• SKIKDA a pleuré DRAOUI son idôle

    Décès de Aïssa Draoui : Skikda a pleuré son idole<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

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    Ceux qui l’on aimé, admiré, adulé, côtoyé, joué avec ou contre lui étaient tous là au cimetière de Zef-Zef aux côtés du wali de Skikda et de toutes les autorités locales pour rendre le dernier hommage et accompagner à sa dernière demeure, celui qui est considéré comme le symbole du football skikdi.<o:p></o:p>

    Aïssa Draoui, «Mouloud» pour les intimes, car c’est de lui qu’il s’agit, ne sera plus de ce monde, il nous a quittés à jamais dans la nuit de vendredi à samedi, au centre psychiatrique de Djebel El-Ouahch de Constantine, terrassé par une crise cardiaque, alors que ses jours ne semblaient guère en danger. La nouvelle de sa mort a plongé toute la population skikdie dans la consternation, l’amertume se lisait sur tous les faciès.<o:p></o:p>

    En découvrant son visage pour une dernière fois, ses anciens coéquipiers du Mouloudia ont fait craquer toute l’assistance, certains n’ont pu retenir leurs sanglots. On rappelle ses derniers mots avant sa mort, Draoui serrant très fort ses deux filles contre sa poitrine demandait aux présents d’un murmure saccadé «prenez soins de mes filles...», une phrase pleine de sens et de raison pour quelqu’un qui cherchait à les retrouver désespérément depuis deux décennies. Admis en 1984 à l’hôpital psychiatrique d’El-Harrouch pour une dépression nerveuse consécutive à des problèmes de famille, suite au décès de son père et l’échec de son premier mariage, Aïssa Draoui ne s’en remettra plus, il passera sa vie entre son foyer et les centres psychiatriques d’El-Harrouch et de Oued El-Athmania.<o:p></o:p>

    Sa situation s’est empirée ces derniers jours pour être transporté d’urgence à Constantine pour subir des soins intensifs.<o:p></o:p>

    Alertés, ses proches dont ses amis de la fondation «Derriche» ont mis tout en oeuvre pour l’évacuer vers un centre spécialisé à Strasbourg (France) mais le destin en a décidé autrement et la mort l’a emporté alors que personne ne lui présageait un tel sort.<o:p></o:p>

    De son vivant, Draoui Aïssa a fait vibrer les stades et a enchanté les foules, sa carrière est digne d’éloges. Couvé par Ami Allaoua «Granados», le petit lutin effectua ses débuts en 1968 avec les seniors de la JSMS alors qu’il n’était que junior, très vite il devenait la pièce maîtresse de l’équipe qu’il quitta pour le CSC en 1972 avec lequel il ne joua qu’un quart d’heure, pour rejoindre le MC Alger, service national oblige. Il y restera jusqu’à 1977. Avec le MCA, Draoui décrocha une coupe d’Afrique des clubs champions en 1976, 2 coupes maghrébines de clubs, 2 titres de champion d’Algérie et 2 coupes d’Algérie. Sa carrière internationale débuta sous la houlette de Saïd Amara en mai 1973, il joua son premier match en compétition officielle contre l’Ouganda en éliminatoires de la CAN et fera son entrée au 5 Juillet le 03/06/73 contre le Brésil. Il sera le maître à jouer de l’équipe médaillée d’or des Jeux méditerranéens de 1975 sous la férule de Rachid Mekhloufi. Son dernier match international sera contre la Tunisie le 28 février 1977, lors des éliminatoires de la Coupe du monde. Il fera en tout 27 apparitions en équipe nationale. De retour à Skikda en 1977, il joua pour la JSMS par intermittence jusqu’à 1981, il prendra sa retraite avec l’équipe de la Casorec en 1982. En 1997, un jubilé digne des stars lui fut organisé au stade Abdelhamid Bouteldja (OPOW) de Skikda. Dahleb, Madjer, Belloumi et une kyrielle d’internationaux et d’ex-coéquipiers avaient pris part à ce rendez-vous. <o:p></o:p>

    A sa mort, Aïssa avait 56 ans et demi et sa fille aînée venait tout juste de décrocher son bac.<o:p></o:p>

    A.Bouguerba<o:p></o:p>

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