• KHEDDACHE Boualem dit "Tapioca"

    1972  La Casbah d'Alger

    à droite avec Amrous Sadek, Mekidèche, Bachi et Trahir Hassen

     

     

    KHEDDACHE Boualem

    dit "Tapioca"

     

    Du Mouloudia à la Bataille d'Alger

     

     

     

    Le "Moudjahid" Mouloudéen est l'un des dirigeants qui ont participé à l'âge d'or du Club en glanant un nombre incalculable de titres et d'éloges dans les années 70, mais avant d'activer dans son club de coeur Boualem était militant pour l'indépendance de l'Algérie en faisant partie du fameux groupe de Habib Réda.…ce dernier ex Basketteur au Mouloudia et Chef du groupe chargé de placer les bombes dans les lampadaires. Le groupe se composait de plusieurs cellules cloisonnées. Hamid Kadri était chef d’une cellule, comprenant entre autres Mohamed Boumelir, Boualem Kheddache dit “Tapioca”, Abderrahmane Bellal, Stasaïd, Rezki Basta, le chauffeur de taxi Bir… La plupart furent arrêtés et certains lourdement condamnés.
    Habib Réda se souvient que lorsque “Tapioca” avait été recherché par les paras il a trouvé refuge chez les bonnes sœurs  de la rue Saint-Vincent-de-Paul dans la Basse Casbah au-dessous de “Djamâa el Ihoud” (mesjed Farès). Par la suite, c’est le Père Marsil qui l’a transporté dans sa 2 CV  au maquis de la Wilaya IV du côté de Beni-Misra.
    Dans cette affaire des “lampadaires”  sont intervenus un certain nombre de militants dont Nourreddine Zemenzer et Madjid Hattab qui a dû quitter la Zone autonome pour rejoindre le maquis, où il tomba chahid dans la Wilaya IV. Mais au-delà de l’affaire des lampadaires, beaucoup d’autres bombes ont été déposées, avenue de la Marne, aux Deux-Entêtés.

     

    KHEDDACHE Boualem dit "Tapioca" 1973

    Coupe d'Algérie 1973

    Tenant le trophée après la victoire en finale 

     

     

    Après l'indépendance il revient au Mouloudia pour faire grandir le Club et participer à ses heures de gloire en le plaçant au sommet de l'Afrique un certain 18 décembre 1976, le Mouloudia d'Alger bat le Hafia de Conakry (3-0 score à la fin du temps règlementaire puis tirs au but) en finale retour de la Coupe d'Afrique des clubs champions et remporte le trophée continental, le premier conquis par un club algérien. Ce soir-là, le stade du 5-Juillet, archicomble, avait vécu une soirée de folie. Un tel moment fait partie de ceux que l'on n'oublie jamais.

    Un peu plus de 6 mois plus tard, a été promulgué le Code de l'EPS par lequel le sport d'élite a, pour ainsi dire, été nationalisé. Le Conseil des ministres, en date du 10 juillet 1977, a alors décidé de placer les clubs de la division nationale 1 sous la tutelle d'entreprises publiques.
    Considéré comme le plus important et le plus populaire, le Mouloudia d'Alger avait bénéficié du parrainage de la plus grande de nos entreprises publiques, la Sonatrach. Au moment de la cession du sigle MCA aux responsables de cette société, le Mouloudia était un club omnisports.En dehors du football, il avait d'autres sections comme l'athlétisme, le cyclisme, le handball. Parmi les dirigeants qui activaient à l'époque au moment de la cession il y avait Ferhat Balamane, le président du club, Abdelkader Drif, le président de la section football, Mustapha Katrandji, Youcef Hassena, Boualem Kheddache dit Boualem "Tapioca", Abderrahmane Maloufi, Amours Boualem dit Boualem "Buvetta" et bien d'autres encore.

    Grâce à ces gens-là le Mouloudia avait acquis une notoriété hors de nos frontières au point d'être invité par le grand Real Madrid en 1977 pour participer au tournoi qu'il avait organisé à l'occasion de la célébration de son 75e anniversaire.

      

    Boualem "Tapioca" est devenu propriétaire du Restaurant "El Djazair" de la rue Pasteur à Alger au début des années 70.

     

    En 1987 il est élu président du comité de supporteurs du Mouloudia d'Alger.

     

     

     


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