• MCA: Ou va t-on ???

     Marif, président d’honneur, démissionnaire revient à la charge
    Tacles et tirages de maillots au Mouloudia
    Par A. Salah Bey 


    Rififi . Les choses semblent bouger du côté du Mouloudia d’Alger où le président d’honneur néanmoins démissionnaire, Rachid Marif, a appelé à une réunion d’urgence, tenue dimanche à la caserne des pompiers de Dar El-Beïda, en attendant une assemblée générale extraordinaire.

    Les dirigeants du Mouloudia d’Alger ont bien déboursé des milliards pour l’achat d’un siège du club à Chéraga, mais ils préfèrent tenir leurs conclaves dans des casernes comme ce fut le cas hier chez «leurs» amis les pompiers de Dar El-Beïda à l’invitation de Rachid Marif, ambassadeur d’Algérie en Italie et président d’honneur de l’association El-Mouloudia, mais néanmoins démissionnaire de ce poste il y a une année lorsqu’il l’a fait publiquement et dans la presse. Mais bon, ça c’est un détail puisque au Mouloudia la «démissionnite» est le sport favori des dirigeants depuis des années. La preuve est que d’autres dirigeants démissionnaires ont réapparu comme par enchantement pour, évidemment, l’honneur et les intérêts suprêmes du Doyen. On connaît la chanson. L’essentiel à retenir est que le grand«manitou» est de nouveau rentré en scène en convoquant une réunion à laquelle Drif Abdelkader – avec qui il entretenait une relation ambiguë et conflictuelle, d’apparence apparemment – était absent pour des raisons professionnelles, mais à laquelle on retrouve : Ketrandji Omar (président de l’actuel directoire), Tafat Ahmed (vice-président de l’association El-Mouuuloudia), Hassina Youcef, le Dr Bachi Zoubir, le Pr Rachedi Mohamed, le Pr Tahmi Mohamed, Me Hamani Djillali, Bachta Anouar, Adjani Khaled, Ballamane Rafik, Adnane Khaled et Mostefaoui Abdelbast. Le grand absent de ce conciliabule n’est autre que Chaâbane Louanès qui n’a pas apprécié cette mise à l’écart et n’a pas raté l’occasion (tiens, tiens) de fustiger Marif en le qualifiant de dictateur. Toujours est-il qu’à l’issue de cette réunion, et selon le communiqué pondu à cet effet, avec la bénédiction de la Direction de la jeunesse, des sports et des loisirs (Djsl) d’Alger, plusieurs décisions ont été prises. Parmi lesquelles, cinq points paraissent importants aux yeux des «sauveurs» du MCA : le renforcement du directoire par le retour du Pr Taahmi et de Me Hamani, tous deux démissionnaires il y a quelques mois. La mise en place d’une commission chargée de réviser les statuts de l’association El-Mouloudia dans la perspective de la mise en place d’une société sportive par actions qui n’est en fait, selon ses initiateurs, que le prélude à une professionnalisation du club à l’horizon 2008/2009. L’installation d’une commission ad hoc pour la préparation de l’assemblée générale extraordinaire, prévue au cours de la dernière semaine de mai, et appelée à examiner et à adopter les statuts amendés. Suivra l’assemblée générale élective, quinze jours après l’AGE, soit à la mi juin pour élire le nouveau président du MCA (enfin !) et le renforcement de la section football par l’apport (inévitable) d’anciens athlètes du club. Voilà en gros ce qui ressort de cette réunion, qualifiée de très importante et qui, apparemment, répond aux attentes des supporters qui ont assiégé la villa de Chéraga dénonçant la situation qui prévaut dans leur club et exigeant la tenue d’une assemblée générale élective. D’aucuns s’interrogent alors : est-ce la fin du long feuilleton mouloudéen qui n’a cessé de porter atteinte au club ? Wait and see.

    Le MCA se résumera-t-il à une section football ?
     La réunion de dimanche tenue par l’association El-Mouloudia, en présence de quelques membres du directoire qui gère actuellement les affaires du club, n’est qu’un chapitre des manœuvres enclenchées par l’homme fort du Doyen, Rachid Marif. Ce dernier, touché par les crises répétitives du Mouloudia et scandalisé par les incidents suivis des sanctions du match Kwara United -MCA (8e de finale aller de la coupe de la CAF), a décidé de réagir. Et de le faire énergiquement, après une série de concertations secrètes avec Abdelkader Drif et quelques personnalités influentes du MCA. Des discussions sont même menées, nous dit-on, entre Marif et Yahia Guidoum, ministre de la Jeunesse et des Sports, pour trouver le cadre juridique adéquat qui permettra au club doyen de retrouver la légalité et un statut qui sied à son rang et à son passé, mais surtout à ses ambitions futures. D’où la réflexion pour la création d’une société sportive par actions, comme le permet désormais la nouvelle loi sur l’éducation physique et les sports, soit indépendante ou sous l’égide d’une grande entreprise parraineuse, en l’occurrence Sonatrach. C’est la seule façon de permettre au sigle MCA de conserver toutes ses sections sportives (au nombre de 14 dont le football), auquel cas l’entreprise pétrolière sera obligée de changer de sigle et de nom pour les sections qu’elle gère depuis la réforme sportive en 1977 et toutes celles créées depuis. Sur un autre plan, Marif a voulu rapprocher les deux institutions qui représentent la grande famille mouloudéenne, à savoir l’association El-Mouloudia et la Fondation Braham-Derriche. Il l’a du moins réussi à moitié puisque le Dr Bachi et Bachta ont accepté de faire partie de la commission de préparation de l’AGE, en compagnie des Pr Tahmi et Rachedi, d’Adjani et de Me Hamani.

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