• Boualem Titiche Le Mouloudéen

    Boualem Titiche Le Mouloudéen

     

    "Titiche" Le Zernadji Mouloudéen

    On a coutume d'attacher un nom d'artiste à son instrument, Mustapha Skandrani au piano, Papo ou Alilou à la Derbouka, Petit Moh au Banjo....celui de Boualem Titiche est intiment lié à la "Ghaita", pourtant plusieurs maîtres l'ont devancé dans l'art de faire parler ce petit instrument à vent dont son père Ahmed, ou Kadddour Ain Kahla pour ne citer que ces deux personnalités maître de la "Zorna" seulement, Boualem a su donner un souffle de renouveau pour cet art dans l'Algérois et partout dans le pays ou chaque région avait son propre zernadji et style.

    Son amour pour la musique le tient de son père qui l'emmenait aux fêtes de mariages l'incitant parfois à mettre la main à la pâte, tantôt avec le "Tbel" et tantôt avec la "Ghaita", le coup de cœur était immédiat et révélateur de ses aptitudes au point de rejoindre la troupe "El-Mossilia" du maître Mahieddine Bachtarzi qui lui donna le gout de discuter en aparté avec son instrument."Titiche" va se consacrer entièrement à sa vocation sans qu'il n'oublie son autre talent de coureur à pied.

    Né le 7 Avril 1908 à la Casbah (et non pas à El-Biar) , "Titiche" de son vrai nom Mansouri Boualem ne pouvait qu'avoir un penchant pour le Mouloudia, le club qui a contribué à l’épanouissement de plusieurs troupes musicales et à l'encouragement de la pratique du sport. "Titiche" va avoir le privilège et la chance d'endosser le maillot "Vert et Rouge" de ses premiers amours en remportant le cross de rue entre Ain Benian et Saint Eugène en 1932.

    Malgré sa petite taille il avait un souffle long qui l'aida dans la maîtrise du double art de manier la "Ghaita" et de devancer ses concurrents lors des compétitions.

    Grand supporteur du Mouloudia comme de nombreux autres artistes et comédiens à l'instar des ses amis El Anka ou Rouiched , il ne déclinait jamais l'invitation d'animer les fêtes organisées par ce Club pour ses anniversaires ou ses sacres.

    Le Zernadji Mouloudéen nous quitta le vendredi 1 décembre 1989, soit bientôt 27 ans en laissant un brin de nostalgie et un immense vide dans le cœur des mélomanes et amoureux de son art notamment dans l'Algérois où les fêtes de mariages et de circoncisions, estivale ou occasionnelles, nous fassent rappeler son départ à chaque fois que le son du "Tbel" ou de la "Zorna" est entonné dans les quartiers et rues de la "Bahdja".

    Allah Yerahmek

    « Ali Yamarène SATOR Kaddour »

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