• EL DJAZAÏRIA EL MOSSILIA : Sid Ali Ben Merabet

    EL DJAZAÏRIA EL MOSSILIA

    L'hommage à Sid Ali Ben Merabet

     

    Par Abdelhakim MEZIANI - Mercredi 18 Avril 2018 00:00

    Sid Ali Ben Merabet méritait plus d'égards que symbolise merveilleusement bien la reconnaissance de ses élèves
    Sid Ali Ben Merabet méritait plus d'égards que symbolise merveilleusement bien la reconnaissance de ses élèves
    L'auditorium du Palais de la culture a abrité, jeudi dernier, un somptueux et non moins émouvant hommage à celui qui a su donner des assises pérennes à la doyenne des associations de musique classique algérienne.

    A Sid Ali Ben Merabet plus précisément que l'association El Djazaïria El Mossilia a tenu à honorer, à sa manière, à l'effet de rappeler au bon souvenir d'une assistance des grands jours les efforts titanesques d'un homme qui n'aura reculé devant aucun sacrifice pour réconcilier le patrimoine musical classique avec son lustre d'antan. Un lustre qui faisait dire au début du vingtième siècle à l'esthète Omar Racim qu'Alger et sa musique savante n'étaient pas sans rappeler les splendeurs de Grenade, la merveilleuse cité andalouse. Bien qu'honoré par les grandes instances du pays à l'issue d'une cérémonie expéditive où un diplôme fut remis à sa famille, Sid Ali Ben Merabet méritait plus d'égards que symbolise merveilleusement bien la reconnaissance de ses élèves qu'il avait longtemps couvés, protégés et fait bénéficier des services des meilleurs professeurs. Parmi ces compétences, il est aisé de citer Zoubir Karkachi, Hadj Abdelkrim M'hamsadji, Hamidou Djaïdir et le grand maître Sid Ahmed Serri. Une merveilleuse épopée que ces moments inoubliables qui auront scellé, des années durant, une magnifique collaboration entre Sid Ali et Sid Ahmed amplifiée, on s'en doute, par les succès retentissants engrangés à l'intérieur comme à l'extérieur de nos frontières. En cela, le mérite du président de l'association chère aux frères Mohammed et Abderezzak Fakhardji est grand. Il a su maintenir, contre vents et marées, la mission qu'il s'est assignée nonobstant quelques récriminations haineuses à l'encontre de la citadinité et l'indifférence totale des clercs. Il a su surtout éviter les méandres du confusionnisme à l'honneur au niveau de la manipulation de certains concepts, à plus forte raison lorsque des esprits chagrins ne parvenaient pas, loin s'en faut, à faire la différence entre citadinité et bourgeoisisme. Bien qu'issu d'une famille aisée, ce président modèle recrutait ses élèves en milieux populaires.

    L'indifférence totale des clercs
    Mieux, il les considèrera comme ses propres enfants veillant à leurs études comme à leur ascension sociale. Cette conception altruiste, Sid Ali la doit à son père Mohammed qui fut parmi les membres fondateurs de Nadi Et-Taraqi (ou Cercle du Progrès) dont la création par la bourgeoisie citadine algéroise remonte au mois de mars de l'année 1927, bien avant donc la naissance de l'Association des Oulémas en 1931. Du reste, le rôle joué par Nadi Et-Taraqi dans l'émergence de la structure chère à Omar Smaïl, Mouloud Hafiz et cheikh Abdelhamid Ben Badis a été déterminant à plus d'un titre. Il procédait d'une dynamique impulsée le plus souvent par les vieilles familles du terroir, les adeptes du soufisme, les écoles libres et l'imprimerie des frères Rhodouci. Sid Ali Ben Merabet en gardait d'ailleurs des souvenirs impérissables. Il accompagnait son père à toutes les réunions et manifestations abritées par le Cercle du Progrès où avait élu domicile le doyen des clubs algériens, le Mouloudia d'Alger qui comptait parmi ses dirigeants un grand sportif et mécène, Mahmoud Bensiam pour ne pas le désigner. C'est, du reste, ce club de la rupture qui recommandera aux dirigeants du cercle cheikh El Okbi qu'ils feront venir de Biskra, à la faveur d'une prise en charge totale, à l'effet d'impulser une dynamique certaine aux activités de leur association. Une structure dont la création répondait aux aspirations des vieilles familles algéroises qui voulaient en découdre avec le phénomène de la naturalisation en vogue alors et le charlatanisme tout en assurant, de l'avis même de Nacim El Okbi, «une éducation intellectuelle, économique et sociale des musulmans d'Algérie». Nadi Et-Taraqi étendit vite son audience et le discours réformiste prôné par cheikh El Okbi galvanisait les foules parallèlement à celui des courants séparatistes et progressistes. Notamment à la veille de la création, en 1931, de l'association des Oulémas à un moment où cohabitaient tous les courants de pensée et toutes les associations sportives et culturelles de rupture. C'est au niveau de cet espace civilisationnel que verra le jour, le 27 janvier 1930 et en pleine célébration du Centenaire, la société musicale El Djazaïria qui eut comme présidents Mohammed Bentefahi (1930-1933), Mahmoud Bensiam (1933-1936), Mamed Bestandji (1936-1948) et Rachid Kasdali (1948-1964). Un véritable défi à la caste coloniale dont les fêtes étaient conçues pour consacrer le triomphe de la civilisation usurpatrice et l'humiliation de trop par ce rappel de la défaite infligée au peuple algérien. A un moment où les élus autochtones étaient de leur côté fort gênés soulignera l'historien Mahfoud Kaddache dans La Vie politique à Alger de 1919 à 1939: «Condamner le Centenaire, c'était condamner la conquête et donc le colonialisme; se taire c'était, pour ceux qui avaient gardé des contacts avec les masses, une lâcheté.» Entre les partisans de l'assimilation et les tenants de la pusillanimité, les vieilles familles d'Alger ont choisi, comme le Mouloudia, l'option de la rupture, à plus forte raison lorsque la société musicale naissante n'était composée que de musulmans contrairement à El Moutribia largement dominée, depuis sa création en 1911, par des Algériens de confession israélite, même si elle fut présidée, après le départ d'Edmond Nathan Yafil, par Mahieddine Bachetarzi. Sid Ali Ben Merabet ne pouvait pas échapper à ce bouillonnement et à cette confrontation saine des idées. Il ne pouvait en être autrement, surtout que la boutique paternelle se trouvait non loin de Nadi Et-Taraqi, à Zniqet laârayess, l'actuelle rue Bouzrina que les vieux Algérois connaissent sous le nom de la rue de la Lyre. Mu par une ferveur et une disponibilité à toute épreuve, il se laissera guider par son père et adhèrera vite à son intention de le confier au muphti Baba Ameur qui, dès l'année 1925, le familiarisera très tôt aux qassayed et au chant andalou. Il faut souligner ici que les imams de l'époque avaient de larges connaissances tant de la musique andalouse que de la poésie.

    Les vieilles familles du terroir
    De quoi provoquer l'ire des wahhabites dont l'extrémisme et la paresse intellectuelle leur ont vite fait oublier que la musique andalouse elle-même doit son sauvetage au rôle joué au XVIIIe siècle par la mosquée et la zaouïa. Mahieddine Bachetarzi me l'a confié de son vivant: «Selon de vieux Algérois qui ont eux-mêmes servi de relais à leurs anciens, l'histoire de la musique classique algérienne fut marquée par un événement d'une importance capitale au 17ème siècle. De nombreux mélomanes constatèrent à une certaine époque que la musique classique perdait de plus en plus ses chanteurs musulmans connaissant bien le répertoire, et que la plus grande partie de celui-ci se trouvait entre les mains de chanteurs israélites d'Alger ne connaissant pas l'arabe classique. Devant la menace qui planait sur cette musique, qu'il connaissait et aimait, le mufti hanafite de l'époque convia tous les moudjaouidine (lecteurs du Coran de la capitale) à une réunion. Ils étaient une centaine, possédant de puissantes et belles voix.» A l'époque, souligna le ténor du Vieil Alger, les moudjaouidine connaissaient en général tous les modes de notre musique et n'avaient pas besoin d'un instrument pour distinguer un araq d'un zidane, un moual d'un djarka, ou un sika d'un raml maïa. Ils avaient tous une vaste culture musicale: «Dans le but de trouver un moyen qui consolida la musique et lui assura une conservation fidèle, le mufti suggéra à ses interlocuteurs d'adapter le plus souvent possible les airs des noubas aux paroles des cantiques qu'ils psalmodiaient dans les mosquées.» Baignant dans un milieu familial notablement mélomane, Sid Ali Ben Merabet fera preuve d'un intérêt manifeste pour la musique classique algéroise grâce au phonographe, à la grande diva de la chanson citadine Maâlma Yamna Bent Hadj El Mahdi et au Caruso du Vieil Alger Mahieddine Bachetarzi. Sa famille, à l'instar des grandes familles d'Alger et des grandes villes d'Algérie, avait pour habitude, soulignera au Palais de la culture l'animateur de la soirée, d'inviter les artistes de renom pour animer les mariages, les baptêmes et autres soirées de Ramadhan et de circonstances. Bien qu'il fréquente à l'époque de nombreux musiciens, la boutique de son père se trouvant à une centaine de mètres de Nadi Et-Taraqi, son géniteur s'opposait fermement à ce qu'il s'adonne à la pratique musicale. Une insoutenable frustration que voici, mais qui sera sensiblement atténuée par la proximité des grands maîtres parmi lesquels il est aisé de citer Mohammed Benteffahi, Ahmed Sebti, Mahieddine Lakehal sans oublier les frères Mohammed et Abderezzak Fakhardji. Les concerts donnés par El Djazaïria et les trois associations musicales créées à l'initiative du Mouloudia d'Alger, à savoir El Hayat, El Mizhar et Gharnata, contribuèrent pleinement à son épanouissement musical. Créée en /1932, El Mossilia ne sera pas du reste, surtout qu'elle compta parmi ses membres fondateurs des transfuges de la doyenne des associations musulmanes de musique classique algéroise. Du reste El Djazaïria et El Mossilia fusionneront le 15 octobre 1951 avec, au départ, Abderezzak Fakhardji comme professeur qui sera remplacé en 1953, après son recrutement par le conservatoire municipal d'Alger, par Sid Ahmed Serri L'Indépendance nationale acquise, Sid Ali Ben Merabet piaffait d'impatience et parvenait difficilement à calmer son ardeur. Il lui fallait rattraper le temps perdu, s'adonner enfin à la pratique musicale pour mieux se retrouver. Hmida Kateb, un conservateur d'une fine intelligence, était particulièrement sensible à l'état d'esprit du fils de son ami, à sa fougue et surtout à sa volonté de servir autrement une association dont la fusion n'a pas été sans quelques altérations. Il profitera de son poste de secrétaire général pour proposer sa candidature à la succession de Rachid Kasdali alors président de la doyenne des associations. De 1964 à 1998, année de sa disparition, en véritable manager, il sera un président exemplaire, dynamique, passionné et dévoué, toujours au service de la musique et de l'association qu'il a su gérer comme une entreprise, soulignera l'animateur de la soirée: «Il a pu «convaincre» et réunir autour de lui, toute une équipe de musiciens et professeurs, anciens élèves de l'association, pour former de nouvelles générations de musiciens. La formation des élèves sera toujours confiée à des musiciens confirmés, issus du vivier de l'association.» C'est le moment que Sid Ali Ben Merabet choisira pour prendre une sacrée revanche sur le sort qui lui a été imposé des années durant. Il se consacrera corps et âme à sa muse, en commençant tout d'abord par devenir un élève assidu en grattant d'abord une guitare avant de se mettre à l'archet à l'aide d'un violon alto de rêve et d'opter définitivement pour un majestueux r'beb hérité d'ailleurs d'un grand musicien juif, je veux parler de Maâlem Mouzino. Son instrument de prédilection qu'il adopta le jour où il assista au concert donné par la Slam de Tlemcen. Plus précisément à l'occasion du 1er Festival national de musique andalouse (1966-1967) et à la faveur d'une soirée inoubliable, notablement marquée par le retentissant succès remporté par la touchia El Kamel magistralement portée par le r'beb de Mustapha Belkhodja.

    Un véritable défi à la caste coloniale
    Mélomane et insatiable collectionneur, il possédait, nous apprend la même source, de nombreux objets ayant appartenu à de célèbres musiciens algérois, comme il était en possession de nombreuses archives constituées d'enregistrements sonores, de photographies et d'écrits. C'est d'ailleurs par lui que le scandale arriva, le jour où il décida d'intégrer les jeunes filles dans les différentes classes que comptait son association: «Ma mère, née en 1878, jouait du piano, toutes mes soeurs ont appris à en jouer. Nous avions aussi des instruments, dont une kouitra que j'ai donnée à ma fille Sabeha.» La levée de boucliers n'aura cependant pas eu raison d'un tel défi qui engrangera des échos favorables sur toute l'étendue du territoire national. Un juste retour des choses, puisque dans toutes les médinas du pays, les femmes avaient accès le plus naturellement du monde à l'art musical. Il n'y a qu'à revisiter pour cela les miniatures de Mohammed Racim pour en avoir le coeur net. Cette intrusion pour les uns et ce bienfait pour tant d'autres de la gent féminine contribua pour beaucoup à la réhabilitation du costume traditionnel citadin. Toujours soucieux de l'avenir de cette musique, nous apprend l'animateur de la soirée, il méditait pour mettre en place de nouvelles orientations pour l'association El Djazaïria El Mossilia: «C'est ainsi qu'il a été à l'origine durant les années 70 de la reprise des q'ssayed et de la réouverture du mausolée de sidi Abderahmane pour abriter les chants religieux durant El Mawlid Ennabaoui.» Il faut dire que la restauration dans ses droits du patrimoine liturgique algérois a été le cheval de bataille du président d'El Djazaïria El Mossilia et du professeur Sid Ahmed Serri dont les appels à la prière continuent même de nos jours à émerveiller et à émouvoir. Les deux amis voulaient coûte que coûte renouer avec les Mouloudiate des muphtis Sidi Ammar, Sidi Ben Ali, Ben Echahed...mais surtout concrétiser le voeu le plus cher de Mahieddine Bachetarzi qui m'avait confié un jour: «Il est regrettable que cette tradition, enracinée en Algérie depuis près de trois siècles et qui s'est maintenue même durant la nuit coloniale, se soit perdue depuis une vingtaine d'années. Est-ce le manque d'adeptes ou la pénurie de jolies voix?» L'amertume du ténor du Viel Alger est justifiée. Pour mieux le comprendre, il faut remonter aux moudjaouidine d'antan et à leur désarroi lié au fait qu'ils ne trouvaient plus de qassida à adapter: «C'est alors que les muftis d'Alger se sont mis à écrire des mouloudiate à leur tour. Et c'est ainsi que les moudjaouidine, que nous appelâmes par la suite qassadine, se trouvèrent en possession d'un répertoire de mouloudiate composé entièrement par des poètes algériens, presque tous musicologues et même musiciens, tels Cheikh Sidi Ammar, Cheikh Sidi Benali, Cheikh Menguellati, Mohammed Ben Echahed, tous muftis d'Alger, Cheikh El-Mazouni, Cheikh El Aroussi, Cheikh Benmerzoug et bien d'autres encore. Cette tradition, dont le berceau était Alger, s'est étendue à Blida, Médéa et Miliana tout d'abord, ensuite jusqu'à Constantine.» Encore jeune vers 1920, nous apprend l'un des pères du théâtre populaire algérien, il eut souvent le privilège, à l'occasion des fêtes du Mawlid Ennabaoui, d'assister aux mausolées de sidi Abderrahmane et de sidi M'hamed à la venue des qassadine de Constantine avec à leur tête le Cheikh Abdelhamid Ibn Badis lui-même (en 1921 et en 1924).» Sid Ali Ben Merabet s'est éteint un dimanche 26 juillet 1998. De l'avis même de ses élèves et de ceux qui l'ont connu et apprécié, ses obsèques montrèrent à quel degré d'estime il était porté. Il laissa, nous apprend l'animateur de la soirée, une oeuvre monumentale que son fils Nacer Eddine perpétue merveilleusement bien pour que le lustre de la doyenne des sociétés musicales ne soit jamais démenti.


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  • 1983 Premier Doublé du Mouloudia

    1983 Premier Doublé du Mouloudia

     

    1983 la saison du Mouloudia

     

    Premier Doublé en Basketball

     

    c'est pour la première fois dans l'histoire du Basketball Algérien, le nom de la Gendarmerie Nationale ne figure pas dans le palmarès de la saison, du moins depuis que ce club existe. Surprise de taille pour les amateurs du Basketball tant la formation des Zenati, Khaiès, Keskès  et autres dominait dans un passé récent outrageusement toutes les compétitions nationales.

    La fin du règne des anciens champions est symbolisé par  la réussite du MP Alger, un Club synonyme de persévérance et de travail à long terme.Un labeur de longue haleine qui a donné ses fruits avec ce doublé gagné haut la main et de fort belle manière par les protégés de "Si Hassen" et leur coach Benchemam.

    les camarades du spectaculaire Slimani ont damé le pion aux Gendarmes par trois fois pour donner plus de charme à ce sacre.Une première fois en Championnat où Aktouf et ses coéquipiers ont affiché leur ambitions puis une seconde fois en phase finale du Championnat mettant fin aux espoirs de la "G.N" de remporter le titre et une troisième fois en coupe d'Algérie malgré l'envie de son adversaire de prendre sa revanche.

    Il faut dire que cette réussite est venue après une longue période de disette et de doutes depuis que le MPA a pris le relais du NARA en 1977 jusqu'à l'arrivée de talentueux joueurs en 1978 avec la signature de Slimani, Aktouf et le retour de kamel Laâmari ce qui a permis aux "cinq" Mouloudéen de rivaliser avec les ténors et de travailler sereinement pour enfin être sacré et goûter aux joutes Africaines.

     

    Pour rappel 1982/1983 c'était la saison du Mouloudia par excellence, le club a réussi un exploit en raflant presque toutes les coupes dans toutes les disciplines en égalant la performance du NAHD qui déjà fait une parfaite "razzia" en 1979.

    par ce doublé le Mouloudia met fin à la Suprématie des "Gendarmes" du fameux Zenati

     

    la bande à Benchemam Hamou :

    le "Bencheikh du Basket" Slimani Mourad,
    Haddadi Djamel, Mezouane Mahmoud, Zine Driss, Laâmari Kamel, Achour Benbrahim, Cherabi Djamel, Roumane Mohamed, Aktouf Kamel, Dahmoun Rabah, Boulouh Ali, Salemkour Djamel, Benakouche Azedine, Boumaiza Rachid et le soigneur Kadi M'Hamed


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  • Bouafia Brahim le Mouloudéen de Beouizdad

    Bouafia Brahim

     

    le Mouloudéen de Belouizdad

     

     

    «Ce n’est pas sans de grands efforts que l’on parvient au sommet des montagnes escarpées : mais il est encore plus pénible, souvent même dangereux, d’en descendre. C’est l’image du pouvoir.» Duc de Levis

    Le plus beau lendemain ne rend pas la veille. Pour que la liberté soit à tout le monde, il ne faut pas que n’importe qui s’en empare. Le soleil couchant est souvent beau. Seulement le crépuscule est trop près de lui
    Fascinante, la boxe a aussi ce côté tragique qui en fait un sport pas tout à fait comme les autres. C’est un jeu de muscles et d’esprit, un âpre jeu pratiqué généralement par des gens de condition modeste qui caressent le rêve de gravir quelques marches dans l’échelle sociale, quitte à laisser des plumes et des stigmates pour la vie. Quelqu’un a dit que la boxe est la poésie du pauvre et je crois qu’il n’a pas tort. Mais c’est aussi un drame permanent enfermé entre douze cordes, dont le scénario est imprévisible. Ce qui lui confère une charge émotionnelle sans pareille. La boxe a ses pages douloureuses, héroïques écrites avec de la sueur et du sang par des hommes qui se sont escrimés à en faire un art, noble si possible. Brahim Bouafia, l’enfant de Belcourt, l’un des premiers entraîneurs nationaux fait partie de ces pugilistes-artistes perfectionnistes. Pour ceux qui ne le savent pas, Brahim donna, le premier, ses lettres de noblesse au CRB, pas celui qui incarna son quartier de toujours, et qui régna sur le foot national au lendemain de l’indépendance, mais l’autre, le Central Ring de Belcourt, dont il fut l’âme et l’esprit. Les jeunes, qui venaient vers ce sport au début des années 1940 au MCA, le seul club qu’il a connu en tant qu’athlète, étaient convaincus que la boxe allait leur ouvrir des portes. Et si d’aventure la réussite est au bout, la gloire ne devrait pas être trop loin, pensaient-ils secrètement. Brahim en sait quelque chose, car sa carrière n’a pas été une sinécure. Avant d’évoquer l’écurie de la rue Anglade à Belcourt, où il a laissé ses empreintes, plantons le décor qui a constitué son environnement. Les vestiaires froids des petites salles qui sentent la suie, comme celle des voûtes de la pêcherie où il a fait ses classes. Dans la misère ambiante, les Algériens soumis au joug colonial, sans ressources, faisaient dix métiers et connaissaient cent misères.

    Fausse garde, il était déroutant

    Ils venaient le soir, après une journée de dur labeur, taper, la rage aux poings, par punching-ball interposé, sur un sort aussi ingrat que douloureux. Mais sur le plan sportif, Brahim très doué faisait des miracles. A 16 ans, c’est un boxeur amateur accompli au Mouloudia d’Alger, qui franchira le pas, l’année suivante, en enfilant avec fierté l’habit professionnel. «Il était courageux, ne craignait pas ses adversaires qu’il étudiait à fond. Fausse garde, il était déroutant et lorsqu’il accélérait le rythme, il devenait irrésistible», se souvient l’un de ses amis, Lakhdar Bentoumi, ancien boxeur et arbitre renommé, l’un des rares témoins de sa génération. «Ce qui m’a frappé chez lui, c’est son adaptation à tous les milieux quels qu'ils soient. Il y a une chose que l’on ne peut pas acquérir à l’entraînement, c’est le don du geste, l’instinct. Et losqu’on voit Brahim boxer, ce sont ces qualités qui sautent aux yeux», ajoute le vieux boxeur.
    Brahim a passé 8 ans dans ce merveilleux sport en tant que pratiquant, au cours desquels il a décroché des titres, sous la houlette des frères Mohamed et Saïd Abdenour qui ont été pour lui plus que de simples coaches.

    A ses côtés, des équipiers «qu’il considérait comme des frères», relève son fils Omar, comme Belkacem, Ammi, Dib, Grandi, Bensemane, Rouni, Taghlit, etc. Dans la catégorie des coqs, il a fait le vide autour de lui, s’offrant des combats d’une grande portée émotionnelle. Certains sont des morceaux d’anthologie comme ce duel gagné face au Tlemcénien Yahia Benazzouz à la salle Majestic, ou encore face à Moh Saïd Toudjine, champion d’Alger des légers. Les succès s’enchaînent, dont les plus retentissants sont ceux contre le Tunisien Benlaïd, les Marseillais Maccio et Roustan et la liste est encore longue...
    «Pour apprendre à boxer, il suffit d’une nuit. Il faut une vie entière pour apprendre à combattre», aimait à répéter Hadj Belatrèche qui a connu toutes les sensations de ce sport d’abord en qualité de boxeur professionnel puis entraîneur et enfin comme dirigeant avisé. On ne sait d’où il a été chercher ces phrases sentencieuses, mais il faut bien admettre qu’il avait raison sur toute la ligne. Belatrèche ne tarissait pas d’éloges sur les qualités humaines et sportives de son ami Brahim.
    «Boxeur intelligent, réfléchi. Chez lui, il est indéniable que la tête fait marcher les bras. Sa sensibilité est toujours à vif. Il peut rire à pleines dents ou se figer dans une fureur rentrée. C’était une personnalité attachante qui agit autant avec son cœur qu’avec ses poings», nous confiait Moh Cherif il y a quelques années. Invité à livrer son sentiment sur la personnalité de Brahim qu’il a connu, Missouri Mohamed, médaillé d’or aux Jeux méditerranéens d’Alger en 1975, rattrapé par l’émotion, témoigne : «Je boxais chez Kosseïri à El Harrach, puis j’ai opté pour le CRB où ammi Brahim m’a accueilli à bras ouverts.

    C’était un grand éducateur qui savait mieux que quiconque transmettre ses connaissances. Dans le coin, il ne parlait pas beaucoup, préférant laisser son poulain se concentrer. Palabrer, c’est déstabiliser le boxeur, disait-il. Il nous disait aussi que la boxe est un sport merveilleux qui peut devenir dangereux s’il n’est pas pratiqué avec tout le sérieux requis. A l’entraînement, il se donnait à fond, parfois plus que ses élèves. Simple et chaleureux, sa personnalité est à la mesure de son style sur les rings. Il prenait à cœur ce qu’il faisait. En 1969, c’est lui qui m’avait sélectionné. Il s’entendait à merveille avec ses adjoints, le Polonais Granichec et Akli Kebbab. Au tournoi national interligues à Oran, au cinéma Nedjma en juillet 1969, il m’avait managé et j’ai décroché le titre chez les poids lourds. J’en ai gardé une belle image, comme je n’oublie pas sa sensibilité. Il tolérait les quartiers libres qui traînaient en longueur. Il ne nous en tenait pas rigueur. On le lui rendait bien en nous imposant sur les rings.»

    Exigeant avec lui même

    Lorsqu’il s’est fixé un objectif, il fait tout pour l’atteindre et pour cela il se fixe une sévère ligne de conduite. Brahim sait qu’un boxeur doit tirer le meilleur parti d’une période de 5 à 6 ans durant laquelle ses moyens physiques sont les plus étendus, puis avant qu’il ne soit trop tard, il faut arrêter au moment voulu. Ce que notre champion a fait avec beaucoup d’intelligence, préférant transmettre son savoir aux jeunes auxquels il a fait aimer ce sport. Il est exigeant avec lui-même, c’est un homme de caractère, témoigne un de ses voisins.
    «Lorsqu’il a arrêté sa carrière, Brahim s’est converti en entraîneur. C’était mon coach au CRB. Nous étions une pléiade de boxeurs comme Laroussi, Azzouz, Boualla, Sid Ahmed Bouafia et d’autres. Brahim était un gentil gars, sage qui affectionnait l’art de l’esquive sur un ring. Il a été à l’origine de l’émergence de champions tels Oudina, Benbarka, Soudani, Belhouari. Homme pieux, il a effectué le hadj à 2 reprises», témoigne Kamel Benboualem, son neveu, ancien moudjahid et ancien champion de boxe.

    Un entraîneur comblé

    A sa retraite, hadj Brahim a gardé le contact avec ses vieux amis qui lui rendaient visite régulièrement dans son quartier. Les Nacer, Kourad, Bentoumi, Yala, Kouider, Chergui, Belatrèche, Hamadi, Boukhatem, les frères Amiri venaient se remémorer «l’ancienne époque». Ses fils Omar et Merzak gardent l’image «d’un père attentionné, proche de sa famille qui a veillé à l’éducation de ses enfants, les encourageant à pratiquer tous les sports en évitant si possible la boxe, dont il racontait les hauts faits qui ont jalonné sa carrière. Dans le registre des anecdotes, raconte Omar : «Mon père nous a signalé une péripétie qui mérite d’être contée. Un jour, alors qu’il était en stage en équipe nationale, en qualité de coach, un de ses brillants sélectionnés, Belhouari, pour ne pas le nommer, a fait le mur pour aller à la plage. Comble de malheur, ce jour-là, le ministre des Sports est venu rendre visite à la délégation qui devait s’envoler le lendemain pour la RDA. Il a demandé à voir Belhouari, il a fallu user de stratagèmes pour détourner l’attention du ministre. Lorsqu’il est rentré le soir tout bronzé, Belhouari a déclaré qu’il n’était pas en mesure de boxer, encore moins de se déplacer en Allemagne. Mon père l’amena au hammam du coin et il en sortit en pleine forme. Trois jours après, il battit avec brio à Dresde le champion d’Europe et du monde.» Bouafia père était comme ça, entier, expansif et il n’hésitait pas à dire ses vérités, même les plus amères. Mais il était fidèle en amitié, qualité que personne ne peut lui contester.

    «Je retiendrais personnellement qu’il avait une camionnette (203) qu’on surnommait ‘’Jeannette’’ qu’il mettait à notre disposition lors des matchs de quartier. A cette époque, je ne dépassais pas les 15 ans et j’avais une place de choix, soit dans le véhicule, soit dans son esprit. Je me rappelle l’un des derniers matchs qu’on avait joué à Baraki, on est venu me demander à la maison, parce qu’il y avait ‘’Jeannette’’ qui m’attendait. Vous comprendrez la réaction de ma mère en entendant ce prénom pas de chez nous et de surcroît féminin», se souvient le sourire aux lèvres Mustapha Didoune, Belcourtois et ancien du Widad. Ce jour-là, je me rappellerai de ça toute ma vie lorsqu’il m’a dit en montant, ta place est dorénavant devant et à côté de moi. Imaginez le plaisir et la sensation que j’éprouvais en écoutant ces paroles venant d’une être que je chérissais et dont le nom Bouafia résonnait parfaitement dans notre quotidien sportif. En revenant au match de Baraki, une équipe forte à l’époque et renforcée par le talentueux Nazef, ex-joueur du NAHD, nous avons gagné par 11 à 1 et je ne vous décris pas l’ambiance électrique, au retour dans la fameuse camionnette. Ammi Brahim prenait part à la fête de bon cœur.»

    Parcours

    Hadj Bouafia Brahim est né en 1927. Comme tous les jeunes, il a été attiré par le sport et notamment la boxe. Il finira par signer au MC Alger, le seul club qu’il a connu, où après une courte carrière en amateur, accédera avec brio au professionnalisme. Ses coaches étaient Saïd et Mohamed Abdenour. A son actif, plusieurs combats couronnés par autant de titres disputés en Algérie ou à l’étranger. Sa carrière s’étendra de 1943 à 1951. Après, il se consacrera au dur métier d’entraîneur qu’il affectionnera avec bonheur au Central Ring de Belcourt, d’où sortiront d’authentiques champions.
    A l’indépendance, il est l’un des premiers sélectionneurs nationaux.


    Hadj Bouafia, que Dieu ait son âme, est décédé en 2008.

     

    Hamid Tahri sur El-watan du Jeudi 12 Mars 2009


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  • 1977/1978 MCA junior vice Champion d'Algérie

    MCA JUNIOR 1977/1978

    Vice Champion d'Algérie

     

    Le Mouloudia de Nasser Bouiche a perdu le titre face au concurrent direct le RS Kouba lors de la dernière journée avec une défaite amère de 1-0.Auteur d'un parcours de champion inscrivant 40 buts, l'équipe du MCA n'a rien lâché jusqu'au match décisif pour le titre face aux meilleurs qu'eux.

    Le Mouloudia avait des joueurs très techniques qui ont fait leur preuves en senior tels que Bouiche, Attar Braham et autres Hasséna ou Yousfi...le tout drivé par l'inamovible Hamid Bacha

    La composition des vice Champion d'Algérie:

    Aissaoui, Ait Mouhoub Nacer, Feddal

     Attar Braham, Mazid, Bouguerra, Miloud, Yousfi Krimo,  Hasséna, Bouiche Nasser, Nourine Réda, Ibelaidène, Raissi Abdelkrim, Bahbouh, Attar Farouk, Ramdani, Belksir, Laôuada, Nourine Farouk

    Entraîneur: Hamid Bacha


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    CHAID Ali

     

    la rigueur

     

    BENFEDDAH Ali

     

    les titres

     

    1er Sacre

    en Championnat d'Algérie du Mouloudia 

     

     

    Pour cette saison l'ancien joueur Mouloudéen Chaid Ali, connu pour sa rigueur, prend en main le club dès l'entame de la saison avec l'espoir de continuer le travail entamé par ses illustres prédécesseurs mais malheureusement, il quitte le navire du Mouloudia au bout de deux journées pour laisser sa place au revenant Benfeddah Ali.

    C'était un mal pour un bien puisque le MCA sera sacré champion d'Algérie à la fin de la saison 1971-1972 avec l'emergence d'une bande de copains qui va dominer le football nationale durant une décennie.

    Benfeddah a su donner une âme à cette équipe au point de former une bande de copains joyeuse qui avait à coeur d'obtenir un titre de champion pour couronner tout le travail accomplit au cours de cette saison malgré la frustration de la troisème place maghrébine à Mohamedia au Maroc.

    Benfeddah remporte ainsi le 1er championnat d'Algérie du Mouloudia  avec brio en faisant co,fiance à  des jeunots pleins de culot et de talent...La Casbah a vibré au rythme des exploits des "Vert et Rouge".


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