•  SATOR Kaddour

     

    Kaddour SATOR

     

     Un juriste au service du Mouloudia

     

    Figue emblématique , politique et administrative, il avait pour lui l'intelligence, le sens de la responsabilité. Le bâtonnier Kaddour Sator aimait le Mouloudia, pour lequel il a donné le meilleur de lui même comme vice président.


    Né le 14 avril 1911 à Alger (Algérie) il appartient à l'élite intellectuelle et sociale de la communauté musulmane d'Algérie. Fils d'un avocat algérois, il conduit des études de droit et s'établit à son tour comme avocat à Alger. Kaddour Sator se lance très tôt dans l'opposition au régime de Vichy en Algérie et collabore au journal clandestin "L'Action algérienne" créée en 1943. Proche des vues fédéralistes de Ferhat Abbas, il se rallie à lui dès la rédaction du Manifeste du peuple algérien. Dès lors, il ne s'écartera guère du sillage du futur président du Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA). Kaddour Sator participe à la fondation de l'UDMA (Union démocratique du Manifeste algérien) en mai 1946 et accepte de figurer en quatrième position sur la liste dirigée par Abbas lors des élections à la seconde Assemblée nationale constituante de juin 1946.
    Candidat au deuxième collège dans le département de Constantine, Kaddour Sator, dont la liste a recueilli quelque 254 986 des 289 668 suffrages exprimés, soit 88 % des voix, est élu député, comme la totalité de ses colistiers.
    Une fois son élection validée le 19 juin 1946, Kaddour Sator rejoint la commission du règlement et des pétitions, le 26 juin 1946, et celle de l'intérieur, de l'Algérie et de l'administration générale, départementale et communale, le 10 septembre 1946. Au nom de cette dernière et sur la proposition de résolution de Ferhat Abbas et d’autres de ses collègues, il dépose un rapport tendant à inviter le gouvernement à réparer les torts matériels subis par les familles françaises et musulmanes lors des événements du 8 mai 1945 et des jours suivants en Algérie.
    Il intervient à quatre reprises en séance. Il interpelle ainsi le gouvernement Bidault sur sa composition et sa politique (26 juin 1946). Il prend la parole dans la discussion du rapport de son collègue Archidice, relatif à la régularité des opérations électorales de juin 1946 dans le département d'Alger et sur le territoire de Ghardaïa (19 juillet 1946). Plus avant, à l’occasion d’une interpellation du député Quilici, il s’élève contre la politique du gouvernement en Algérie, le 23 août 1946. Enfin, il se distingue plus longuement lors du débat sur la proposition de loi relative à l'élection des députés en Algérie, dans la perspective des élections législatives à venir et soutient, à cette occasion, les amendements déposés par Ferhat Abbas. Il vote en faveur du second projet de constitution, le 28 septembre 1946.
    S'il ne se représente à aucune élection législative, Kaddour Sator ne quitte pas pour autant la scène politique. algérienne. Il rencontre Abbane Ramdane à Alger en 1955 et accepte, non sans réticence, le ralliement de l'UDMA au Front de libération nationale (FLN).
    Au moment du référendum du 1er juillet 1962, Kaddour Sator copréside, avec Abderrhamane Farès et René Capitant, la commission de contrôle électoral. 

    M° Kaddour SATOR a enseigné la Propriété Intellectuelle à la faculté de droit d’Alger. Il a pris sa retraite et s’est éteint en 1997.


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  • Boualem Titiche Le Mouloudéen

     

    "Titiche" Le Zernadji Mouloudéen

    On a coutume d'attacher un nom d'artiste à son instrument, Mustapha Skandrani au piano, Papo ou Alilou à la Derbouka, Petit Moh au Banjo....celui de Boualem Titiche est intiment lié à la "Ghaita", pourtant plusieurs maîtres l'ont devancé dans l'art de faire parler ce petit instrument à vent dont son père Ahmed, ou Kadddour Ain Kahla pour ne citer que ces deux personnalités maître de la "Zorna" seulement, Boualem a su donner un souffle de renouveau pour cet art dans l'Algérois et partout dans le pays ou chaque région avait son propre zernadji et style.

    Son amour pour la musique le tient de son père qui l'emmenait aux fêtes de mariages l'incitant parfois à mettre la main à la pâte, tantôt avec le "Tbel" et tantôt avec la "Ghaita", le coup de cœur était immédiat et révélateur de ses aptitudes au point de rejoindre la troupe "El-Mossilia" du maître Mahieddine Bachtarzi qui lui donna le gout de discuter en aparté avec son instrument."Titiche" va se consacrer entièrement à sa vocation sans qu'il n'oublie son autre talent de coureur à pied.

    Né le 7 Avril 1908 à la Casbah (et non pas à El-Biar) , "Titiche" de son vrai nom Mansouri Boualem ne pouvait qu'avoir un penchant pour le Mouloudia, le club qui a contribué à l’épanouissement de plusieurs troupes musicales et à l'encouragement de la pratique du sport. "Titiche" va avoir le privilège et la chance d'endosser le maillot "Vert et Rouge" de ses premiers amours en remportant le cross de rue entre Ain Benian et Saint Eugène en 1932.

    Malgré sa petite taille il avait un souffle long qui l'aida dans la maîtrise du double art de manier la "Ghaita" et de devancer ses concurrents lors des compétitions.

    Grand supporteur du Mouloudia comme de nombreux autres artistes et comédiens à l'instar des ses amis El Anka ou Rouiched , il ne déclinait jamais l'invitation d'animer les fêtes organisées par ce Club pour ses anniversaires ou ses sacres.

    Le Zernadji Mouloudéen nous quitta le vendredi 1 décembre 1989, soit bientôt 27 ans en laissant un brin de nostalgie et un immense vide dans le cœur des mélomanes et amoureux de son art notamment dans l'Algérois où les fêtes de mariages et de circoncisions, estivale ou occasionnelles, nous fassent rappeler son départ à chaque fois que le son du "Tbel" ou de la "Zorna" est entonné dans les quartiers et rues de la "Bahdja".

    Allah Yerahmek


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  • Ali Yamarèn

    L'Art et l'élégance 

     

    Ali Yamarèn était défenseur au Mouloudia Club Algérois de 1932 à 1940.Ali avait 19 ans quand il a fait so première apparition au club auquel il sera fidèle jusqu'à son départ à k'armée en 1939.Pendant la période de 1932 à 1939, ce joueur figurait en titulaire dans l'un des effectifs les plus formidables de tous les temps des vert et Rouge.Entre 1934 et 1937, Yamarèn vécut des événements historiques dans l'histoire du MCA telle par exemple la qualification en Coupe d'Afrique du Nord  en 1933/34 en éliminant les plus efficaces  candidats des club de la division d'honneur alors que le Mouloudia était encore en première Division.Il avait éliminé le grand RUA, avec ses internationaux et il était le favori de l'épreuve.Le Mouloudia et Yamrèn battront encore le FCB et l'avant Garde de Mascara.

    E, ces années 1934-40, les coéquipiers de Ali Yamarèn étaient Branki, Chelbabi, Hamoud Scandrani, Braham Derriche, Ramdane Dahmoune, Jordan Albor, Ahcène Kermouche, Abed dit Mistigri, Mustapha Berzig, M'hamed Missoum; Mustapha Kerraressi et Illoul comme entraîneur aidé par Hadj Ahmed Fouila.

    Ali Yamarèn vivra encore au moins trois autres exploits inoubliables.Le premier, c'était lors de la victoire de son club saison 1935/1936 devant l'USB (Union Sportivve de Blida) en match d'appui au stade Raoul Zevaco de l'ex maison- carrée  pour désigner le Champion d'Alger de la première Division.Résultat: MCA 1 - USB 0 But réalisé sur un coup franc botté magistralement par le Chahid Mustapha Kerraressi en plein dans la lucarne des bois gardés par Palissere.

    Etant sacré Champion d'Alger, le MCA gagnait, par ce fait, ses droits de disputer les barrages contre la lanterne rouge de la Division d'honneur (l'élite), en l'occurrence  l'Olympique de Marengo, club représentant les colons de la Mitidja de l'époque. 

    C'était encore au stade de Maison-Carrée qu'allait se dérouler, en plein été 1936 ce choc unique dans son genre par son importance car, d'une part, l'OM tenait coûte que coûte à se maintenir pour ne pas décevoir ses "fans" et surtout lorsqu'il s'agissait d'un Club Arabe, et, d'autre part, le Mouloudia avait mis dans ce match tout on prestige pour atteindre son objectif.

    Unique dans les annales, il a fallu disputer en 3 matches ces barrages.Les deux premiers se sont achevés sur un résultat nul et, comme par hasard, c'était à chaque fois, Ali Yamarèn qui arrachait le bur égalisateur avec un courage héroïque, dans un stade enflammé, frôlant parfois, un climat d'émeute entre les Arabes d'un coté supportant le Mouloudia quitte à mourir (termes repris par de vieux témoins) et de l'autre côté, les fils de colons voyaient d'un mauvais oeil un club indigène parmi l'élite du football algérien de cette époque. Le troisième de ces épisodes de ces barrages se déroulera au stade El-Affroun, un lieu qui ne répondait à aucune sécurité, à la mesure de la rencontre, il n'était même pas clôturé et, en plus, c'est u village qui est trop proche de Marengo; on aurait dû retenir au moins le stade de Blida, n'empêche que Messaoud Chelbabi et Abed Mestigri donnèrent la victoire historique au Mouloudia par 2 à 1.La fin de la partie a connu des incidents monstres de chasse à l'Arabe.Autrement dit, si nous avons abordé ces moments chauds traversés par le MCA, c'est parceque Ali Yamarèn, était partie prenante et ils sont étroitement liés au temps de son apogée chez les Vert et Rouge.C'était la période où le regretté Yamarèn, ne cessait de nous répéter, lorsque nous allions nous entretenir de temps en temps chez lui, que c'était le passage le plus marquant de sa jeunesse.Pendant la guerre 39, Ali Yamarèn sera rappelé à l'armée, puis à son retour à la vie civile, il signera au Red Star Algérois, après accord des dirigeants de son ancien club, car le Red Star mui offrait un emploi dans la fonction publique où il restera d'ailleurs jusqu'à sa retraite.Au RSA, Ali a côtoyé  également les grands joueurs de sa génération, tels le gardien Grima, Giganti, Slimane Ghanem, Zeralfa, Quessada et un peu plus tard Pierre Ponsetti etc.Signalons que Yamarèn était un arrière inné.

    Après sa retraite Ali ne fréquentera que très rarement le monde sportif, il restera chez lui jusqu'à sa mort survenue à 82 ans le 10 février 1995, il est enterré à El-Kettar, Yamarèn a laissé 2 filles  et 1 garçon et une quantité colossale de merveilleux souvenirs.

     

    Rabah Sâadallah

     


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  • Le Mouloudia a perdu 8 finales (sur 27) depuis sa naissance à ce jour

    1- Le 23.9.1928 Finale coupe de la Municipalité Club Des Joyeusetés (CDJ)-MCA 2-0
    2- Le 19-6-1932 Finale coupe de la Municipalité Gallia SA-MCA 1-0
    3- Le 15.6.1952 Finale coupe Forconi (Ligue d'Alger) FCB-MCA 3-1

    4- Le 16.6.1963 Finale Championnat d'Algérie USMA-MCA 3-0
    5- Le 19.10.1975 Finale championnat du Maghreb Club Africain-MCA 0-0 (CA aux tirs au but)
    6- Le 8 et 23.12.2010 Finale coupe UNAF Club Africain-MCA 2-0 et 1-1
    7- Le 1.5.2013 Finale coupe d'Algérie USMA-MCA 1-0
    8- Le 1.11.2016 Finale supercoupe USMA-MCA 2-0

    Le Mouloudia a gagné :
    1 coupe des AS, 1 coupe de la Municipalité , 2 coupes forconi , + 8 coupes d'Algérie + 2 du Maghreb + 1 Championnat + 1 coupe d'Afrique et 3 supercoupe donc 19 finales gagnées ....sans compter les matches barrages pour le maintien , classement ou l'accession durant la période coloniale et les 2 coupes de la ligue contre le CAB et le WAT (titres officieux)


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  • La Fracture avec son passé fait mal...Ce patrimoine du Mouloudia abandonné

    "Le cercle du Mouloudia de la place de Chartres, un véritable carrefour, il a éclipsé le café de la Bourse"...."Le mal du Football est en ses Dirigeants" dixit Mouloud Djazouli ....

    Justement si le Mouloudia est devenu un club quelconque c'est par la faute de ses dirigeants en premier lieu, nonobstant les bonnes intentions des uns ou le sabotage des autres, il n' y a eu jamais une réelle volonté de sauvegarder la mémoire du club afin que les générations futurs puissent s'en imprégner.
    Si le Mouloudia est devenu un Club banal, SDF et en quête de son identité (Chaâbia) c'est à cause de cette fâcheuse pratique d'occulter sa propre mémoire.
    Le CSA MCA ouvrira le cercle des supporteurs de Bab El Oued très bientôt, c'est une louable initiative , seulement nous souhaitons de même pour les cercles historiques, du moins ceux qui existent encore, celui de Bab Azzoun ( Place de Chartres - St Louis), le fameux Nadi Etaraqui ( cercle du progrès) cédé à Benbadis à travers l'association des Oulémas , le Cercle des sports ( ex place Mahon) Place de la pêcherie , le cercle de l'ex rue d'isly , la salle de boxe de la pêcherie ou le magasin de la rue Ibn Achir....

    Le passé Mouloudéen est parfois si présent qu'il nous empêche d'avancer vers l'avenir pour la simple raison que les hommes du passé ne regardaient pas en arrière, ce qui n'est pas le cas de ceux d'aujourd'hui qui avancent en reculons.....Peut-on espérer un jour récupérer ce riche patrimoine du club ? peut-on rêver d'un lieu propre au Mouloudia où trophées et vestiges orneront une vitrine tellement bien garnie? Peut-on stimuler et encourager nos enfants à pratiquer le sport et s'identifier aux champions et aux hommes qui les font rêver? Admirer la beauté d'une coupe, d'une médaille, d'un fanion, ou voyager à travers les photos et souvenirs d'antan n'est il pas excitant et tentant afin d'étancher sa soif d’explorer tout ce qui nous est antérieure?

    Le passé ne doit pas être changé , édité ou effacé, il doit être seulement préserver et on en est très fier.

    "Le Mouloudia est une belle maison, il faut la mériter pour l'habiter" toujours de Mouloud Djazouli


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