• Hafiz et Hamoud Boualem

    1921 Hafiz Rachid  vice-président du Mouloudia

     

     La famille Hafiz les Mouloudéens

    Homme de coeur et humaniste à souhait, Hafiz Rachid était aussi un dirigeant dévoué à la cause du  Mouloudia et ami de toujours de Aouf Abderrahmane le fondateur de ce Club Musulman . Résidant à la rue de la Lyre à la basse Casbah d'Alger, il ne pouvait pas être insensible à l'appel de son ami  qui avait comme seule obssession fonder le premier Club musulman et faire face aux injustices des "Roumis". Élu vice président du premier bureau  du MCA en 1921 et trésorier de l'Union  philanthropique des sourds-muets de l'Afrique du Nord ne ménagea aucun effort pour aider ses concitoyens et faire grandir le Mouloudia.

    Hafiz Hamoud a pris le relais en intégrant l'administration Mouloudéenne en devenant un dirigeant élu et un membre très actif.

    Hafiz et Hamoud Boualem

    La Famille Hafiz, ces dignitaires de l'Algérois amoureux du Mouloudia, sont connus dans les affaires (cigarettes, transport Taxi, mécanique-auto, alimentation ou boisson gazeuse d'où le soutien à Hamoud Boualem et sa famille qui ont donné leur nom à la célèbre boisson gazeuse très prisée en Algérie dont Mohamed entrepreneur de transports, Hassen négociant en denrées alimentaires, conseiller municipal d'Alger, ami de Tiar président du MCA,  ensuite Abderrahmane le militant du PPA, ami de Asselah Hocine,  copropriétaire des boissons "Hamoud Boualem" , Djaâfar et Zineb négociants aussi en denrées alimentaires en ajoutant les dirigeants de la section Boxe du Mouloudia dans les années 60 Chafik le vice-président et Réda le secrétaire.

     

    Hamoud Boualem, le goût de l’Algérie depuis 1878

    Article publié dans le magazine Histoire d'entreprises Rubrique : Saga

     

    Le Selecto, vous connaissez ? Si vous avez vécu un jour de l’autre côté de la Méditerranée, il est probable que ce simple nom vous fasse venir l’eau à la bouche… Ce drôle de soda, qui a la couleur du Coca-Cola mais un goût de pomme et de bonbon, est fabriqué par Hamoud Boualem, une entreprise fondée en 1878 par un certain Youcef Hammoud, limonadier à Alger.

    Continuant de produire de la limonade et des boissons gazeuses, cette belle entreprise familiale, qui a vécu de nombreux bouleversements politiques et économiques, est toujours vaillante – c’est même la plus ancienne société algérienne encore en activité ! Coca-Cola n’a qu’à bien se tenir… La première limonade créée par Youcef Hammoud s’appelait la Royale - ©Archives Hamoud Boualem

    Officiellement, Hamoud Boualem voit le jour en 1878 – c’est en tout cas de cette année-là que date le plus vieux document officiel retrouvé par l’entreprise. En réalité, sa fondation remonte à la deuxième moitié du XIXe siècle : Youcef Hammoud, l’aïeul fondateur, est alors établi dans les faubourgs du quartier Belcourt (aujourd’hui Belouizdad) comme artisan « aromatiseur », c’est-à-dire comme distillateur d’arômes. Assez vite, il décide de passer le pas et, ajoutant du sucre et de l’eau gazeuse à ses essences de citron, le voilà qui se met à fabriquer de la limonade. Le succès arrive rapidement. En 1889, lors de la tenue de l’Exposition universelle à Paris, tandis que la Tour Eiffel est l’objet de toutes les polémiques, la limonade de Youcef Hammoud, elle, reçoit des félicitations unanimes et se voit récompensée d’une médaille d’or, section « hors concours ». Cette « première » limonade, qui s’appelle alors la Royale, reçut par la suite une dizaine de médailles d’or et d’argent, et même une « légion d’honneur » ! Elle existe toujours aujourd’hui : on la trouve, sous le nom de « Hamoud blanche », évidemment partout en Algérie mais aussi dans certaines épiceries et supermarchés français. Indémodable, elle reste une valeur sûre pour l’entreprise.

    DE HAMMOUD À HAMOUD C’est le petit-fils de Youcef, Boualem Hammoud qui, en 1924, crée pour de bon l’entreprise en déposant la marque « Hamoud Boualem ». Mais par la faute d’un greffier quelque peu distrait, l’entreprise Hamoud se voit privée d’un M ! Tant pis : « Hamoud » distinguera la société quand « Hammoud » qualifiera la famille – même si une telle distinction est un peu spécieuse, tant les destinées de l’une et de l’autre sont, et seront, liées. Boualem Hammoud installe son usine rue Hassiba-Ben Bouali (qui est toujours l’adresse du siège social), aux portes d’Alger, dans ce qui est alors la zone industrielle de la ville. En quelques années, il donne un essor très important à sa fabrique, hissant sa famille parmi les notabilités du pays. Lui-même sera honoré à Paris dans les années trente, comme le fut son grand-père, non pas cette fois pour la qualité de sa limonade, mais pour avoir participé avec d’autres à la construction de la mosquée de Paris. On ne sait pas si c’est Boualem, son père, ou son grand-père Youcef, qui présida à la création du Selecto. On sait seulement que son apparition date du début du XXe siècle – soit une vingtaine d’année après le Coca-Cola, créé en 1887 par John Pemberton, pharmacien à Atlanta. De la même couleur que le Coca-Cola, le Selecto s’appelle à ses débuts « Victoria ». Rebaptisé pour insister sur la sélection stricte des matières premières, ce soda est fabriqué à partir d’essence de pomme et, comme pour le Coca-Cola, sa recette est gardée secrète. On trouve son équivalent en Tunisie avec la Boga, une boisson qui a également un goût de cidre – avec la différence que la marque tunisienne a été rachetée depuis par la grande compagnie américaine !

    LA FAILLITE En 1942, coup de théâtre : l’entreprise Hamoud Boualem est mise en faillite et rachetée par un consortium de banques. Le talentueux Boualem Hammoud, sans doute un peu trop bon vivant, et entouré d’associés guère scrupuleux quant à la bonne tenue des finances, ne s’est pas suffisamment intéressé à la gestion de son affaire, qui prend l’eau de toutes parts. Celle-ci est donc vendue à des banquiers, qui s’empressent de la revendre à leur tour à la Compagnie des Boissons d’Algérie. D’où les publicités de l’époque qui mentionnent sous la bouteille de Selecto le nom des nouveaux propriétaires… Publicité sur le site web de Hamoud Boualem - © Hamoud Boualem Cette situation dure presque six ans. Six longues années à la suite desquelles un certain monsieur Hafiz se propose de racheter l’entreprise avec Youcef Hammoud, le fils de Boualem et arrière-petit-fils de Youcef le fondateur (comme beaucoup d’enfants à cette époque, il a reçu le prénom de son aïeul). Abderrahmane Hafiz n’est pas un inconnu : il s’agit du cousin germain de Youcef ; tous deux sont d’ailleurs mariés à des soeurs, ce qui ne fait que renforcer les liens ! Abderrahmane vient d’hériter de son père, décédé en 1942, un petit pécule ; trouvant dommage de le dilapider à droite et à gauche, il propose donc à son cousin de racheter avec lui les parts que possède la Compagnie des Boissons d’Algérie. Aussitôt dit, aussitôt fait (ou presque !). À eux deux, ils reprennent les rênes de l’entreprise et la transforment pour l’occasion en SARL – un statut qu’elle conservera jusqu’en 2008. Abderrahmane Hafiz s’occupe du côté commercial, des ventes, de l’exportation et de la publicité ; il restera dans l’entreprise jusqu’à la fin de sa vie, en 1995 ! Youcef Hammoud, lui, est l’homme de la technique. Beaucoup se souviennent d’ailleurs de son habileté à réparer les machines. Et son neveu, Mohamed Hafiz, de raconter l’anecdote suivante : « Un jour, un journaliste est venu l’interviewer ; il demande au chef d’équipe où est le patron de l’usine : il était sous une machine, les mains dans la graisse ! » Pour autant, « Hamoud Boualem » ne devient pas « Hafiz-Boualem », car la marque est trop connue pour supporter un changement de patronyme – déjà à l’époque, on dit « une Hamoud Boualem » pour une bouteille de limonade, comme on dit « une Peugeot » pour une voiture Peugeot… FACE À LA CONCURRENCE Durant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise n’a pas seulement subi une faillite : elle s’est aussi retrouvée devant une concurrence accrue. En effet, lorsque l’armée américaine débarque à Alger, en 1942, elle amène avec elle, comme partout ailleurs, les nouveautés du chewing-gum et du Coca-Cola. En 1949, une usine fabriquant le soda américain s’implante même à Belcourt, à côté de l’usine Hamoud Boualem !

       

    Mais les Américains ne sont pas les seuls à concurrencer le Selecto et la Royale : outre les petits limonadiers qui fabriquent une limonade artisanale, Hamoud Boualem se trouve face à des géants de la boisson comme Montserrat, célèbre négociant en vin (les pieds-noirs se souviennent sans doute du slogan « Mon vin sera Montserrat »), à qui Orangina a confié la mise en bouteille de sa boisson à l’orange. Viennent ensuite les établissements « coloniaux » : les Brasseries et glacières d’Algérie (BGA) et les Brasseries et glacières d’Indochine (BGI), devenues les Brasseries et glacières Internationales, rachetées depuis par le Groupe Castel, l’un des premier groupe viticole au monde. Bref, Hamoud Boualem n’a pas intérêt à s’endormir sur ses lauriers s’il veut continuer à garder une place de choix sur le marché national des boissons. Pour marquer le coup, l’entreprise lance le Slim, « le citron qui prime », un soda qui sera ensuite décliné sous d’autres parfums. Parallèlement, l’entreprise entreprend une stratégie de diversification. Ce choix est guidé par une raison très pratique : la saisonnalité de l’activité limonade. Les sodas et les boissons gazeuses se consomment en effet essentiellement l’été, l’hiver étant une période où la production baisse notablement. Pour équilibrer l’activité de l’entreprise, Abderrahmane Hafiz et Youcef Hammoud décident donc de créer, dans des locaux attenant à leur usine, une fabrique de pâtes alimentaires et de semoule. Et c’est ainsi qu’Hamoud Boualem devient – aussi – réputé pour son couscous ; l’on dit que les ouvrières (uniquement des femmes) roulaient alors à la main vingt à trente kilos de semoule par jour… (…)

    Claire Moyrand


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  • CHERABI Djamel 

    Une Riche Carrière

     

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    CHERABI Djamel a entamé sa carrière à l'AS Mairie d'Alger (ASMA), après la dissolution de cette mythique Association il rejoint le NAHD avant d'atterrir au Mouloudia Club Algérois avec lequel il remporte son premier titre de Champion en 1982-1983 la saison du doublé et la fin de l'hégémonie du Darak El watani sur le panier Algérien.

    Plusieurs fois international il met fin à la pratique de son sport favori en tant que joueur pour devenir DTS au sein du Mouloudia puis au GSP.

    DjamelCherabi s'est éteint le Mercredi 18 Janvier 2019 laissant derriere lui une grande carriere de sportif de haut niveau.

     

    Pour information le MCA Basket-ball saison 1964-1965 avait enrôlé les frères Cherabi dans son effectif (dont Abdelkader fervent Mouloudéen qui réside à Lille)  pour dire que cette famille a ce sport dans l'âme en servant le Mouloudia dès les premières années post indépendance.


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  • 2018-2018 Casoni, Saifi puis Amrouche Adel

     

    Casoni, Saifi

    puis Amrouche Adel

     

     

    Adel Amrouche, né le 7 mars 1968 à Kouba est un footballeur algérien, devenu par la suite entraîneur, depuis octobre 2018 il est entraineur en chef du club Algérien MC Alger en Ligue 1 professionnelle.

     

    2018-2018 Casoni, Saifi puis Amrouche Adel

    contre Azzedine Rahim avec l'Olympique de Médéa

    2018-2018 Casoni, Saifi puis Amrouche Adel

    capitaine de l'Olympique de Médéa

     2018-2018 Casoni, Saifi puis Amrouche Adel

     avec l'OMR (3ème debout à gauche)

    en compagnie de Haouche Mourad et Sellou Nadir

     

    2018-2018 Casoni, Saifi puis Amrouche Adel

    avec l'OMR

    2018-2018 Casoni, Saifi puis Amrouche Adel

    avec la JSK

    2018-2018 Casoni, Saifi puis Amrouche Adel

    Safari au Kenya avec Kanu (Nigéria)

     

    Parcours de joueur

    Formé au RC Kouba

    1983-1985 CR Belouizdad
    1985-1988  JS Kabylie
    1988-1990  OMR El Anasser

    1990-1991  USM Alger
    1991-1992  OMR El Anasser
    1992-1993 Favoritner AC

    Olympique de Médéa

    AS Ain Mlila
    1994-1995  RAA Louviéroise
    1995-1996  Dendermonde
     SK Lombeek-Liedekerke

     

    2018-2018 Casoni, Saifi puis Amrouche Adel

    contre l'ES Sahel de Roger Lemerre

     

    2018-2018 Casoni, Saifi puis Amrouche Adel

    1er debout à droite

    avec les jeunes du RC Kouba

     

     


    Parcours d'Entraîneur


    1995-1996 Belgique: FCA Brussels
    1996-2002 Belgique:  RU Saint-Gilloise
    2004-2005  L'EN de la Guinée équatoriale
    2002-2004  République démocratique du Congo : DC Motema Pembe
    2004-2005 Turquie : Gençlerbirliği S.K.
    2005-2006 Ukraine:  Volyn Lutsk
    2006-2007  République démocratique du Congo:  DC Motema Pembe
    2007-2012 L'EN de la Burundi 19v 11n 8d
    2013-2014 L'EN du Kenya 12v 6n 2d
    2016 Drapeau :  USM Alger (quitte le Club avant l'entame du Championnat)
    2018-2018 L'EN de la Libye 0v 1n 0d
    Octobre 2018- MC Alger


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    DEGGA Aziz

    "Moh Smina"

    le Fou du Mouloudia

     

    Né le 10.11.1945 à El-Biar Alger, Aziz a toujours eu un penchant pour la comédie vu sa nature vivante, sa joie de vivre et son humour l'ont aidé à devenir acteur de cinéma et un artiste apprécié par son entourage.

    imitateur de nature il s'essaye en participant à quelques sketchs avant de crever le grand écran dans le film "Omar Glalatou" où il incarne le rôle du petit débrouillard en petites affaires et ami de Omar l'acteur principal de ce long métrage Culte du cinéma Algérien. Le public a découvert, alors,  un acteur hors pair et un fervent supporteur du Mouloudia son équipe de coeur.

    Aziz,  affectionne le comique, le cocasse et le burlesque «J’ai joué dans de nombreux films, mais j’avais par le passé refusé de m’engager avec plusieurs réalisateurs pour la simple raison qu’ils voulaient me confiner dans le rôle de ‘’Moh Smina’’, comme s’il n’y avait que ce personnage dans l’univers. Je n’ai pas refusé par mépris du personnage que j’ai d’aid'ailleurs campé dans ‘’Omar Gatlatou’’. Cela fait longtemps que je n’ai pas été sollicité. C’est pourquoi, je me suis consacré aux sketches et aux gags tout en m’adonnant à l’écriture».

    Dans sa carte de visite, on peut lire : Artiste de carrière, comédien animateur culturel, auteur conteur depuis 1966. 

    Il garde des souvenirs furtifs de sa tendre enfance à Climat de France, où il fait ses études primaires. «Je n’ai pas pu aller très loin dans ce domaine à cause de la guerre.» A la fin des années 1950, il commence à travailler comme coursier dans une société française, SVP multi services. Il y restera jusqu’en 1965. L’année suivante, il intègre une troupe théâtrale qui activait à la rue Mogador sous la houlette de Samir Bencherifa.

    https://www.dzairnews.com/media/W1siZiIsImFydGljbGVfaW1hZ2VzL3NpdGVfMS8yMDA5LzA1LzA3L2ltYWdlLzhueXUzNnVobWUyaGIzeTNuNjdrX2ZpbGUuanBnIl1d/2hb3y3n67k_file.jpg?sha=4e9e98c8d1e0a1dd

    https://scontent.fmad3-5.fna.fbcdn.net/v/t1.0-9/fr/cp0/e15/q65/50638538_553951561754702_4389275625244852224_n.jpg?_nc_cat=102&efg=eyJpIjoibCJ9&_nc_eui2=AeFr0CfI2r0ynkGmRylS-w52RnV1whlyuxZcRqc00xJ-BoKIOwnRECIVaHnZ7nm5AwbmdJ4nXyTfVJ3qELc2u6kF3NpYDhyxeivhz0D0JEc9EA&_nc_ht=scontent.fmad3-5.fna&oh=c83868d276955901cb3459655411ea65&oe=5CBC51F7 

    «Au départ, j’assistais en spectateur aux répétitions, puis Samir me donna un rôle dans un thème muet. En 1967, débarqua Kris Réda, un ancien du Conservatoire d’Alger, qui venait de terminer ses études à l’école de la rue Blanche à Paris et créa ‘’Théâtre et culture’’ avec une pléiade d’acteurs talentueux, Guenanèche, Benassir, Meziane, rejoints par les ‘’confirmés’’ Azzedine Medjoubi, Madjid Bey, Noredine Lamèche et Abdallah Bouzida. C’est dans cet environnement que Aziz allait évoluer, même si son père Mohamed, docker, voyant d’un mauvais œil son rejeton côtoyer ‘’ces artistes qui se fardent et se travestissent’’, les vouait aux gémonies, car ce qu’ils font, selon lui, est contraire à nos valeurs et à nos traditions.» «Mais avec le temps, mon père a fini par s’y faire et accepter mon choix.»

    Aziz prend du galon et sa famille y voyait même un sujet de fierté. Sa tante maternelle ira même jusqu’à le surnommer Fernandel, alors que sa mère l’avait comparé à Smaïl Yacine. Bien évidement, ces comparaisons étaient considérées par Aziz comme des éloges. En mettant en pratique ses connaissances acquises au Conservatoire d’Alger, qu’il fréquente dès 1966 auprès du professeur Miloud Riahi, Aziz s’affirme peu à peu en jouant dans des pièces aussi diverses que L’Exception et la Règle, de Bertold Brecht, Les Perses, Echaâb echaâb, La Poudre d’intelligence, de Kateb Yacine. Puis, il intègre la troupe du Théâtre de la mer, dirigée par Kaddour Naïmi (1972). Avec Mohamed prends ta valise, de Kateb Yacine, c’est l’apothéose pour la troupe qui effectuera une tournée de plusieurs mois en France. «Kateb est sans doute un auteur de génie, mais il avait son caractère, ce qui explique nos rapports parfois tendus et ombrageux, mais au plan professionnel, je pense avoir joué mon rôle pleinement.»

    Après avoir été animateur culturel à Sonatour et à la Cinémathèque algérienne, Aziz est sollicité pour le petit et grand écran Les Déracinés (Lamine Mesbah) Omar Gatlatou (Allouache) Sombreros (Bouberas), feuilleton TV El Khamissa de Belkacem Haddad, Sahara Blues de Bouberas, De Tam à Hollywood, de Zemmouri, Le Clandestin, de Benamar Bakhti et d’autres apparitions dans de longs métrages. 
    Aziz a été l’un des initiateurs du Festival national et international du rire, lancé à Bou Ismaïl en 1984. Depuis, il se consacre à l’animation pour les enfants. Ayant plusieurs cordes à son arc, Aziz, qui a horreur qu’on le surnomme «Moh Smina» ou encore «Isawa» pour son rôle de l’Indien dans le film Le Clandestin, sait exécuter avec un brio incomparable des numéros de bruitage avec une panoplie de sons de motos, d’instruments de musique, de bendir, digne des bruitages utilisés dans les films à succès.

    Plusieurs cordes à son arc:

    Quant à l’imitation des cheikhs de chaâbi, Aziz en a fait l’une de ses spécialités, même si parfois il a tendance à les brocarder, agaçant les mélomanes assidus choqués par ce «sacrilège». «Il faut toujours se mettre à jour, être à l’écoute des frémissements de la société pour les traiter avec dérision. L’Algérie a évolué et il faut être au diapason», soutient notre artiste qui fait un clin d’œil à ses devanciers dans cet art que sont Ali Kahlaoui et Amar Ouhadda, dépositaires du legs de Rachid Ksentini ou de Mohamed Touri. Mais Aziz s’est tracé un beau sillon dans le conte qu’il affectionne à merveille. «J'ai plus de 300 contes destinés aux enfants. N’est-ce pas là un véritable trésor», s’interroge l’artiste qui avoue tirer son inspiration auprès de ses enfants Rym et Brahim. «Je me laisse tellement bercer par leurs histoires que je m’y perds complètement. Je prends très au sérieux ce qu’ils disent et c’est, en partie, en développant leurs propres idées si invraisemblables soient-elles, que j’écris tel ou tel conte.» Mais Aziz ne s’arrête pas à ce constat innocent et combien révélateur.

    Parcours :

    Aziz est né sous une bonne étoile le 10 novembre 1945 à El Biar. Il n’est pas allé trop loin dans ses études, exerçant quelques petits métiers avant de s’engager résolument dans cette activité qui ne peut être considérée comme un métier. 
    Artiste, Aziz en avait le don et la vocation. Il a choisi d’être comédien. Il le sera dès 1966. 
    Mais ce qui frappe chez lui ce sont ses capacités d’adaptation. Il est à l’aise aussi bien en interprétant Eshylle, Kateb ou Brecht ou en instaurant un dialogue plein de tendresse avec les enfants. C’est d’ailleurs dans leur direction, qu’il concentrera tous ses efforts jusqu’à l’heure actuelle. Animateur à la cinémathèque, il a beaucoup appris au contact de cinéaste de renom qui sont passés par cette salle mythique. 
    A sa retraite , Aziz se consacra à l’écriture de contes pour enfants.

    IL  NOUS QUITTE LE 12 AVRIL 2019 la matinée du 8ème vendredi de la contestation populaire en Algérie

    Rabi yerahmou

     

     

     

     

     


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    Amar OUHADDA

    L'humour et le Mouloudia

     

    L'humoriste et géant de la parodie Amar Ouhadda est décédé mardi matin le 20.9.2011 à  Alger à l'âge de 90 ans des suites d'une longue maladie .                 
    L'enterrement du défunt a lieu au cimetière d'El Madania.

            
    Né en 1921 à Alger mais originaire de  Ath Oourtilène (Sétif), Amar Ouhadda était l'un des grands chansonniers et comédiens  algériens ayant marqué le scène artistique.          
    L'artiste qui était doué pour la chanson, la comédie et plus particulièrement la parodie, avait rejoint la troupe théâtrale populaire dans les années 1970 aux côtés de Hassan El Hassani, Tayeb Abou El Hassan, Sissani et Mahboub Stambouli. Cette équipe de comédiens itinérants avait sillonné toute l'Algérie pour des représentations dans les villages les plus reculés et dans le Sahara afin de rapprocher le théâtre des citoyens. Elle était composée de grands comédiens, musiciens et chanteurs tels que Zoubida, Warda Amel et Rachid. Il faut noter que plusieurs artistes ont fait leur début sur scène au sein de cette grande troupe de théâtre dont le chanteur Abdelmadjid Meskoud qui a percé plus tard dans le monde de la chanson chaâbi. 
    Amar Ouhadda, qui était parmi les plus grands chanteurs fantaisistes des années 1960-1970 aux côtés de Djaâfer Beck et bien d'autres, avaient fait un tabac avec ses grands succès : «Guerrouma Ou Guerroum» et «Yé Yé». Sur les planchers, Amar Ouhadda a transcendé dans ses parodies par des petites opérettes tels «Sidi Belgacem le bourgeois». Il avait pratiquement joué dans toutes les pièces de la troupe TTP dont Oum Ethouar. Avec la fin de cette troupe qui souffrait du manque de subventions et ne vivait que de faibles rentrées d'argent, Amar Ouhadda a été malheureusement marginalisé par tout le secteur culturel. Depuis le début des années 1980, on ne l'a pratiquement plus revu sur scène, ni à la télévision. Ouhada s'est toujours «ri» des phénomènes sociaux notamment, en dénonçant avec dérision le quotidien et la vie du citoyen.».
    Ouhada, a entamé sa carrière très jeune ; il a fredonné ses premiers airs adolescent alors qu'il était scout, avec ce premier avènement de la lutte nationale, «Hizb echaâb» (Le PPA : Parti populaire algérien)… une prise de conscience à laquelle le jeune humoriste sera sensibilisé. Qui fera de lui plus tard un artiste engagé. Avec une carrière des plus fulgurantes et un parcours des plus révélateurs. Avec en parallèle cet engagement indéfectible pour la lutte nationale, sa participation inéluctable à la guerre de Libération, avec son militantisme qui l'a mené droit en prison.
    A toute cette donation de soi, aucun retour d'écoute. Pas même une carte de moudjahid. Amar Ouhada quitte ce bas monde à la fin d'un cheminement qui mérite beaucoup mieux.

        
    Il est devenu célèbre pour ses chansons comiques, dont "Guerroum ou Guerrouma". 

     

    l'enfant d'El Mouradia est un fervent amoureux du Mouloudia Club Algérois.


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