• M'RIZEK Hadj

     

     

     
     

     

     
     

    MCA 1949/1950

    Djaoud avec la chachia

     

    (président)-Belbachir,Hadj M'rizek (avec la chachia au milieu),Hamouténe,Benouna,Abtouche,Deguigui,Scandrani D,Derriche(avec chachia)

    Benhamou,Tadjet, Bouhired, Ait saâda, Hamade, Khabatou, Abdelli

     

    M'RIZEK hADJ
    "Brillant interprète de Chaâbi"
     
     

    Né en 1912 et décédé en 1955, de son vrai nom Arezki Chaïeb, Hadj M'Rizek naquit au 4, Rue de Thébes à la Casbah d'Alger. Il fréquenta l'école "indigène'' du quartier de Soustara, l'école Sarrouy où il obtint en 1927, le Certificat d'Etudes Primaires (CEP "indigène'').Très jeune, il s'intéressa à la musique. Son demi-frère Mohamed Qhioudji, lui apprit quelques airs de chansons qu'il interprétait avec des amis.

     
     
     
     
     

    MCA 1949/1950

    Djaoud avec la chachia

     

    (président)-Belbachir,Hadj M'rizek (avec la chachia au milieu),Hamouténe,Benouna,Abtouche,Deguigui,Scandrani D,Derriche(avec chachia)

    Benhamou,Tadjet, Bouhired, Ait saâda, Hamade, Khabatou, Abdelli

     

    M'RIZEK hADJ
    "Brillant interprète de Chaâbi"
     
     

    Né en 1912 et décédé en 1955, de son vrai nom Arezki Chaïeb, Hadj M'Rizek naquit au 4, Rue de Thébes à la Casbah d'Alger. Il fréquenta l'école "indigène'' du quartier de Soustara, l'école Sarrouy où il obtint en 1927, le Certificat d'Etudes Primaires (CEP "indigène'').Très jeune, il s'intéressa à la musique. Son demi-frère Mohamed Qhioudji, lui apprit quelques airs de chansons qu'il interprétait avec des amis.

     
     
     
     
     

     

     

    Dans cet orchestre "familial" il tenait le tar. En 1928, au cercle du Mouloudia, Place Mahon face à Djamaâ Djedid , existait une société andalouse au sein de laquelle il évolua aux côtés de Cheikh Ahmed Chitane, faisant d'énormes progrès dans le genre Hawzi tout en suivant parallèlement des cours d'arabe. C'est là qu'il rencontra Mustapha Kechkoul, Omar Hibi et Bencharif.

    A partir de 1929, il anima la plupart des fête familiales de la Casbah. Ses interprètations du hawzi étaient très appréciées à Blida et Cherchell. Il trouva assez de temps pour aider le Mouloudia dont il fut le vice- président en 1937 et diriger par la suite la section natation. Il a enregistré ses premiers disques à Paris chez Gramophone (78 T) en 1938, entre autres: Ya taha el amine, Yal qadi, EI bla fi el-kholta. Il a effectué son pèlerinage en 1937, une année après El-Hadj El-Anka et Hadj Menouar. En 195l , il se produit à la salle lbn Khaldoun (ex: P. Bordes) avec Lili Bouniche. il a interprèté, El-Faradjiya de Sidi Kaddour El-Alami et Rohi Thasbek ya afdra de Bendebbeh. Le 20 mai 1952, il participe à un grand gala organisé, au profit de la famille du Cheikh Khelifa Belkacem décédé, le 4 novembre 1951 . Au cours de la même année il enregistre chez Pacifique son grand succès: El Mouloudia (78 T); les paroles lui étaient écrites par Cheikh Noreddine ainsi que Arassi noussik du poète Dris El-Alami et Qahoua ou lateye du poète Sid Thami El- Medeghri. C'était un dandy comme on disait à cette époque, gentleman et distingué.

    Tout comme Habib Rédha, Mustapha Skandrani, Mohamed El-Kamel, Abdelghani Belkaïd, Ali Debbah (dit Allilou) et beaucoup d'autres, il était très estimé par son public et particulièrement dans le M'Zab où il animait beaucoup de soirées , Qhioudji son demi-frère, dit Mohand Aromi, a joué un rôte important dans sa vie artistique du fait qu'il était organisateur de spectacle, il était en fait son imprésario. C'était lui qui réceptionnait les demandes de galas et fêtes familiales pour choisir les cheikhs disponibles et monter les cérémonies à sa manière, Hadj Mrizek avait entrepris, vers 1940, l'interprétation de chants religieux. Cheikh Sid Ahmed Ibnou Zekri, proviseur du lycée de Ben-Aknoun l'a orienté vers le hawzi et l' Aroubi, genres profanes qui lui allaient bien. Il s'initia au dur apprentissage de l'écriture poétique mais la maladie était là. Bien qu'alité, il s'enquerrait des nouvelles de la Révolution déclenchée de 1er Novembre 1954. Demi-frère de Rouiched, originaire de Kanis à Azzefoune (Tizi-Ouzou), Hadj M'Rizek qui avait quitté, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la vieille maison familiale de la Casbah pour le quartier chic européen du Bvd Pitolet à Bologhine, mourut dans la nuit du 11 au 12 février 1955 à Alger, après une longue maladie et fut enterré au cimetière d'El-Kettar.



    http://media.putfile.com/Hadj-Mrizek---mouloudia

    Sur son club préféré le MC Alger sa chanson a eu un grand succès sans égal sur tout le territoire national ;

    A tel point qu’elle lui est demandée par le grand public du club à chaque occasion.
    On peut lire, ci-après, le contenu de cette chanson.

    Yalli t’hab taâmel sport, charek fel Mouloudia
    Le club houa l’mechhour fi chamel Ifrikya

    Nebda aâgoal en’ghenni
    Mendjihtou koune em’henni
    Pour faire son rôle on le connaît
    T’Koul essbaâ oueld el biya (lionne)

    Yalli t’heb taâmel sport, charek fel Mouloudia
    Le club houa el mechhour fi chamel Ifrikia

    On a de très solides arrières
    Fizoudj aâmline barrière
    T’Koul Casnave maâ Madler
    De l’équipe elfransaouya

    Yalli t’heb taâmel sport, charek fel Mouloudia
    Le club houa el mechhour fi chamel Ifrikia

    L’arrière central felouaste yelaâb
    Tchouf laâbou testaâdjab
    Liyoukaf kaddamou yerheb
    Kada ma yedjri ma yaâya

    Demi gauche ch’hale khfif
    Filaâbou il est très actif
    La balle yelhak ha bessif
    Ach hal chater ya khouya


    Yalli t’heb taâmel sport, charek fel Mouloudia
    Le club houa el mechhour fi chamel Ifrikia

    L’ailier droit may kheliha t’fout
    La balle yalhakha coût que coûte
    Maykhelli legoal tamaâya

    Yalli t’heb taâmel sport, charek fel Mouloudia
    Le club houa el mechhour fi chamel Ifrikia


    L’inter droit ch’ahl solid
    Koulioum aândou laâb edjdid
    Aândou des shoots comme des bolides
    T’koul medfaâ DCA


    Yalli t’heb taâmel sport, charek fel Mouloudia
    Le club houa el mechhour fi chamel Ifrikia

    L’autre à gauche ul fait l’inter
    Avec lui y a rien à faire
    May khafch men son adversaire
    Yekhililou ghir bechouiya
    Le petit il joue ailier
    Il a ses passe en retrait
    B’choute yetkoub les filets
    Hakdak enhab anaya

    Yalli t’heb taâmel sport, charek fel Mouloudia
    Le club houa el mechhour fi chamel Ifrikia

    Le destin a voulu qu’il soit atteint d’une maladie pulmonaire. Il est hospitalisé dans une clinique de Saint Eugène (Bologhine) où son cas se détériore malgré les soins qui lui sont prodigués. Il garde le lit assez longtemps et son état de santé se dégrade de jour en jour jusqu’à le rendre squelettique.
    A tel point que le Docteur Benhabyles Abdellah, Vice-président à l’époque, conseilla à Mouloud Djazouli d’éviter de lui rendre visite de crainte que ce dernier soit choqué et marqué par cette image, à vie.
     


    Il rendra l’âme le 11/02/1955 à l’âge de 43 ans. Il est inhumé au cimentière d’El Kettar où une foule nombreuse lui à rendu le dernier hommage.
    Supporter, dirigeant, le voici dans l’histoire du Mouloudia.

    Le milieu du football algérien actuel doit savoir que le chaabi a donné deux grands joueurs. Dans les années trente, le chanteur Mohamed Marocain a tenu avec maestria les filets du MCA avant de rejoindre au soir, dans la Casbah, tel ou tel orchestre. La culture bling-bling du foot mondialisé était inconnue à l’époque

    Sans titre«Ya li thoub/ Taamel sport/ Echterek fel Mouloudia/ El farik el machhour/ Fi chamal Efrikya/ », chantait, en 1951, Hadj M’rizek, en pleine période d’ébullition indépendantiste. Pouvait-il imaginer que son Mouloudia porté par le virvoltant Betrouni et le clairvoyant Bachi, deviendrait, plus d’une vingtaine d’années après, champion d’Afrique?
    Le maître du haouzi algérois et concurrent d’El Hadj El Anka, était vice-président du Mouloudia et, à ce titre, il y a rien d’anormal qu’un auteur-compositeur honore sa propre équipe de football. Mais là, où dirigeants comme joueurs et supporteurs actuels du mythique club de Bab-El-Oued (sans oublier Hadj Raouraoua, président de la Fédé et de la très culturelle Année de l’Algérie 2003 en France) doivent s’interroger?

    C’est, existe-t-il dans l’histoire du ballon rond mondial, un genre de poésie-chantée qui a su imager avec autant de raffinement une composition d’équipe? Y-a-t-il un artiste au Brésil, en Angleterre, en France en Hongrie, au Cameroun…, qui a su marier avec verve et en pleine période coloniale, deux langues que tout devait opposer?
    La chanson El Mouloudia, aujourd’hui encore déposée à la Sacem au nom d’Areski Chaïb (code IPI: 00005 79 87 63), le nom véritable de M’rizek, a inauguré dans les années 50, une nouvelle dimension dans la poésie populaire maghrébine. Celle d’intégrer le football comme nouveau champ d’inspiration pour le chi’r el melhoun des Ben Messeib, Ben Sahla et Benguitoun. Car, à la différence d’autres répertoires footballistiques de pat le monde, El Mouloudia de Hadj M’rizek n’est pas faite pour être écoutée dans le brouhaha des stades de Bologhine, d’El Annasser et encore moins du 5 Juillet.

    A l’exemple du rugby, El Mouloudia a été composée pour être interprétée lors de la troisième mi-temps. Après le match, lors d’un dîner entre dirigeants-mélomanes au café Malakoff d’Alger, après le match, lors d’un banquet à l’Amirauté entre joueurs, après le match, lors d’un festin de poissons entre supporters à la Pêcherie. Mais aussi, après une saison de championnat lors du mariage d’un joueur ou la circoncision d’un fils. En écho au succès du Mouloudia de Hadj M’rizek, un maître du haouzi, mais celui de Blida, allait surprendre le monde rigoureux de la sanaa en osant mettre en musique andalouse et avec une voix propre aux interprètes de la ville rose, un titre dédié à l’équipe locale, l’Union Sportive Musulmane de Blida (USMB). La composition de Hadj Mahfoud renforce ainsi l’image d’un sport de notables du football, mais aussi que les couleurs et les succès footballistiques d’un quartier, d’une ville algérienne, participe au désir d’émancipation du pays.

    L’indépendance acquise, le football redevient une simple activité sportive ou un loisir du dimanche. Comme un petit pont à ses aînés M’rizek et el Mahfoud, le chantre de l’immigration Dahmane El Harrachi offre à son club de prédilection l’Union Sportive Musulmane Maison Carrée (USMMC) un bijou narcissique où le début de la chanson n’est pas une louange aux prouesses du gardien de but, mais bien un hommage en forme de clin d’œil au Président et dirigeants du Club.
    En 2009, lorsque les autorités culturelles algériennes se sont décidées à rendre hommage à Hadj M’rizek, son unique fille n’a pas oublié de rendre aussi hommage à El Hachemi Guerouabi, en précisant que ce dernier lui avait, après le décès de son père en 1955, déclaré qu’il fallait perpétuer la mémoire du maître. Mais voilà, si ce dernier était un fervent dirigeant du Mouloudia, l’élève Guerrouabi sera un usmiste jusqu’au bout. Cela donnera pour le répertoire chaabi, le plus beau derby de la chanson algéroise.

    Si dans Mouloudia, la trame est que M’rizek fait remonter le ballon du gardien jusqu’à l’ailier gauche, Guerouabi, dans sa chanson dédiée à l’Union Sportive Musulmane d’Alger, offre en forme d’écho, un dialogue footballistique entre les deux quartiers mythiques du club de son coeur, Bab Jdid et Soustara. Le milieu du football algérien actuel doit savoir que le chaabi a donné deux grands joueurs. Dans les années trente, le chanteur Mohamed Marocain a tenu avec maestria les filets du MCA avant de rejoindre au soir, dans la Casbah, tel ou tel orchestre. La culture bling-bling du foot mondialisé était inconnue à l’époque. Le deuxième joueur, c’est Guerouabi qui a été un ailier droit insaisissable de La Redoute RC. Le maître usmiste du chaâbi avait une très belle formule pour expliquer pourquoi son amour pour le Club de Soustara,alors qu’il a grandi à Belcourt : « Je suis polyvalent », dira-t-il, dans une sorte de petit pont qu’on peut imaginer pour l’intraitable Hcène Lalmas. Un Guerouabi, qui après des années d’exil et de souffrance, reviendra mourir à Alger, chez lui, en 2006. Un cheikh qui, par fidélité pour son USMA, acceptera pour la Coupe d’Algérie, gagnée en 2005, de donner un de ses derniers concerts aux Rouges et Noirs. Une soirée qui aurait duré plus de trois heures au Théâtre de Verdure, alors que le maître du haouzi algérois était miné par la maladie.

    On aurait aimé, au lendemain de ce dernier succès de l’USMA, savoir qui a ou qui va donner un gala pour perpétuer cette tradition de savoir-vivre du football algérien. On sait qu’Abdelkader Chaou est un fervent usmiste et sa chanson « Itihad El Assima », dédiée au club, aux mots bien ciselés, rend hommage au stade Bologhine. Quant au Mouloudia, on sait que le petit-fils de Hadj M’rizek est un pianiste émérite et qu’il interprète à merveille les chansons de son grand-père.
    N’est-il pas légitime qu’il devienne un dirigeant du Mouloudia, comme l’a été le monument du piano algérien Mustapha Skandrani en son temps? Cela serait, en termes d’image médiatique, un juste retour des choses et une vraie sortie par le haut pour les dirigeants de la Sonatrach. En tous les cas, cela permettra au mélomane-supporteur de l’équipe en rouge et vert d’aller écouter, au café Malakoff, le Mouloudia, interprèté au piano: « Ya li thoub/ Taamel sport/ Echterek fel Mouloudia/ El farik el machhour/ Fi chamal Efrikya/. »

    Nidam Abdi

    Le Mouloudia de Hadj M'Rizek
    Algérie confluences de jeudi 16.05.2013
     
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