• 1977/1978 MCA junior vice Champion d'Algérie

    MCA JUNIOR 1977/1978

    Vice Champion d'Algérie

     

    Le Mouloudia de Nasser Bouiche , logique champion de l'aller, a perdu le titre face au concurrent direct le RS Kouba lors de la dernière journée avec une défaite amère de 1-0.Auteur d'un parcours de champion inscrivant 40 buts, l'équipe du MCA n'a rien lâché jusqu'au match décisif pour le titre face aux meilleurs qu'eux.

    Le Mouloudia avait des joueurs très techniques qui ont fait leur preuves en senior tels que Bouiche, Attar Braham et autres Hasséna ou Yousfi...le tout drivé par l'inamovible Hamid Bacha

    1977/1978 MCA junior vice Champion d'Algérie

    La composition des vice Champion d'Algérie:

    Aissaoui, Ait Mouhoub Nacer, Feddal

     Attar Braham, Mazid, Bouguerra, Miloud, Yousfi Krimo,  Hasséna, Bouiche Nasser, Nourine Réda, Ibelaidène, Raissi, Bahbouh, Attar Farouk, Ramdani, Belksir, Laôuada, 

    Entraîneur: Hamid Bacha


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  • judo / Sid Ali LEBIB

     judo / Sid Ali LEBIB

    LEBIB Sid Ali

    le Judoka Ministre

     

    Né à la casbah le 9.6.1954 sid Ali a grandi dans les fiefs du Mouloudia de la Casbah, ses parents sont allés à St Eugène avant d'atterir à Bab El Oued  après l'indépendance (au 8 rue Seghir Saadaoui) et suivre ses études au Lycée Emir Abdelkader.

     

     

    judo / Sid Ali LEBIB

    judo / Sid Ali LEBIB  

    judo / Sid Ali LEBIB

    Sur recommandation de sa famille il choisit un sport de combat au contraire des jeunes de son quartier qui préféraient le jeu à onze.Il fait connaissance avec les tatamis à l'AS Mairie.En 1976 Sid Ali rejoint les rangs du Mouloudia pour donner une autre tournure à sa brillante carrière en devenant un champion reconnu très estimé pas ses coéquipiers et entraîneurs... 

    judo / Sid Ali LEBIB

     

    Il a pu concilier études et sport, Sid Ali après avoir obtenu son diplôme en médecine, il choisit la médecine sportive pour rester dans son domaine.

    Il devient capitaine d'équipe du MCA (MPA de 1977 à 1982) et de l'équipe Nationale civile et Militaire grâce à ses qualités de meneur d'hommes.

    judo / Sid Ali LEBIB

    judo / Sid Ali LEBIB

    Plusieurs fois champion d'Algérie avec le Mouloudia et vainqueur de la coupe d'Algérie , Champion Maghrébin, Arabe et d'Afrique, il a pu enrichir son palmarès.

    judo / Sid Ali LEBIB

    judo / Sid Ali LEBIB

    Militant au sein de la Kasma FLN de Bab El Oued au sein de l'UNJA il côtoie le monde de la politique dès son jeune âge, il va gravir les échelons jusqu'au jour où il est nommé ministre de la jeunesse et des sports après avoir été entraîneur, président de la fédération Algérienne du Judo en 1986 et président du comité Olympique entre 1992 et 1993.

    AU mois d’Août 1993 il est sollicité pour devenir ministre de la jeunesse et des sports, il débute sa nouvelle fonction politique le 21 septembre 1993 jusqu'en 1995 dans l'équipe du tristounet Malek.

    judo / Sid Ali LEBIB

     

    En 2001 il est nommé DG des Douanes.

    Titulaire du grade de 7ème Dan en judo, il est sollicité pour des conférences et des stages en tant que maître international.

     

     


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     La Fondation Braham-Derriche eset né 


    Le Mouloudia se ressource, en attendant?


    Publié dans Info Soir le 19 - 02 - 2006

     

     


    Jeudi 16 février 2006, la Fondation Braham-Derriche a signé son acte de naissance au musée du Moudjahid à Riadh El-Feth. Les anciens du Mouloudia d'Alger veulent redonner à leur club le rôle d?institution qu'il n'aurait jamais dû perdre.


    Il y avait vraiment foule jeudi dans l'amphithéâtre du musée du Moudjahid à Riadh El-Feth, à Alger, qui s'est révélé trop exigu pour contenir la grande famille mouloudéenne venue se remémorer le bon temps et assister à la naissance de la Fondation Braham-Derrriche.
    Une fondation qui a suscité débats et moult interrogations depuis l'annonce de sa création par ceux-là mêmes qui étaient les fondateurs de l'Association 'El-Mouloudia' ou du moins qui en faisaient partie.
    Malheureusement, cette dernière a presque cessé d'exister puisque vidée de la plupart de ses membres et déviée de la trajectoire et des objectifs qu?elle s?est fixés au départ de sa création en 1996. Et c?est ce vide qui a poussé des anciens joueurs, des dirigeants, qui ont été marginalisés pour une raison ou une autre, des bienfaiteurs, des supporters et des amoureux du club de se retrouver de nouveau et de se rassembler. Il fallait donc trouver un cadre pour cela, d'où le choix du nom du regretté Braham Derriche considéré, après le défunt Abderrahmane Aouf (dont le fils conteste aujourd'hui le choix), et avec Djazouli et Djaout, comme le modèle d'homme et de dirigeant que le Mouloudia n'a jamais connu. Derriche est, de par sa longévité, son dévouement et ses sacrifices pour le club, son apport, une véritable icône de fidélité et de loyauté. Un garant de la morale et de l'éthique sportive, un protecteur du patrimoine du MCA. C'est d'ailleurs ce qu'ont tenté de rappeler les différents intervenants qui se sont succédé à la tribune, jeudi au musée du Moudjahid.
    D'abord son fils Mokhtar, puis Smaïl Khabatou, ancien joueur et entraîneur émérite et enfin Abdelkader Drif, le dernier président d'avant la réforme de 1977.
    La nombreuse assistance, au milieu de laquelle on pouvait reconnaître plusieurs anciennes gloires et des invités de marque (Khalem, Abdouche, Bouchouchi, Si Chaïb, Kasbadji, Zouba, les fils Djaout et Djazouli, président de l'assemblée communale d'El-Madania), a eu droit à un petit documentaire filmée du regretté et non moins Mouloudéen de coeur Rabah Saâdallah sur Braham Derriche et quelques autres de ses compagnons, le tout commenté par la voix chaude de Benyoucef Ouadia, invité à animer cette cérémonie. Après cela, ce fut l'annonce des membres composant le comité provisoire qui sera chargé de préparer la première assemblée générale élective de la fondation et qui est composé de treize membres : le Dr Benmerabet, Mokhtar Derriche, Ali Bencheïkh, Omar Betrouni, Zoubir Bachi, Anouar Bachta, Sid Sid Ali Asloun, Abdelouhab Zenir, Brahim Attar, Hakim Boukadoum, Eddoukh et Azzedine Oldache.
    De nouvelles réunions au programme
    Une fois l'annonce officielle de la naissance de la fondation faite par le fils Derriche, la cérémonie a pris fin dans une ambiance émouvante de retrouvailles. Les membres du comité provisoire se sont fait la promesse de se réunir bientôt afin d'arrêter les dates et les modalités d'organisation de l'assemblée générale élective et tracer le programme de travail qui, selon les initiateurs, s?articulera autour du travail de mémoire, sur la réfection de l'image du club et de faire perpétuer les valeurs authentiques du Doyen.

     

    Ce qui est certain, c'est que les fondateurs de cette nouvelle structure se disent avoir retenu les leçons d'un récent passé et qu'ils jurent de ne plus tomber dans les mêmes travées qui ont mené le Mouloudia à ce qu'il est aujourd'hui.

     

    Inauguration du Siège 

    Elwatan; le Lundi 22 Mai 2006

    La fondation Braham Derriche inaugurera, mercredi 24.5.2006 son siège, qui se trouve à Dély Ibrahim. A l'occasion, plusieurs anciennes gloires du Mouloudia d'Alger ainsi que des personnalités du monde sportif et culturel seront au rendez-vous de cette inauguration tant attendue par les membres fondateurs de la fondation Braham Derriche ainsi que par de nombreux Mouloudéens avides de trouver une structure adéquate à même de prendre en charge leurs aspirations en tant que supporters jaloux de remettre de l'ordre dans la maison tant les repères ont grandement disparu. L'inauguration sera suivie d'un débat pour expliquer les objectifs de la fondation qui, dans un premier temps, va se consacrer à la structuration. Rappelons que la fondation Braham Derriche vient de participer à un tournoi de football organisé à la mémoire des victimes du séisme de Boumerdès.

     

     

    L’ex-idole du MCA, Ali Bencheikh 
    “Les dirigeants du MCA ont dilapidé 150 milliards”


    20/06/2006 source: Liberté 


    Porte-parole de la fondation Brahem Derriche, Ali Bencheikh revient dans cet entretien sur la création de cette association et ses objectifs.



    Liberté : Vous avez créé la fondation Brahem Derriche ; peut-on savoir quelles en sont les motivations ?
    • Ali Bencheich : La fondation Brahem Derriche, Allah yarhamou, a été créée pour plusieurs raisons, à commencer par cette volonté primordiale de moraliser la pratique du football au sein du Mouloudia et sensibiliser les jeunes que comptent nos supporters, et bien entendu reprendre les commandes du club du Mouloudia qui est la propriétaire exclusive de tous les Mouloudéens. Nous comptons à cet effet reprendre notre club par les moyens réglementaires qui passent par l’organisation d’une assemblée générale. Les statuts sont clairs là-dessus et insistent sur la représentation des anciens joueurs au sein de l’AG. À partir de là, je pense que les anciens joueurs sont majoritaires et à même de décider de l’avenir de ce club, longtemps objet de graves dérives.

    Vous n’avez pas peur de ne pas avoir d’écho vu la conjecture, surtout avec cette victoire en Coupe d’Algérie ?
    • Nous sommes tout à fait à l’aise d’aborder cette question en ce moment, car, d’une part, on ne nous accusera pas de profiter d’un faux pas de l’équipe pour abattre la bête blessée et, d’autre part, nous ne parlons pas d’un exploit ponctuel mais d’un bilan complet de 5 ans de règne de l’actuelle équipe dirigeante. Nous disons que ce bilan est négatif sur tous les plans, à commencer par une rétrogradation suite à une erreur de l’équipe dirigeante, une accession tirée par les cheveux et une série d’exercices nuls et voilà que maintenant les dirigeants actuels disent que cette Coupe d’Algérie en est leur œuvre. C’est faux ! Et nous en voulons pour preuve les 150 milliards de centimes que cette équipe dirigeante a dilapidés pour… une Coupe d’Algérie. N’est-ce pas là une misère devant les titres récoltés par l’USMA ou la JSK durant la même période ? Le seul mérite de cette coupe revient aux joueurs, à l’entraîneur qui a su faire travailler et motiver le groupe et bien entendu à ce merveilleux public. Comment peut-on parler décemment de bilan quand presque aucun joueur du Mouloudia n’a été formé au club ? Comment peut-on parler de bilan quand vous n’avez même pas un centre de formation ou un stade pour la préparation de l’équipe ? Le Mouloudia, qui est devenu une source de scandales étalés dans la presse, peut-il se targuer franchement d’un bilan positif ?

    Quelle est justement la position de la fondation Derriche par rapport à l’association El-Mouloudia qui gère justement la section football du MCA ?
    • La fondation Derriche, dont je suis le porte-parole, ne reconnaît naturellement pas l’association El-Mouloudia pour la simple raison que la convention signée entre cette association et la direction de Sonatrach stipule que ladite association doit être dissoute au bout de deux ans. Nous constatons cinq ans après que ce contrat a été bafoué. Du coup, nous nous interrogeons sur le silence des autorités sportives sur cette question. En outre, je vous informe que la fondation Derriche connaît une adhésion massive, à commencer par des membres de l’association El-Mouloudia.

    Lesquels ?
    • Je vous informe que M. Rachid Marif, président d’honneur de l’association El-Mouloudia, souhaite rejoindre justement la fondation Derriche et il a applaudi sa création.

    Cela veut dire donc que la fondation Derriche est en discussion avec Marif qui passe pour être le vrai décideur au MCA…
    • C’est tout ce que je peux vous dire pour le moment.

    Pensez-vous que l’organisation d’une assemblée générale du club est à même de régler la question ?
    • Nous le souhaitons et nous réclamons cette assemblée générale et nous voulons d’une AG réglementaire qui respecte les statuts, non pas comme celles organisées ces dernières années. À ce titre, il faudrait que les autorités compétentes veillent au respect de la loi sous peine de voir le Mouloudia davantage plonger dans la dérive.

    Entretien réalisé par Samir B.

     

    Dissolution en 2008

    Chelha (membre de la Fondation Derriche) :
    «C'est une infamie»

    Publié dans Info Soir le 23 - 06 - 2008


    «Si la situation n'était pas aussi grave, je ne viendrais pas à cette conférence de presse», dira d'emblée Mohamed Chelha, figure connue et membre fondateur de la Fondation Braham-Derriche qui a tenu à être présent à ce point de presse organisé par des membres de l'assemblée générale de l'association El-Mouloudia.
    Pour Chelha, il est inadmissible de dissoudre une association officielle et possédant son agrément des autorités publics sur une simple décision, sans passer par les voies légales. Concernant la composante de la nouvelle assemblée générale constitutive du MCA, Chelha a dénoncé le fait d'exclure les fils des membres fondateurs du Doyen, l'absence d'une enquête de moralité sur les membres introduits dernièrement et surtout l'exclusion de Abdelkader Drif qui a été délégué par le ministère de la Jeunesse et des Sports dans le processus de récupération du sigle. Avec simplicité et beaucoup de conviction, Chelha est revenu sur quelques pans de l'histoire riche du MCA et de son impact dans le mouvement sportif national avant même la naissance du FLN avant de conclure : «Ce qui s'est passé est une infamie et Dieu ne pardonnera jamais à ceux qui ont amené le MCA à cette situation !»
    Mise au point
    «L'association El-Mouloudia doit présenter ses bilans et s'autodissoudre par ses représentants de manière légale. Les pouvoirs publics doivent exiger cela, la loi est claire là-dessus. D'autre part, l'assemblée générale du MCA, sans la présence des fils des membres fondateurs, MM. Aouf, Djazouli, Djaout et Derriche, ainsi que Drif, Benmerabet et Ketrandji, serait une véritable infamie. Un arbre ne peut vivre sans ses racines. Je combattrai de toutes mes forces ce déni de justice.»


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  • Abdelkrim Lakhdar Ezzine

     La revue "Le Doyen" éditée par le Mouloudia

     

    Abdelkrim Lakhdar Ezzine

    Lakhdar Ezzine Abdelkrim 

    un combattant de la plume

    Le journaliste du Mouloudia

     

     

    Venue l’émergence d’une presse plurielle, après les événements d’Octobre 1985, où le nombre de titres créés s’élevait à quelque 160. L’enfant du Titteri, Abdelkrim Lakhdar Ezzine, ne rate pas l’opportunité pour voler de ses propres ailes.


    Après une quarantaine d’années d’exercice au sein de la corporation de journalistes, Abdelkrim Lakhdar-Ezzine vient de tirer sa révérence, à l’âge de 66 ans. Il a été inhumé , accompagné d’une foule nombreuse à sa dernière demeure, dans sa cité natale, Médea. C’était le 11 Avril 2016.

     

    Après avoir fait ses premières classes au sein de l’hebdomadaire Algérie Actualité dans les années soixante-dix du siècle dernier, dans la rubrique ‘’documentation’’, une banque d’infos et un filon de données qui lui permirent d’être au fait de l’actualité et d’élargir ses connaissances. A 20 ans, il fait preuve d’une inclination pour le sport. Il ne tarda pas à rejoindre la rubrique sportive où il s’illustra par ses papiers d’information, ses commentaires et ses analyses pertinentes dans la sphère de l’actualité sportive.

     


    Il faisait montre de veine journalistique aux côtés de grandes plumes comme Zouaoui Benamadi et Kamel Belkacem qui se succédèrent à la tête de la publication ou encore les regrettés Abdelkrim Djaad, Tahar Djaout, Abderrahmane Mahmoudi, Maachou Blidi, Noureddine Merdaci, Amar Zentar et Mouny Berrah pour ne citer que ceux-là.

    Abdelkrim Lakhdar Ezzine


    Proche ami de Abdelkader Drif, figure dirigeante avérée du football national, il multiplia ses interventions journalistiques sur le Mouloudia d’Alger, notamment lors de la période faste du Doyen des clubs dans les seventies et la période per et post mondial 1982 qui a vu les Verts prendre part à leur premier rendez-vous mondial. Il donna le sobriquet de ‘’Fennecs’’ aux jeunes joueurs de l’EN.

    Le MCA, club doyen du football Algérien,  innove en se rapprochant de sa base supportrice. Durant les années 70 une revue mensuelle est éditée par le club, pour accompagner le club dans son périple Africain de 1976. "Le Doyen" se vendra comme des petits pains, pour une première ce fut un retentissant succès, la revue est devenu en un laps de temps court un vrai coupe faim en matière d'information pour les supporteurs Mouloudéens ....Lakhdar Ezzine avec d'autres plumes aussi pointues que professionnelles et objectives vont écrire une belle page dans le cheminement du Mouloudia vers le professionnalisme sous la coupe de son illustre dirigeant qu'est Abdelkader Drif.

    Abdelkrim Lakhdar Ezzine

    Son passage à l’APS fut de courte durée. Venue l’émergence d’une presse plurielle, après les événements d’Octobre 1985, où le nombre de titres créés s’élevait à quelque 160. L’enfant du Titteri, Abdelkrim Lakhdar Ezzine, ne rate pas l’opportunité pour voler de ses propres ailes. Il donne naissance à une publication hebdomadaire qu’il nomme ‘’Le Chroniqueur’’ dont les premiers numéros paraissent dans sa ville natale, à Médéa, un média qui a couvert l’actualité de la région du Titteri, notamment. Avec, un groupe de journalistes, le titre poursuit son aventure et atterrit dans des locaux à Dely Ibrahim.
     

     

    Lakhdar Ezzine continua à occuper l’espace médiatique, commentant l’actualité nationale et internationale, à travers des chroniques et des éditos sur un ton mi-fiel mi-miel. Il ne toléra aucune concession aux bonimenteurs qui ont ‘’œuvré’’ à faire soumettre l’Algérie et ceux qui ont tenu à mettre à genoux les défenseurs de la liberté. Usant parfois d’une plume incisive, voire responsable, il fait sienne le credo de l’un des pionniers de la presse nationale, Abdelkader Safir :
    ‘’ Le journalisme est un trait essentiel dans la cité moderne et, pour l´exercer, il faut par-delà une formation intellectuelle respectable, une connaissance aiguë de la responsabilité et du devoir ‘’. Le Chroniqueur fait sa mue et devient l’hebdo Algérie Confluences, avant d’être quotidien en 2011 jusqu’à nos jours.

    Abdelkrim Lakhdar Ezzine

    Commentant la mort du journaliste algérien Abdelkrim Lakhdar Ezzine, un de ses confrères et disciples a écrit : « Le Chroniqueur a cessé de paraitre ». Une manière pour Youssef Zerarka d’identifier le disparu au journal qu’il avait créé. L’homme et la publication ne faisait plus qu’un. L’hebdomadaire « Chroniqueur » avait changé d’appellation pour devenir « Algérie Confluences » paraissant quotidiennement. Mais le fondateur continuait d’être appelé le « Chroniqueur », davantage pour la qualité ses chroniques qu’il signait.

    Le « Chroniqueur » c’était Abdelkrim Lakhdar Ezzine qui est décédé ce 12 avril 2016, à l’âge de 66 ans. Sa santé était chancelante depuis qu’il avait été victime d’un Avc en 2013. Il avait lancé le journal en 1991 au lendemain de l’ouverture démocratique en Algérie.

    A cette époque, Abdelkrim Lakhdar Ezzine entame une nouvelle étape de sa carrière dans la presse écrite, une carrière débutée au cours des années 1970 au service de documentation du grand journal étatique « El Moudjahid ». Par amour pour la presse et l’écriture, il a tourné le dos au métier qu’il avait appris à l’école : maître en éducation physique et sportive.

    Ceux qui ont connu le jeune Abdelkrim à « El Moudjahid », disent qu’il lisait déjà tout ce qui lui tombait dans les mains, surtout la presse française. C’est en ces temps-là que le journaliste adopte la signature ALE, pour Abdelkrim Lakhdar Ezzine. Plus tard, il rejoint le service des sports de l’agence Algérie presse service (Aps). Dès 1982, ALE dirige la rédaction sportive de l’hebdomadaire « Algerie Actualités ».

    Profitant du vent des libertés qui souffle au début des années 1990, ALE créé un journal, prenant au mot le pouvoir politique qui a encouragé les journalistes de la presse publique à lancer des journaux privés. Abdelkrim Lakhdar Ezzine a engagé l’aventure avec celui qui incarne la presse algérienne : le vétéran Abdelkader Safir, fondateur de l’école nationale de journalisme. Ensemble, ils lancent donc l’hebdomadaire « Chroniqueur », un journal « intellectuel ».

    Mais 2 ans plus tard, ALE doit poursuivre l’aventure sans le doyen qui a rendu l’âme. Pour lui, le défi est de perpétuer l’héritage qui se résumait en 3 concepts : faire, savoir-faire et devoir-faire. Et voici que ALE a lui aussi tiré sa révérence en laissant son œuvre à la postérité.

    Versé également dans la littérature, Lakhdar Ezzine écrira deux romans, La danse du hibou et Vague à l'âme, dans lesquels il a tenté de cerner les contours de la société algérienne, qui a perdu ses repères et où la notion des valeurs a perdu toute sa signification. Journaliste, chroniqueur, éditorialiste et poète, Lakhdar Ezzine est parti en laissant derrière lui un riche parcours.

     

    Repose en paix Abdelkrim et nous prions Allah de t’accueillir dans son Vaste Paradis .


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  • MESSAOUDENE Mustapha 1er secrétaire

    MESSAOUDENE Mustapha

     

     

     secrétaire du Mouloudia

    sous la coupe de Sadoun Allel

     

    Le Digne serviteur du Mouloudia

     

     

    On se souvient d'un témoignage émouvant, exprimé par le  Doyen des sportifs Algériens, Hamoud Baba Aouf, fondateur du Mouloudia Club Algérois, au cours du tournage de la série d'émissions, intitulée "Les Gloires du passé', consacrée à l'histoire du MC Alger.

    Ce jour là, le regretté Baba Hamoud avait déclaré dans un passage lors de l'interview télévisée, réalisée au domicile de Bensiam Benyoucef : " vers 1920-1921, j'ai connu les pires difficultés pour convaincre les gens de l'époque que la fondation d'un club musulman était une nécessité pour permettre à notre jeunesse de se développer et de se mettre au diapason de celle de nos adversaires". Aouf avait conclu l'entretien en ces termes : " Heureusement que j'avais autour de moi  un groupe d'Hommes qui avait l'esprit plus ouvert, m'avait compris et m'a soutenu dans mes terribles démarches.je cite , à cette occasion, les noms des plus dévoués tels El Ghers Mohamed, Hafiz Rachid, Khorchi Salem, Allel Sadoun, Bey Abderrahmane, Djaout Ahmed, Mustapha Mesaoudène, Hamoud Skandrani, Bellami Djelloul...A partir  d'une telle reconnaissance, on peut conclure  donc, sans crainte de se tromper,  que Mustapha Messaoudène a fait ses premiers pas dans le monde du sport à l'école de Mouloudia d'Alger depuis son adolescence, il était secrétaire générale à l'âge de 15 ans en 1921 en apprentissage avec Sadoun Allel...

    En 1925, il était encore étudiant.Une raison  de plus pour ses aînés qui voient en lui, un garçon sérieux, de bonne éducation à telle enseigne qu'ils lui confient des tâches administratives.

    Puis, avec le temps, Mustapha Messaoudène se révélera un parfait  collaborateur follement  admiré, par les membres du conseil d'administration compte-tenu de son comportement et de sa relation humaine.

    Né au cœur de la Casbah (Sidi M'hamed Chérif)  le 12 octobre 1906 (15 ans en 1921) plus exactement à l'impasse du Tigre, Mustapha Messaoudène a fait ses études à l'école Sarroy ensuite à l'école  normale de Bouzaréah. Sinon, Mustapha a habité avec ses parents à la rue Languedoc, rue Porte Neuve, rue Berthelot puis vers 1930 aux HBM, Bd Verdun, non loin de la mosquée  Sidi Abderrahmane.

    Messaoudène, comptable de son état, occupera des postes élevés dans ce domaine d'abord aux Ets Ben Brahim (exportateur à Boufarik) ensuite dans "les Tabacs Job" où travaillait également Hamoud Aouf.

    Messaoudène accomplira son service militaire entre 1928 et 1930 et fut rappelé pendant la guerre (1939-1945).

    Depuis sa retraite , Mustapha s’installera définitivement à Mekla, sa ville d'origine où sa famille est connue et très respectée.

    Hélas, le 3 avril  1991, cet ami de tout le monde, celui  qui aura tout  au long de sa vie prouvé sa générosité, sa compétence et son niveau intellectuel, s'éteindra  à 85 ans.

    Que Dieu ait pitié de son âme.

     

    Rabah Saâdallah

     


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