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Stade du 5 juillet (Alger), beau temps, pelouse en bon état, 50.000 spectateurs environ, MC Alger - JS Kabylie (2-1), mi-temps (1-0). Le Mouloudia Club dAlgérie, le tenant de la dernière Coupe dAlgérie, a remporté hier haut la main la première Super-coupe dAlgérie de football en simposant par deux buts à un devant le champion dAlgérie en titre la JS Kabylie. Ils ont dit
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En simposant hier sur la pelouse du stade du 5-Juillet par deux buts aux dépens de la JSK, le Mouloudia dAlger est désormais sacré superchampion dAlgérie pour la saison sportive 2005/2006.
Sans diminuer du mérite des Mouloudéens, les Kabyles qui étaient diminués par lexpulsion de Herkat à la fin de la première période ont fait jeu égal et méritent autant le sacre que leur adversaire du jour. Les camarades de Douicher, qui nont pas été gâtés par larbitre egyptien se sont battus de toutes leurs forces et nont pas ainsi à rougir davoir échoué.
Pour revenir à la rencontre dhier, la partie qui fut très équilibrée a été dun niveau technique appréciable. Les deux formations se sont procurés de nombreuses occasions. En première période, ce sont les Canaris qui se sont distingués sur une occasion de Abdeslam avant que le MCA ne réplique par trois fois de suite par lintermédiaire de Younes 6, Hadjadj 9. Les Mouloudéens qui ont pris un léger ascendant verront leurs efforts récompensés à la 40 sur une action de Bougache après une très belle combinaison action entre Belkaid et Younes.
Cest sur ce score dun but davance pour les Chnaouas que les deux équipes sont renvoyés aux vestiaires pour la pause-citron.
Au retour des vestiaires, les Canaris semblaient plus entreprenants mais leurs tentatives dégalisation sont restés vaines et cest le Mouloudia qui obtient un penalty. Belkaid chargé de le botter se fait défier par Chaouchi qui sauva son club dun second but. Confortés par cet arrêt, les Kabyles ont fini par égaliser à la 56 sur une action individuelle de Douicher qui ne sest pas fait prier pour battre de près Abdouni. Cette égalisation a donné encore plus de rytme au jeu et les hommes de Bracci ont réussi à aggraver la marque par Belkaid à la 77. Mais de nouveau les Jaune et Vert se ruèrent à lattaque et manquèrent à maintes fois de revenir au score mais rien ny fit notamment sur une tête de Saibi et sur un essai de Boudjakdji qui trouva la main dun défenseur sur laquelle lEgyptien a fermé les yeux. Cest ainsi, sur cette fause note de laribitre que la partie sest achevé à lavantage du Mouloudia qui sempare du titre de Superchampion devant la JSK qui na pas déméritée.
S. Klari
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Fiche technique
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Stade du 5-Juillet, temps ensoleillé, pelouse en bon état, public nombreux, arbitrage de Ahmed Ouda
Expulsion : Herkat Sofiane 43
Buts : Bougache 40 Belkaid 77
Douicher 56
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Les deux équipes
JSK : Chaouchi, Rabie Meftah (Athmani), Douicher, Meftah Rahim, Zafour, Herkat, Hamlaoui, Ouslati (Boudjakdji 67), Abdeslam, Wassiou, Hemmani (Saibi).
MCA : Abdouni, Hosni (Zemit 62) Babouche, Coulibaly, Bouacida, Bendahmane, Younes, Badji, Bougache, Hadjadj (Largot 84), Belkaid
l Aït Djoudi et Bracci avaient beau dire dans leur conférence de presse de promotion de ce match quils allaient mettre tout ce quils avaient dans la boite pour gagner le trophée, le premier quart dheure offraient tous les ingrédients dune rencontre tranquille. Et si le début était trop tranquille, il se peut bien que e soit pour expliquer une fin en queue de poisson. Et on naura peut-être pas trop dit de cette rencontre. Lentraîneur de la JSK qui na pas la réputation de dire nimporte quoi, à fortiori quand il sagit dexpliquer une défaite, suggérera que tout ne sest peut-être pas joué sur le terrain. Et si Azeddine est un homme de mesure, son président lest un peu moins, lui qui a trouvé la bonne affaire dans la mauvaise inspiration de larbitre égyptien. Seulement de la mauvaise inspiration ? Possible. Sur le terrain la JSK ne pouvait logiquement que ce quelle a donné. Privée de son attaquant de pointe Dabo, de son ailier passe-montagne, Yacef et de son porteur deau Daoud, il fallait être fou doptimisme pour attendre des miracles. Lamara Douicher a bien sur montré de belles choses, mais à vouloir trop en montrer, il na pas toujours servi le collectif. Et lun dans lautre, il a à sa décharge rarement trouvé de disponibilités au sein dune attaque par trop statique pour etre dangereuse avec un Hemani désespérant dans un rôle inédit neuf et demi et un Wassiou trop en retrait pour la balle décisive Il yavait peu de chance de marquer. La JSK narrivait pas à créer les décalages utiles faute de mouvements. Il fallait à Douicher défendre et piquer vers le centre pour participer à une construction chaotique alors que Rabie Meftah devait se multiplier pour contenir un Younès des grands jours. La JSK commençait à inquiéter sérieusement ses supporters et pour boucler la boucle, Ouslati ratait tout ce quil entreprenait. Au point où le scénario catastrophe pointait du nez. Sur une énième bourde du rouquin, Zafour sera contraint à un dégagement en catastrophe qui atterrit dans les pieds de Belkaid dont la remise, trop belle pour être nette, coûtera un but qui nétait pas au dessus de tout soupçon. Et pour boire le calice jusquà la lie, la JSK verra larbitre désigner le point de penalty sur un contrôle de la poitrine de Herkat. Dans la foulée, elle perdra son libéro de charme qui venait de prendre un second carton pour contestation. Le décor est planté meme si Belkaid, trop heureux den montrer à ses ex, mettra lamentablement le ballon dans les mains de Chaouhi. Paradoxalement, cest à dix que la JSK retrouvera son foot avec la rentrée de Saibi et Oussalah. Mais cest aussi paradoxalement au moment où le Mouloudia doutait, que Belkaid se retrouvera étrangement seul sur un centre de Younes pour écourter la joie et lespoir suscité par légalisation de Douicher. Il était dit que le trophée sera mouloudéen. Sur ou en dehors du terrain, la messe était dite.
Slimane Laouari