• Allek

    ALLEK Mohamed

     

    UN IMMENSE CHAMPION

    NOUS QUITTE ALLAH YERAHMOU

    L’athlète algérien de handisport Mohamed Allek, est décédé le 8 Mars 2016 chez lui à Alger (à 1h) à l’âge de 42 ans.

    Quintuple médaillé d’or aux Jeux paralympiques d’Atlanta 1996 et de Sydney 2000, dans les épreuves du 100 m, 200 m et 400 m, et aussi ancien triple champion du monde d’athlétisme de handisport à Berlin (1994), Birmingham (1998), Lille 2002 et Paris 2003 sur 400 m, il luttait depuis quatre années contre la maladie avant de rendre l’âme. Allek qui a découvert l’athlétisme chez les valides au sein du MC Alger sous la conduite de Nadira Si Mohamed était très doué malgré son handicap (infermité cérébral).

    Après un début prometteur, l’athlète algérois a réintégré le handisport sous la conduite de Djamel Si Mohamed (époux de Nadira) jusqu’à la fin de sa carrière en 2008. Allek, dont son coach Si Mohamed croyait aux capacités, a offert ces deux premières médailles à l’Algérie (or sur 100 m et argent sur 200 m). Après cette consécration, le jeune athlète était bien lancé pour embrasser une grande carrière et honorer le handisport qui était méconnu en Algérie.

    Grâce a ses exploits qui feront date, Allek a permis au handisport algérien d’atteindre les sommets sur le plan international. Il avait par la suite pulvérisé à maintes reprises les records du monde du 100 m 200 m et 400 m, des performances qui ont motivé plusieurs jeunes handicapés à pratiquer du sport. Les succès obtenus sont dus essentiellement à sa rigueur aux entraînements. Selon ceux qui l’ont connu, Allek s’entraînait comme un véritable professionnel.

    Après la fin de sa riche carrière, Allek s’est converti en entraîneur au sein de la section d’handisport GS Pétroliers (son club employeur). «Allek que j’ai bien connu était un champion exemplaire à tout point de vue (sociable, discipliné et autres). Son riche palmarès n’est pas le fruit du hasard. Il s’est sacrifié à fond pour honorer les couleurs algériennes. Il est difficile d’assurer la relève de Allek», nous a révélé hier tristement le coach national de handisport et du GSP, Tahar Salhi. Mohamed Allek, qui a laissé une fille, sera inhumé aujourd’hui au village d’Agouni Gueghrane (Tizi-Ouzou) après la prière du dhor.         

    Chafik Boukabes

     

    ALLEK Mohamed

     

    Participation algérienne à travers les Jeux paralympiques

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    Tableau des médaillés algériens lors des cinq éditions des Jeux paralympiques auxquels ils ont pris part, et dont les compétitions de la 15e édition ont débuté jeudi à Londres et se poursuivront jusqu’au 9 septembre.  

    - Barcelone 1992 :  zéro médaille.           

    - Atlanta 1996 :  (2 or, 2 argent, 3 bronze = 40e sur 104 pays) :  
    Mohamed Allek or (100m) + record du monde, or (200m) et RM.  
    Bachir Zergoune bronze (800m), Bellel Faouzi argent (5000m), bronze (800m et 1500m), Youcef Boudjeltia argent (400m).            

    - Sydney 2000 : (3 or. 38e sur 111 pays) :
    Mohamed Allek or (100m), or (200m) et or (400m) + RM.            

    - Athènes 2004 : (6 or, 2 argent, 5 bronze = 25e sur 135 pays) :
    Samir Nouioua or (1500m), or (5000m), argent (800m), Karim Bettina or (poids) + record du monde (7.64m),bronze (club)  Safia Djelal or (javelot) + record du monde (30.90m), Nadia Medjmedj or (poids) + record du monde (9.79m) Hakim Yahiaoui argent (disque), Mohamed Allek bronze (200m), Mohamed Aïssaoui bronze (1500m), Omar Benchiheb bronze (1500m), Khaled Hanani bronze (1500m), Messaoud Nine (judo) médaille d’or.             

    - Pékin 2008 : (4 or, 3 argent et 8 bronze = 31e sur 76 pays) :  Mouloud Noura (judo) or,  Sid Ali Lamri (judo) or  Karim Betina (poids) or+record du monde (10,65m), Kamel Kerdjena (poids) or,  Samir Nouioua (800m) argent+ bronze (1500m), Sofiane Hamdi (100m) argent + bronze (200m), Louadjda Benoumessad (javelot) argent, Zoubida Bouazoug (judo) bronze, Mounir Bakiri (poids) bronze, Nadia Medjmedj (disque+poids) deux bronze  Hocine Gherzouli (poids) bronze  Zineddine Sakhri (800m) bronze.

     

    Le Mouloudien Mohamed Allek, une belle carrière pour un athlète hors-pair

    Avec une belle moisson de six médailles dont cinq en or, lors de ses cinq participations aux Jeux paralympiques, et douze titre mondiaux, depuis 1994, Mohamed Allek est l'athlète le plus titré du handisport algérien, toutes compétitions confondues.
    Mohamed Allek, devenu entraîneur, a débuté sa riche carrière à l'IR Hussein Dey, avant de porter les couleurs de l'ASPTT Alger puis celles du MC Alger. Il a tiré sa révérence il y a quatre ans, après un parcours des plus éloquents au Groupement Sportif Pétrolier (GSP). Après une domination à l'échelle nationale, régionale et continentale, le petit lutin algérien a réussi à ouvrir, à deux battants, les portes de la renommée mondiale, grâce à un tempérament pugnace et une rigueur à toute épreuve. Efflanqué comme un levier, 1,75 m pour une quarantaine de kilos, Allek prépare à coup d'entraînements assidus, son ascension vers le Gotha mondial. Il franchira le Rubicon international, avec aisance, en 1994 à Berlin (Allemagne), à l'occasion de son premier championnat du monde. Une compétition qui signera ses premiers pas au plus haut niveau (deux médailles dont une en or). «Ces titres sont deux plus chers dans mon palmarès, car ils m'ont ouvert l'appétit», dira Mohamed Allek à l'APS. Qualifié de génie des courses de fond, Allek, issus du village d'Agouni Gueghrane (Tizi Ouzou) et né en 1974. Il n'a cessé depuis d'accumuler titres, records et distinctions. Il a à son actif une soixantaine de médailles, toutes compétitions confondues, dont plusieurs records du monde du 100 m, 200 m et 400 m (des records qui ont duré pendant une dizaine d'années). Cette moisson de titre a fait pâlir d'envie bien d'athlètes. «J'étais très ambitieux durant toute ma carrière et je me donnais à fond aux entraînements. Je voulais être un exemple pour mes coéquipiers de ma génération, et les nouveaux internationaux qui ont pris le flambeau. Je pense que j'ai réussi quelque part, malgré, le manque de moyens à l'époque», a tenu à dire, Mohamed Allek. Aux Jeux Paralympiques, la première distinction d'Allek remonte à 1996 à Atlanta (USA), où il remporte les titres du 100 m et 200 m, avant de confirmer sa progression quatre ans après à Sydney (trois médailles d'or). Il enchaîne avec une bronze en 2004. Sa 5e participation paralympique à Pékin en 2008, a été la dernière d'Allek dans une riche carrière sportive. «C'est à Pékin que j'ai senti que j'ai perdu de ma verve et j'ai décidé de mettre terme à mon chemin international. L'athlétisme handisport, comme celui chez les valides, exige de l'athlète une lucidité et forme physique au summum, chose que j'ai perdue avec les blessures et le temps», a expliqué Mohamed Allek, surnommé la «locomotive» par ses pairs. Célèbre dans le milieu sportif algérien pour avoir hissé les couleurs nationales dans les grandes manifestations internationales, Allek a été décoré de la médaille d'honneur (Al Athir) par le Président de la République , en 2008, au stade du 5-Juillet, en marge de la finale de Coupe d'Algérie de football entre le WA Tlemcen et le CR Beni Thour. «C'est mon meilleur souvenir. Au moment où je faisais le tour d'honneur du stade olympique, sous les ovations des milliers de supporteurs, je ne croyais pas mes yeux. Après cela, le Chef de l’État me remettait la médaille d'honneur, en reconnaissance à mes consécrations et surtout les trois médailles d'or des Paralympiques de Sydney. C'était une joie indescriptible», lança Mohamed. Mohamed Allek a, d'ailleurs, de quoi être fier, puisque sa performance de Sydney n'a pas été égalée à ce jour et restera gravée, à tout jamais, dans les annales du handisport algérien et africain.

    Le Plus titré

    Né le 17 août 1974, Mohamed Allek a marqué le sport algérien en général et plus particulièrement chez les handicapés. Il a été en effet cinq fois champion du monde et triple champion olympique. Il s’est distingué en 1996 en remportant deux médailles d’or aux Jeux paralympiques dans le sprint du 100 m et 200 m hommes. En 2000, il gagne trois autres médailles d’or avant d’enchaîner avec une bronze en 2004. Il termine sa carrière en 2008 en participant aux Jeux paralympiques de Pékin où il n’engrangera aucune médaille. En tout, il a apporté beaucoup au sport des handicapés en Algérie, moins considéré qu’avant son éclosion. Devenu populaire chez les Algériens grands et petits pour avoir hissé les couleurs nationales dans les grandes manifestations internationales, il a été décoré par la médaille d’honneur des mains du président de la République


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    SAIDI SIEF ALI

    Médaillé d'argent aux Olympiades de Sidney

     

    L'enfant de Hamma Bouziane à constantine a connu le cross lors des championnat scolaire à 13 ans, il pensait pas en faire sa discipline mais le choix a été fait après les encouragements de ses professeurs.C'est Hocine Benzaiba qui l'enrole dans le club de sa ville natale en 1992 pour faire de lui un vice champion d'algérie sur le 1500 m à tiziouzou lors des finales des championnat cadets et obtenir une surprenante 5ème place au championnat maghrébin et arabe de sa catégorie la même année.

    comme tout les fans de Morcelli, Ali n'était pas indifferent aux exploits de son idole, ce qui l'amena à se spécialier sur le 1500 métres qui est devenu, par la force des choses, la course reine et de coeur pour tout les algériens vu que notre champion Noureddine morcelli régnait sur cette discipline en maitre incontesté et incontestable.

    C'est en optant pour le Mouloudia d'Alger en 1993 en catégorie des juniors, que notre champion Saidi Sief allait connaitre le gloire et cotoyer les étoiles à partir de 1996 en obtenant la méritoire 7ème place au mondial junior à sidney en australie et dans la foulée il va battre le record du 1500 m junior, qui était dans les tablettes de Morcelli, quelques jours après lors d'un meeting en italie.Sans s'arrêtre à cette belle performance, Ali va encore pulvérisé le recod du 200 m lors dans un meeting à Lille en france toujours dans la même année 1997.

    Une année après, il obtient sa première grande performance chez les seniors, en obtenant la médaille de bronze aux championnats d'afrique à DAKAR au Sénégal et réaliser la meilleur performance mondial sur 1500 métres au meeting de zurich ce qui va lui permettre d'être considéré et avoir une certaine notoriété parmi les grands de la discipline bien qu'il enchaina les courses sur les distance du fond et demi fond, sa préférence va se limiter au 500  sur conseils de ses entraineurs.Le choix était judicieux, parceque non seulement il va obtenir satisfaction lors des grand meeting mais aussi une superbe médaile d'argent aux Jeux Olympiques de Sidney en 2000 sur 500 métres derrière le Kenyan Millon Wolde.

    Seulement la chute après la gloire a été vertigineuse, car comme tout le monde le sait, Ali va se distinguer en 2001 par une brillante médaille d'argent aux mondiaux de canada suivi d'un controle anti dopage qui va s'avérer fatidique à notre athléte.En effet Saidi Sief Ali a été controlé positif, déchu de sa édaille et suspendu pour une durée de 2 ans.

    Son retour à la compétition a été moins fructueux, makgré sa bonne volonté pour démonter au monde entier, qu'il n'était pas un tricheur mais plutot une victime d'une machination.Il obtient une 5 éme place aux mondiaux à Helsinki en 2008 et une 10ème place aux J.O d'Athènes pour disparaitre complétement du circuit et d'essayer de se relancer sur le marathon cette année 2011.

    Bon courage champion et bonne chance sur la distance de ton prédécesseur le biskri "El Ouafi" champion olympique à Amesterdam 1928.


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    Kechkouche et son poulain Ferguène, la crème de la marche africaine

     

    KECHKOUCHE BENAMAR 

    La marche vers la gloire

     

    Quand le hasard fait bien les choses, Khechkouche, né le 1.1.1951, est venu au sport sans le vouloir vraiment.Victime d'une maladie génante, il était dans l'obligation d'avoir une activité sportive presque quotidienne afin de combattre le mal qui le rongeait,Ce n'est qu'à ce moment qu'il comença à faire de la marche à pied et par conséquent s'y interessé et en faire son sport favori. 

    Il signe sa première licence ches les gendarmes et participa aux différentes competitions régionales, ce qui lui permettait d'être suivi par les spécialistes de la discipline et les autres connaisseurs dont l'illuste Hadj Mechkal Mohamed , alors entraineur du MCA et de l'EN section athlétisme.En fin detecteur de talent il propose à Benamar de rejoindre le Mouloudia pour progresser encore plus.

    Il signe alors au MCA en 1976 pour y demeurer 9 longues années pleines de gloires et de titres.Khechkhouche est devenu très connu et très estimé grace à son talent, son sérieux et son abnégation, il seravit de model pour les autres marcheurs qui ont suivi son chemin vers les cimes.

    Le premier grand marcheur algérien de l'histoire a permis à l'Algérie de décrocher son premier titre international dans cette discipline. La médaille d'or gagnée aux Jeux Africains d'Alger en 1978 sur le 20km reste dans les annales. Sa participation aux JO de Los Angeles en 1984 a donné des idées à d'autres. Benamar a, depuis, fait beaucoup d'émules en Algérie. Son mérite est dans le fait qu'il est resté compétitif jusqu'à un âge trés avancé et cela a permis a beaucoup de jeunes de se frotter à lui. Et parmi ceux qui ont le plus profité de son experience, il faut citer FERGUENE Abdelwahab, BOUHELLA Mohamed, RAHOULI Hmimed et d'autres encore qui ont fait de la marche algérienne une école à l'échelle africaine.  

    La médaille d'or de 1978 obtenu sur le sol algérien et devant les yeux africains, a fait de lui un héros national malgré que la marche était moins connu et moins prisés par les jeunes sportifs d'où l'importance de cette inoubliable victoire.

    Domage pour la promotion de la discipline en afrique qui a connu un net recul, que notre champion n'a pas entamé une carrière d'entraineur pour mettre toute son expérience et son savoir au service de la jeuness africaine

     

    Palmarès

    6 fois Champions d'Algérie avec le MCA

    2 fois champions d'Afrique au sénegal et en tunisie

    1 fois champion arabe en tunisie Aout 1981

    2 fois champion maghrébin en tunisie (juillet 1984) et au maroc (juillet 1983)

    vice champion du monde militaire en finlande en 1977

    4 ème au championnat du monde au brésil en 1980

    Champion du Maghreb à Alger du 20 Km juin 1981

    1 participation aux J.O de los angeles juillet/aout 1984

    Médaille d'argent aux jeux panarabes à Rabat aout 1985 (derrière Ferguène)

     


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    BRAHMIA Amar

      L’ambition l’a toujours habité !

     

    Il a été un athlète de renom au 800 et au 1500 m. Il a été aussi le précurseur d’une nouvelle ère de l’athlétisme national

     Amar Brahmia, c’est de lui qu’il s’agit, né le 2 septembre 1954 à Nador dans la wilaya de Guelma, qui a débuté sa carrière d’athlète à Annaba et l’a terminée au sein du MCA, a vite fait de se faire remarquer et par son immense talent sportif et par son caractère vbien trempé. Grace à son opiniâtreté, son sérieux, sa force de caractère, et son « bagage » intellectuel (il a décroché son magister en droit mais aussi en IEPS), a réussi à occuper une part à part dans le cercle fermé de l’athlétisme national.
    Avec cette ambition qui l’a toujours habité, Amar Brahmia n’est jamais parti vers l’inconnu. Véritable planificateur, il a su mener avec une certaine réussite sa longue et riche carrière mais aussi celle d’entraîeur et de manager de haut niveau. Ses capacités de meneur d’hommes et ses profondes connaissances lui ont permis d’atteindre les sommets mondiaux avec la réussite de Noureddine qu’on connaît. Il reste toutefois que le franc-parler et le langage sans faux-fuyants ni équivoque de Brahmia lui ont souvent porté préjudice.
    Aujourd’hui, à près de 56 ans, l’ancien athlète de Mohamed Amraoui (à Annaba) et de Jamel Si Mohamed (au MCA), devenu entraineur d’un groupe d’athlètes de haut niveau au GSP (Boukenza, Zerguelaïne, Boulahfane…) se fait discret. Déçu par l’absence d’une réelle stratégie de haut niveau, il envisage, malgré sa dévorante passion, de tirer définitivement un trait sur l’athlétisme.
     

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     «La relève existe...»

    Entretien réalisé par Abdenour Belkheïr

     

    Que devient Amar Brahmia?
    Je me prépare à partir à la retraite. J’espère que ça va tout de même durer un peu même si à vrai dire, je suis déjà prêt à la retraite dans ma tête.

    Pourquoi penser à la retraite sportive alors que l’athlétisme vous coule dans les veines et que vous avez sous la main un groupe d’athlètes de niveau mondial ?
    Je suis certes entraîneur d’un noyau composé d’une douzaine d’athlètes tous licenciés au GSP et de réelle dimension internationale, et également assisté de trois adjoints, en l’occurrence Mahieddine Belhadj, Abderzak Bounnour et Mohamed Khaldi qui ont eux aussi fait leurs preuves au plan international. Hélas, il se trouve que j’ai du mal à mettre beaucoup de cœur à l’ouvrage eu égard aux conditions de travail qui ne répondent plus à mes ambitions et mes attentes.

    Est-ce à dire qu’au niveau du GSP, vous ne disposez pas des moyens nécessaires pour mener à bien votre travail ?
    Le haut niveau exige des moyens de préparation colossaux qui dépassent nettement les possibilités du GSP, voire de la fédération d’athlétisme.

    Oui alors qui pourrait prendre en charge les athlètes de haut niveau?
    Ce sont les pouvoirs public qui doivent s’impliquer au plus haut point. Ils se doivent notamment de contrôler où va l’argent qu’ils débloquent.

    Vos relations avec le FAA ?
    Globalement je dirais qu’elles sont bonnes, même si elles peuvent être meilleures.

    Revenons à votre itinéraire sportif. Pouvez-vous le rappeler à nos lecteurs ?
    C’est dans le basket-ball et depuis la catégorie des minimes à celle des juniors (66/70) que j’ai entamé la première partie de ma carrière sportive. C’était avec l’équipe de l’Eléctra-Sport de la Sonelgaz à Annaba.
    C’est en 1970 et grâce Mohamed Amrouci que j’ai embrassé l’athlétisme au sein de Hamra Annaba. Après une année de pratique, je décroche le titre national et le record cadet du 6oo m. Sur la lancée, je deviens champion d’Algérie junior du 800 m en 72 et 73. En 1974, je rejoints les rangs du MCA sous la férule de Jamel Si Mohamed.
    C’est au Mouloudia d’Alger que je termine ma carrière d’athlète
    . Au sein de ce même club, je deviens en 1988 entraîneur et manager de la section d’athlétisme de 1990 à 200».

    Par quoi avez-vous orné votre palmarès ?
    Aux nombreux titres nationaux tant sur 800 m que 1500 m, j’ai eu le privilège d’ajouter les médailles d’argent et de bronze aux 800m et 1500m des jeux africains d’Alger en 1978, le titre mondial militaire du 800 m à Sao Polo au Brésil en 1980 et la médaille d’agent au 1500 m, lors du même mondial. J’ai été également vice-champion du monde universitaire sur 1500 m à Bucarest en 1981 dernière le Marocain Saïd Aouita.
    Par ailleurs j’ai été élu en 1978 meilleur athlète algérien de l’année selon le sondage APS. En tant que dirigeant, j’ai été désigné membre du COA en 1983, et chef de mission de la délégation algérienne aux JO de Séoul en 1988, aux JO d’Atlanta en 1996 et aux JM de Bari en 1997.

    Que retenez-vous comme meilleur souvenir de votre carrière ?
    J’en ai eu beaucoup et j’en suis ravi, le meilleur de tous, je l’ai vécu en 1974, lorsque j’ai intégré l’équipe nationale d’athlétisme et j’ai côtoyé mes idoles de football Rachid Mekhloufi et Hassen Lalmas, l’hôtel du 5 Juillet où les sélections nationales de football et d’athlétisme étaient en regroupement.
    Moi qui étais un grand passionné de football, j’ai vécu un moment de grand bonheur. J’ai pu approcher et parler avec le grand Lalmas, que j’ai vu à Annaba mettre 8 buts à l’équipe de Hamra.

    Votre plus mauvais souvenir par contre ?
    C’est le ratage de Noureddine Morcelle dont j’étais l’entraîneur et le manager aux JO de Barcelone en 92. Si pour l’opinion nationals et internationals Noureddine était le grandissime favori du 1500 m, pour M. Bouhafs, le DG de Sonatrach, M. Mohamed Djouad le président du MCA et moi même, la chance de le voir monter sur la plus haute marche du podium était minime. Nous le savions, car c’est dans le total secret qu’il a poursuivi d’intenses soins. Suite à une décision collégiale (y compris avec son frère Abderrahmane), nous avons tenté pour ainsi dire, l’impossible.

    Quel est l’entraîneur qui vous a le plus marqué durant votre parcours sportif ?
    Mohamed Amrouci qui à Annaba m’a mis le pied à l’étrier et Jamel Si Mohamed qui m’a encadré au MCA, sont les deux entraîneurs qui m’ont permis de m’épanouir et d’atteindre le niveau que j’ai eu. Ce sont deux grands entraîneurs mais aussi deux grands messieurs.

    Le dirigeant ?
    Le regretté Tayeb M’ghezzi et Baghdadi Si Mohamed. Aussi je n’oublierai jamais ce qu’a fait pour moi le regretté général Mostefa Belloucif qui était mon président à Annaba. Il m’a énormément aidé et encouragé.

    Votre athlète modèle ?
    Très jeune j’ai été en admiration devant la personnalité, l’humilité et les énormes exploits du Tunisien Mohamed Gammoudi, du Français Michel Jazy et de l’Américain Jim Ryan. Le hasard a bien fait les choses pour moi, puisque j’ai eu le privilège de rencontrer et de m’entraîner avec les trois grands champions en question qui ont fini par devenir de très grands amis. C’est ça le miracle du sport.

    Peut-on parler de relève en demi-fond ?
    Elle existe réellement. Hélas, on ne sait pas la travailler, du fait qu’il n’existe plus de stratégie pour le sport en général. On ne peut plus vivre en autarcie.

    Le Maroc est reconnu pour être et ce depuis des années, une réelle « usine » de talents de première grandeur en matière de demi-fond.
    Si le Maroc a atteint la réussite et la densité de champions que tout un chacun connaît, c’est grâce à une politique porteuse basée notamment sur l’existence de centres de préparation à travers l’ensemble des régions du pays. A Ifrane, par exemple, sachez qu’il y a 140 athlètes de demi-fond regroupés en permanence.

    Pourquoi le Sud algérien n’a jamais été exploré ?
    La question reste posée. On préfère la facilité. La presse en général et les médias lourds en particulier ont leur part de responsabilité.

    Pourtant au Sud algérien, il pourrait exister de véritables « viviers », notamment pour les épreuves de fond et de demi-fond ?
    Il ne faut omettre de rappeler qu’en matière de valeur intrinsèques, les jeunes du Sud algérien son bien plus costauds que les jeunes Marocains mais aussi ils ont de bien meilleures dispositions que les athlètes de l’Afrique de l’Est, le Kenya, l’Ouganda, l’Ethiopie, la Turquie… Ce sont les études approfondies qui l’ont prouvé. El Ouafi et Alain Mimoun, qui ont été champions olympiques du marathon en 1928 et 1956 sont des Algériens de pure souche.

    Que vous a apporté l’athlétisme ?
    Il m’a tout permis. C’est grâce à l’athlétisme que j’ai énormément voyagé. Il m’a également permis d’être connu et reconnu à travers le monde entier et de vivre à l’aise matériellement. L’athlétisme m’a aidé à réussir mes études universitaires et à devenir vice-président de l’Union arabe.

    Pensez-vous que l’athlétisme national pourra un jour vivre les moments fastes qu’il a connus avec la réussite des Hassiba Bolmerka, Noureddine Morcelli, Nouria Benida Merah, Azeddine Brahmi, Saïd Guerni… ?
    Il ne peut y avoir de générations spontanées. Seule une politique cohérente et un réel investissement peut provoquer l’étincelle génératrice. Les moyens qui doivent être accolés dépassent les capacités des clubs, de la fédération. C’est l’affaire de l’Etat. J’ai espoir qu’avec le retour tant apprécié par tous de Hocine Kennouche en tant que directeur général des sports au MJS, c’est tout le mouvement sportif national qui sera mis sur orbite.

    On vous laisse le soin de conclure…
    Je ne veux pas vivre avec le passé, surtout avec mon passé. Pour cela j’espère que le sport algérien retrouve enfin son lustre d’antan.

    Abdenour Belkheir

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  • mechekal mohamed MCA

    mechekal mohamed MCA

    El Hadj MECHKAL

    Mohamed

    mechekal mohamed MCA

    Né le 24 février 1929 à Alger, il habitait au 7 rue Ali Mechkal (au nom de l'ancien dirigeant du MCA frére de l'Athléte) à Bab El Oued.Marié , pére de famille et retraité de la Sonatrach.

    Hadj Mechkal débute en 1946 comme footballeur.Il ne fait ses premiers pas avec la course à pied qu'en 1949 en tant que pensionnaire du MC Alger.Son premier cross s'est déroulé au bois de Boulogne à Alger à la colonne Voirol où il s'est classé à la 3ème position et 1er au cross au deuxième cross , qui s'est déroulé au Bois Pelzer à Hydra.En 1949/1950 c'était la saison de sa révélation où il s'est classé 3ème au Championnat d'Alger de Cross à Sidi-Ferruch ce qui lui a ppermit d'aller courir à l'étranger où il s'est classé 27ème au Championnat de France et 3ème au Championnat de l'Afrique du Nord derrière deux Marocains.

     

    Le palmarès de Hadj Mechkal est éloquent avec pleine de distinctions et de gloires.Il passe 7 ans sous les couleurs "vert et Rouge" du Mouloudia avant de passer au club du RAC de 1956 à 1959 et terminer sa carrière à l'ASSMA entre 1960 et 1963.

    En terminant sa longue et riche carrière, Hadj Mechkal va obtenir le diplome d'entraineur de 3ème degré à l'INS-Paris pour prendre en main l'équipe de la mairie l'ASSMA tout en devenant juge fédéral.

    Le destin a voulu qu'il nous quitte mais son souvenir restera à jamais impérissable et son palmarès une fierté nationale.Il a participé à la création de la ligue et de la fédération Algérienne d'Athlétisme en 1963/1964, a encadré plusieurs stages d'entraineurs et d'officiels, a fait fonction d'entraineur de club durant les années 1959/1990, en plus entraineur national de marche.Il a obtenu plusieurs titres Africains, Arabes, Maghrébins, Algériens et il a découvert et lancer dans le bain Rahoui Boualem et Bennour de préstigieux champions.

    Allah yerahmek

    mechekal mohamed MCA


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