au Mouloudia et au public algérien.

    Source: La nouvelle république

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