• Putsch et confusion au MCA

    La Djsl décide de destituer Messaoudi

    Confusion n Dans une ambiance peu ordinaire, le MCA a organisé son AGO avec la présence d’un service d’ordre impressionnant.

    Les travaux de cette assemblée se sont déroulés sans la présence de groupe du docteur Messaoudi et sans que le quorum ne soit atteint. Avec la présence du représentant de la Djsl, M. Yahia Bouti, les travaux ont commencé à 23 heures par la procédure d’un appel des membres de l’assemblée présents dans les lieux. Il y avait 54 membres dont 20 se sont présentés avec des procurations.
    Étant donné que le quorum n’a pas été atteint, Bouneb, un membre du directoire, a demandé à ce que Azef et Kesbadji soient intronisés dans l’assemblée par un vote. Cela s’est fait en un clin d’œil et à l’unanimité, mais le représentant de la Djsl a rejeté cette procédure qu’il considère illégale. Cela dit, en dépit de l’absence du président Messaoudi et du quorum pour la tenue normale des travaux de l’assemblée générale, le représentant de la Djsl, Yahia Bouti, a tout de même certifié que son institution ne reconnaît pas le ddocteur Messaoudi en tant que président de l’association El-Mouloudia du fait qu’il a déposé une démission en bonne et due forme. Mais ce qui reste tout de même incompréhensible c’est qu’il y a ambiguïté dans la composante des membres de l’assemblée générale du moment où il y a certains membres qui ont aussi démissionné, mais qui se sont retrouvés hier soir présents aux travaux de l’assemblée. Ainsi, Rafik Balamane et Kerkouche se sont rendus hier à Aïn Benian pour assister à l’AG sans que le représentant de la Djsl daigne soulever cette anomalie. Ce dernier a tenu à déclarer que la direction de la jeunesse et des sports et loisirs a tout tenté pour réunir toute la famille mouloudéenne, mais le docteur Messaoudi a refusé cette issue.
    Avec ces nouvelles donnes, la Djsl procédera à l’établissement d’un constat de carence du fait que le président Messaoudi ne s’est pas présenté aux travaux de l’AG, son institution va procéder aux démarches nécessaires auprès du MJS, de la Dgsn, de la FAF et de la LNF pour préparer une assemblée générale extraordinaire dans les plus brefs délais. Un directoire devra être installé incessamment pour prendre les rênes du club en attendant la tenue de cette assemblée extraordinaire.

    La supercherie
    MC Alger : assez de tartuferies !
    Par A. Salah Bey

    Tournant n Le Doyen a tenu, hier soir, son AGO sans le Dr Messaoudi et ses partisans, alors qu’il était sommé par la Djsl de présenter ses bilans moral et financier des deux dernières saisons.

    L’éventualité de voir le très feuilleton-fleuve – de mauvais goût – prendre fin n’est apparemment pas dans les plans de ces concepteurs et animateurs. En effet, l’Assemblée générale ordinaire qui aurait dû se dérouler dans des conditions normales et dignes d’un grand club, comme l’est le Mouloudia d’Alger – dans l’absolu –, ne l’a pas été du fait de l’absence du président du club, le Dr Messaoudi (qu’on dit démissionnaire) et surtout en raison de la tension qui entoure cette AGO et la forte polémique qui fait rage entre les parties en conflit.
    Déjà la veille de cette assemblée, le Dr Messaoudi, et après avoir animé une conférence de presse au cours de laquelle il a fustigé tout le monde (ses opposants du comité directeur, la direction de la jeunesse, des sports et des loisirs d’Alger, le commissaire aux comptes et Rachid Marif, le président d’honneur), a décidé de reporter l’AGO à cause, martèle-t-il, de l’absence de conditions «favorables» pour sa tenue, plus précisément de la non-notification par la Djsl de la liste de l’Assemblée générale qu’il a présentée, pour ne pas dire cousue de fil blanc.
    Sur ce point bien précis, on se demande par quelle vertu le Dr Messaoudi s’est-il rappelé de l’existence des anciens joueurs du MCA qui font partie aujourd’hui de la fondation Braham-Derriche et par quel miracle celui qui les avait chassés de l’association El-Mouloudia en leur jetant l’anathème leur trouve de nouveau des qualités en les qualifiant d’hommes de bonne volonté ? N’est-ce pas le Dr Messaoudi et ses amis du comité directeur, passés depuis dans l’opposition, qui ont barré la route aux Bachi, Bencheïkh et autres Zenir lors de la fameuse assemblée de 2004 qui l’a porté à la tête du club et de l’association El-Mouloudia ? S’il était soucieux des lois et règlements, pourquoi le Dr Messaoudi n’a-t-il pas réussi à tenir son bilan de 2004-2005 jusqu’à ce jour ?
    Ayant épuisé toutes ses cartes, il se réveille soudain et trouve la parade en lançant la perche à la fondation Braham-Derriche qu’il a lui-même reniée et dénigrée à son avènement. L’essentiel est plutôt de barrer la route à ses ex-amis du comité directeur qui exigent aujourd’hui son départ.
    Evidemment, plusieurs membres de la fondation ne veulent pas rater cette aubaine, celle de se voir offrir la direction du club, alors que lors de la création même de celle-ci, ils clamaient que ce n’était pas du tout leur intérêt !
    Les naïfs avaient peut-être mordu à l’hameçon, mais pas ceux qui connaissent profondément le club et les intérêts voraces qu’il peut susciter, surtout à partir du moment où il brasse des milliards de sponsoring, une voie idéale pour l’affairisme et une tribune pour paraître et faire de la «politique».
    Qu’ils soient de l’association El-Mouloudia, de la fondation Braham-Derriche ou d’un autre bord, tous ceux qui prétendent être mouloudéen – de par leur légitimité historique, sportive ou autre – veulent une chose : prendre les rênes du club. Mais, ils sont pour la plupart incapables de s’entendre et de fédérer leurs efforts pour l’intérêt suprême de celui-ci.

    Le chiffre
    400, énigmatique !

     Ce sont les quatre cents millions de centimes qui se seraient volatilisés au moment du transfert du joueur Zoubir Zemit de l’USM Blida au MC Alger. La révélation a été faite mardi dernier par le président Messaoudi au cours d’une conférence de presse et dont le principal accusé n’est autre que son ex-bras droit et lieutenant de tous les quatre cents coups, Messaoud Tourqui. Ce dernier, après avoir échoué dans son putsch du printemps dernier pour renverser le président, est passé depuis dans l’opposition aux côtés des sept autres membres du comité directeur de l’association El-Mouloudia. Mais au-delà de ces accusations, l’on se demande pourquoi le Dr Messaoudi a attendu tout ce temps pour révéler cette affaire, alors que le transfert de Zemit est intervenu à l’intersaison 2005-2006 ? Pourquoi les dirigeants de nos clubs, notamment ceux du MCA passés maîtres dans l’entre-déchirement sur la place publique, attendent-ils les mauvais jours et les conflits pour passer aux aveux ? Est-ce à dire que lorsque les intérêts sont communs on peut se permettre des meurtres et des délits entre «amis» ? Quelle mauvaise image que dégage notre sport-roi, beurk !!

    L’otage
    Le Doyen victime de ses enfants

     Le Mouloudia d’Alger, malgré l’embellie d’un titre tant attendu (coupe d’Algérie), demeure l’otage de fortes luttes intra-partisanes et de l’hérésie des ses propres enfants qui l’empêche de reprendre son véritable standing. En ces derniers jours du Ramadhan où la repentance et les actes de foi doivent l’emporter sur toute tartuferie, les hommes du Mouloudia doivent saisir cette occasion pour faire leur mea culpa et mettre les intérêts de leur club au-dessus d’autres considérations. Un exercice, faut-il l’admettre, difficile à pratiquer par des personnes qui ne possèdent pas cette hauteur de l’esprit et cette capacité de s’élever contre la mesquinerie, la médiocrité et l’incompétence. Assez de tartuferies, oserons-nous lancer à la face de ces messieurs !

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