• AMMI Mohamed

     

     

    Mohamed AMMI est né à Alger en 1928, il débute dans la boxe au Mouloudia Club Algérois dès 1945, sous la direction de Mohamed Abdenour.

     

    Il a été doublement champion de France avec le MCA en 1946 et 1948. Médaillé d'Or aux J.M en 1947 (avec l'équipe de France olympique) et plusieurs fois Champion d'Alger avec seulement 30 défaites en amateur pour 200 combats.Il passa professionnel en 1950 sans pouvoir décrocher le titre mondial malgré tout son talent.

     

    Né en 1928 à Alger

    1945 Débute dans la Boxe au MCA

    1947 Sélectionné dans l'équipe de France

    1948 Pré-sélectionné Olympique

    1949 Finaliste des Championnat d'Europe

    1950 Passe Professionnel

    200 Combats dont 30 défaites seulement en amateur


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    HALIMI Alphonse 

     

    La terreur des Rings

     

     

    Alphonse Halimi a été trois fois champion de france de 1953 à 1955 sous les couleurs du Mouloudia

     

    Halimi, boxeur Algérien, né le 18 février 1932 à Constantine (Algérie), décédé le 12 novembre 2006 à Paris, surnommé en son temps "la petite terreur".50 Combats professionnels, 41 victoires (21 par K.O), 8 matches nuls et une seule défaite.

    Dernier né d'une famille Algérienne de Constantine (Algérie) de 10 enfants, Alphonse Halimi est "adopté" par M. Dianoux, tailleur de son état à Alger et féru de boxe. Il commence lui-même à travailler comme tailleur à 12 ans. Une bagarre dans les rues d'Alger lui ayant révélé son indéniable talent pour le combat, Dianoux le dirige alors vers le gymnase du Mouloudia sous la direction d'Abdenour Mohamed.

    Excellent nageur de 100 m brasses, Halimi choisit pourtant la boxe et coud lui-même son short "rouge et vert" aux couleurs du M.C.A. Il remporte plus de 100 combats avant d'être remarqué par un entraîneur et de venir sur le continent. Champion de France poids coqs amateurs en 1953, 1954 et 1955, il gagne cette même année les Jeux méditerranéens et passe professionnel, managé par le célèbre "M. Filippi".

    Le 1er avril 1957, au Vel' d'Hiv de Paris, Halimi devient champion du monde de boxe (poids coq) en battant le boxeur sourd-muet italien Mario d'Agata. Le combat a failli être interrompu, le plafonnier qui éclaire le ring ayant déclenché un incendie, dispersant des escarbilles sur les deux boxeurs... Sept mois plus tard, le 6 novembre 1957, au Wrigley Field de Los Angeles, il remporte le titre unifié de la catégorie et 50 000 $, en battant aux points l'américain d'origine mexicaine Raul "Raton" Macias, devant Vingt  miles (20. 000) spectateurs, en majorité hispaniques et franchement hostiles.

     Halimi perdra sa couronne en 1959 face au mexicain José Bercerra, au Memorial Sport Arena de Los Angeles. Cela ne l'empêchera pas de devenir champion d'Europe des coqs en juillet 1959, titre qu'il reconquiert le 26  juin 1962 face à Piero Rollo.Le 4 Février 1960, Halimi tente vainement de reconquérir le titre mondial face au même adversaire qui l'a déchu du titre à savoir Joe Becerra, qui le bat à nouveau par K.O. 

    . De retour à ses premières amours, il enseigna la natation à Vichy, puis à Meudon « En Algérie, j'étais un très bon nageur. J'aurais pu faire carrière dans la natation. J'étais très fort au 100 mètres brasse. » Son exclusion des rings restait cependant un profond regret. Une immense déchirure pour ce champion qui n'était plus reconnu par sa discipline. « J'aurais préféré être entraîneur de boxe que maître nageur. » Les quelques heures d'entraînement qu'il prodigua à Sèvres, à la veille de sa retraite, ne seront qu'un pis-aller pour l'ancien ténor des rings.

    Il décéde le 12 novembre 2006 à Paris

    http://www.youtube.com/watch?v=6RqmM6c19T4

    http://www.kiftv.com/videos/alphonse-halimi-champion-du-monde-de-boxe

     


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  • HALIMI

    "Un Mouloudéen Champion du Monde"

    Halimi avec le Mouloudia d'Alger (4ème à partir de la droite au 1er plan).L'équipe de Boxe du Mouloudia en 1952 sous la direction des fréres Abdenour.

    Halimi était devenu champion du monde des coqs le 1.4.1957, à l'âge de 25 ans, au soir de son dix-septième combat professionnel, grâce à une victoire aux points en quinze reprises sur le boxeur sourd-muet italien Mario d'Agata.

     


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    Said et Mohamed Abdennour
     
     
     
     
    Messieurs Boxe du MCA
     
     
     
     
     
     

    La section Boxe du MCA est célèbre par son sérieux, dynamisme et résultats.Mis sur pied par l'ancien footballeur du MCA Abdennour Mohamed et son frére Said, la section est devenu un model pour les autres discipline du club.

     

    Mohamed Abdennour a toujours été admiré par les anciens sportifs qui le connaissent, formateur de jeunes talents alors qu'il est méconnu par nos jeunes d'aujourd'hui pourtant il était le premier entraîneur de l'équipe Nationale d'Algérie de Boxe de 1963 à 1965.

    Abdennour est né à Alger le 21 Août 1910.Il habitait rue Lancry, à 14 ans il débute comme joueur de football au "White Star" comme arrière ou inter de 1924 à 1926, il avait , selon ses dirigeants, un bon sens de jeu et un bon démarrage.

    De 1927 à 1930 Abdenour a pratiqué du Cyclisme tout en intégrant une section de Scoutisme ce qui devait lui permettre de bien se développer et de se mêler dans de différentes disciplines ce qui l'amena à fréquenter les salles de Boxe où il a eu de 1933 à 1940 l'occasion de servir de "Sparring-Partner" chez les Marcellin, Buzitil, Petronelli, Tondero aux côtés de des Régis, Kaddour...etc. Officiellement Abdennour n'a jamais boxé ni pris part à une quelconque compétition du Noble Art.

    Amoureux du Mouloudia Club Algérois, il devient membre dans ce prestigieux Club en 1930 mais en parallèle il signe une licence au RSA comme sprinteur spécialisé dans les 100 et 200 m; il avait à l'époque comme entraîneur Marcel Rizo et comme coéquipiers Bourachedi, Moussa, Ghanem...il a été, en sept années de pratique, Champion d'Afrique du Nord 4x100 par équipe et  cinq fois finaliste du Championnat d'Afrique du Nord à Tunis et à Casablanca notamment jusqu'en 1937.

    C'est au cours de la saison 1937/1938 que Abdennour a pris en main la section d’Athlétisme du Mouloudia. En même temps il s'activait comme soigneur au BCMA chez Tahar jusqu'en 1940 à l'époque de Omar le Noir, Mustphaoui, Guellil, qui devait être animé par la suite par l'arrivée des autres pugilistes de valeur tels que Mohamed Belatrèche et Mustapha Hemour.

    C'est en 1940 que Abdennour fut appelé par le MCA pour lancer la Section de Boxe jusqu'ici inexistante.Il débuta donc à zéro pour faire valoir ses qualités d'éducateur /formateur avec comme ambition sortir de jeunes talents à la lumière et dépasser tous ses rivaux Européens.

    La Salle du Mouloudia, situé dans les voûtes de la pêcherie d'Alger, commençait à attirer l'attention des jeunes Algériens et le premier Mouloudéen qui se fait remarquer a été le Chahid Nekkoud,  au milieu des ses camarades Kecir Said, Missoum et autre Abdellah Serrir, il devient Champion d'Afrique du Nord des poids légers.

    La Salle du MCA est devenu très populaire à la Cabah et dans tout les quartiers Musulmans et ne désemplissait pas en recevant quotidiennement une cinquantaine de pratiquants. Mohamed doit, en partie, cette vertigineuse ascension et rapidité dans la formation des Champions Mouloudéens,  à l'aide de son frère Hadj Said Abdennour qui fut un "bûcheur" de grande valeur et qui travaillait sans répit dans l'ombre sans faire e bruit.

    La saison 1945/1946 a vu la victoire de deux Mouloudéens en Championnat d'Alger, Ammi en Coq et Hadjadj chez les welters, continuant sa progression, le Mouloudia enleva avec brio trois autres titres de Champions d'Alger par le biais de Belkacem , Tergou  et  toujours Ammi  alors que Bouchatal a été finaliste malheureux. 

    Le travail des frères Abdennour commença à donner ses fruits, pour preuve en 1946/1947 quatre boxeurs Mouloudéens ont enlevé le titre de Champion d'Algérie qualifiés pour le Championnat de France où  Belkacem, Tagli, Ammi et Bensemane arrivent en finale avec comme seul vainqueur le talentueux Ammi.

    La saison 1949/1950 a été encore plus florissante avec six titres de Champion d'Alger avec Bouamara, Dib, Omari, Arrous, Boubekeur, et Grandi.

    N'oublions pas de signaler que le Champion du Monde en Coq Alphonse Halimi a été formé lui aussi dans la Salle des frères Abdennour où il a brillamment enlevé plusieurs titres sous le maillot "Vert et Rouge" notamment le Championnat de France Amateur par trois fois de 1952 à 1954 alors qu'au même moment Dib et Fodil remportèrent le Championnat d'Algérie et que Saâdallah Kader était finaliste.

    Parmi les talentueux Boxeur que les frères Abdennour ont formé, Bouafia Brahim l'enfant de Belouizdad (ex Belcourt) est un bon exemple, il fait une excellente carrière au Mouloudia Club Algérois en devenant Champion d'Algérie en battant Toudjine en douze Round en 1951/1952 et en ajoutant une autre victime dans son riche palmarès après une retentissante victoire contre l'international Mokhfi devenant ainsi un modèle pour ses coéquipiers Bag, Rouni, Sellam, Kerraz, et Ayoun.

    Pendant ses onze années d'exercices, Abdennour Mohamed a été plusieurs fois radié à vie puis requalifié par les dirigeants Européens de la Ligue et de la Fédération Française de Boxe pour avoir défendu l'intérêt de ses poulains et l'honneur du Mouloudia. De caractère nerveux, il n'aimait pas qu'on lui marche sur les pieds; impulsive il explosait pour faire  face à toute provocation ou injustice, c'est ainsi qu'en 1946 il injuria le Colonel Barbe alors directeur de Sport en Algérie, suspendu, il remet ça trois ans plus tard avec Spieretto et le Capitaine Cécélo avec comme tarif,  à chaque fois, une longue suspension. En insultant une autre personnalité de la Boxe d'antan le président du Comité d'Alger le Dr Garras, il prend 1 an de suspension et en 1952 emporté par ses nerfs il a failli étranglé le Dr Daimu à Blida lors de l'opposition Bouaffia (MCA) et Rachedi suite à une décision contre son boxeur.

    Mohamed une sacré personnalité, avec son frère Said ils ont tout donné à la Boxe Algérienne et à leur Club de toujours le Mouloudia. Rabi yerhamhoum

    Rabah Saâdallah

     

     

     

     


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  • Abdennour ( 3ème debout à partir de la droite avec chéchia)

    avec les footballeurs du MCA en 1945

      

     

    ABDENNOUR Mohamed

    "Le Monsieur Boxe du Mouloudia"

     

    Un certain BUZUTI est l’un des initiateurs de la Boxe en Algérie. Au tout début du XX°siècle, il forme des sections de boxe dans les salles de Gymnastique, d’escrime et de culture physique. Il crée le Club Algérien de Boxe (B.C.A). L’année 1912 donne naissance à la Fédération Algérienne de Société de Boxe qui dépendait de la de la F.F.S.B. Pendant la première moitié du XX° siècle bien des boxeurs algériens s’étaient distingués sur la scène internationale. Nous citerons parmi eux Omar KOUIDRI, BOB Youcef, Chérif HAMIA,des grands champions qui vont faire des émules, ce qui renda le noble art très prisé par les jeunes Algériens qui verront naitre d'authentiques champions à l'instar de Loucif Hamani ou Abdelkader Ould Mekhloufi, pour ne citer que ces deux là.

    Le Mouloudia Club d'Alger, n'est pas resté en marge de l'essor de cette pratique en Algérie, en donnant naissance à une section Boxe du club avec à sa tête l'infatigable Abdennour Mohamed, un pionnier en la matière.

     

     

    Abdennour Mohamed, qui s'essaya au football, mais qui fut radié à vie après quelques matchs pour avoir boxé un arbitre : il se réorienta vers la boxe, il fonda la section du Mouloudia (Boxe) et devint "Maître Abdennour" avec son écurie prodigieuse qui forma quelques champions (d'Algérie et même de France) parmi eux on peut citer le champion du monde poid coq Alphonse Halimi.

    Vu le contexte politique, mettre en oeuvre un tel projet durant la période coloniale était un pari osé mais gagné à la fin grâce au dévouement d'Abdennour et son entêtement à doter le Mouloudia, et l' Algérie avec, d'un espace libre où les musulmans pouvaient s'adonner à la pratique de leur sport favori en marge des manœuvres coloniales.Après l'indépendance du pays, le noble art a pris une dimension national ce qui lui a permis d'avoir une instance officielle pour gérer au mieux le sport en question.  

    La Fédération Algérienne de Boxe "la F.A.B" a vu le jour le 10 Octobre 1962. A l’origine de sa création une poignée de sportifs amoureux du noble art: KEDDAD Abderahmane, SAIDI, KEBBAB et BELGUEDJ Abderahmane qui sera élu président. L’activité de la FAB sera vite entravée par le manque de moyens et plus particulièrement l’insuffisance d’infrastructures appropriées. Ces difficultés ont entraîné la diminution du nombre de pratiquants. Toutefois, l’engagement et le militantisme sportif de certains boxeurs ont permis de rétablir la situation.

      

     

    Le premier Bureau de la section Boxe du MCA  était composé comme suit:

    Président: ABDENNOUR Mohamed

    Vice-Président: BELHADJ Hamidou

    Secrétaire: DERADJI Abderahmane

    Assesseur: DJAOUT Ahmed

     

    Merci à Tahir 1 pour son éclairage

     

     

    Mohamed et Said Abdennour

     

    2 serviteurs du noble art Algérien 

    ABDENOUR MOHAMED (Boxe)

    L'histoire de la boxe amateur du MCA et les frères Mohamed et Said Abdennour sont liés par un passé vieux d'un demi-siècle. Leurs merveilleux souvenirs surgissent plus que jamais et font rêver les nostalgiques, attirés, jadis par l'ambiance qui se faisait sentir à partir des voûtes situées sur la place de la Régence, plus précisément de la Pêcherie.

    C'était à cet endroit précis, que l'on découvrit au fond des voûtes, une salle de boxe, manquant d'aération et où les conditions d'hygiènes n'étaient pas souvent réunies.Pendant que d'autres écuries, comme celles des Groupes Laïcs d'Alger (G.L.E.A) ou celle du Gallia Sport d'Alger disposaient d'un confort sur tous les plans.Cependant c'est cette salle qui détient le palme en étant le lieu où se sont formés de nombreux Champions.

    L'histoire prouve que le travail fourni par les frères  Mohamed et Said Abdennour durant la décennie de 1945 à 1955, n'a d'égal que la valeur internationale de ses élèves, les plus titrés à travers les compétitions d'Afrique du Nord.Un certain temps, les boxeurs Mouloudéens faisaient cavaliers seuls en Algérie.

    La Salle du MCA contenait une quantité impressionnante de jeunes pugilistes, auteurs de plusieurs exploits dans les différents challenges et Championnats d'Alger et d'Algérie ainsi que des titres acquis lors des Championnats d'Afrique du Nord mais surtout des titres de Champions de France et aux participations dans les sélections olympiques.Le bouquet était évidement le titre mondial de Halimi.Nous faisons allusion aux élèves amateurs comme Ahcène Dib, Hassen Bensemane, Omar Layachi, Benkalem, Mohamed Ammi, Hamid Fodil, Mohamed Nekkoud, Hamoud Rouni, Tergou, Arous, Brahim Bouafia, Grandi, Kerraz, Rachid Bag, Taglit, Hammoudi et bien sûr Alphonse Halimi.

    A propos de ce dernier, savez-vous que ce boxeur doit son titre mondial des poids coq professionnel, en grande partie, au travail de base reçu pendant des années à la salle du MCA ? Alphonse a acquis ses premières notions de boxe des mains de Said et Mohamed Abdennour, son professeur parisien Filippi n'a fait que compléter sa formation avec des adversaires coriaces.En Algérie Halimi n'avait plus d'adversaires.

    Qui sont les frères Abdennour ?

    Pour relater dans les détails le passé pugilistiques de la section du Mouloudia depuis sa création officielle en 1940 et les péripéties vécues par les frères Abdennour, dans les différentes épreuves de la boxe amateur, jusqu'en 1955, il faudrait des pages entières sinon un gros bouquin à plusieurs tomes. Nous nous contenterons donc de présenter que des faits essentiels de leurs biographies.

    Mohamed Abdennour, né à la Casbah d'Alger le 21 Août 1910 plus exactement dans la maison du circonciseur bien connu, Rezki Badaoui, 6 rue du Zouave, fils de Mohamed, contrôleur à l'époque dans les salles de cinéma et de Tassadit sa maman.Mohamed avait un seul frères, Said, plus jeune que lui de 8 années et 3 sœurs.

    La famille Abdennour a toujours habité la Casbah, depuis la rue du Zouave (1910) en passant par la rue du Tigre (1916), rue des Abderames (1920); impasse Lancry (1939 voisin de l'autre figure bien connue de la boxe Hadj Boualem Meghirbi alias Boudrar) et de 1958 jusqu'à sa mort à Rais Hamidou (ex la Pointe Pescade). 

    1927, Mohamed devient le soutien de famille à l'âge de 17 ans après la mort de son père.Comme la majeure partie des cas similaires, Mohamed cessera ses études prématurément et ira travailler pour subvenir aux besoins de sa famille.Il fut vulcanisateur chez le nommé Visca qui exerçait à la rue Sadi Carnot, l'actuelle rue Hassiba Benbouali.

    En 1928, il est recruté comme receveur dans les tramways Algérois (C.F.R.A) pendant 2 ans, puis estimant que les horaires de travail ne lui convenaient pas pour faire du sport, il quittera cet emploi.

    En 1930, Mohamed se marie, puis après quelques mois de chômage, il rentre à la cie Le Bon (1931-1932) comme planton, puis releveur.Cette compagnie Le Bon, fut remplacée par l'ex E.G.A (Eau Gaz d'Algérie) actuellement Sonelgaz.Là Mohamed retrouve son monde particulier, car à l'E.G.A y'avait de grands sportifs comme employés, tels les arbitres du football comme Abderrahmane Derradji, Janvier Atanasio ainsi que le footballeur/dirigeant Braham Derriche du MCA, Omar Benmahmoud et Ahmed Legouini de l'avant Garde celui de la Gymnastique avec Mohamed Touchi et les milieux de la boxe avec Charles Pernot et le manager Gonzales du CCBO sans oublier Daâs et beaucoup d'autres.Pour information, c'est en 1965 que Mohamed prend sa retraite après plus de 33 années de loyaux services à l'E.G.A.

    Revenons cependant à 1939, pour se rappeler de cette soirée chaâbi animée par le maître Hadj El-Anka à l'impasse Lancry, marquant le second mariage de Mohamed.A cette soirée été invitées, entre autres, les plus hautes figures sportives d'Algérie et d'Afriqque du Nord  dont Larbi Benbarek et son équipe la fameuse  Union Sportive Marocaine (USM) venus disputer le lendemain le titre de championnat d'Afrique du Nord face au R.U.A d'Alger.

    Mohamed Abdennour est un  père de famille admirable, l'éducation de ses 5 garçons et de ses 3 filles a toujours été sa raison d'être et sa fierté quotidienne.Cependant, dans le coin du ring, lorsqu'il dirigeait ses élèves, Mohamed devenait un véritable "ouragan" quant il se sentait lésé par une décision des juges.Il ne se laissait jamais marcher sur les pieds.Il tenait tête aux plus influents de l'instance de la boxe de l'époque et  fut d'ailleurs radié à vie pour ses raisons avant d'être gracié.

    Sa carrière sportive

    (il a aussi pratiqué le football , non mentionné par Saâdallah)

    De 1918 à 1919, il fut gymnaste à l'Avant Garde avec les jeunes de sa génération comme Brizen, père du footballeur Abdel de l'ASSE, Caymaris, Daâs, lieutenant Abdellah et ses deux aînés Mhenna Rebaine et Mustapha Si Kaddour.

    De 1921 à 1927, ce fut au tour des salles de boxe de Tenderon, Rasmain etc d'intéresser Mohamed Abdenour en compagnie de l'ex Champion de France André Régis.A signaler que Abdenour na 'a jamais été boxeur.

    De 1927 à 1928, encouragé par son patron M.Visca, Abdennour a essayé de faire carrière en cyclisme à la Roue d'or, club présidé par M.Dianoux mais n'étant pas doué pour faire coureur cycliste, il a préféré l'athlétisme (épreuves de vitesse).

    En 1932, il signe à l'USA puis de 1933 à 1936 au Red Star Algérois avec le champion d'Afrique du Nord de Cross country Moussa Bourachedi et Gacem.Une saison plus tard (1938/1939), Abdennour endossera le maillot du Gallia Sport Algérois mais il fut mentionner qu'en 1937.Mohamed était parmi les membres fondateurs de l'USMA en tant que trésorier au coté de Kemmat, Sid-Ali Chérifi, Omar Aïchoune, Zenagui; Ali Slimani, Gourari et Meddad.

    Parallèlement à cela Abdennour seconda Allaoua Boulerbah à la trésorerie du Mouloudia d'Alger (selon sa propre déclaration) de 1935 à 1955.Il participera en 1938 à la fondation de la section athlétisme du MCA où les frères Hamoud et Lahbib Scandrani faisaient un travail magnifique, pour mener à bien cette section.

    L'année 1939, décidément était une période trop chargée pour Abdennour qui se retrouva en tant que manager-adjoint de Hemour Taharn nà la tête du BCMA à Bab El Oued où figuraient déjà de beaux champions comme Omar le Noir, Mustapha, les frères Abdelkader et Zemrani Adjdahine, Moh Chérif Bellatrèche, Aissa Oucissa...etc.

    En 1940, il remplace Mohamed Boutria et Omar Alioui dit Omar El-Hemamdji à la tête de la section Boxe du Mouloudia Club Algérois, section qui aurait existé à la cité Bich depuis 1927 et aurait eu comme premiers élèves Arezki Bouketache et Kaddour Ourtiren (ancien goal du MCA et ancien adversaire malheureux d'André Régis).

    En 1954, le MCA et Abdennour ont organisé un beau gala amateur au Stade Marcel Cerdan à la mémoire de l'ex manager Harrachi de Omar Kouidri, Maza Arezki mort en 1953 avec comme combat choc: Chérif Hamia-Alphonse Halimi.

    Après 1962, Mohamed Abdennour avait été nommé moniteur national de l'équipe d'Algérie, il participe aux jeux de Dakar et au match international Algérie-Maroc et à plusieurs autres compétitions.Il cessa ses activités suite à une  incompatibilité d'humeur avec l'entourage de la boxe à l'époque à Alger.Il a préféré se retirer définitivement du milieu pugilistique, pour lequel il a tant donné pendant plusieurs décennies.Pour se maintenir en forme, Mohamed ne rata jamais ses plongées chaque jour en mer du côté de la plage Franco...même à 78 ans.

    Pour la petite histoire, Abdennour conserve 2 belles satisfactions: les titres de champion de France et la sélection olympique obtenue par son élève du MCA  Mohamed Ammi en 1948, la seconde satisfaction a été celle réalisée par son autre poulain Alphonse Halimi qui a remporté le titre mondial poids coq professionnel devant Mario Dagata, le 1er Avril 1957 à Paris.

    Par contre l'amère déception de toute sa carrière  demeure celle où il fut évincé de son poste d'adjoint de Hemour Tahar par les responsables du Boxing Club Musulman Algérois (BCMA) vers les années 1940. Cette déception l'a terriblement marqué.

    Said Abdennour

    Autant Mohamed était d'un tempérament trop nerveux autant Said son frère cadet fut un homme calme et posé.Il fréquentait les hommes faisant partie de la Grande école de la Casbah, tous issus des quartiers aussi célèbres les uns les autres tels que Bab Djedid, El-Koudia, Soustara, Bir Djebbah, Café des sports, rue Bruce, Café Malakoff, Ecole Sarrouy, Sidi Abderrahmane, rue Marengo, Marché Randon...

    Said Abdennour parlait fréquemment  de ses amis proches comme El-Hadj El Anka, El-Hadj Mrizek, El-Hadj Hamid Soustara; El-Hadj Dahmane Benmghiref, El-Hadj  Sid-Ali Doumrane, El-Hadj Mokrane Stiti, El-Hadj Mohamed El Gourari, El-Hadj  Said Benmerabet tous de vrais visages du vieil Alger.Comme on le constate la fréquentation de Said Abdennour n'a aucune comparaison avec le milieu populaire vécu par son frère Mohamed mais ils étaient unis pour le même objectif de formation à la salle de boxe du Mouloudia Club Algérois.Si Mohamed veillait au bon comportement de ses poulains sur le ring et sauvegardait leur intérêts  en faisant face à tous les problèmes techniques et administratifs, Said, lui, faisait le travail de l'ombre sans tambours ni fanfares.Il était à chaque jour à la salle en pleine voûte de la Pêcherie entrain de donner des leçons aux jeunes.

    Said par son sérieux et sa manière de préparer ses élèves, avait acquis du respect et une forte considération.Il était l'homme qui ne parlait pas beaucoup, n'aimant pas se mêler aux gens qui parlent trop car ça l'agaçait tout en restant respectueux à l'égard de tous.

    Said Abdennour est né à la rue des Abderames (Casbah) le 15 mai 1918 de même père et mère que Mohamed.Il est mort subitement le 11 Avril 1979 à l'âge de 61 ans en laissant une veuve et 8 enfants dont deux garçons, Sid-Ali étant l’aîné de ses enfants.

    Le jour même de son décès Said était au travail comme vacataire à l'E.G.A, même s'il était en retraite, afin d'éviter les ennuis et l'oisiveté notamment à son âge avancé. 

    Said avait reçu une lettre d'amitié d'Alphonse Halimi de Paris, un geste qui lui a fait plaisir venant de son ancien élève et d'un grand champion.

    Orphelin de son père très jeune à l'âge de 9 ans, il a forgé son caractère, il avait une personnalité insoupçonnable ; il a toujours été responsable envers sa famille, à cheval pour l'éducation de ses enfants qui étaient sa vie et sa joie de tous les jours.Il convient de préciser que Said Abdennour était aussi un travailleur accompli, notons qu'en 1957 il fut licencié par l'E.G.A, suite au déclenchement de la grève des 8 jours mais il fut repris en cédant abusivement sept années d'ancienneté (une année pour chaque journée de grève).

    Said en remémorant toutes ces belles années passées à la Salle du MCA il garde des souvenirs inoubliables de la victoire de Halimi pour le titre de champion du monde, de Ammi double champion de France amateur sélectionné olympique (1948) ainsi que le succès de Ahcène Dib devant le policier Marocain Jo Ventaja un grand champion amateur.

    ABDENOUR MOHAMED (Boxe)

    1/16 de finale qualifié

    ABDENOUR MOHAMED (Boxe)

    éliminé en 1/8e de finale

     

    Rabah Saâdallah

    le Samedi 8 Octobre 1994

     


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