• 1974-1977 ZOUBA Abdelhamid

     

     
    ZOUBA Abdelhamid
     

    L'homme des défis

     

     

     

    1er Maghrébin

     

    Champion d'Afrique des Clubs

     

    Triplé en 1976

     

    D'apparence timide, un homme effacé qui sait se glisser au milieu des foules.Si vous ne le connaissez pas, en aucune manière vous ne pouvez avoir idée que vous avez affaire à l'un des 32 joueurs de l'équipe FLN dite équipe de la liberté.

    Respectueux et respectable, peu bavard, sa voix se fêle,  se lézarde et s'étouffe, s'éteignant presque quand il explique ses grandes réalisations avec le MCA.En homme modeste qu'il est, il sait se remettre en cause et être réaliste, il se métamorphose nénamoins quand il compare l'époque de son grand mouloudia et l'actuelle et subitement ses mots retrouvent un sens, la voix devient plus sûr et claire et redevient l'homme chaleureux qu'il est.

    Lui c'est Zouba, l'homme qui a écrit l'une des plus belles pages de la prestigieuse vie du Mouloudia, il est l'unique, le seul entraineur sur terre à avoir remporter un triplé en une saison en 1976.GRANDIOSE oeuvre pour un modeste homme.

     
     
    ZOUBA Digest
     
    Né le 2 avril 1934 à bologhine Alger
    1946-1948 débute en minimes à l'Olympique Musulmane  St Eugènois OMSE
    1948-1955 joue en cadet puis en junior à l'AS St eugènoise
    1955-1958 opère dans l'équipe amateur de Niort France
    1958-1962 joueur de l'équipe FLN
    1961-1962 entraîneur de l'équipe de Monastir Tunisie
    1962-1963 passe son stage d’entraîneur à l'ecole de sport de Maconien (Suisse) et devient entraîneur-joueur du FC GRANGES (Suisse)
    1962 Obtient son diplôme de 2ème degrés 
    1963-1964 Entraîneur-joueur de l'équipe suisse de Neuchâtel
    1964-1966 signe un contrat professionnel à Nimes Olympique
    1967-1969 devient entraîneur-joueur à l'USM BelAbbès
    1969-1971 Entraîneur de l'USMBA et co entraîneur de l'Equipe Nationale d'Algérie
    avec Bentifour (Allah yerahmou)
    1971-1974 Entraîneur de l'AS Onaco et 1972-1973 Entraîneur de l'EN Espoir
    1973 il obtient son diplôme de 3ème degrés
     
    1974-1977 Entraîneur du Mouloudia Club Algérois MCA avec qui il remporte 2 titres de champion d'algérie, une coupe d’Algérie et une coupe d’Afrique
    1977-1978 entraîneur du RCK, ensuite départ pour le NADI AKHDAR DE BENGHAZI (Lybie) jusqu'en 1980
    1980-1982 Retour sur Alger, entraîne le WA Casoral et remporte le championnat inter wilaya 
    Septembre 1982 Entraîneur de l'Equipe d'Algérie avec les mémorables 6-2 contre le bénin et le 3-0 contre l'Ouganda
    1987-1988 revient au Mouloudia d'Alger mais quitte le club illico presto pour manque de résultats.
    1990 Il met en place une académie de prospection de jeunes talents émigrés avec son ami Drif, sans que le projet n'aille au bout pour des raisons bureaucratique
    1996 entraîneur de l'EN victoire 4-1 contre la Cote d'ivoire
    1996-1997 entraineur de la JSK
    2001 Entraîneur de l'équipe nationale avec Kermali, qualifié pour la CAN 2002
     
     
     
    C’est l’une des figures emblématiques du club phare de la capitale que nous avons au bout du fil, figure qui a contribué au triplé du MCA en 1976 (championnat, coupe d’Algérie et la coupe d’Afrique des clubs champions), nous sommes revenus avec lui 35 ans en arrière pour nous parler de l’excellent parcours des Vert et Rouge.  Écoutons-le.

     

    - Quelles sont les nouvelles de Hamid Zouba ?
    - Hamdoulilah, je me repose chez moi auprès de la famille. Le plus important dans cette vie c’est d’être en bonne santé.
    - On vous a sollicité pour revenir avec vous 35 ans en arrière, date de la consécration du Mouloudia en Coupe d’Afrique…
    - Ce sont les plus beaux moments de ma carrière en tant qu’entraîneur. Le MCA de cette époque, c’est un exemple à prendre pour toutes les générations. Il faut savoir une chose, que le fruit qu’on a récolté en 1976 n’est pas venu par hasard, mais après dix ans de sacrifice.
    - Où se situe la différence entre le MCA de votre époque et celui d’aujourd’hui ?
    - Il ne faut pas comparer l’incomparable. Il n’y a pas photo entre les dirigeants, techniciens et joueurs  d’avant avec ceux d'aujourd’hui. C’est une autre mentalité. C’était le vrai professionnalisme à mon époque, malgré le peu de moyens qu’on avait en main.
    - Si on vous demandait de nous parler des préparations d’avant- match de cette compétition africaine…
    - Je vais vous dire une chose, nous avons été en mise au vert avant la finale contre Hafia Conakry à Hammam Righa, les dirigeants nous ramenaient le déjeuner et le dîner d’Alger, pas comme aujourd’hui pour un simple match, les joueurs rentrent dans des hôtels luxueux et le jour du match, on ne voit rien.
    - C’était quoi votre message pour les joueurs avant ces matches importants ?
    - Je ne vous cache pas que les joueurs étaient mûrs. Je n’avais pas besoin d’un grand travail psychologique. Tous les éléments voulaient gagner le maximum de titres en 1976.
    - Pour entrer dans l’histoire du club ?
    - Nous n’avons jamais pensé entrer dans l’histoire du club. On avait la politique de la victoire rien que la victoire.Avant qu’on pense à la Coupe d’Afrique, on était plus concentrés sur le championnat et la coupe. Après avoir gagné ces deux titres, c’est à partir de là que nous avons commencé à parler de la Coupe d’Afrique. C’était en juillet 1976 que les choses sérieuses ont commencé pour cette compétition.
    - Les dirigeants, staff technique et les joueurs de l’équipe actuelle, ont déclaré qu’ils veulent entrer dans l’histoire en se qualifiant à la phase des poules. Quel est votre commentaire ?
    - Pour entrer dans l’histoire, c’est ajouter une étoile sur le maillot du club. Ce n’est pas une qualification aux poules qui permet à toute une génération d’écrire l’histoire du club. Il faut savoir que même le finaliste ne peut pas dire qu’il est entré dans l’histoire de son club, .....je n’aime pas aussi le mot Chnaoua. On est tous des Mouloudéens.
     
     

    Abdelhamid Zouba. Ancien coach national, membre de l’équipe du FLN, auteur d’un triplé historique en 1976 avec le MCA

    «Je n’ai pas eu d’adolescence»



     

    zoom | © D. R.
     
     
     
    «Le difficile n’est pas d’être avec ses amis quand ils ont raison, mais quand ils ont tort.»   André Malraux

    Le paysage de sa vie a longtemps été peuplé de ballons, car Zouba a dédié une longue partie de son existence au football. Discret, toujours en retrait, mais exigeant, Zouba a toujours  cru en son étoile. Dans sa vie, il se félicite des coups de pouce du destin qui l’ont sorti parfois de situations encombrantes. Une tape sur l’épaule, ou une main tendue pour l’accompagner, car la solidarité est très belle quand on a près de soi quelqu’un à qui la dire. Reconnaissant, il admet que sa trajectoire aurait été tout autre sans la providence. Il pense à haute voix que son destin était écrit et tracé. «J’ai eu beaucoup de chance, et je remercie Dieu de m’avoir envoyé opportunément des êtres qui m’ont sauvé.» «Je n’ai pas eu d’adolescence», ne cesse-t-il de répéter, sans doute pour exorciser une frustration qu’il comblera par la suite.

    Enfance à Saint-Eugène

    Il est né le 2 avril 1934 à Saint-Eugène (actuel Bologhine). «J’avais 5 ans quand la Deuxième Guerre mondiale a éclaté en 1939. Aïssa, mon père, fonctionnaire à la mairie, avait décidé de nous emmener sur les terres de nos aïeux à Isouvaren, près de Draâ El Mizan. J’y ai passé toute la durée de la guerre. Je suis retourné à Saint-Eugène où sévissait une grande misère, mais nous, nous étions doublement touchés par la misère et l’ignorance. Je suis l’aîné de 10 enfants. Je me suis mis à travailler en faisant de petits métiers à 12 ans. Dans nos familles, les aînés étaient faits pour aider les papas et dans tous les domaines les garçons étaient déifiés.» D’un ton calme et pesé, Zouba égrène les étapes de sa vie en ne cherchant pas à comprendre pour croire, mais en croyant pour comprendre.

    «Dans mon malheur de ne pas avoir été à l’école, j’ai trouvé le ballon qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui», résume-t-il avec philosophie. Dans ce contact avec la balle ronde, des hommes ont été les déclencheurs, comme Coutanceau, entraîneur du Gallia Sport d’Alger. «Il ‘‘chassait’’ là où on jouait à Notre-Dame d’Afrique. Un jour, il vient vers moi et me dit : ‘‘Pourquoi ne viens-tu pas jouer à
    l’OMSE ?’’ Puis ce fut M. Baul qui m’a vu jouer et qui m’a pris à l’ASSE. J’avais 15 ans et ma vie était transformée. Mais mon intégration à l’ASSE ne fut pas du goût de mon père, qui menaça même de faire déménager la famille, car il n’admettait pas les réactions de ses amis outrés par le fait que je joue dans l’autre camp. Finalement, tout est rentré dans l’ordre et j’ai signé à l’ASSE où M. Fenenia, le trésorier, venu à la maison, me met de l’argent dans la main, 6000 F ; à l’époque, c’était une fortune. J’ai donné cet argent à ma mère qui a fait tout un ‘‘boucan’’, suspectant la provenance de cet argent. Mon père, arrivé entre-temps, a remis de l’ordre en prenant une partie de cet argent pour payer les arriérés de location et pour me payer des vêtements au stock américain de Bab El Oued.

    Parallèlement, je jouissais d’un emploi chez Scafino, dans un hangar du port d’Alger. En 1956, le FLN donne l’ordre d’arrêter toutes les compétitions, nous étions en chômage technique en quelque sorte. Un jour, Esposito, un Français, me suggère d’aller tenter ma chance outre-Méditerranée. Je me retrouve à Marseille vêtu d’un pull-over rouge pour être remarqué par l’ami d’Esposito venu m’attendre. Je me suis rendu à Nice, et comme Bentifour qui avait un restaurant à Nice et qui jouait à Monaco je brûlais d’envie de le voir pour me conseiller. Il est venu voir mon essai concluant à l’issue duquel on m’avait proposé 45 000 F. Mais à l’époque, le contrat courait jusqu’à l’âge de… 35 ans.

    Bentifour m’avait déconseillé. Un de ses amis, Pedini, entraînait Niort. Il m’y a envoyé et c’est là que j’ai signé une licence avec cette condition. Je voulais aller à l’école, le président du club m’a mis dans une librairie en mettant à ma disposition un instituteur pour apprendre le français. Dans les vestiaires, j’ai pris conscience des disparités au niveau culturel. J’ai alors pris mon destin à la gorge. Il fallait que je m’en sorte. Cette année-là passée à Niort m’a beaucoup servi.» C’est dans cette ville que le leader du mouvement national, Messali Hadj, avait été assigné à résidence. Zouba se rappelle des foules enthousiastes, au bord de l’hystérie, scandant le nom du zaïm qui faisait quelques apparitions au balcon de l’hôtel où il résidait. «Plus que de l’adulation, c’était de la vénération», se souvient-il.

    Par la force des bras

    Le mois de juin 1958, Zouba reçoit une lettre l’enjoignant de se rendre à un rendez-vous au café le Glacier de la ville. «M. Ouali, au teint français, un El biarois, était là. J’ai mis une heure et demie pour le reconnaître. Il me fixe rendez-vous avec Mazouza au café Le Départ à Paris. Il y avait les frères Soukhane, les frères Bouchache et Ibrir. On part sur Bruxelles. On prend le train sur Bonn, puis celui de Rome où nous sommes accueillis par le représentant du FLN, Tayeb Boulahrouf. De là, on part pour Tunis. La suite, vous la connaissez avec le périple glorieux du porte-flambeau de l’Algérie combattante… A Tunis, Krimo Rebih me présente un de ses amis, un instituteur avec qui j’ai sympathisé, vu qu’il a constaté que j’aimais la lecture, lui aussi m’a aidé. Quand on prenait le train, je me mettais à la place des bagages. J’étais là-haut avec mes livres et mon dico. Les autres jouaient au rami et me taquinaient de temps à autre, m’affublant du nom de Victor Hugo, avec cette remarque assassine» : ‘‘Celui qui s’est instruit, il l’a fait depuis fort longtemps !» «J’ai toujours fait chambre commune avec Bouchouk, pharmacien, un grand ami, alors que Bentifour a été mon mentor. C’est sur ces deux hommes que je me suis appuyé. Après l’indépendance, alors que tous mes camarades de l’équipe du FLN étaient rentrés à Alger, moi je me débarrasse de mes biens à Tunis, pour reprendre le foot. J’entraîne Grange, club de 1re division. Snella était au Servette. c’était un ami. On a joué contre eux à Genève et on les a battus 3 à 1. Par pudeur, je me suis éclipsé à la fin du match pour ne pas le croiser.»

    En 1964, Zouba joua au Nîmes Olympique de Kader Firoud. Rentré en Algérie, il drive l’USM Bel Abbès du Dr Hassani. Sur ses périodes, l’ancien membre de l’équipe FLN commente : «La chance que j’ai eue, c’est de connaître Snella, un curé et Firoud, un diable qui soutirait le maximum de ses joueurs, mais dans le bon sens bien sûr, et puis c’était un grand pédagogue du fait qu’il avait fait l’Ecole normale de Bouzaréah.» Zouba évoque avec émotion sa période mouloudéenne. «A cette époque-là, j’étais le seul entraîneur à avoir gagné trois titres dans la même saison : coupe, championnat et championnat d’Afrique en 1976 avec le MCA.»

    Pourtant, relève-t-il, «ça avait mal commencé avec des défaites en début de saison. Le peuple du Mouloudia avait réclamé ma tête. Heureusement, j’avais des dirigeants, comme Ferhat Benlamane, qui m’ont soutenu jusqu’au bout. L’histoire leur a donné raison, puisque j’ai terminé champion.» Pourtant, un accroc a failli faire tout basculer. Début 1975, Zouba est au MO Constantine. «Abdelkader Drif ne voulait pas que je parte. Il m’a convaincu. Je suis retourné à Constantine pour m’excuser et rendre le chèque au Dr Bencharif, un dirigeant comme on n’en  fait plus. Mais, en finale de coupe, le hasard a voulu que je tombe avec le MCA sur le… MOC. Je gagne le doublé. Je crois que des joueurs de talent comme Bencheikh, Draoui, Zenir, Bachi, Bachta, Betrouni, Bachi, Bousri, Amrous et les autres avaient adhéré à l’état d’esprit mutuellement adopté. Il était normal, grâce au travail, qu’après la période faste du CRB avec ses Lalmas, Kalem, Salmi, Achour, le tour du Mouloudia était venu…»

    Zouba ne veut pas s’étaler sur la position pitoyable du Doyen aujourd’hui. «Il serait malvenu de faire des comparaisons ; seulement, ce qui m’intrigue, c’est que le sponsor majeur, à savoir Sonatrach, laisse faire sans réagir, poussant au pourrissement. Au MCA, les dirigeants laissent dire avec fierté que c’est la rue qui commande ; vous voyez où on en est arrivés. C’est l’ère de l’argent. Ce n’est ni la compétence ni la réflexion, j’ose espérer que ce n’est qu’un nuage d’été qui va passer…»

    Joueur pro

    Plus généralement, Zouba est chagriné par ce football national dépouillé de ses valeurs, coincé entre un spectacle improbable et un business sauvage. «Ce qui est regrettable, c’est que les compétences des anciens ne sont pas exploitées.» Puis, Zouba de résumer par cette formule : «Avant, dans les années 1980, les clubs étaient amateurs, les vestiaires étaient professionnels ; aujourd’hui, c’est tout le contraire.» Quant à la violence qui se manifeste ici et là, Zouba est convaincu que ce sont les équipes qui influencent le public par leur comportement. «Les jeunes chômeurs qui garnissent les tribunes n’acceptent pas que des joueurs millionnaires fournissent de piètres spectacles. Généralement, la violence est l’effet, la cause trouve ses racines dans une société malmenée, ligotée, dont le stade devient un exutoire, une sorte de soupape.»

    Zouba, après son triomphe mouloudéen, se voit approché par des dirigeants libyens en 1977. Officiellement, il avait été affecté par le MJS au RCK qu’il n’a jamais rejoint. Au Nadi El Akhdar libyen, Zouba reste 3 ans. Au passage, il nous conte une anecdote liée à son
    départ : «Un jour, El Gueddafi, avec son cortège, passa devant un stade et fut impressionné par l’enthousiasme de la foule. Arrivé au meeting qu’il devait présider, il ne ressentira pas le même engouement dans l’assistance. Alors, il se vengera en décrétant l’arrêt de toutes les compétitions footballistiques pendant des années, frustrant tout un peuple porté sur le foot.»Zouba retourne en Algérie en 1980 où il est entraîneur national, alors que le MJS lui interdit d’entraîner le WAB au motif qu’il est suspendu ; il est remis en selle au WA Casoral.

    Regard critique

    De son passage libyen, Zouba relève une accession et… une anecdote : «J’avais un excellent ailier à El Khadra, du nom de
    Abdeldjellil. J’étais son entraîneur et on fréquentait la même université, moi pour me perfectionner en arabe, lui pour des études juridiques. Il finira ministre de la Justice, puis n° 1 libyen, président du CNT. 35 ans après, il est venu en visite officielle en Algérie. Il a demandé à me voir. Je suis surpris, et les services de la Présidence encore plus et étaient intrigués par ma présence à Zéralda. J’ai longuement discuté avec mon ancien joueur et pas seulement football. Aujourd’hui, je suis navré de voir ce qu’il est advenu de ce pays où les gens paraissaient si solidaires.» Dernièrement, Zouba a été l’invité d’honneur de la ville de ses aïeux près de Draâ El Mizan. «Ils m’ont offert une bouteille d’huile d’olive. Je leur ai dit que c’était ma coupe d’Afrique à moi. Puis, j’ai été là-haut dans la montagne pour me recueillir sur les tombes de mes grands-parents. Il y a eu beaucoup d’émotion, surtout après… 75 ans d’absence.» 

    Avant de nous quitter et en guise de conclusion suite à notre longue entrevue, Zouba a tenu à signaler deux faits. On commencera par le plus agréable, en tout cas celui qui l’a marqué. «J’étais heureux quand j’ai envoyé un peu d’argent à mon père et qu’il a acheté une voiture traction avant pour en faire un taxi. Il en a pleuré. Moi aussi. L’autre événement, c’est que ne j’ai pas eu d’accident dans ma vie qui semble tracée et qu’une main providentielle vient à chaque fois me sortir d’embarras.» Outre le foot, Zouba est connu pour être un fan inconditionnel du chaâbi,

    «ce genre musical m’a beaucoup aidé dans mon éducation. Très jeune, j’étais subjugué par les  "qaçaides" de Hadj El Anka. C’est au café Malakoff, rendez-vous de toute une génération de mélomanes, que j’ai beaucoup appris. Mais ce qui m’a comblé de bonheur, c’est cette phrase de Kader Firoud qu’il m’avait adressée : ‘‘Tu sais, je ne me suis pas trompé sur ton compte…’’ ; cette remarque vaut toutes les Coupes du monde…» 
     
    Hamid Tahri el Watan du 27.11.2014
     
     
     

    14 commentaires
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    KHABATOU SMAIL

     

     

     

    1973 Une coupe d'Algérie

     

     

    1974 Une coupe Maghrébine

     

     

    et

     

     

    Une équipe de rêve

     

     

     

     Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de le voir à l’œuvre, Khabatou était tout simplement un des grands bâtisseurs du football national. Smail Khabatou a été une des grandes figures du football algérien. Aimé et respecté de tous, Ammi Smaïl a beaucoup apporté au football algérien, que ce soit en sélection ou dans les clubs qu’il a fréquentés. Il est surtout connu pour ses qualités de formateur, tant de joueurs que d’entraîneurs.

     

    6e sur 153 candidats, parmi les meilleurs au monde !
     

    Khabatou a entamé sa carrière de footballeur à l’âge de 15 ans en minimes, au Stade Algérien de Belcourt (SAB), puis au MC Alger, avant de rejoindre l’USM Blida. Il a suivi plusieurs stages de formation d’entraîneurs dont celui d’entraîneur-instructeur (3e degré) en 1948 organisé à Reims. Il se distingua de brillante manière en se classant 6e  sur 153 candidats parmi  lesquels le célèbre coach italien Heleno Herrera, major de  promotion, les Français  Boulogne, Batteux, Leduc, Snella..).

     

    Le premier entraîneur des Verts avec Firoud 
     

    Grâce à cette formation, il se voit confier à maintes reprises la direction des stages au niveau maghrébin et même en France. A l’Indépendance, Khabatou a été désigné co-entraîneur avec FIROUD de la première Equipe Nationale Algérienne indépendante. Il était sur le banc de touche lors du premier match amical contre la Bulgarie le 6 janvier 1963.

     

    C’est lui qui a battu les Allemands avant 1982 !
     

    Après la nomination de Kader Firoud comme Directeur des Sports au Ministère de la Jeunesse et des Sports. Khabatou prendra seul  les destinés des Verts jusqu’en juillet 1964. Il compte à son actif une éclatante victoire sur la RFA (2-0) au stade municipal, le 1er janvier.

     

    Inconditionnel du MCA et du… yoga !
     

    Mais son image restera éternellement liée au MCA qu’il a hissé en compagnie de Zouba au toit de l’Afrique en 1976. Entraîneur atypique, ce footballeur était également un fervent pratiquant du yoga. Il nous quitte aujourd’hui, sans faire de bruit. Exactement comme il a toujours vécu. Né le 8.9.1920 à Alger, il est agé de 91 ans (rabi ytawal fo 3omro).

      

    En 1973 il donne au MCA sa seconde coupe d’Algérie  après un match mémorable contre le voisin usmiste et qui a mis au devant de la scène ses poulains qui deviennent avec le temps les "khabato Boys" tout en blanc vêtu, ils ont régaler le public du stade du "5 juillet" par leur prouesses et leur techniques malgré la présence des artistes tels que Meziani dans les rangs de l'USMA ce jour là.
     
     
    La saison d'après, Khabatou récidive et offre à l’Algérie une coupe maghrébine, ramené avec brio de Tunis et qui a vu la participation de quatre équipes, le FUS de Rabat et le Mohamedia du Maroc, l'équipe tunisienne de l'ESTunis et le représentant Algérien le MC Alger.


    Pour sa seconde participation à une compétition de cette envergure, les coéquipiers d'Omar Betrouni, s'offrent au autre sacre, plus difficile celui là, il est vrai face à une grande adversité en terre tunisienne.En demi-Finale le Mouloudia élimina les marocains de SCC Mohamedia en prenant ainsi une revanche sur cette même équipe qui les avait éliminer lors de l'édition passé.La finale du Tournoi opposa les vert et rouge aux Marocains du FUS Rabat. Le Mouloudia grâce à un éclair de son jeune joker de luxe, le jeune Ali Bencheikh (19 ans) mena rapidement à la marque avant de se faire rejoindre par l'adversaire du jour.Le score en resta là jusqu'au terme finale de la rencontre, on procéda alors aux tirs au but pour départager les deux antagonistes.Le MCA était plus adroit que son adversaire qui buta sur un grand Ait Mouhoub, héros de la finale.Score final 1-1 et 4 tirs au but à 2 pour le MCA.

     

    en 1974/1975 il dirige le CRB avant de revenir au Mouloudia en 1975/1976 comme DTS


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  • sebbar.kazeo.com

    sebbar.kazeo.com

     

    KHABATOU Smail

    Le Monument

     

    BENFEDDAH Ali

    Le succès

     

    Vice champion d'Algérie en 1970

    Double vainqueurs de la coupe d'algérie et maghrébine en 1971

     

     

    Avec l'intronisation de "3ami" smail Khabatou à la tête du Mouloudia, les dirigeants ont vu juste, puisque ce monument du ballon rond et ancien joueur du club a permis grâce à sa grande connaissance tactique et son grand savoir de la psychologie des joueurs, va permettre au doyen de renouer avec les titres et les noblesses.

    En 1969/1970, Khabatou va faire confiance aux jeunes qui ont été façonnés par El Kamal, Hahad et Benfeddah pour en faire une séduisante machine à gagner et de remplacer dans les coeurs des nostalgiques, le très grand chabab de Belcourt qui dominait le football national et maghrébin.

    En se classant second, les "khabato Boys" vont se décomplexer devant le CRB pour rebondir la saison d'après (1970/1971) et de remporter hautement ses deux premiers titres post-indépendances.

    Benfeddah Ali va arriver vers la fin de la saison 1970/1971 pour épauler le sieur Khabatou et remporter et la coupe d'algérie face à l'USMA et la coupe maghrébine face au Club Africain au stade d'El-Anasser et donner ainsi aux supporters du club le droit de manifester leur joies et d'être fiere de leur équipe fétiche. Ces deux titres ont été d'une saveur succulente et le départ vers une décennie de suprématie.

     

     

     

     Khabatou (1er debout à gauche)entraineur du MCA 1970/1971 

     

     Qui est Khabatou smail ? 

     

     Il est une des grandes figures du football algérien. Aimé et respecté de tous, Ammi Smaïl a beaucoup apporté au football algérien, que ce soit en sélection ou dans les clubs qu’il a fréquentés. Il est surtout connu pour ses qualités de formateur, tant de joueurs que d’entraîneur.a entamé sa carrière de footballeur à l’âge de 15 ans en minimes, au Stade Algérien de Belcourt (SAB), puis au MC Alger, avant de rejoindre l’USM Blida. Il a suivi plusieurs stages de formation d’entraîneurs dont celui d’entraîneur-instructeur (3e degré) en 1948 organisé à Reims. Il se distingua de brillante manière en se classant 6e sur 153 candidats parmi  lesquels le célèbre coach italien Heleno Herrera, major de  promotion, les Français  Boulogne, Batteux, Leduc, Snella..).  

    Le premier entraîneur des Verts avec Kader Firoud
    Grâce à cette formation, il se voit confier à maintes reprises la direction des stages au niveau maghrebin et même en France. A l’Indépendance, smail Khabatou a été désigné co-entraîneur avec  Kader Firoud de la première Equipe Nationale Algérienne indépendante. Il était sur le banc de touche lors du premier match amical contre la Bulgarie le 6 janvier 1963.

    C’est lui qui a battu les Allemands avant 1982 !
    Après la nomination de Kader Firoud comme Directeur des Sports au Mministère de la Jeunesse et des Sports.Il prendra seul  les destinés des Verts jusqu’en juillet 1964. Il compte à son actif une éclatante victoire sur la RFA (2-0) au stade municipal, le 1er janvier.

    Inconditionnel du MCA et du… yoga !
    Mais son image restera éternellement liée au MCA qu’il a hissé en compagnie de Zouba au toit de l’Afrique en 1976. Entraîneur atypique, ce footballeur était également un fervent pratiquant du yoga

     
    2006 Khabatou et le MCA récompensés lors d'une réception-anniversaire du sacre africain de 1976
    (Draoui quelques jours avant sa mort allah yerahmou)

     

     

     


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  • HAHAD Omar

    L'éducateur

     

    Champion de Nationale II

    et Accession en Nationale I

     

     

    Omar Hahd frére d' Abderrazak "Merzak" martyr de la révolution , a débuté dans la catégorie minimes en 1942.Il fut junior en 1946 au Red Star d'Alger (RSA), puis en licence "B" au Mouloudia Club Algérois avant de devenir l'un des meilleurs avant-centres du Mouloudia et du Foot ball algérien après la période de l'argentin Albor et Ahcène Kermouche dans des années 30.

    Formé par Smail Khabatou il joua avec le mouloudia jusqu'en 1963 avant de raccrocher.Il remporta deux championnats de la ligue d'Alger avec le MCA en 1940 et en 1945, il est aussi vice champion d'Algérie 1963 toujours avec le MCA.

    Il prendra en main son équipe de toujours le MCA durant deux saisons pleines qui resteront gravés dans la mémoire collective Mouloudéenne puisqu'il sera à jamais l'homme qui ramena le MCA à l'élite en 1968 après trois années de purgatoires.Champion de la nationale II, il accède en Nationale I  distançant de 4 points son dauphin le club Djidjelli (JSD actuellement).

    A son retour parmi les ténors Hahad et le MCA vont être la grande surprise du championnat.Avec des jeunes étonnants de culots et de talents, ils vont terminer au pied du podium à la satisfaisante quatrième place à six points du champion le CR Belcourt (Belouizdad actuellement)

    Formateur dans le sang, il permet au Mouloudia de compter sur de grands talents à l'image des Betrouni, Bachi, le gardien de but Kaoua ou le barroudeur Bousri (son poulain en catégorie des jeunes) qui est devenu son successeur dans le palmarès des meilleurs buteurs du MCA.Hahad venait en effet de mettre en rail la futur grande équipe du MCA champion d'afrique 1976.

     

     

     


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    El KAMAL Mustapha

    L'exemple

     

    Mostefa El Kamal est né en 1915 à La Casbah d’Alger. Il a fréquenté l’école Sarrouy et a poussé ses études jusqu’à devenir architecte. Sa carrière sportive est remplie.

    Il n’a connu que quatre clubs, l’ASSE, l’USMA, le MCA et le RCK. Joueur de talent, il s’est converti en entraîneur. Mais sa vocation restera la formation.

    A ce titre, il est à l’origine de l’émergence de nombreux joueurs de valeur. A l’indépendance, Mostefa est le premier sélectionneur de l’équipe nationale avec Khabatou et Ibrir.

    Il remplace Lucien Leduc à la tête du MC Alger pour mener le club à la 7ème place durant la saison 1966/1967 en mettant en bain la jeunesse Mouloudéene qui va donner les titres de noblesses au club durant les années 70, comme Omar Betrouni ou Abdelaziz Maloufi.

    Avec la collaboration d'Ahmed Fouilla le préparateur physique, le MCA va revenir sur la scéne footballistique algérienne en force.


    A son palmarès : la première victoire officielle des Verts en janvier 1964 contre la Bulgarie (2-1), au stade des Anasser.

    Entraîneur confirmé, Mostefa a donné plusieurs conférences sur le football en sa qualité de membre de la commission technique de la FAF.

    La mort l’a arraché prématurément aux siens à l’âge de 59 ans, en juin 1974.


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