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    LAMDJADANI Driss

     

    LAMDJADANI Driss 

    Ancienne gloire du handball,

    se reconvertit dans la restauration

     

    « Quand les gens sont de mon avis, il me semble que je dois avoir tort. »
    Oscar Wilde


    Il est de la clique glorieuse des joyeux lurons qui nous ont fait vibrer dans les années soixante. Qui se souvient encore des frères Bouzerar, aujourd'hui quelque part dans la péninsule arabique, Larbaoui, devenu ambassadeur dans une capitale asiatique, Amara le dentiste, El Hachemi, Sayad et les autres ? Le plus célèbre d'entre eux, sans doute, mais membre de cette fine équipe, Driss Lamdjadani, a toujours eu le triomphe modeste. Avec des gestes simples et une voix audible juste ce qu'il faut, il raconte sa longue et riche carrière, sa reconversion réussie, mais aussi les grandes mutations sociales que le pays a connues au cours de ces dernières décades, et desquelles, selon lui, on ne peut dissocier le sport. Le décor est ainsi planté. Dans son restaurant niché en plein cœur de la capitale, l'accueil est aussi courtois que le personnel, sous la conduite de sa charmante épouse aux petits soins avec la clientèle. L'ambiance est plutôt familiale et la silhouette familière du maître de cérémonie donne une certaine solenneité aux lieux. A 58 ans, Driss n'a pas beaucoup changé physiquement, et si vous lui demandez le secret de cette physionomie intacte, il se fend d'un grand rire en précisant toutefois : « J'imagine que quelque part, c'est grâce au sport, même si j'en fais peu. Peut-être la marche que j'affectionne, même au restaurant où je ne reste pas du tout inactif et vous l'aurez constaté. Cela me permet de préserver ma forme. Du reste, je ne peux me plaindre, comme certains de mon âge, des kilos superflus pris. »


    Un physique intact


    Du métier de restaurateur qu'il exerce avec bonheur, il en parle peu, sinon de manière anecdotique ou pour relever la remarque d'un client qui l'avait résumé en une seule phrase. « Finalement Lamdja, c'est une question de mains. » Cette appréciation, Driss l'a bien accueillie. Il en tire même une certaine gloire car, dit-il, « elle traduit l'attachement à l'artiste de la balle ronde que j'étais, mais aussi au fin gourmet que je n'ai jamais cessé d'être ». Voilà qui a le mérite de la clarté. D'autres personnalités, comme l'actuel ministre du Commerce, Nouredine Boukrouh, vante tout simplement le label « Lamdja ». « C'est avec plaisir, écrit-il, que nous témoignons de la qualité et du sérieux de l'établissement. De même que nous relevons avec satisfaction qu'une ancienne gloire du sport algérien a su se reconvertir dans un art respectable : celui de savoir prodiguer l'hospitalité. » Il y a deux ans, Ahmed Ben Bella lui écrivait en reconnaissance de ses mérites indéniables. « C'est avec émotion que j'écris ces mots en souvenir d'une époque où vous avez enchanté, par votre art, le handball, une époque aussi où nous rêvions tant d'une grande Algérie qu'elle deviendra, j'en suis certain, un jour... » Quant à cet ancien président de la Fédération de handball, « il est clair que Lamdja est de la trempe des joueurs uniques comme on n'en fait plus. C'était le Lalmas de la petite balle et c'est un peu grâce à lui et à d'autres joueurs de son envergure que la petite balle s'est taillée une place de choix dans le sport algérien, juste derrière le foot. »
     

    Autres temps, autres mœurs


    Autres temps, autres mœurs. Aujourd'hui, Driss est à l'aise pour dire que la relève a aussi de talent pour s'imposer avec maestria comme ses aînés. Le regard critique qu'il porte sur le hand actuel est plutôt indulgent. « A mon sens, le handball se porte bien. Je parle surtout de l'équipe nationale. Il est vrai qu'on n'a que deux ou trois clubs de haut niveau, que l'infrastructure fait souvent défaut, que parfois il arrive qu'on fasse un mauvais choix des joueurs sélectionnés. L'équipe actuelle n'est pas celle à laquelle nous rêvons. Ce n'est pas le top. Quant aux dirigeants, je pense sincèrement que ce ne sont pas les meilleurs qui sont à la fédération. Des anciens qui peuvent apporter un plus, et je ne veux pas citer de noms, ont été marginalisé. Le ministère a un grand rôle à jouer. On pourrait l'imaginer s'impliquer davantage dans le choix des hommes en imposant, par exemple, des dirigeants intègres et compétents. » Comme on le voit, Lamdja ne veut pas heurter les susceptibilités et provoquer des combats d'arrière-garde qui ne seraient d'aucune utilité à cette discipline. Et lorsqu'on lui demande pourquoi lui-même n'apporte pas sa pierre à l'édifice, là il change carrément de ton. « Notez bien que j'ai déjà fait partie de la fédération. J'étais président de la commission sponsoring. Il y avait Amara Lounès à la discipline. On a été écartés pour, soi disant, absences, alors que d'autres qui s'étaient absentés beaucoup plus que nous n'étaient pas inquiétés. On gênait, alors ils nous ont mis sur la touche. On était des bénévoles et notre manière d'agir n'était pas du goût des carriéristes qui ont fait des fédérations de véritables fonds de commerce. » Lamdja se souvient de la belle époque où le sport scolaire était le creuset du mouvement sportif national tout entier. Le sport pouvait se targuer d'avoir des assises solides. L'artiste en parle aujourd'hui avec une bonne dose de regrets. « Avant, et je parle pour pratiquement toutes les disciplines, l'école était le vivier et le sport scolaire avait droit de cité, ce qui, malheureusement, n'est plus le cas aujourd'hui. Il y avait un engouement particulier. Les stades étaient archicombles. Il y avait une réelle communion entre le public, composé essentiellement de scolaires et d'étudiants, et les équipes. Nous avions réussi à former un bon groupe à l'époque, qui n'était pas aussi fort que l'actuel. L'élément physique est devenu primordial et je suis heureux de constater que la plupart des équipes sont formées d'athlètes aux gabarits impressionnants. Avant, on s'entraînait deux fois par semaine. Le rythme de travail a considérablement évolué. » Lamdja n'en a pour preuve que les résultats enregistrés par les Verts à Tunis, lors de la Coupe du monde. « Lorsqu'on arrive à tenir en échec la Tchéquie, à tenir tête à l'URSS, j'estime qu'on est sur le bon chemin et qu'on n'a pas à jeter des pierres à nos capés. » Il faut persévérer, suggère Driss, qui rappelle qu'à son époque la France n'a jamais pu rivaliser avec l'Algérie. Depuis, les Tricolores ont gravi les échelons pour devenir ce qu'ils sont... D'autres leur ont emboîté le pas, comme les Tunisiens qui sont à une marche du podium mondial. « Algérie-Tunisie de l'époque, je ne vous dis pas, c'était un duel épique plein de passion, une rivalité légendaire, que le terrain de sport, ultime arène, était tenu, malgré tous les risques, d'arbitrer. C'est vrai que c'étaient des matches exceptionnels. Harcha, qui ne contenait que 7000 spectateurs, en recevait presque le double. Aujourd'hui, je suis serein pour dire qu'on va doubler les Tunisiens dans peu de temps, parce qu'ils ont une équipe vieillissante et qu'après avoir mangé notre pain noir durant la décennie du terrorisme, nous émergeons graduellement sur la scène sportive internationale. »
     

    Algérie-Tunisie, des duels épiques passionnels et passionnants


    En faisant appel à sa mémoire, Driss se rappelle qu'il n'y a pas que des moments sombres. L'anecdote vient à la rescousse. « A Lagos, en 1973, on avait gagné contre l'Egypte en finale. L'ambassadeur nous a prêté sa voiture. Un policier m'a arrêté. Il m'a demandé de quelle couleur il était. Alors moi, j'ai longtemps hésité de peur de le heurter en lui disant vous êtes noir. Je lui ai dit vous êtes bronzé. Il m'a regardé droit dans les yeux. Mais vous êtes bête, me dit-il. Quand je suis comme ça, je suis rouge ; quand je change de position, je suis vert. Il faisait la circulation. Dépassée l'émotion, on a beaucoup ri ce jour-là. » Les modèles sportifs, il en a plusieurs, mais il insiste beaucoup sur les faits qui l'ont marqué en étant jeune. « La boxe, par exemple, était mon dada. Joe Louis, un véritable phénomène, m'a énormément impressionné. Il me revient en mémoire parce que son vainqueur, un Allemand, vient de décéder aujourd'hui, à l'âge de 99 ans. J'apprécie aussi les Shumacher, Mohammad Ali, Maradona, des êtres exceptionnels qui ont fait la gloire du sport universel... » Que lui inspire l'Algérie de 2005 ? « De l'espoir, beaucoup d'espoir, on est en bonne voie. On voit une diminution substantielle du terrorisme. Les gens commencent à bouger, à sourire dans la rue. On peut dire, adieu tristesse. » Ses contacts avec ses anciens coéquipiers sont maintenus avec plus ou moins de régularité... « Je les vois, mais beaucoup d'entre eux ont choisi de s'exiler. » Est-il d'accord avec leur démarche ? « Chacun est libre de faire ce qu'il veut. Et puis on ne peut empêcher quelqu'un de vouloir améliorer son statut social. Cela dit, je pense que notre sport est en train de se donner graduellement les moyens pour garder ses enfants pour lesquels, faut-il le souligner, il a fait tant et tant de sacrifices. Actuellement, il y a des infrastructures en construction. On voit de plus en plus de techniciens étrangers investir la scène nationale aussi bien au niveau des clubs qu'au sein des sélections. On est en train de remonter la pente petit à petit. S'il est difficile d'accéder au sommet, il est encore plus ardu de remonter la courbe lorsqu'on en descend. C'est notre cas. » Après l'entretien, Driss s'affaire déjà au milieu de ses clients. « On ne peut faire ce métier en dilettante, c'est un combat de tous les instants », admet-il. Parole surprenante venant de quelqu'un qui apparaît pourtant rétif à tout embrigadement. « Sinon, Driss a l'air heureux comme dans un stade », soutient-il au milieu des siens, notamment son épouse et ses trois filles, dont il n'est pas peu fier. « L'une est présentatrice à Canal Algérie, l'autre pilote et la dernière à l'Ecole de commerce. Ce sont des battantes comme leur père. Et bon sang ne saurait mentir. »

     

    LAMDJADANI Driss


    Parcours


    Né en 1947. A évolué en Tunisie, à Sfax, où il a joué au football dans les catégories minime et cadet. En 1962, il rentre avec sa famille en Algérie, où il évolue aux Groupes laïques, dans la discipline basket-ball. En 1965, il passe de la balle au panier au handball, où il fait partie de la fringante équipe scolaire du lycée El Idrissi. Passe à l'école des Pères blancs d'El Harrach, où il continue de jouer au handball en remportant le championnat d'Algérie de... cross et en battant le record d'Afrique du 1000 m. En 1967, il rejoint l'équipe nationale qu'il ne quittera qu'en 1979. A son actif, plusieurs titres nationaux, championnat du Maghreb et championnat d'Afrique. A évolué à Annaba, au MCA en 1981 à l'âge de 34 ans pour aider le Mouloudia dans sa campagne Africaine, à la DNC et à l'Onaco. 

    Hamid Tahri

    Publié dans El Watan le 10 - 02 - 2005


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  • Ouhib Azzedine

    Ouhib Azzedine

     

    Ouhib Azzedine

     

    Longévité et fidélité

     

     

     

    En passant du RAMA (El Mouradia) au Mouloudia d'Alger en 1977 Azzedine ne s'attendait sûrement pas que son destin va le conduire à la gloire et aux accessits du Handball Africain et Méditerranéen.

     

    Ouhib Azzedine

     

    Né le 15.11.1956 cet ailier de charme était facilement reconnaissable à sa  barbe.Il est devenu rapidement titulaire après ses premières prestations en Club et équipe nationale en gagnant l'estime de tout le monde par sa courtoisie mais aussi grâce à son immense talent  qui a ébloui les connaisseurs notamment après le retrait de son idole Lamdjadani Driss son monteur au poste d'ailier.

     

    Ouhib Azzedine

    Ouhib Azzedine Ouhib Azzedine  Ouhib Azzedine

     

     

    Au MCA il a grandement participé à donner au Club une autre dimension en glanant les premiers titres régionaux et continentaux avant d'écrire une autre page tout autant fabuleuse avec l'équipe d'Algérie en remportant les premiers titres Africains de la Bande à Aziz Derouaz dont le plus savoureux était celui de 1981 qui allait mettre le Handball Algérien sur les rails du succès et des sommités.

    Pour rappel la Famille Ouhib a aussi donné au Handball Algérien un talentueux joueur AbdelHakim frère cadet de Azzedine décédé en 1983 dans un accident de la route.

     

     

    Ouhib Azzedine

     

    De 1977 à 1985 Azzedine a pu étoffer son palmarès avec plusieurs titres nationaux et continentaux avec le Mouloudia et l'équipe d'Algérie en prenant part à différentes compétitions inscrites dans les calendriers du CAHB (Coupe d'Afrique), IHF (Coupe du Monde), CIJM (Jeux Méditerranéens) ou CIO (Olympiades) avant de prendre sa retraite internationale en 1984 et arrêter avec le MCA une année après en laissant un souvenir d'un charmant coéquipier agréable et discret à la fois. 

     

     


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    Zeguli Réda

     

    Zeguili Réda

     

    L'homme des Titres

     

    Réda Zeguili, né le 7 janvier 1963, est un joueur puis entraîneur de handball algérien. Lors de sa carrière de joueur, il évolue avec le MC Alger, remportant notamment la Supercoupe d'Afrique en 1996. Il est également membre de l'équipe d'Algérie, sélection qui dirige notamment en 2014 avec une victoire lors du Championnat d'Afrique des nations. Il dirige le club de GS pétroliers avec lequel il remporte de nombreux trophées, dont la Ligue des champions, en 200320042005200620082009 et la Supercoupe d'Afrique en 2004, 2005, 2006. 

     

    Zeguili Réda

     

    L’entraîneur de handball du MC Alger devenu en 2008 Groupement sportif des pétroliers (GSP), Réda Zeguili, qui vient de remporter la coupe d’Algérie 2019 face à la JSE Skikda (23-22), est entré dans l’histoire en signant son 99e titre dans sa carrière (toutes compétitions confondues), en tant que joueur et entraîneur. Le titre de coupe d’Algérie remporté il y a quelques jours est en effet le 28e trophée décroché sur les 31 disputés par Zeguili.

    L’ancien sélectionneur de l’équipe nationale seniors messieurs, championne d’Afrique en 2014, collectionne un riche palmarès en tant que handballeur puis entraîneur couronné de plusieurs titres nationaux et africains. Pour le compte de la saison 2018-2019, Zeguili a enrichi son palmarès en décrochant avec le GSP la coupe d’Algérie, vice-champion d’Algérie ainsi que la 3e place au Championnat d’Afrique des clubs disputé à Abidjan, et ce, après huit années d’absence. Réda Zeguili (55 ans), ex-joueur de l’équipe nationale, ayant connu la gloire durant les années 1980 et une partie des années 1990, possède un palmarès difficile à égaler.

     
     

    Après la finale de la coupe d’Algérie remportée face à l’équipe de Skikda, l’émotion était immense chez Réda  Zeguili, lorsque les joueurs du GSP ont surpris leur coach en lui offrant un maillot frappé de ces deux mots «99e titre».

    Une reconnaissance digne de ce nom, qui a marqué énormément Réda Zeguili. Ce dernier, très ému, a salué les efforts déployés par le président de l’association sportive du GSP, Djaaffar Belhocine, en disant : «Je le dis sincèrement et du fond du cœur que le mérite revient au président Belhocine, qui fut pour beaucoup dans ces succès.» «Belhocine, que je considère comme un frère, n’a pas lésiné sur les efforts pour le bien de l’association sportive du Groupement sportif des pétroliers», soutient Zeguili. 

     

    1992 trophée AFricain Belhocine, El Maouhab, Zeguili Réda

     

    Zeguili Réda N° 4 entre Abbès t Djemaâ

     Palmarès de joueur

    En 2019, après sa victoire en lors de l'édition 2019 de la Coupe d'Algérie, il aurait remporté son 99e titre dans sa carrière (toutes compétitions confondues), en tant que joueur et entraîneur.

    En clubs

    NADIT Alger jusqu'à 1985

    (Champion d'Algérie, Coupe d'Algérie, Coupe Arabe 1985)

    MC Alger (1985-1999)

     

      •  Vainqueur du Championnat d'Algérie
      • 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1994
      • Vainqueur de la Coupe d'Algérie 
      • 1987, 1989, 1990, 1991, 1993, 1994, 1995, 1997, 1998, 1999
      • Coupe d'Afrique des Clubs Champions
      • 1997, 1998, 1999 (Finaliste en 1985)
      • Coupe d'Afrique des Vainqueurs de Coupe
      • 1988, 1991,1992, 1993, 1994, 1995, 1997, 1998, 1999 (Finaliste 1989, 1990, 1996)
      Vainqueur de la Supercoupe d'Afrique 
    •  1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999
    • Coupe Arabe des Clubs champions
    • 1989, 1991
    • Coupe du Monde des Clubs
    • 4ème en 1997

     

     Avec l'Équipe d'Algérie 

    - Championnat d'Afrique des nations 

     
     

     Palmarès d'entraîneur

    En clubs

     MC Alger devenu en 2008 GSP (1999-2002 et 2003-2020)

    (2002-2003 départ en Tunisie remplacé par Djemaâ Karim au MCA)

     

     

     Avec l'Équipe d'Algérie

     

     


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    OUZAILLA Messaoud

    OUZAILLA Messaoud

     

     OUZIALA Messaoud

     

    un Handballeur "Chirurgical" 

     

     

    C'est un ancien handballeur,  il fut un ailier terrible,  qui a honoré les couleurs de Ain-Taya, le CS DNC  et le Mouloudia Club d'Alger , capitaine, meneur,  doté d'une grande qualité humaine et d'une modestie inouïe,  qui nous quitte.

     

    Président de l'APC de Ain-Taya au temps du parti du Front islamique du Salut (F.I.S)

     

    Ses amis , voisins et Habitants de Ain-Taya gardent de lui un homme de foi, de conviction et qui a été jusqu'au bout de son combat pour la justice et un grand médecin néphrologue, le premier médecin en Afrique qui a fait l'intervention de la greffe rénale à Mustapha Pacha (Alger) en 1986,  un grand médecin du peuple, il a rendu beaucoup de services aux gens pauvres.

     

     

    "إِنَّا لِلَّهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ"

    toute la population de Ain-Taya pleure son enfant mort en exil ( le 1.3.2018)


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  • 4ème debout à partir de la droite 

     

    BELHOCINE Djaâfer

     

    (ancien handballeur du MCA et de l’EN des années 80 et 90) 

     

    Une excellente «tenue de route»

     

          

      A 11-12 ans il a déjà tout d’un grand du handball. Au sein de la formation des minimes du CRB, le petit Djaâfar Belhocine, né le 18 août 1961 à Alger, ne se fait pas attendre et fait apprécier sa bonne technique naissante de gaucher de charme.

    A l’EDR (club né de la fusion du CJS et de la JRM), le handballeur en herbe, confirme très vite son prometteur talent. A 15 ans, le petit Djaâfar sait déjà ce qu’il veut. 
    A l’aile droite, il excelle par une remarquable technique, une force de frappe percutante et des buts à gogo. Avec une ambition qui l’habite désormais, Djaâfar Belhocine, gravit d’autres échelons. Il rejoint la fameuse équipe du NADIT et évolue sans complexe aucun au sein d’une pléaide d’internationaux de renom (Lamdjadani, Hachemi, Grief, Tsabet, Sayad, Mokhnache ... ). 

    Avec sa force mentale il s’impose là aussi avec brio et devient un élément incontournable au point de rejoindre l’équipe nationale A. Une fameuse progressive qui le mène directement en 1987 au MCA où il continuer à conduire sa carrière avec une excellente tenue de route. En mettant terme à sa carrière de joueur en 93, il passera de l’autre côté de la barrière en devenant d’abord entraîneur de l’EN et du MCA où il occupera aussi le poste de responsable technique numéro un et S/G du club, Djaâfar Belhocine (père de 2 filles et 1 garçon) montrera également beaucoup de sérieux, d’aisance et d’esprit de répartie quand il s’agit de faire face à la responsabilité au stylo et au micro.

    Il préside actuellement jusqu'en 2012 la commission d'Entraînement et de Méthodes (CEM) de la CAHB

     

    Abdenour Belkheir

     

    Anecdote

    Les J.O, rêve de tout sportif de haut niveau, n’ont pu l’être pour Djaafer Belhocine qui à Los Angeles en 84 est resté sur sa faim.
    A tout juste 23 ans, l’ailier des «Verts» particulièrement doué, qui pensait profiter de l’opportunité pour réaliser la grande percée internationale, a finalement vécu à l’image de son équipe des moments de grande désillusion et de déception. Dans une ambiance électrique, née du conflit entraîneur-joueurs, la prestation de l’équipe algérien aura été tout simplement catastrophique. Pour preuve la dernière place occupée au classement général. Trois joueurs tout particulièrement dont Djaafer Belhocine ont été la cible de l’entraîneur Aziz Derouaz qui ne se privera pas de leur dire des vertes et des  pas mûres. Vexé à l’extrême, Djaafer Belhocine répliquera à son tour par la manière forte. Le choc frontal qui s’en est suivi avec son entraîneur a davantage «pollué» l’ambiance générale. Il se trouve heureusement que cette page noire du handball algérien, (qui a servi de leçon à  tout un chacun) a vite fait d’être «déchirée» et jetée aux oubliettes. Depuis, Djaafer Belhocine et Aziz Derouaz deux monuments de notre handball ont noué des relation de travail et amicales des plus sincères. Aujourd’hui, Djaafer Belhocine ne manque pas de clamer haut et fort sa reconnaissance pour son coach. Ne dit-on pas qu’à chaque chose malheur et bon ?

     

      «Le handball algérien a progressé mais il a besoin d’une meilleure prise en charge» 

    a CAHB Président:        M. BELHOCINE DJAAFAR (ALG)
    Membres:
                              M. MOUTHE Marius (CMR)
                              M. OSSENI Ganiyou (BEN)
                              M. AKPA Akpeso Guy Narcisse (CIV)
                              M. Mohamed Khaled Abdel Kader Hammouda (EGY)
                              M. MESTIRI Mourad (TUN)
                              Mme N’DOYE Safiétou Diatta (SEN)
                              M. UKUOKE Chukudi (NGR) 

    Superviseur: M. N’KODIA Chérubin (CGO)

          Président:        M. BELHOCINE DJAAFAR (ALG)
    Membres:
                              M. MOUTHE Marius (CMR)
                              M. OSSENI Ganiyou (BEN)
                              M. AKPA Akpeso Guy Narcisse (CIV)
                              M. Mohamed Khaled Abdel Kader Hammouda (EGY)
                              M. MESTIRI Mourad (TUN)
                              Mme N’DOYE Safiétou Diatta (SEN)
                              M. UKUOKE Chukudi (NGR) 

    Superviseur: M. N’KODIA Chérubin (CGO)Président:        M. BELHOCINE DJAAFAR (ALG)
    Membres:
                              M. MOUTHE Marius (CMR)
                              M. OSSENI Ganiyou (BEN)
                              M. AKPA Akpeso Guy Narcisse (CIV)
                              M. Mohamed Khaled Abdel Kader Hammouda (EGY)
                              M. MESTIRI Mourad (TUN)
                              Mme N’DOYE Safiétou Diatta (SEN)
                              M. UKUOKE Chukudi (NGR) 

    Superviseur: M. N’KODIA Chérubin (CGO)Président:        M. BELHOCINE DJAAFAR (ALG)
    Membres:
                              M. MOUTHE Marius (CMR)
                              M. OSSENI Ganiyou (BEN)
                              M. AKPA Akpeso Guy Narcisse (CIV)
                              M. Mohamed Khaled Abdel Kader Hammouda (EGY)
                              M. MESTIRI Mourad (TUN)
                              Mme N’DOYE Safiétou Diatta (SEN)
                              M. UKUOKE Chukudi (NGR) 

    Superviseur: M. N’KODIA Chérubin (CGO) 

    Question rituelle : Que devient Djaâfar Belhocine ? 
    J’occupe depuis la saison 93, c’est à dire depuis ma retraite en tant que joueur qui a coïncidé avec le départ de Aziz Derouaz en Arabie Saoudite, le poste de responsable technique de la section handball du MCA, devenu depuis peu celle du GSP. Aussi j’assume en parallèle et de, depuis 2000 le poste de secrétaire général de toute l’association. 

    Pouvez-vous nous retracer votre itinéraire sportif ? 
    Mes tout premiers débuts de handballeur, je les ai faits durant la saison 72/73 au sein de l’équipe minime du CRB, qui était domiciliée au stade mascote Aït Saada de Belcourt. Un an plus tard, je rejoue dans les rangs de l’EDR, El Djazaïr Riadha, club nouvellement créé suite à la fusion JRM-CJS.Après trois années, je passe de l’EDR, au NADIT club sportif de l’ex ONACO. Je fais de 81 à 86 toutes mes classes au sein de ce club.»

    Quand et à quelle occasion avez-vous fait votre première apparition chez les seniors ? 
    «J’étais tout comme mon coéquipiers Bouhalima, encore junior lorsque j’ai été aligné pour la première fois avec l’équipe fanion en remplacement du prestigieux Driss Lamdjadani. C’était à la coupole du complexe olympique et nous avons battu le SR Annaba des Moumen, Negli ... A l’aise parmi les coéquipiers de renom tel Hachemi, Tsabet, Sayad, Kheraïfia, Benabdellah, Mokhnache, Khiati ... j’ai sorti un match plein qui m’a valu les félicitations de tout le monde».

    Quand avez-vous rejoint le MCA ? 
    C’est au début de la saison 86/87 que j’ai opté pour le MCA dont je défendrai les couleurs jusqu’à la fin de saison 93. 

    Votre galon d’international «A», vous l’avez gagné quand et à quelle occasion ?
    Ma toute première sélection avec l’équipe nationale, remonte à la saison 83, c’était au Caire, pour le compte des championnats d’Afrique des nationaux où nous avons terminé à la 2e place derrière l’Egypte. 

    Combien de coupes avec vous comptabilisées avec l’EN ? 
    Nettement plus d’une centaine. 

    Devenu entraîneur, vous aviez à diriger le MCA et l’EN. Peut-on avoir un bref aperçu sur votre reconversion ?  
    Au MCA, j’ai été plusieurs fois carrément entraîneur ou premier responsable technique. Mes débuts à la tête de l’ENA, remontent à la session 96, juste au lendemain des JO d’Atlanta. J’avais comme objectif, la préparation de l’équipe pour les championnats d’Afrique des nations prévus la même saison à Cotonou au Bénin que nous avons réussi à remporter avec une majorité de jeunes. J’avais au préalable décidé de relever plus de 50% de l’effectif. Pour un coup d’essai, ce fut réellement un coup de maître. 

    On croit savoir, si notre mémoire ne nous fait pas défaut que depuis, il n’y a plus eu de consécration ? 
    C’est exact ...

    Quand avez-vous lâché les destinées de l’EN ? 
    En 99 j’ai eu à faire un autre passage à la tête de la sélection national engagée au mondial du Caire. Une participation soldée par un passage au 2e tour, le meilleur résultat acquis avec 2001 jusque-là. En 2003 je prend en charge l’équipe à la veille des Jeux africains d’Abuja au nigeria, qui atteint la finale et concède une courte défaite (21-23) devant les égyptiens. Depuis je suis repassé de l’autre côté de la barrière». 

    Par quoi est orné votre riche palmarès ? 
    En tant que joueur, j’ai eu l’insigne privilège de remporter avec le MCA, 5 titres, de champion national, 6 coupes d’Algérie, 5 coupes d’Afrique des club vainqueurs de coupes et 2 coupes arabes. Le tout durant la période 86-93. Avec l’équipe nationale, je compte 3 coupes d’Afrique des Nations remportées en 83 au Caire, en 87 à Rabat et 89 à Alger, une médaille d’argent et une finale aux JM de Rabat perdue (11-17) devant la Yougoslavie, champion du monde en titre, et un match de poule contre la France et gagné à plate couture par 21-12. J’ai également pris part à une olympiade celle de Los Angeles en 84 et à un championnat du monde en Tchécoslovaquie en 90. 

    Et à titre individuel ?
    J’ai décroché à deux reprises le titre de meilleur buteur des championnats d’Afrique en 87 à Rabat et 89 à Alger. 
    Aussi, je n’omettrai pas de rappeler que j’ai été classé 6e meilleur buteur avec 37 buts durant le seul 1er tour au mondial de 90 en Tchécoslovaquie. J’ai été également classé à plusieurs reprises parmi les meilleurs ailiers droits au monde. 

    Que gardez-vous comme meilleur souvenir de votre carrière ? 
    J’en ai eu heureusement beaucoup. Ceux qui ravivent le mieux ma mémoire restent tout de même ma première sélection en équipe nationale en 83 engagé au Caire pour les championnats d’Afrique et ma participation en 90 au Mondial de Tchécoslovaquie?. 

    Votre plus mauvais souvenir ? 
    Ma participation aux JO de Los Angeles en 84, restera à jamais un réel moment de totale déception. Les problèmes internes à l’équipe, ne m’ont guère permis de m’exprimer avec mon réel niveau. Aussi les problèmes vécu savec l’entraîneur de l’époque, ont privé l’équipe d’une participation nationale. En témoigne sa .. reluisante dernière place au classement général. 

    Quel est l’entraîneur qui vous a le plus marqué ? 
    Le handball algérien a connu qu’on le veuille ou non ses plus belles heures de gloire avec Aziz Derouaz. Avec son sacré tempérament, sa méthode de travail, reconnue à l’échelle mondiale, Aziz Derouaz a franchement rayonné sur
    la discipline. Il est certain qu’il avait sous sa coupe des joueurs majoritairement universitaires qui lui vouaient respect et admiration malgré certains couacs. 

    Quel est le coéquipier avec qui vous aviez le plus d’affinités sur le terrain et en dehors ?
    J’en ai eu beaucoup. Toutefois, celui qui émerge nettement du lot, c’est Abdelhak Bouhalissa qui a été un réel compagnon de route, puisqu’il a été mon coéqupier au CRB à l’EDR, au NADIT, au MCA et en EN. Nous étions inséparables, tels de réels frères siamois. Je garde encore de réguliers contacts avec lui, qui est devenu un brillant chirurgien dentiste. 

    Parlez-nous un peu de votre passage en tant qu’entraîneur à Dubaï…
    Effectivement j’ai été l’entraîneur du NADR de Dubaï de 1999 à 2002, avec lequel j’ai pu décrocher trois titres de champions et une coupe des EAU en trois ans. Une première pour le club avec qui j’ai encore d’excellentes relations. 

    Avez-vous eu une formation d’entraîneur ?
    Je suis titulaire du 3e degré de niveau national mais également du diplôme d’entraîneur expert de la fédération française de handball. Un bagage qui me permet en tant que président de la commission entraînement et méthode au niveau de la confédération africain de HB et membre au niveau de l’IHF de la même commission d’encadrer certains stages en Afrique mais aussi ailleurs dans le monde. 

    Quelle comparaison faites-vous entre le handball algérien de votre génération et celui de ces dernières années ?
    Il a nettement évolué à l’image du handball mondial. Chez les Algériens le morphotype et la technique ont eux aussi progresssé. 
    Il reste toutefois que la prise en charge de nos jeunes et à revoir. Le travail au sein de l’équipe national reste insuffisant, notamment en matière de volume de travail et fréquence de match de préparation. Avec 8 à 10 matchs maximum par saison, contre les 30 à 35 de notre époque, le rythme de compétition est très faible. Il faut reconnaître qu’il y a tout de même de la très bonne pâte, même si le désengagement de l’Etat après les fastes de la réforme sportive se fait nettement sentir. 

    Comment jugez-vous la participation algérienne au dernier championnat d’Afrique du Caire ? 
    L’équipe algérienne est certe restée à la 3e place mais elle peut s’enorgueillir d’avoir progressé en tous points. 
    Perdure par seulement deux buts d’écart face à l’Egypte et son public et forcer la Tunisie au partage des points, ce n’est pas un mince exploit, il faut le préciser. Avec leurs belles prestations, les Algériens ont pu ainsi rééquilibrer la carte africaine. J’espère que la prise en charge de l’équipe sera désormais à la hauteur de ses moyens et ambitions. Seul gage de réussite et de continuité. 

    Votre modèle de joueur ? 
    Très jeune j’ai été en admiration devant le talent fou de Driss Lamdjadani. Le hasard a voulu plus tard que je joue à son poste et  devenir son coéquipier au NADIT . A l’étranger, j’avais un réel faible pour la roumain  Vasili Stinga. Je l’ai croisé en tant que joueur aux JO de Los Angeles en 84 et en tant qu’entraîneur en 2007 et 2008, alors que je dirigeais l’équipe du MCA et lui celle de Steaua Bucarest à l’occasion de deux grands tournois en Europe, je préciserai que notre équipe a été deux fois vainqueurs. 

    Le GSP qui regroupe la quasitotalité de la sélection nationale n’a apparemment pas d’adversaire à sa taille. N’y a-t-il pas risque de routine, voire de démobilisation ? 
    Depuis la perte inattendue du titre en 2004 devant l’US Biskra nous avons tout raflé. La culture de la gagne est très ancrée chez mes joueurs. On exige à nos joueurs d’être très performants face aux clubs algériens et gagner par un maximum de buts. Cette manière de faire, permet à l’équipe de demeurer constamment motivée et concentrée au mieux. Le moindre relâchement n’est pas permis, d’autant que le club est un réel pourvoyeur pour l’équipe nationale. Il  n’y a qu’à voir l’ambiance qui règne aux entraînements pour comprendre que nos joueurs sont de réels forcenés du travail bien fait. 

    Un quelconque passe-temps favori ?
    Depuis 2000, je suis devenu un réel accro de l’internet, véritable outil de travail et de communication. Je joue au zapping et regarde toutes les chaînes sportives du monde, notamment lorsqu’il s’agit de handball et de football. 


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