• BRAHMIA AMAR

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    BRAHMIA Amar

      L’ambition l’a toujours habité !

     

    Il a été un athlète de renom au 800 et au 1500 m. Il a été aussi le précurseur d’une nouvelle ère de l’athlétisme national

     Amar Brahmia, c’est de lui qu’il s’agit, né le 2 septembre 1954 à Nador dans la wilaya de Guelma, qui a débuté sa carrière d’athlète à Annaba et l’a terminée au sein du MCA, a vite fait de se faire remarquer et par son immense talent sportif et par son caractère vbien trempé. Grace à son opiniâtreté, son sérieux, sa force de caractère, et son « bagage » intellectuel (il a décroché son magister en droit mais aussi en IEPS), a réussi à occuper une part à part dans le cercle fermé de l’athlétisme national.
    Avec cette ambition qui l’a toujours habité, Amar Brahmia n’est jamais parti vers l’inconnu. Véritable planificateur, il a su mener avec une certaine réussite sa longue et riche carrière mais aussi celle d’entraîeur et de manager de haut niveau. Ses capacités de meneur d’hommes et ses profondes connaissances lui ont permis d’atteindre les sommets mondiaux avec la réussite de Noureddine qu’on connaît. Il reste toutefois que le franc-parler et le langage sans faux-fuyants ni équivoque de Brahmia lui ont souvent porté préjudice.
    Aujourd’hui, à près de 56 ans, l’ancien athlète de Mohamed Amraoui (à Annaba) et de Jamel Si Mohamed (au MCA), devenu entraineur d’un groupe d’athlètes de haut niveau au GSP (Boukenza, Zerguelaïne, Boulahfane…) se fait discret. Déçu par l’absence d’une réelle stratégie de haut niveau, il envisage, malgré sa dévorante passion, de tirer définitivement un trait sur l’athlétisme.
     

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     «La relève existe...»

    Entretien réalisé par Abdenour Belkheïr

     

    Que devient Amar Brahmia?
    Je me prépare à partir à la retraite. J’espère que ça va tout de même durer un peu même si à vrai dire, je suis déjà prêt à la retraite dans ma tête.

    Pourquoi penser à la retraite sportive alors que l’athlétisme vous coule dans les veines et que vous avez sous la main un groupe d’athlètes de niveau mondial ?
    Je suis certes entraîneur d’un noyau composé d’une douzaine d’athlètes tous licenciés au GSP et de réelle dimension internationale, et également assisté de trois adjoints, en l’occurrence Mahieddine Belhadj, Abderzak Bounnour et Mohamed Khaldi qui ont eux aussi fait leurs preuves au plan international. Hélas, il se trouve que j’ai du mal à mettre beaucoup de cœur à l’ouvrage eu égard aux conditions de travail qui ne répondent plus à mes ambitions et mes attentes.

    Est-ce à dire qu’au niveau du GSP, vous ne disposez pas des moyens nécessaires pour mener à bien votre travail ?
    Le haut niveau exige des moyens de préparation colossaux qui dépassent nettement les possibilités du GSP, voire de la fédération d’athlétisme.

    Oui alors qui pourrait prendre en charge les athlètes de haut niveau?
    Ce sont les pouvoirs public qui doivent s’impliquer au plus haut point. Ils se doivent notamment de contrôler où va l’argent qu’ils débloquent.

    Vos relations avec le FAA ?
    Globalement je dirais qu’elles sont bonnes, même si elles peuvent être meilleures.

    Revenons à votre itinéraire sportif. Pouvez-vous le rappeler à nos lecteurs ?
    C’est dans le basket-ball et depuis la catégorie des minimes à celle des juniors (66/70) que j’ai entamé la première partie de ma carrière sportive. C’était avec l’équipe de l’Eléctra-Sport de la Sonelgaz à Annaba.
    C’est en 1970 et grâce Mohamed Amrouci que j’ai embrassé l’athlétisme au sein de Hamra Annaba. Après une année de pratique, je décroche le titre national et le record cadet du 6oo m. Sur la lancée, je deviens champion d’Algérie junior du 800 m en 72 et 73. En 1974, je rejoints les rangs du MCA sous la férule de Jamel Si Mohamed.
    C’est au Mouloudia d’Alger que je termine ma carrière d’athlète
    . Au sein de ce même club, je deviens en 1988 entraîneur et manager de la section d’athlétisme de 1990 à 200».

    Par quoi avez-vous orné votre palmarès ?
    Aux nombreux titres nationaux tant sur 800 m que 1500 m, j’ai eu le privilège d’ajouter les médailles d’argent et de bronze aux 800m et 1500m des jeux africains d’Alger en 1978, le titre mondial militaire du 800 m à Sao Polo au Brésil en 1980 et la médaille d’agent au 1500 m, lors du même mondial. J’ai été également vice-champion du monde universitaire sur 1500 m à Bucarest en 1981 dernière le Marocain Saïd Aouita.
    Par ailleurs j’ai été élu en 1978 meilleur athlète algérien de l’année selon le sondage APS. En tant que dirigeant, j’ai été désigné membre du COA en 1983, et chef de mission de la délégation algérienne aux JO de Séoul en 1988, aux JO d’Atlanta en 1996 et aux JM de Bari en 1997.

    Que retenez-vous comme meilleur souvenir de votre carrière ?
    J’en ai eu beaucoup et j’en suis ravi, le meilleur de tous, je l’ai vécu en 1974, lorsque j’ai intégré l’équipe nationale d’athlétisme et j’ai côtoyé mes idoles de football Rachid Mekhloufi et Hassen Lalmas, l’hôtel du 5 Juillet où les sélections nationales de football et d’athlétisme étaient en regroupement.
    Moi qui étais un grand passionné de football, j’ai vécu un moment de grand bonheur. J’ai pu approcher et parler avec le grand Lalmas, que j’ai vu à Annaba mettre 8 buts à l’équipe de Hamra.

    Votre plus mauvais souvenir par contre ?
    C’est le ratage de Noureddine Morcelle dont j’étais l’entraîneur et le manager aux JO de Barcelone en 92. Si pour l’opinion nationals et internationals Noureddine était le grandissime favori du 1500 m, pour M. Bouhafs, le DG de Sonatrach, M. Mohamed Djouad le président du MCA et moi même, la chance de le voir monter sur la plus haute marche du podium était minime. Nous le savions, car c’est dans le total secret qu’il a poursuivi d’intenses soins. Suite à une décision collégiale (y compris avec son frère Abderrahmane), nous avons tenté pour ainsi dire, l’impossible.

    Quel est l’entraîneur qui vous a le plus marqué durant votre parcours sportif ?
    Mohamed Amrouci qui à Annaba m’a mis le pied à l’étrier et Jamel Si Mohamed qui m’a encadré au MCA, sont les deux entraîneurs qui m’ont permis de m’épanouir et d’atteindre le niveau que j’ai eu. Ce sont deux grands entraîneurs mais aussi deux grands messieurs.

    Le dirigeant ?
    Le regretté Tayeb M’ghezzi et Baghdadi Si Mohamed. Aussi je n’oublierai jamais ce qu’a fait pour moi le regretté général Mostefa Belloucif qui était mon président à Annaba. Il m’a énormément aidé et encouragé.

    Votre athlète modèle ?
    Très jeune j’ai été en admiration devant la personnalité, l’humilité et les énormes exploits du Tunisien Mohamed Gammoudi, du Français Michel Jazy et de l’Américain Jim Ryan. Le hasard a bien fait les choses pour moi, puisque j’ai eu le privilège de rencontrer et de m’entraîner avec les trois grands champions en question qui ont fini par devenir de très grands amis. C’est ça le miracle du sport.

    Peut-on parler de relève en demi-fond ?
    Elle existe réellement. Hélas, on ne sait pas la travailler, du fait qu’il n’existe plus de stratégie pour le sport en général. On ne peut plus vivre en autarcie.

    Le Maroc est reconnu pour être et ce depuis des années, une réelle « usine » de talents de première grandeur en matière de demi-fond.
    Si le Maroc a atteint la réussite et la densité de champions que tout un chacun connaît, c’est grâce à une politique porteuse basée notamment sur l’existence de centres de préparation à travers l’ensemble des régions du pays. A Ifrane, par exemple, sachez qu’il y a 140 athlètes de demi-fond regroupés en permanence.

    Pourquoi le Sud algérien n’a jamais été exploré ?
    La question reste posée. On préfère la facilité. La presse en général et les médias lourds en particulier ont leur part de responsabilité.

    Pourtant au Sud algérien, il pourrait exister de véritables « viviers », notamment pour les épreuves de fond et de demi-fond ?
    Il ne faut omettre de rappeler qu’en matière de valeur intrinsèques, les jeunes du Sud algérien son bien plus costauds que les jeunes Marocains mais aussi ils ont de bien meilleures dispositions que les athlètes de l’Afrique de l’Est, le Kenya, l’Ouganda, l’Ethiopie, la Turquie… Ce sont les études approfondies qui l’ont prouvé. El Ouafi et Alain Mimoun, qui ont été champions olympiques du marathon en 1928 et 1956 sont des Algériens de pure souche.

    Que vous a apporté l’athlétisme ?
    Il m’a tout permis. C’est grâce à l’athlétisme que j’ai énormément voyagé. Il m’a également permis d’être connu et reconnu à travers le monde entier et de vivre à l’aise matériellement. L’athlétisme m’a aidé à réussir mes études universitaires et à devenir vice-président de l’Union arabe.

    Pensez-vous que l’athlétisme national pourra un jour vivre les moments fastes qu’il a connus avec la réussite des Hassiba Bolmerka, Noureddine Morcelli, Nouria Benida Merah, Azeddine Brahmi, Saïd Guerni… ?
    Il ne peut y avoir de générations spontanées. Seule une politique cohérente et un réel investissement peut provoquer l’étincelle génératrice. Les moyens qui doivent être accolés dépassent les capacités des clubs, de la fédération. C’est l’affaire de l’Etat. J’ai espoir qu’avec le retour tant apprécié par tous de Hocine Kennouche en tant que directeur général des sports au MJS, c’est tout le mouvement sportif national qui sera mis sur orbite.

    On vous laisse le soin de conclure…
    Je ne veux pas vivre avec le passé, surtout avec mon passé. Pour cela j’espère que le sport algérien retrouve enfin son lustre d’antan.

    Abdenour Belkheir

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